Technique

Niess Agriculture à Dambach-la-Ville

Le Niess Viti Démo Tour dans les starting-blocks

Publié le 19/06/2016

C'est une première : durant quatre jours, la caravane du Niess Viti Démo Tour 2016 sillonnera la route du vin, de Châtenois à Cléebourg. Sept étapes au total durant lesquelles les viticulteurs pourront voir des machines au travail dans les vignes.

Chez Niess Agriculture à Dambach-la-Ville, les préparatifs du Niess Viti Démo Tour 2016 vont bon train, expliquent Olivier Meintzer, directeur commercial, et Gérard Jacquat, commercial viticole. « Dans le Bas-Rhin, la route des vins est très longue : il y a 120 km de Châtenois à Cléebourg. Lorsque nous organisons une journée de démonstration en Centre-Alsace, nous n'attirons pas forcément les viticulteurs de l'Outre-Forêt. D'où l'idée d'une caravane itinérante qui sillonnera le département durant quatre jours », explique Gérard Jacquat. C'est, souligne-t-il, l'aboutissement d'un projet né en août dernier, lors de la soirée fournisseurs de la foire aux vins de Colmar. « Depuis l'ouverture de la base de Dambach-la-Ville, spécialisée dans la viticulture, Niess Agriculture organise chaque année une ou deux démonstrations de matériels. Lors de cette soirée fournisseurs, nous avons lancé l'idée de montrer les matériels en fonctionnement durant la période où ils sont effectivement utilisés dans les vignes. Depuis l'an dernier, je travaille sur ce projet… » Il a fallu contacter les différents partenaires, choisir les matériels, convaincre les vignerons, choisir les vignes, arrêter le programme définitif, régler les problèmes logistiques. C'est ainsi que les viticulteurs pourront voir en situation réelle, sur les sept parcelles de vigne inscrites au programme, outre sept tracteurs New Holland, les pulvérisateurs Berthoud Fischer, la rogneuse et l'effeuilleuse Binger Seilzug Ero, la tarière planteuse Nicolas Rogier, le matériel de travail du sol et la faucheuse intercep Clemens, etc. Au total, une dizaine de machines en démonstration. Pendant qu'elles seront au travail, les viticulteurs pourront découvrir d'autres matériels exposés sur le podium Niess Agriculture, en statique, explique Olivier Meintzer. Sur chaque site, ils trouveront une machine à vendanger New Holland équipée d'une cellule de pulvérisation de Berthoud, tandis que la société Felco leur présentera son nouveau sécateur pour la vigne. Des conditions spéciales seront accordées pour toute affaire conclue durant cette opération, précise Gérard Jacquat. « Nous organisons en outre une tombola dotée de lots qui permettront aux gagnants de passer un moment de détente avec leur épouse, dans l'esprit de convivialité de la maison Niess - un week-end espace détente, une journée de croisière, un repas gastronomique - ainsi que de nombreux autres lots offerts par les fournisseurs », ajoute Olivier Meintzer. Des tee-shirts Niess Viti Démo Tour 2016 ont été créés spécialement pour l'occasion. « Cette tournée est un événement vraiment exceptionnel, insiste le directeur commercial. C'est l'aboutissement de notre implantation dans le secteur viticole en 2013 qui a, depuis cette date, essaimé à Marlenheim et à Hoffen. Comme l'an dernier, nous serons présents sur le parc de la foire aux vins d'Alsace de Colmar. »

2e salon Agriculture de demain

Des « clés » pour l'avenir

Publié le 11/06/2016

Avec près de 1 000 visiteurs, la deuxième édition du salon Agriculture de demain a atteint ses objectifs de fréquentation malgré une météo capricieuse. Deux journées où les innovations technologiques présentées ont donné un aperçu du futur de l'agriculture, qu'elle soit « biologique » ou « conventionnelle ».

