Réglementation

Une offre clé en main proposée par APIS

Faciliter l’accès des personnes handicapées aux caveaux

Publié le 07/11/2017

Comme toutes les entreprises accueillant du public, les domaines viticoles doivent répondre aux nouvelles normes d’accessibilité aux personnes handicapées ou âgées. Une obligation que nombre d’entre eux sont loin de remplir. Pour les aider à se conformer à la réglementation, la Mutualité sociale agricole d’Alsace vient de monter une offre d’accompagnement clé en main, par le biais d'APIS, association à but non lucratif.

 Le dossier Ad’ap devait être déposé en mairie ou en préfecture au plus tard le 27 septembre 2015, les travaux de mise aux normes devant être terminés, sauf dérogation, avant fin 2018 », explique Séverine Haller, chargée de communication - marketing chez APIS (Association pour l’Innovation Sociale), une association du groupe MSA d’Alsace. Mais dans les faits, nombre de vignerons n’ont pas engagé le processus. Et ils sont victimes de démarchage frauduleux, par téléphone, par mail ou sur internet. « Nous avons été contactés par le Synvira (Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace), avec l'appui de l’Ava (Association des viticulteurs d'Alsace), afin de monter une offre sur mesure pour aider les entreprises concernées à constituer leur dossier Ad’ap et à se mettre en règle. » Séverine Haller précise : « Nous avons commencé par les vignerons, car la demande était forte. » Mais cette offre vient d’être étendue aux professionnels de santé et aux petits commerçants. APIS a décidé d’aller au-delà de la prestation réglementaire en proposant une offre à trois niveaux : offre 1 : constitution du dossier Ad’ap offre 2 : accompagnement dans la réalisation des travaux offre 3 : conception de supports adaptés aux différents handicaps. Le coût de la prestation dépend de l’importance des démarches à effectuer. « À l’issue de la prestation, nous offrons aux vignerons une matinée de formation avec un médecin spécialisé pour les sensibiliser aux différentes formes de handicap, le but étant de faciliter la relation avec les personnes handicapées, qu’elles soient mal voyantes, atteintes de surdité ou en fauteuil roulant. » Une carte des vins en braille Lorsque l’association reçoit une demande de mise aux normes, Séverine Haller prend un premier rendez-vous avec le vigneron pour lui expliquer la démarche. Un deuxième rendez-vous est pris avec le technicien pour élaborer le dossier et dresser la liste des travaux à effectuer. « Je l’accompagne sur place », indique Séverine Haller. Au troisième rendez-vous, le dossier Ad’ap est remis au vigneron pour le déposer en mairie ou en préfecture. Une fois que le dossier est validé par la commission d’accessibilité, il peut commencer à faire les travaux. Si le vigneron opte pour l’offre 2, le technicien APIS recherche les entreprises compétentes pour la réalisation des travaux, avec l’aide du prestataire, fait établir les devis et assure le suivi du chantier. « Quant à ceux qui ont vraiment envie de jouer le jeu, nos prestations complémentaires leur permettent d’aller plus loin. » APIS peut par exemple se charger de mettre en place une signalétique « visible » par tous les handicapés (effets sonores, bandes pododactiles, pictogrammes, etc.), de concevoir la carte des vins en braille ou de réaliser une vidéo en langue des signes. Elle peut également accompagner le client dans l’obtention du label Tourisme et Handicap.

Les OPA rencontrent les parlementaires bas-rhinois

« Avancer ensemble sur les grands sujets »

Publié le 04/10/2017

En ce début de mandature, les responsables agricoles alsaciens ont voulu nouer le dialogue avec les parlementaires, en particulier les députés fraîchement élus - soit cinq sur neuf. Nombre d’entre eux ont répondu à l’invitation de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, ainsi que de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), lundi dernier à la ferme Hassler à Vendenheim.

