Technique

Publié le 08/12/2016

Outil précieux pour les agriculteurs et les viticulteurs qui ont échangé des matériels et des services durant l’année, le barème d’entraide 2016 vient de paraître. Il a été mis à jour par le service élevage et agroéquipements de l’APCA avec le concours des conseillers machinisme des Chambres d’agriculture et des instituts techniques. Demandez vos codes d'accès pour accéder au bouton cliquable.

Cliquez-ici pour accéder au barème d'entraide 2016 !

Publié le 15/11/2016

Baehrel Agri, concessionnaire Massey Ferguson récemment installé à Sainte-Croix-en-Plaine, a présenté du matériel de travail du sol de la marque Väderstad tracté par des tracteurs Massey Ferguson. Cette première démonstration sur champ a rassemblé une trentaine d’agriculteurs.

Quatre équipements de travail du sol à disques ont été présentés vendredi 4 novembre entre Sainte-Croix-en-Plaine et Sundhoffen. Le premier outil décrit par le chef des ventes Nicolas Walter est un Carrier 300 : « Un outil de préparation du sol qui permet de déchaumer, préparer le lit de semences, reconsolider et préparer le sol après labour ». La machine est tractée par un Massey Ferguson 5613 Dyna 6, caractéristique par son capot plongeant. « Ses 130 ch permettent un travail superficiel et rapide, entre 8 et 15 km/h. Il a été élu Best utility 2016 à Hanovre », rappelle Nicolas Walter. Le deuxième engin est destiné à la gestion des grandes quantités de débris végétaux (engrais vert, paille de maïs) : « Le Carrier XL mesure 6,25 m, il est équipé de disques de 610 mm. Il peut s’armer de différents rouleaux : le soil runner qui maintient une certaine porosité de la terre, le still runner qui rappuie plus fermement la terre par son poids ou le crosscutter qui, à l’avant, hache les débris pour en faciliter la décomposition en un seul passage. Il est tracté pour l’occasion par un 7622 Dyna VT ». Tracté par un Massey Ferguson 7718 Dyna 6, l’outil de déchaumage Cultus est pourvu de trois rangées de dents pour 3 m de portée. Pour la démonstration, ont été choisies des pointes de 80 mm avec ailettes pour un travail entre 8 et 15 cm de profondeur. Pour agir plus profondément, des pointes de 50 cm existent. « Ses disques niveleurs laissent une surface affinée et plane, puis son rouleau en acier - le plus agressif du marché - consolide la surface. La sécurité est assurée par des doubles ressorts pour éviter le pianotement des dents et donc travailler une profondeur constante », précise le chef des ventes. « Le couteau suisse de la marque » « Le couteau suisse de la marque », le Top Down, était également disponible à l’essai. « C’est l’outil le plus polyvalent, il s’adapte à toutes les conditions de travail, de la plus faible à la plus grande profondeur, soit 40 cm. C’est aussi la combinaison de plusieurs outils : un train de deux disques à l’avant réglable hydrauliquement depuis la cabine, quatre rangées de dents, un disque niveleur à l’arrière, suivi d’un still runner ou d’un double soil runneur. Le réglage de la profondeur peut se faire via les roues qui sont escamotables. Pour cet outil, 70 ch par mètre de largeur sont nécessaires. Le Top Down a donc été attelé à un Massey Fergusson 8730 Dyna VT de 300 ch qui peut travailler à une profondeur de 15 à 18 cm à 11 km/h. Le pont avant est en forme de taille de guêpe pour permettre un superbe angle de braquage, malgré sa pneumatique large. » Il est équipé d’un moteur Sisu AGCO Power de 8,4 l en Tier 4 final. « Depuis 2008, il est doté du système le plus simple qui existe : le common rail avec SCR. » Sa transmission à variation continue provient de chez Fendt. Dans la cabine à quatre montants, l’accoudoir multifonctions dispose d’un levier Multipad qui permet de contrôler l’attelage arrière, la prise de force, les manœuvres en fourrière, les distributeurs hydrauliques, le régulateur de vitesse ainsi que le fonctionnement de la transmission.

Finale mondiale de labour

Bertrand Rott, la persévérance incarnée

Publié le 11/11/2016

Début septembre, Bertrand Rott a une nouvelle fois tenté sa chance à la finale mondiale de labour. Il termine 9e au classement général. Récit.