Regarder vers l'avenir et faire fi des « divergences ». Pour le directeur d'Alsace Bio (qui a organisé la manifestation aux côtés d'Arvalis-Institut du végétal et de la Chambre d'agriculture d'Alsace), Maurice Meyer, le deuxième salon Agriculture de demain qui s'est déroulé la semaine dernière à la ferme de la Judenmatt, à Rouffach, démontre que les innovations technologiques appliquées à l'agriculture vont au-delà des « clivages » classiques entre le bio et le conventionnel. « Nous avons la chance dans notre région d'avoir des gens qui savent travailler ensemble. Nous avons 90 % de points communs. Il faut en tirer parti pour dessiner les contours de l'agriculture que nous voulons pour les prochaines années. » Que ce soit au cours des démonstrations de matériels innovants, des conférences ou des tables rondes, ces deux journées ont fait l'étalage de ce à quoi pourrait ressembler les agricultures grâce à l'apport des technologies, qu'elles soient robotiques, mécaniques ou informatiques. Des techniques qui ne sont « pas réservées » à l'agriculture biologique, considère le président de l'Organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace (Opaba), Julien Scharsch. « Il est indispensable de les faire découvrir à tous », estime-t-il. Des technologies qui permettront, selon lui, à l'agriculture de demain de devenir une agriculture qui saura préserver les ressources naturelles, quelle que soit l'étiquette que l'on met sur cette agriculture. Une évolution qui passera nécessairement par la « technicité » et « l'investissement humain ». « Ce sera une agriculture de la collaboration, une agriculture solidaire qui fera avancer tout le monde dans le même sens », annonce Julien Scharsch. Des propos appuyés par le président de la CAA, Laurent Wendlinger. « Ces nouvelles technologies doivent être accessibles au plus grand nombre. Notre agriculture n'a en effet plus le choix de devoir s'adapter et se moderniser. » Mais ces nouveautés, ces technologies ont un coût encore assez élevé pour certaines d'entre elles. Dans le contexte actuel, c'est un critère qui pourrait refroidir bon nombre d'exploitants d'expérimenter ces nouvelles solutions. Lucide sur cette réalité, Laurent Wendlinger invite les agriculteurs à se tourner vers les Cuma ou les GIE pour mutualiser les moyens de production. Des structures qui « assurent l'accès aux nouveautés et aux performances. » Une « vision du futur » pour les lycéens agricoles Le président de la CAA voit également dans ce salon la possibilité de « trouver des clés » pour « ouvrir » de nouvelles possibilités de développement. « Cela doit nous permettre, entre autres, de nous adapter aux enjeux de demain. » Mais aussi aux variabilités de plus en plus importantes du climat. Si l'année 2016 se caractérise pour l'instant par une accumulation des précipitations, il ne faut pas oublier la météo sèche et chaude de 2015 qui a mis en exergue l'importance de l'irrigation en Alsace. Une thématique placée au cœur de ce deuxième salon Agriculture de demain qui a su trouver son public, vu le taux de fréquentation enregistré. « Nous avons accueilli 987 visiteurs, dont une belle majorité d'agriculteurs. Malgré la météo capricieuse, les gens se sont déplacés », souligne Maurice Meyer à l'issue de la manifestation. Cela reste tout de même inférieur à la fréquentation enregistrée en 2014, au cours de la première édition. « On avait accueilli 1 200 visiteurs. Mais nous avions un programme spécial viticulture qui avait intéressé de nombreux professionnels spécialisés, ce qui n'était pas le cas cette année », relativise-t-il. À noter en revanche cette année la forte présence des lycées agricoles, dont celui de Rouffach qui a participé à l'organisation logistique. « Ces jeunes, c'est la relève de demain. Leur présence est capitale. Nous devons leur permettre d'accéder à une information concrète sur les évolutions du monde agricole et leur donner une vision de leur futur professionnel », ajoute-t-il.

Publié le 10/06/2016

Au salon Agriculture de demain les entreprises du groupe Comptoir agricole tenaient un stand commun où les visiteurs ont pu faire le plein d'innovations… et de convivialité.

Le salon qui se tenait à Rouffach était une première pour le groupe Comptoir agricole qui avait un espace pour chacune des entreprises du groupe. L’objectif étant de permettre à chaque structure de présenter ses spécificités et ses offres pour les adhérents et clients du groupe. Gustave Muller était mise en avant du fait de la tenue du salon dans le Haut-Rhin et Comptoir agricole et Viti.com étaient également présents. L’espace dédié au groupe présentait les chiffres et les actions portées à ce niveau, et un espace lounge faisait le lien entre toutes les structures. À cette occasion, le groupe voulait insister sur son engagement régional tant au niveau de l’innovation que des filières biologiques en Alsace. Côté Comptoir agricole, les activités de la coopérative relatives à l’innovation, les filières bios et les services étaient déclinés au fil d'une enfilade de panneaux : l'approvisionnement en fourniture pour l'entretien des espaces verts et le déneigement ; le Guide technique, un ouvrage de référence qui fête cette année ses 33 ans ; les axes de recherche de la coopérative ; ses chiffres clés ; l'offre de service Comptoir du futur, récemment étoffée de la marque Comptoir AgroSphère, qui regroupe les services agronomiques et environnementaux. L'occasion pour Matthieu Luthier, responsable développement et communication du Comptoir agricole, de présenter le logo de cette nouvelle marque : « Il s'agit d'une main, qui représente l'homme, qui aide le végétal à pousser, dans un environnement en forme de sphère qui représente l’écosystème de la plante avec les couleurs bleue, jaune et brune qui représentent l'eau, le soleil et le sol ». Le salon Agriculture de demain était d'ailleurs pour le Comptoir agricole l'occasion d'inviter ses adhérents à l'événement « Comptoir AgroSphère - Les rencontres », un nouveau format de réunion technique qui sera la vitrine de l'innovation agronomique et technologique de la coopérative et qui aura lieu cette année le 23 juin à Bietlenheim. Les partenaires du Comptoir agricole en matière d'innovation que sont OptiSat, Latitude GPS et Airinov prenaient part à ce salon pour présenter qui ses GPS et ses consoles, qui ses drones et les multiples services qu'ils peuvent rendre aux agriculteurs. Et un espace était dédié au groupe Comptoir agricole, à ses thématiques de recherche pour accompagner ses adhérents vers l'agroécologie, les filières bios, l’innovation, et la masse salariale qui y est consacrée…

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