Lundi, c’était pommes de terre et oignons au petit-déjeuner pour les parlementaires bas-rhinois réunis à Vendenheim. L’équipe de La République en marche se composait de Martine Wonner, Vincent Thiébaut, Bruno Studer et Thierry Michels. Plus à droite, Antoine Herth (Les Constructifs), Patrick Hetzel et Frédéric Reiss (Les Républicains). Sans oublier la députée européenne Anne Sander (Parti populaire européen), le sénateur André Reichardt (LR), le conseiller régional Patrick Bastian (Majorité régionale) et la conseillère départementale Christiane Wolfhugel. La ville de Vendenheim était représentée par Michel Deneux, adjoint au maire, la Direction départementale des territoires par Anne Gautier, cheffe du service agriculture. Regroupés autour de Franck Sander, président de la FDSEA 67, et de Thomas Gillig, président de JA 67, les responsables des différentes filières sont venus en force pour débattre avec les parlementaires des grands sujets d’actualité, qu’ils soient départementaux ou nationaux. La matinée a commencé par une discussion informelle, l’occasion pour les nouveaux élus de se présenter et d’exprimer leur vision de l’agriculture française. Mais aussi de remercier les responsables agricoles d’avoir organisé cette journée, source précieuse d’informations. « Nous sommes ouverts au changement, mais… » « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère », explique Franck Sander. Le gouvernement a lancé de nombreux chantiers qui touchent de près l’agriculture française. D’où l’importance, pour les parlementaires, de mieux connaître la réalité du monde agricole. « Nous sommes ouverts au changement, mais il doit être progressif et réfléchi, et ne pas impacter trop lourdement nos exploitations », poursuit Franck Sander. Le modèle agricole alsacien s’en sort à peu près bien parce que, à l’image de Philippe et Aurélie Hassler, il a fait le choix de productions diversifiées qui ne sont pas soumises aux fluctuations du marché mondial. Administrateur d’Alsace Lait, « une coopérative à taille régionale qui valorise notre lait à travers les circuits classiques », Didier Braun, responsable de la filière lait, dénonce les attaques quotidiennes contre l’élevage sur les réseaux sociaux. « Elles font mal au moral », souligne-t-il, encourageant les parlementaires à prendre du recul, à vérifier la fiabilité des informations diffusées. Ces derniers acquiescent : ils sont fréquemment la cible d’attaques de la part de leurs concitoyens… Les États généraux de l’alimentation, source d’espoir Cela fait plusieurs années que l’élevage est en crise, car les prix ne sont pas au rendez-vous, enchaîne Franck Sander. « Les producteurs de lait n’arrivent pas à répercuter les hausses de prix. Le prix du beurre s’est enflammé sur le marché mondial, mais le revenu des éleveurs français stagne. » En revanche, distributeurs et industriels n’hésitent pas à casser les contrats lorsque le prix des produis agricoles est en baisse. « Nous fondons beaucoup d’espoir dans les États généraux de l’alimentation. Nous attendons plus d’équité dans les relations commerciales », indique Didier Braun. La loi de la concurrence interdit toute discussion sur les prix au sein des interprofessions, souligne Franck Sander. « Nous devons pouvoir nous regrouper pour peser sur le marché. C’est pourquoi nous demandons une exception agricole. » Pour Jean-Michel Schaeffer, président de la Confédération française de l'aviculture, il y a une dichotomie entre les attentes des consommateurs et la réalité du marché. Ainsi, la consommation de poulets stagne en grandes surfaces, alors que la demande de la restauration hors foyer augmente. Comme les normes successives ont poussé les aviculteurs français à s’engager dans des filières de qualité, la production de poulets standards ne suit plus, et 45 % des poulets consommés en France sont importés. « Il faut nuancer la perception du consommateur, qui a des attentes variées et se mettre en capacité de répondre à la demande de produits standards. À moins de vouloir une agriculture de fin de semaine ? » Les grandes cultures, pilier de l’agriculture alsacienne Pour Christian Schneider, membre du bureau de la FDSEA, les grandes cultures sont un maillon essentiel de la chaîne agricole. Leur importance est capitale, que ce soit dans le domaine de l’élevage ou de la consommation quotidienne. « Lorsque les OGM ont été introduits sur le marché dans les années 1990, notre productivité était comparable à celle des États-Unis, de l’ordre de 8 t/ha. Sous la pression des transformateurs, la culture de maïs OGM est interdite en France. Aujourd’hui, notre niveau de productivité stagne, alors que les États-Unis atteignent 11 t/ha. » Concernant la directive Nitrates, Christian Schneider, rappelle les efforts consentis par les agriculteurs français pour réduire les doses d’azote. « Mais aujourd’hui, nos blés ne sont plus assez riches en protéines. Si nous voulons garder notre place sur l’échiquier mondial, nous devons être en mesure de répondre à la demande du marché. » Christian Schneider attire également l’attention des parlementaires sur l’accès à l’eau, indispensable pour garantir la qualité de la production alsacienne. L’agriculture conventionnelle produit 90 % de la consommation française, indique Marc Moser, président du Comptoir agricole, premier collecteur de céréales et premier distributeur de produits phytopharmaceutiques alsacien. « Des rendements élevés, un transport fluvial bon marché, des marchés de niche… La