Réglementation

Publié le 12/05/2017

Le ministère de l’Agriculture a acté le report de la date limite de déclaration Pac au 31 mai. Cette demande faisait suite aux nombreux problèmes rencontrés par les agriculteurs. Le report concerne les aides découplées, couplées végétales, les MAEC, et les aides bio et tous les formulaires (DPB, certification maïs). Attention, ce report ne concerne pas les aides bovines (ABL et ABA). 250 demandes d’aides bovines pour 2017 sont encore en attente. Certains agriculteurs ont été relancés par SMS. Pensez donc à faire votre déclaration d’aide bovine avant le 15 mai. Dans tous les cas, n’attendez pas le dernier moment pour faire votre déclaration.

SDAE. Réunions territoriales

Anticiper sa transmission d’exploitation

Publié le 13/04/2017

Tout au long du mois de mars, la Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin est allée à la rencontre des retraités agricoles du département.

Les membres du bureau de la section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin se sont réjouis, encore cette année, de l’engouement et l’intérêt que provoquent ces réunions. En effet, ces quatre réunions, organisées à Traenheim, Batzendorf, Boofzheim et Drulingen, ont rassemblé près de 300 personnes. Travail collaboratif Le thème de la transmission d’exploitation était à l’honneur de ces réunions. De nombreux retraités, des personnes proches de la retraite, mais aussi des jeunes agriculteurs sont venus participer aux débats. Paul Schiellein, président de la SDAE de la FDSEA du Bas-Rhin, tient à remercier les différents partenaires, Mutualité sociale agricole d’Alsace, Centre de fiscalité et de gestion, Chambre d’agriculture, Odasea, et les Jeunes Agriculteurs pour leur participation aux réunions. Mais aussi pour avoir pleinement participé à leur préparation, qui a abouti à l’élaboration commune d’un dépliant. Ce dépliant pourra servir de référence pour les années à venir à l’ensemble des Organisations professionnelles agricoles. Il sera disponible chez tous les partenaires et à la FDSEA du Bas-Rhin. Il a pour objectif d’harmoniser l’ensemble des thématiques de la transmission d’exploitation (fiscalement, socialement, contractuellement), de donner les clés pour identifier le profil du successeur ainsi que de référencer les différents interlocuteurs. En ce qui concerne les partenariats avec les différents organismes bancaires et assurantiels permettant des baisses de charges, n’hésitez pas à contacter la FDSEA pour plus de renseignements au 03 88 19 17 67. Les activités des anciens continuent Dans les semaines à venir, les membres du bureau analyseront les questionnaires remplis à l’occasion de ces réunions (transmission d’exploitation, dématérialisation) afin d’orienter les activités de la section pour la prochaine campagne. Ils rencontreront également les responsables de la Caisse d’assurance-accidents agricole afin de constater l’évolution des accidents des retraités et des maladies professionnelles. L’objectif étant d’accompagner la politique de prévention à mettre en place et à encourager. Le prochain conseil des délégués cantonaux est fixé le 31 mai à la maison de retraite de Dorlisheim pour mieux comprendre le fonctionnement et la diversité des EHPAD. Enfin, des réunions territoriales auront lieu dans le secteur de Scherwiller et dans celui de Wissembourg en 2018.

Association des viticulteurs d'Alsace

En mode premier cru

Publié le 05/04/2017

Le dossier de hiérarchisation a été approuvé lors de l’assemblée générale de l’Association des viticulteurs d’Alsace jeudi 29 mars à Colmar. Si pour certains professionnels cette décision constitue un « virage historique et positif », d’autres se sont montrés plus dubitatifs.