Cette année, la finale mondiale de labour se déroulait à York, en Angleterre, pays où l’art du labour fait figure de religion. Une finale qui s’annonçait donc de très haut niveau. Et pour laquelle l'Alsacien Bertrand Rott avait été sélectionné afin d'y représenter les couleurs de la France avec le Manchot Samuel Capell. Les compétiteurs étaient attendus du 8 au 11 septembre sur le site, le temps de procéder à des entraînements officiels avant d’entrer dans le vif du sujet. Mais, comme à son habitude, et comme tout champion qui se respecte, Bertrand Rott a peaufiné sa préparation. En tout, il est resté deux semaines sur place, histoire de bien s’imprégner de la terre d’York : « Je suis parti le 25 août. Avec les compétiteurs allemands, nous avons rejoint Rotterdam en voiture, de là nous avons pris le ferry jusqu’à Hull et il ne nous restait plus qu’une heure de voiture jusqu’à York. » Là, Bertrand Rott a récupéré son tracteur et sa charrue qui avaient emprunté un autre itinéraire : par camion jusque dans le Pas-de-Calais où Samuel Capell les a chargés avec son propre matériel, et a assuré le convoyage jusqu’en Angleterre. Une fois les laboureurs et leur matériel réunis, ils sont partis en quête de terres à labourer pour démarrer leur entraînement « non officiel » : « Les premiers jours, nous avons travaillé du sable noir, c’était vraiment autre chose que chez nous. Puis nous sommes allés dans un secteur où la terre était plus solide, moins sableuse. » Une terre assez similaire à celle à laquelle les compétiteurs ont eu affaire durant les deux jours de compétition, « une terre qui permet de faire du très beau labour, mais qui ne laisse passer aucune erreur car toutes les fautes se voient ». Bertrand Rott illustre son propos avec le cas de la dérayure finale : « Si on devait s’arrêter, le bord arrière du versoir laissait une trace qui se voyait ». Après cette phase d’entraînement « non officiel », Bertrand Rott est passé à la phase des entraînements officiels, mais « les réglages auxquels j’étais parvenu précédemment n’ont plus beaucoup bougé ». Un bel ensemble, mais pas suffisant Et puis le jour J est arrivé. Bertrand Rott, qui concourait dans la catégorie labour en planche, estime avoir « bien labouré » sur chaumes. Par contre, le jury a estimé qu’il ne respectait pas la bonne cote de profondeur, ce qui lui a valu huit points de pénalité, sans lesquels il aurait pu se placer 3e ou 4e en lieu et place de sa 7e position. Bertrand Rott explique : « Il fallait labourer entre 20 et 24 cm de profondeur. J’ai labouré à 20 cm de profondeur pour ne pas trop creuser, pour faire un beau labour, c’est vrai que j’ai joué avec le feu, mais j’ai préféré misé sur un bel aspect général ». Et si lui estimait être à 20 cm de profondeur, le jury a considéré le contraire. Le lendemain, sur prairie, Bertrand Rott estime aussi s’être « bien défendu » avec « une bonne ouverture, de bons ados, un bel ensemble… J’étais content de moi, c’était un labour régulier. Le sans-faute n’existe pas, mais il n’y avait pas de défaut majeur. Simplement, par rapport à ceux qui ont terminé avant moi, il aurait fallu que je fasse un peu mieux sur tous les aspects », concède Bertrand Rott, qui termine 10e, et qui ne peut s’empêcher de relever un podium exclusivement britannique, comme s’il était impossible de battre ces laboureurs sur leurs terres. « Pourquoi j’arrêterai ? » Classé 7e lors de la précédente édition en Nouvelle-Zélande, Bertrand Rott finit donc cette fois 9e au classement général. Mais il ne se laisse pas abattre, loin de là : « Pourquoi j’arrêterai, tant que je suis sélectionné ? Grâce à ma passion pour le labour, j’ai découvert des régions de France, des pays, que je n’aurais sans doute jamais visités sinon, je me suis fait des amis que je n’aurais pas rencontrés, et puis j’ai amélioré mon anglais ! » Aussi Bertrand Rott se présentera-t-il aux prochaines sélections pour la finale mondiale de labour qui auront lieu l’année prochaine dans l’Oise. S’il est à nouveau sélectionné, il pourra participer à la prochaine finale mondiale de labour, qui aura lieu… à Stuttgart, soit à moins de 130 km de chez Bertrand Rott. Une perspective qui le réjouit : « Je pourrai y aller en tracteur, il y aura moins de frais, je pourrai bien m’entraîner… ». Des conditions qui lui permettront de se hisser sur le podium ? Seul l’avenir nous le dira !

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