Technique

AgriPro-Center

L’atelier à domicile

Publié le 16/10/2016

La société AgriPro-Center développe un concept original et novateur : l’entretien et la réparation de tracteurs et machines agricoles toutes marques à domicile.

Le concept est simple : venir chez les clients pour effectuer tous les travaux de révision, de dépannage, de réparation ou encore de diagnostic électronique. Ce sont des ateliers mobiles comme dans les travaux publics. Les camionnettes atelier mobile sont entièrement meublées comme un atelier normal avec entre autres un poste à souder, une sertisseuse hydraulique, une valise diagnostique multimarques dernière génération, mais également des produits commerciaux proposant du consommable et produits de saison (graisse, huile, Adblue, fourche, balais, filtres).  « Nos camionnettes sont toutes équipées d’un modem internet 4G +, afin de pouvoir consulter nos catalogues électroniques devant la machine défectueuse, ce qui permet d’avoir toutes les informations nécessaires sur place, pour passer commande chez nos fournisseurs », explique David Tony, président fondateur d’AgriPro-Center. La société propose autant de familles de produits et au même tarif qu’un site e-commerce ou un concessionnaire, mais en plus elle accompagne le client. Cela lui évite de se déplacer et lui permet d’avoir ainsi un service pro à domicile. « Nos accords avec nos fournisseurs, nous permettent de passer commande jusqu’à 17 h 30 - 18 h et d’être livré la nuit pour intervenir dès le lendemain matin en cas de panne en pleine saison. Cela pour plus de 80 % des pièces d’origine ou adaptables », ajoute David Tony. Les camionnettes interviennent sur l’ensemble de l’Alsace, mais également en Lorraine. Parallèlement à l’ouverture de la société, le 2 juin dernier, le site e-commerce « Agriprocenter.com » est en cours de création pour développer la société sur le territoire national. « Notre force sera, lors des commandes pièces passées par les clients, de proposer le montage à domicile. Ce service sera proposé par nos franchisés et mis en place sur différentes régions », conclut David Tony. L’entreprise se veut à l’écoute des clients et de plus en plus de professionnels lui font confiance. Des céréaliers n’hésitent pas à l’appeler pour des dépannages sur leur moissonneuse-batteuse, mais également des éleveurs pour compléter leurs équipements avec, par exemple, des logettes et des abreuvoirs. AgriPro-Center bénéficie également de la confiance de nombreuses communes et collectivités et de paysagistes. Elle leur propose par exemple des micro-tracteurs et des tondeuses et tous les équipements de la motoculture. L’entreprise compte deux salariés mécaniciens et un commercial qui ont la capacité de s’adapter rapidement à toutes les demandes quelle que soit la zone géographique.

Festival de non-labour et semis direct à Courcelles-Chaussy (57)

Objectif : déplafonner les rendements

Publié le 04/10/2016

Le lycée agricole de Courcelles-Chaussy accueillait le 21 septembre dernier le festival de non-labour et semis direct. Avec une belle concentration de semoirs de semis direct et six conférences d’agriculteurs praticiens ou de conseillers techniques.