production céréalière alsacienne a des atouts indéniables. » Il insiste sur le fait que le maïs est le pilier de la diversité de l’assolement alsacien, car il apporte du revenu. « Attention à ne pas créer de distorsions de concurrence avec les autres pays européens, en multipliant les interdictions de produits phytopharmaceutiques. » Une nouvelle loi sur le foncier devrait voir le jour, suite à la mission parlementaire qui sera constituée en novembre, annonce Laurent Fischer, trésorier de la FDSEA 67. « La France est très bien organisée sur ce plan, grâce au statut du fermage et à la Safer. Nous payons en moyenne 180 €/ha de fermage, contre 700 à 800 € outre-Rhin. Le niveau élevé du fermage conduit à un renchérissement du prix du foncier agricole en Allemagne, qui le rend inaccessible aux agriculteurs. C’est pourquoi il faut défendre le statut du fermage. » Pour une agriculture plurielle Véronique Klein soulève les limites d’une agriculture uniquement orientée vers les circuits courts. « Dans les régions rurales, comme l’Alsace Bossue, ce modèle économique n’est pas viable et certaines exploitations se trouvent aujourd’hui en grande difficulté. » La vice-présidente de la Chambre d'agriculture d’Alsace insiste sur la force de l’agriculture biologique, qui représente 6,5 % de la surface agricole alsacienne. « Notre ambition est d’arriver à 10 % de la SAU. Nous sommes en bonne voie : l’an dernier, 50 exploitations se sont lancées dans la conversion à l’agriculture biologique et cette année, on en compte déjà une soixantaine. » Le ministre de l'Agriculture a annoncé la fin des subventions au maintien de l’agriculture biologique. Pour Véronique Klein, il faudra revoir les modalités de soutien à l’agriculture biologique dans la prochaine Pac, en y intégrant un plan à long terme pour donner de la visibilité aux agriculteurs qui s’engagent dans cette démarche. « Il faudra tenir compte des aménités environnementales de l’agriculture biologique », souligne-t-elle. « N’ayons pas peur du débat, lance Bruno Studer. Je n’assume pas de consommer un animal qui n’a pas vu la lumière du jour. De plus en plus de Français se posent des questions par rapport à leur alimentation. Il faut avoir des réponses graduées pour irriguer la société française. » Réponse de Franck Sander : « Si c’est plus vert, c’est plus cher ! » La marque Savourez l’Alsace Produit du terroir, qui permet d’identifier l’origine des matières premières, est un exemple concret des démarches mises en place par les agriculteurs pour développer leurs produits, explique Julien Koegler, secrétaire général de JA 67. Au nom des producteurs ovins du Grand Est, Hervé Wendling dénonce le plan loup annoncé par Nicolas Hulot. Une vraie provocation, estime-t-il, « alors que la filière ovine est en train d’être anéantie par le loup ». Face aux récentes annonces gouvernementales, les anciens exploitants agricoles sont inquiets, explique leur président, Paul Schiellein. « L’augmentation de la CSG affectera aussi les retraites inférieures à 1 200 €, parce que cette contribution est calculée sur la base du revenu fiscal. » Ils demandent en outre que les retraites agricoles soient calculées sur les 25 meilleures années de carrière, comme dans le régime général. David Herrscher, président de la MSA d’Alsace, s’inquiète du projet de loi sur le financement de la sécurité sociale qui sera voté d’ici la fin de l’année. « L’alignement des cotisations des exploitants agricoles sur celles des travailleurs indépendants entraînera une perte du pouvoir d’achat alors que de nombreux exploitants agricoles n’ont pas encore sorti la tête de l’eau depuis la crise. » Selon les premières données concernant l’année 2017, un tiers des exploitants agricole gagnerait moins de 450 €, avec des disparités importantes selon les départements. David Herrscher souhaite aussi des avancées dans le domaine de l’épargne de précaution, afin que les exploitants agricoles puissent lisser leurs revenus pour faire face à des prix agricoles en dents de scie. Instaurer « le droit à l’erreur » Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA 67, estime qu’une révision du code civil s’impose pour instaurer « le droit à l’erreur ». Il demande également qu’avant de transposer une directive européenne dans la loi française, une étude de l’impact de cette loi sur l’agriculture soit réalisée. Enfin, il rappelle qu’en vertu d’un décret paru récemment, toute norme environnementale supplémentaire doit être compensée par la suppression de deux normes anciennes. « N’hésitez pas à nous écrire pour que nous puissions nous approprier vos dossiers », suggère Martine Wonner. « Nous accompagnons chaque année une quarantaine de jeunes qui s’installent, avec un plan d’investissement sur quatre ans », indique Thomas Gillig. Pour que ces exploitations, ainsi que les autres, puissent se développer, il faut être vigilant, notamment lors de l’établissement des PLU, alerte Denis Ramspacher, président du service gestion des territoires de la CAA. « Il faut que l’agriculture puisse y trouver sa place. » Le mot de la fin est pour Jean Paul Bastian, vice-président de la CAA. « Nous sommes constructifs depuis toujours. En tant que parlementaires, vous avez pour mission d’insuffler les changements au niveau législatif. Mais nous devons trouver des solutions ensemble. Nous sommes au début d’une mandature, il faut en profiter pour avancer ensemble sur les grands sujets. Mais il ne faut pas tout attendre du gouvernement », prévient-il.