En faisant le tour des sous-régions avant l’assemblée générale, le président de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA), Jérôme Bauer, a constaté que les viticulteurs alsaciens étaient divisés au sujet de la hiérarchisation et de cette strate premier cru. « Il est maintenant temps d’arbitrer, de décider. Il faut prendre ce virage historique. Fin décembre, la commission nationale de l’Inao a bien accueilli ce projet. À nous de saisir cette opportunité qui ne se représentera pas avant plusieurs décennies. Nous avons l’occasion de corriger l’erreur historique de positionnement des grands crus ; les rendements autorisés lors de leur création à partir de 1975 avaient été fixés généreusement à 70 hl/ha contre 50 à 55 hl/ha aujourd’hui. Il ne faut pas refuser ce dossier de peur de perdre quelques hectolitres de rendements ». Les premiers crus sont convoités par toute la France viticole. Dans la hiérarchie des appellations, les premiers crus s’intercaleront entre les 51 grands crus et les dénominations géographiques, à savoir les lieux-dits et les 13 « communales », contraintes de tailler plus court. Le cahier des charges de l’appellation premier cru prévoit notamment l’obligation de limiter les volumes à 55 hl pour les blancs, 45 hl pour les rouges, d’élever le vin au minimum jusqu’au 1er juin de l’année suivant la récolte, au 1er octobre au moins pour les pinots noirs. Autre petite révolution : la mention « sec » fera son apparition sur les étiquettes, selon les règles fixées par l’Union européenne. L’objectif pour l’Alsace est de se hisser dans l’élite des vignobles français ; les premiers crus étant notamment une dénomination de la Bourgogne. « Notre vignoble a toutes les cartes en main pour asseoir les terroirs. Soyons responsables de notre avenir. Vous avez les clés de notre futur en main », ajoute Jérôme Bauer. Un enjeu considérable Le président du Syndicat des vignerons indépendants d’Alsace (Synvira), Pierre Bernhard, considère cette réforme comme intéressante, mais il émet quelques réserves : « Il faudrait que la modification des rendements s’effectue progressivement, par étapes, et que la petite famille des communales s’élargisse. Il faut en effet construire un projet communal qui tienne la route ». À Ottrott, l’inquiétude est palpable pour le célèbre vin rouge de la commune viticole. « La baisse de rendement demandée est considérable. Si on demandait une telle baisse dans « l’océan » du vin blanc en Alsace, il y aurait les mêmes réactions négatives. J’ajoute que cette réforme oublie un point important. À aucun moment, elle ne parle de typicité de nos vins », s’agacent de concert Bernard Schmitt et Stéphane Vonville, viticulteurs à Ottrott. Jérôme Bauer reconnaît le cas particulier d’Ottrott : « Ça risque de piquer en effet mais, la porte est ouverte. Je veux bien défendre annuellement l’idée d’un rendement butoir de 10 %, en fonction de chaque millésime. Je ne fais la leçon à personne. Mais, nous devons avancer. » La coopération, qui s’est réunie sur ce sujet, a pour sa part marqué sa désapprobation. Jean-Luc Hanauer, président de la cave de Pfaffenheim, a rappelé que la coopération était le « premier metteur en marché de grands crus. La majorité souhaite le maintien des grands crus à 55 hl, et les 60 hl. » Immédiatement, Jérôme Bauer réagit. « OK, mais ce n’est pas vendable à la commission d’enquête ». « Augmenter de 3 € le prix d’une bouteille d’un grand cru ne doit pas poser de problème. Les vins salins, profonds, les vins de terroir qui procurent de l’émotion se paient. Ces efforts supplémentaires demandés sont nécessaires, vu l’enjeu. Nous ne sommes pas assez fiers de notre travail. La qualité est dans la bouteille et elle se paie au niveau mondial. Pour moi, ce projet semble cohérent », argumente Pierre Gassmann, viticulteur à Rohrschwihr. Jean-Michel Deiss est du même avis. « Nous ne produirons plus de 50 hl/ha. La commission n’a pas dix années d’avance. Elle constate simplement la réalité. Je regrette simplement que vous n’alliez pas assez loin pour les communales ». Olivier Humbrecht, viticulteur à Turckheim qui porte le dossier « premier cru » à l’AVA, estime, pour sa part, que les professionnels qui veulent des premiers crus à 60 hl sont des opportunistes. « La question est de savoir comment je peux faire pour multiplier par deux ou trois nos prix de vente. Quel est le prix moyen des rouges d’Ottrott ? L’important est de se concentrer sur la valorisation, et accessoirement d’éviter de faire du tort aux régions viticoles. Car si l’Alsace rejoint la prestigieuse famille des vignobles à la hiérarchie des crus bien établie, elle devra aussi tenir son rang face aux consommateurs. » Après débat, le président propose de passer au vote. Il innove en demandant aux adhérents de voter avec des bulletins rouges (opposés), verts (favorables) et blanc (abstention). Un vote à bulletins levés donne un vert majoritaire dans la salle du Cref de Colmar. Pour un juste prix À propos des prix et la valorisation des vins d’Alsace, si des progrès ont été constatés, il reste « du chemin à parcourir ». Les vins bradés « donnent une image négative, destructrice. Nous venons d’avoir une belle récolte 2016, tant en quantité qu’en qualité. L’Alsace est la seule région productrice à pouvoir approvisionner les marchés. Nous devons arrêter de vouloir nous vendre au prix le plus bas. Ce n’est pas acceptable », estime Jérôme Bauer. Le directeur du Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, Jean-Louis Vézien, donne les derniers chiffres. La dernière récolte a été conforme à la moyenne historique de la région : 1 176 353 hl, soit une hausse de 19 % par rapport à 2015 et une hausse de 12 % par rapport à la moyenne quinquennale. « Nos disponibilités, de l’ordre de 2 637 630 hl, sont également en hausse de 7,4 %. » Pour le vrac, le gewurztraminer est à 3,51 €/l, le riesling à 2,82 €/l, le sylvaner à 1,83 €/l, le pinot noir à 3,08 €/l, le pinot gris à 2,82 €/l et le pinot blanc à 2,18 €/l. Enfin, le marché en bouteille a connu une baisse de 6 % en 2016. Cette baisse est plus importante à l’export (- 11 %) avec 244 441 hl qu’en métropole (- 4 %) avec 715 460 hl. Les ventes dans les pays tiers ont triplé ces vingt dernières années. Par ailleurs, la baisse des ventes de vins d’Alsace constatée en 2016 se poursuit sur les deux premiers mois de l’année 2017. « C’est lié à une insuffisance de l’offre consécutive aux trois petites récoltes 2013, 2014 et 2015. Le fléchissement étant plus important sur nos premiers marchés qui sont aussi les plus sensibles aux prix. » En 2016, 4 005 déclarants sont enregistrés soit une baisse de 13 % (851 déclarants) sur ces cinq dernières années. « Il ne faut pas interpréter cela comme un signe de déprise, mais comme une preuve supplémentaire de la professionnalisation du vignoble alsacien », ajoute Jean-Louis Vézien. L’assemblée générale s’est terminée avec un rappel des orientations pour le millésime 2016 et quelques points d’actualités, comme la lutte préventive contre la flavescence dorée.

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