Centrale de cogénération ÉS Biomasse
Inauguration d’un mastodonte vert
Centrale de cogénération ÉS Biomasse
Publié le 03/12/2015
Le Groupe ÉS et l’Eurométropole de Strasbourg viennent d’inaugurer la chaudière à bois de la future centrale de cogénération ÉS Biomasse de l’Esplanade, qui doit produire 70 000 MWh d’électricité et 112 000 MWh de chaleur, ce qui permettra de couvrir 70 % des besoins du réseau de chaleur de l’Esplanade.
Mercredi 25 novembre, un tapis rouge sillonne le chantier de la centrale de cogénération ÉS Biomasse de l’Esplanade situé au sein du port autonome de Strasbourg. De part et d’autre s’entremêlent boue, gravats, poutrelles métalliques : le chantier bat son plein. Car le planning est serré : les travaux ont démarré il y a cinq mois, et les premiers watts devraient être produits en décembre 2016, soit un peu plus de 16 mois de chantier. Une société dédiée : ÉS Biomasse « À quelques jours de la COP21, nous démarrons un grand chantier de production d’énergie renouvelable qui associe collectivités, industriels et usagers », déclare Marc Kugler, directeur général du groupe ÉS. En convertissant un réseau de chaleur aux énergies renouvelables, ce projet vise en effet à en diminuer l’empreinte carbone et les émissions de Gaz à effet de serre (GES), ainsi qu’à produire de l’énergie à un coût plus robuste et durable, avec à la clé une réduction attendue de la facture énergétique des usagers (la TVA sera réduite à 5,5 %). « La production d’énergies renouvelables devient un nouveau pilier important pour ÉS qui s’appuie pour ce faire sur la biomasse et la géothermie profonde », poursuit Marc Kugler. Ainsi, une société dédiée a été créée pour porter ce projet, ÉS Biomasse. Du bois comme combustible Cette chaudière sera alimentée en bois venu des Vosges et de Forêt Noire, issu de l’exploitation de parcelles forestières situées dans un rayon de 100 km à la ronde. « Le site comprend trois plateformes de stockage de bois brut », indique Bernard Kempf, directeur chargé des relations extérieures et des énergies renouvelables. Le bois y sera stocké sous forme de grumes qui seront broyées, criblées et déferraillées au fur et à mesure des besoins. « Le bois pourra aussi arriver sous forme déchiquetée et rejoindre le même circuit après avoir été séché », précise Bernard Kempf. Le bois sera ensuite stocké sous abri avant d’alimenter la chaudière. Celle-ci permettra d’une part de produire de l’eau chaude injectée dans le réseau de chaleur du quartier de l’Esplanade, d’autre part de l’électricité, via une turbine, qui sera injectée dans le réseau ÉS. Le site comprend aussi un réservoir pour recueillir les eaux pluviales avant rejet (et analyse au préalable), ainsi qu’un bassin de stockage d’eau qui doit permettre de maîtriser un incendie qui surviendrait sur le site. Aussi un symbole « La consommation d’énergie de l’Eurométrople, c’est 1 million de tonnes d’équivalent pétrole, 1 milliard d’euros et 2 millions de tonnes équivalent CO2 », indique Robert Herrmann, président de l’Eurométropole de Strasbourg. La transition énergétique est une « priorité » pour l’Eurométropole qui déploie une politique énergétique « ambitieuse » reposant sur trois piliers : la sobriété, l’efficacité et le changement d’approvisionnement. Robert Herrmann s’est félicité de la durabilité « énergétique » et « économique » de ce projet qui doit permettre de réduire la facture énergétique des usagers de 15 %, « soit 100 € par foyer par an ». Il précise qu’en parallèle, des travaux de rénovation thermique, d’optimisation du réseau de chaleur afin de réduire le gaspillage énergétique vont être menés. Et de conclure : « Cette centrale est emblématique de la place de l’Eurométropole dans la grande région ».