Publié le 29/09/2017

Le conseil d’administration de la FDSEA du Bas-Rhin a eu le privilège d’accueillir Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à la ferme-auberge Trau à Ebersheim. Pendant plus de deux heures, les présidents cantonaux ont eu des échanges constructifs avec l’éleveuse venue du Maine-et-Loire.

Comme lors de ses passages sur les plateaux télé, Christiane Lambert a insufflé un vent de dynamisme au conseil départemental. Six mois après son élection à la tête de la FNSEA, elle a su prendre la difficile succession de Xavier Beulin. Au gré des échanges avec les responsables professionnels, la présidente de la FNSEA a détaillé son programme qui s’articule en trois priorités : améliorer les revenus en augmentant les prix, réduire les charges et les normes et enfin redresser l’image de l’agriculture et de la FNSEA. Améliorer les prix Les responsables de filières du conseil de la FDSEA ont insisté sur le manque de revenu de ces dernières années en élevage comme en céréales. « Il faut sortir de la logique de prix bas », a martelé l’éleveuse de porc. Dans beaucoup trop de productions, le prix payé est inférieur au coût de revient. « La FNSEA cherche à développer les outils permettant d’absorber la volatilité conjoncturelle des prix, mais là nous sommes structurellement en dessous des coûts de production, et ceci n’est pas tenable sur le long terme ». Sur ce point, les États généraux de l’alimentation sont suivis de près. Sans pour autant croire à la solution miracle, les différents ateliers seront l’occasion pour la profession de poser les jalons de notre stratégie sur les prix (lire l’article ci-dessous). Haro sur les phytos Si un dossier est symptomatique de l’accumulation des contraintes, c’est celui des phytosanitaires. Depuis quelques années, les contraintes s’accumulent, et ce sans fondement scientifique. Dispositif végétalisé permanent, certificats d’économie de produits phytosanitaires, interdiction de certaines molécules (diméothates, néonicotinoïdes) autant de nouvelles réglementations apparues ces dernières années. Aujourd’hui, c’est la position de la France sur la ré-homologation du glyphosate qui fait débat. « Sur ce sujet, il faut être très pédagogique », insiste la présidente de la FNSEA. Le grand public, sous l’influence des associations environnementales et des médias, ne comprend pas le sujet et réclame forcément l’interdiction. « Nous devons expliquer sans cesse que nous l’utilisons de façon raisonnée, qu’il n’existe pas d’alternative crédible à ce jour, qu’il est la base des systèmes de production comme les TCS qui sont promues dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. » Enfin, rappelons qu’il y a trois rapports d’agences indépendantes qui se sont positionnés pour la ré-homologation. En plus de la pédagogie, il faut de la fermeté. « La manifestation aux Champs Élysées fait partie de notre stratégie pour défendre nos moyens de production. En aucun cas, la FNSEA ne pourra accepter une interdiction brutale et unilatérale de la France pour une molécule aussi importante que le glyphosate », a-t-elle conclu. Fier d’être agriculteur Mais, insiste la présidente, « il s’agit d’un sujet sensible ». Le ministre Nicolas Hulot fait de ces grands dossiers des objets politiques. « Pour l’opinion publique, c’est la FNSEA qui défend une molécule cancérigène. Dans ces conditions, vous êtes inaudibles, il faut renverser la vapeur. » Certains ont catalogué la FNSEA dans une image d’Épinal de syndicat tout-puissant qui défend l’agro-industrie et les fermes des 1 000 vaches alors que la FNSEA est comme l’agriculture : riche de sa diversité. « Quand on est le syndicat majoritaire, on regroupe une multitude de producteurs comme j’ai pu le voir dans votre conseil d’administration, céréaliers, éleveurs, conventionnels, bios, filières longues et vente directe se côtoient pour défendre ensemble les intérêts de l’agriculture ». Pour la présidente de la FNSEA, il faut redorer le blason de la FNSEA, en même temps que celui des agriculteurs qui sont las de voir chaque semaine des émissions sur le véganisme, les scandales alimentaires et le bien-être animal. « Ce bruit de fond médiatique est insupportable pour les agriculteurs alors qu’ils peinent à se sortir un salaire et qu’ils travaillent 70 heures par semaine. Nous avons une stratégie offensive dans les médias, nous cherchons aussi à nous entourer de nouveaux profils (universitaires, sociologues, journalistes) pour toucher tous les publics ». Cette stratégie offensive et volontariste, la présidente de la FNSEA l’a utilisée le lendemain du conseil d’administration de la FDSEA lors d’un débat organisé par le journal « Le Monde » en présence de l’association végane L214.

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