Les Techniques culturales simplifiées (TCS) évoluent désormais dans un contexte où les marges de rentabilité des productions céréalières ne permettent plus d’autoriser des échecs. Et de se risquer à des essais de semis direct sans être certain d’obtenir des rendements qui couvrent les charges et les investissements en terre. Et même, « en agriculture de conservation, l’objectif n’est pas de perdre mais de gagner des quintaux », souligne Jean-Luc Forrler, conseiller agriculture de conservation (AC) chez Vivescia. Le rapport des agriculteurs aux TCS a donc considérablement évolué. Ils sont de plus en plus nombreux à introduire ici ou là quelques principes agronomiques des TCS sans pour autant convertir totalement l’exploitation au non-labour. L’idée de l’AC reste la même : produire de l’humus et de l’azote pour transformer le carbone. « Il faut trois à quatre ans pour remettre en route la vie biologique du sol et multiplier par quatre les vers de terre, champignons, insectes, soit passer de 3 à 12 tonnes de vie biologique. » La première idée est de prendre en compte la gestion du tassement, « de pratiquer des récoltes d’été et donc d’éviter dans les rotations du maïs ensilage ou de la betterave, les premières années de transition vers les TCS », prévient le conseiller. En Lorraine, « nous disposons d’une culture de printemps pour trois d’hiver soit colza-blé-orge d’hiver- pois ou blé. Les intercultures qui marchent ici sur le plateau lorrain, ce sont les couverts semi-permanents. Les couverts permanents présentent trop de risques ici, on a du mal à les réguler, ils deviennent des nids à campagnols. » La technique du couvert semi-permanent consiste à semer par exemple du trèfle blanc nain, à 4 kg/ha, en même temps que le colza, puis à le laisser en place après la récolte du colza. Il devient alors très agressif et explose, puis on le régule au glyphosate. Le blé est semé en direct dessus. Puis le couvert est détruit avec un herbicide avant la montaison du blé. « Avec cette technique, on déplafonne les rendements et on gagne en protéines. » Autre technique validée en Lorraine, les colzas associés aux féveroles, semées précisément à 5 cm. Quant aux mélanges multi-espèces, ils doivent être réfléchis en fonction d’objectifs précis, par exemple faire pâturer des moutons, ou produire du carbone ou de l’azote et faire de l’humus, ou produire du fourrage. La clé de la réussite en terres argileuses est le bon ressuyage, d’où une destruction des couverts avant semis plus précoce qu’ailleurs. « Une superbe machine pour nettoyer les parcelles » « L’agriculture de conservation est une superbe machine pour nettoyer les parcelles des dicotylédones ou des graminées. » Pour Jean-Luc Forrler, la féverole est un superbe outil, rustique pour les cultures associées, qui « n’a jamais fait perdre de rendement en association avec le colza », on gagne en moyenne 2 à 3 q et on réduit de 30 unités l’azote. On peut par exemple la semer au semoir EasyDrill à 5 cm de profondeur, un rang sur deux avec le colza à 0,5 cm. Et en outre, on évite de dépasser le seuil de nuisibilité des insectes. Le couvert aéré est une technique permettant par exemple de venir à bout des vulpins résistants, le seul produit efficace étant le glyphosate. Le principe consiste à faire un couvert long dans une interculture courte. Dans une rotation blé sur blé, ou blé sur orge d’hiver, on sème une interculture courte, comme de la féverole (15 à 18 pieds/m2), dès la moisson, puis le blé (ou l’orge) est semé en direct au disque ou avec un outil à dents « sans problème ». Le couvert de féverole gèle durant l’hiver ou est détruit à l’herbicide Atlantis. « Ce qui est important, c’est de désolidariser la période de travail du sol, qui doit être la plus éloignée possible de la date de semis. Donc si on n’est pas à l’aise avec les TCS et si on veut travailler le sol pour semer la féverole, on le fait tout de suite après la moisson », souligne Jean-Luc Forrler, ceci afin d’éviter qu’au semis du blé suivant, le remuage de terre occasionné par le semis ne fasse germer aussi les graines d’adventices. D’où la nécessité de préparer la terre au moins un mois avant le semis de la céréale d’hiver. Au final, avec cette technique, on déplafonne les rendements de blé de 5 q, avec un gain protéique de 0,8 à 1,2.

Publié le 27/09/2016

Ropa commercialise depuis peu une arracheuse de pommes de terre un rang, la Keiler 1. Les établissements Haag, distributeurs pour l’Alsace, l’ont présentée en démonstration le 21 septembre à Altorf.

Connu en Alsace pour ses arracheuses de betteraves, Ropa a sorti sa première arracheuse de pommes de terre voici trois ans, un modèle deux rangs destiné aux grandes régions de production de pommes de terre. Un second modèle, à un rang, complète désormais son offre. « La Ropa Keiler 1, c’est la petite sœur adaptée au marché alsacien », commentent Pierre Kipp et Pascal Grasser, du groupe Haag, qui distribue la machine en Alsace depuis le début de l’année. C’est sur une parcelle de la famille Kiehl, entre Altorf et Griesheim, qu’a eu lieu une démonstration d’arrachage, mercredi 21 septembre. Traînée, la Keiler 1 a une trémie d’une capacité de 6 tonnes. « La grosse innovation, c’est l’entraînement totalement hydraulique de toutes les chaînes d’arrachage, indique Pierre Kipp. Cela donne un grand confort d’utilisation : la machine est beaucoup moins bruyante et offre des possibilités de réglage infinies comparé à un entraînement mécanique classique. » Le châssis a été conçu pour permettre un accès facile aux différents organes et faciliter l’entretien. Par ailleurs, les roulements et les paliers sont standardisés, ce qui rend plus aisée la gestion des pièces de rechange. Une fois arrachées, les pommes de terre montent et tombent sur une chaîne de tamisage avec un tapis à grandes mailles. « On peut moduler la vitesse pour évacuer les pommes de terre plus ou moins vite en fonction des conditions de récolte, sans changement de chaîne ou de cardan. » Au fil de l’avancement des pommes de terre, les mottes de terre et les résidus de fanes sont évacués, ce qui permet de trier le plus possible aux champs. Le nettoyage est peaufiné par les opérateurs, placés sur une plateforme grillagée leur garantissant un maximum de sécurité. Destinée aussi bien aux agriculteurs individuels qu’aux Entreprises de travaux agricoles, l’arracheuse Ropa est une alternative à la Grimme, seule machine présente sur le marché alsacien jusqu’à présent. Dotée à l’avant d’une prise de butte classique, la Keiler 1 bénéficie d’un système de changement rapide du masque. L’utilisateur peut ainsi passer aisément de la récolte des pommes de terre au ramassage des oignons. « Une clé suffit », selon le chef d’atelier de chez Haag, précisant que cette opération peut être réalisée par une seule personne en un quart d’heure.  

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