Technique

Éts Schell à Ebersheim

L'irrigation nouvelle génération

Publié le 09/06/2016

Les Établissements Schnell, basés à Ebersheim, étaient présents au salon Agriculture de demain avec une vaste gamme de matériels tous plus innovants les uns que les autres. Revue de catalogue.

Les Établissements Schnell ne sont en retard d'aucune innovation. Alors, au salon Agriculture de demain, ils sont venus avec ce qu'ils proposent de mieux en matière de matériels agricoles innovants : un pulvérisateur Tecnoma avec autoguidage et coupure de tronçons de rampe par GPS, un épandeur Sulky avec guidage et modulation de la dose par GPS, du matériel d'irrigation de la marque Irtec, dont ils sont distributeurs en Alsace. Du matériel qui a d'ailleurs été soumis à l'épreuve du terrain puisque des démonstrations d'enrouleur ont permis de mesurer et comparer les performances de différents modèles, tant en termes de pression, que de consommation d'énergie, ou encore de répartition de l'eau par les buses des canons d'arrosage. « L'objectif, c'est d'avoir la meilleure répartition de l'eau en consommant le moins d'énergie », résume Raymond Schnell, gérant de l'entreprise familiale où évolue également son fils, Matthias. « Nous présentons aussi des groupes d'arrosage avec des pompes à axe vertical, des pompes électriques immergées que l'on peut déplacer de puits en puits en fonction des besoins, un groupe diesel déplaçable qui anime une génératrice reliée à un treuil qui permet de descendre une pompe de 10 à 50 mètres, une station électrique avec une variopompe », détaille Raymond Schnell. De quoi irriguer, sans se ruiner, ni s'épuiser !

Portes ouvertes AMR

Un franc succès

Publié le 18/05/2016

Le week-end portes ouvertes des 7 et 8 mai chez AMR a remporté un franc succès, avec plus de 2 000 visiteurs lors de la journée grand public.

Située à Elsenheim en Alsace, la société AMR s’est forgé une véritable légitimité sur le marché concurrentiel du matériel forestier et agricole. L’entreprise propose des produits à haute valeur ajoutée qui allient fiabilité, performance, robustesse et sécurité. Au service de ses clients utilisateurs, elle porte une attention particulière au développement de produits novateurs, mais également à l’amélioration des modèles existants. Elle se positionne aujourd’hui comme l’un des principaux fabricants européens de fendeuses de bûches. Samedi 7 mai, la société AMR conviait ses revendeurs français et ses importateurs européens à découvrir son usine de 9 200 m2 et à assister à des démonstrations de matériels et à la présentation de ses nouveautés. Les produits AMR sont commercialisés dans toute la France par le biais de 450 revendeurs spécialisés ainsi qu’en Europe via des importateurs distributeurs. Pour cette journée, les partenaires de France, Irlande, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Espagne et Bulgarie avaient répondu présents. Une production 100 % made in Alsace Le dimanche, AMR ouvrait ses portes au grand public : plus de 2 000 visiteurs ont été accueillis. Les visites guidées leur ont permis de découvrir une production 100 % made in Alsace. Toutes les phases de fabrication ont été présentées : conception dans le bureau d’études, découpe laser, pliage, cintrage, soudure, peinture et montage ! Près de 50 personnes s’investissent dans l’usine pour réaliser des produits à haute valeur ajoutée alliant fiabilité, performance, robustesse et sécurité. 4 500 machines y sont intégralement conçues et fabriquées chaque année. 50 % d'entre elles sont destinées à l’exportation. Parmi les dernières innovations, la nouvelle gamme de fendeuses 17/22/27 tonnes déjà adaptée aux normes de sécurité européenne EN609-1, un dépôt de brevet confirmant la maîtrise technique et la créativité industrielle d’AMR. Cette journée a aussi été l’occasion pour les visiteurs de découvrir les machines exposées et d’assister à des démonstrations : la nouvelle gamme de fendeuses verticales 17 à 27 tonnes, les scies professionnelles Quatromat et Solomat, le nouveau tapis monte bois, les treuils et combinés Tajfun, la mini-pelle multifonction à rotation 360 ° Jmeka. Le tout dans une ambiance conviviale, avec jeu et roue à cadeaux offrant de nombreux lots à gagner : fendeuse, scie, tee-shirts, casquettes, porte-clés, stylos. Côté animations, sculpture à la tronçonneuse de fontaines en bois, exposition de sculptures en métal et de découpes laser pour les grands, maquillage gratuit et espace jeux avec tracteurs pour les plus petits. La restauration et la buvette étaient assurées par le club de football d’Elsenheim.

Publié le 30/04/2016

L’agriculture et la viticulture alsaciennes ont pris à bras-le-corps la question des effluents phytosanitaires. Un peu partout se montent des plateformes communes ou individuelles dédiées au lavage des pulvérisateurs et au retraitement des effluents phytosanitaires. La dernière en date est celle de Kirchheim, près de Marlenheim, véritable modèle du genre, qui a été inaugurée le 9 avril.

« On a visité Geudertheim et encore d’autres stations », explique Hervé Trappler, le président de la Cuma Kirchheim et environs, qui gère la plateforme phytosanitaire de Kirchheim. La construction a demandé trois années de réflexion, menée parallèlement avec Grégory Lemercier de l’Adar du Kochersberg. La plateforme de Kirchheim est véritablement intercommunale avec des exploitants des villages avoisinants de Wangen, Marlenheim, Furdenheim, Osthoffen, Dahlenheim, Scharrachbergheim, Odratzheim, et Westhoffen. « Certaines communes ont aidé et pas d’autres, donc on a mis en commun les aides », poursuit Hervé Trappler. Le montage financier a été mis au point par l’Adar et le service Cuma : « Il en coûte 230 euros de part sociale, on a demandé un premier versement de 500 € par exploitation, et on a fait une quote-part fixe de 1 600 € déductibles de la somme finale à payer. Vignes et asperges ont un coefficient de trois par rapport aux terres labourables. L’investissement me revient à 4 000 € pour 40 hectares, amortissables sur 5 ans », précise-t-il. Par ailleurs, selon les exigences de l’Agence de l’eau, chacun doit également s'équiper d'un volucompteur et d'une aire bétonnée. Au total l’investissement s’élève à 255 000 €HT, dont 133 000 € de subventions. La trentaine d’agriculteurs affiliés a voulu parer au maximum d’éventualités, et jouer l’avant-gardisme par rapport aux évolutions de normes. Les agriculteurs ont opté pour une plateforme couverte de macadam plutôt que de concassé, avec des aires bétonnées, deux aires de remplissage, une aire de lavage tracteur entièrement autonome avec un débourbeur, un déshuileur, relié à un puits sans fond. « On a multiplié les débourbeurs et les déshuileurs. Le système est high-tech », avec une gestion centralisée des électrovannes qui orientent les flux selon leur origine et leur nature (pluies, lavages, effluents phytos). Le bac phyto dispose d’un humidificateur avec sondes pour entretenir l’humidité et d’une sécurité de débordement. Le site dispose également d’une citerne d’eau propre tirée d’un puits. Tout est contrôlable depuis l’armoire centrale, « avec badge et clé, programmation des volumes, permettant de savoir qui fait quoi et comment », précise le président de la Cuma. Le site n’est pas agréé pour l’entreposage permanent des phytosanitaires et du gasoil pour le surpresseur. Outre les pulvérisateurs et effluents phytosanitaires qu’ils pourront ramener, les exploitants pourront y aller avec leurs moissonneuse-batteuse, charrue, machine à vendanger sans marcs…

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