Réglementation

Pommes de terre : meilleur stockage pour une plus grande qualité

Frédéric Kiehl, exploitant à Duppigheim, produit du blé, du maïs et majoritairement de la pomme de terre à raison de 80 à 100 hectares, selon les années et la situation du marché. La quinzaine de variétés qu’il cultive part principalement en grande distribution en Alsace et dans le Grand-Est. En 2010, il construit un nouveau bâtiment de stockage et conditionnement à l’extérieur du village.

Publié le 15/03/2019

Fondée en 2015, la start-up Ekylibre s’est donné pour mission d’aider les agriculteurs à gérer leur ferme de manière optimale. Son logiciel tout-en-un promet gains de temps et d’argent.

Factures, TelePac, déclaration TVA, registres d’élevage… Des mots à hérisser le poil de nombreux agriculteurs. Simplifier les démarches administratives arrive d’ailleurs en tête des revendications des représentants syndicaux. Les paysans passeraient plus de temps dans leurs bureaux que sur leurs champs. Mais l’administration française a ses raisons que la raison ignore. Faute de pouvoir éliminer les lourdeurs administratives, des entreprises de l’Agtech (pour « agriculture et technologie ») développent une multitude d’outils de gestion. Ces logiciels aident les fermiers à accomplir les corvées réglementaires. C’est le but de la start-up Ekylibre, présente au Salon international de l’agriculture de Paris. « Notre objectif est de diminuer le temps passé par l’agriculteur sur l’administratif », pose Florent Chollet. Il est le cousin du fondateur de l’entreprise et suit son développement depuis le début, en 2015. La start-up bordelaise propose un logiciel de gestion tout-en-un pour 30 € par mois. « Il lie toutes les données de la ferme », explique le jeune ambassadeur. Concrètement, l’agriculteur renseigne les informations de parcelles, le nombre de têtes dans son cheptel, ses stocks, ses achats et ventes… La plateforme web se charge ensuite d’en tirer des statistiques. « On l’utilise tous les jours, quand on met les vaches en pâture, quand on stocke du grain », énumère Florent Chollet. L’outil informatique estime la productivité et l’état de santé de la ferme en temps réel. Surtout, le site web préremplit certains documents récurrents. Exemple : « Si vous facturez souvent un même client, le logiciel édite une facture avec les noms, adresses, numéros de téléphone, SIRET, déjà renseignés. » Finies les heures à indiquer pour la énième fois les mêmes informations. Autre avantage, de nombreuses fonctionnalités du site sont accessibles sans connexion internet. Pratique quand les champs ne sont pas reliés à la fibre. Calculez votre indice de masse administrative Pour vendre son produit, la start-up a inventé un « indice de masse administrative ». Cette donnée évalue le poids des tâches réglementaires dans une ferme. Un tableau de bord sur la page d’accueil du site compile une série de paramètres. L’internaute indique le nombre de parcelles exploitées, s’il irrigue ses champs, s’il vend à la ferme… Le nombre d’heures annuel passé sur l’administratif et son coût s’affichent sur la droite. Un bandeau vante les économies de temps et d’argent réalisées si on utilise Ekylibre. Ainsi, on apprend qu’un paysan avec 10 parcelles, 30 bovins et une activité de vente à la ferme passerait 346 heures par an dans la paperasse. Soit 10 392 € de perdus. Le logiciel de gestion lui ferait économiser 160 heures et 4 798 € par an. Un joli coup de marketing. Et la prise en main ? Inutile d’acheter un outil censé simplifier la vie si on s’arrache les cheveux pour le maîtriser. « Le logiciel est assez simple d’utilisation et une formation en ligne de deux heures est proposée aux nouveaux clients », rassure Florent Chollet. Donc pas de rendez-vous physique avec un conseiller. L’appareil ne s’adresse pas aux novices en informatique. La société revendique tout de même 3 000 fermes clientes. Comme quoi, les agriculteurs se sont mis à l’informatique. Fondée en 2015 à Bègles, près de Bordeaux, Ekylibre emploie aujourd’hui 16 salariés. David Joulin, son cofondateur, a signé un livre blanc en faveur des logiciels libres en agriculture. En effet, le code informatique d’Ekylibre est disponible gratuitement. « N’importe qui peut le copier, l’améliorer, le développer dans son pays », précise Florent Collet, le cousin. À la clé, des avancées plus rapides sur l’outil de gestion. Mais le codage du logiciel reste réservé aux geeks de haut niveau.

Publié le 25/01/2019

Le décret n°2018-1173 du 19 décembre 2018 (Journal officiel du 20 décembre 2018) fixe au 1er janvier 2019, le montant du Smic horaire à 10,03 € brut.

Une hausse de 1,5 % par rapport à 2018 Pour 2019, le Smic mensuel brut pour 151,67 heures (35 h par semaine) s’établit donc à 1 521,22 €. Actualité régionale : négociations Les partenaires sociaux de la production agricole se sont réunis le 10 janvier dernier et ont abouti à la signature d’un accord salarial. Ce dernier se base sur une augmentation globalement limitée à 1,7 %. Dès le 1er février 2019, la grille des salaires minima conventionnels applicables aux exploitations et entreprises agricoles d’Alsace s’établit comme indiqué dans le tableau 1. Barème des avantages en nature, à titre gratuit ou à titre onéreux À défaut d’accord ou d’usages plus favorables aux salariés, le montant des avantages en nature (frais de repas et de logement) est déterminé : - soit selon leur valeur réelle, - soit forfaitairement sur option, conformément à l’arrêté du 17 juin 2003 relatif à l’évaluation des avantages en nature en vue du calcul des cotisations de sécurité sociale des salariés du régime agricole. À compter du 1er janvier 2019, le barème forfaitaire des avantages en nature est déterminé comme indiqué dans le tableau 2. Pensez à actualiser les pages n°s 38 et 39 de votre convention collective ! La FDSEA met à votre disposition la convention collective applicable aux exploitations et entreprises agricoles de la région Alsace sur son site internet : www.fdsea67.fr.

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