Réglementation

Taxe foncière sur le non-bâti

Ne payez pas les majorations

Publié le 17/12/2016

La Direction générale des finances publiques (DGFIP) avait donné la possibilité de reporter le paiement de la taxe foncière sur le non bâti (TFNB) jusqu’au 31 décembre 2016, le temps de réceptionner les avis de dégrèvement pour pertes de récolte sur terres et prés. Toutefois, le système informatique de l’administration fiscale ne déroge pas à son calendrier d’émission d’avis d’impayés intégrant une majoration pour le retard. Le montant de ces majorations n’est pas à payer. Les avis de dégrèvement sont désormais tous parvenus aux contribuables. Il faut donc procéder au paiement de la TFNB avant le 31 décembre 2016 si ce n’est pas déjà fait en déduisant les dégrèvements et sans payer les majorations ! Montant à payer = montant initial - montant du dégrèvement Il est préférable de régler par chèque et non par TIP. La FDSEA vous rappelle également que lorsque les parcelles qui ont bénéficié d’un dégrèvement sont louées, le propriétaire doit le redonner à l’exploitant. Il s’agit d’une obligation prévue par l’article L.411-24 du Code rural et de la pêche maritime. Vous trouverez sur le site internet de la FDSEA un modèle de courrier d’accompagnement pour le paiement du fermage pour sensibiliser les propriétaires sur ce point. Vous pouvez consulter en mairie le listing des dégrèvements des parcelles de la commune et ainsi connaître les montants qui vous reviennent. Si vous n’avez pas payé les fermages 2016 vous pouvez directement les déduire, si les fermages 2016 sont déjà payés, il est possible de négocier une déduction pour les fermages 2017. Attention : le propriétaire est tenu de reverser le dégrèvement à l’exploitant agricole.

Publié le 16/12/2016

La loi de finances 2017 apporte son lot de nouveautés en matière fiscale. Le point avec Rémy Uffler, directeur adjoint de l’AGC-CFG67.

Le dispositif Macron, qui introduit une déduction exceptionnelle en faveur de l’investissement, communément appelée « suramortissement », est prorogé, annonce Rémy Uffler, directeur adjoint de l’AGC-CFG 67. Les biens immobiliers (bâtiments de stockage et d’élevage, mais aussi matériel de transport, de stockage et de magasinage), sont exclus de ce dispositif, précise-t-il. Toutefois, les matériels roulants concourant à la réalisation d’une activité de production ou de transformation sont éligibles, ce qui inclut les tracteurs, les moissonneuses-batteuses, les ensileuses, les outils de travail du sol et de semis, ainsi que les pulvérisateurs et épandeurs. De même, les cuves de vinification, les pressoirs, les robots de traite et les matériels de serre horticole sont éligibles. L’autre nouveauté est le remplacement du forfait collectif agricole par le micro-bénéfice agricole (micro-BA). « Ce régime est applicable de plein droit lorsque la moyenne des recettes mesurées sur trois années consécutives n’excède pas la limite de 82 200 € hors taxes pour l’année 2016. » Il s’applique aussi aux exploitants au réel dont la moyenne de recettes redevient inférieure à cette limite. « Une entreprise au réel en 2015, dont le chiffre d’affaires moyen sur trois ans est inférieur à 82 200 €, passera d’office au micro-BA », précise Rémy Uffler. Les sociétés créées après 1997 sont exclues de ce régime, les Gaec constituant l’exception à la règle. Par contre, les entreprises du monde du cheval, écartées du forfait agricole, pourraient également bénéficier de ce régime d’après les discussions parlementaires en cours. Le nouveau « micro-BA » est équivalent à 13 % de la moyenne des chiffres d’affaires de l’année en cours et des deux années précédentes, c’est-à-dire que 87 % de cette base représentent les frais de l’exploitation. Un mode de calcul transitoire est prévu, le régime de croisière de ce nouveau dispositif devant être atteint en 2018, indique Rémy Uffler. Attention, l’administration impose aux agriculteurs concernés, sur conseil de leur comptable, de se positionner avant le 31 décembre 2016, mais la parution tardive des textes ne leur facilite pas la tâche ! La TVA sur l’essence progressivement récupérable Le projet de loi de finances 2017 apporte, comme chaque année, son lot de nouveautés. À commencer par un relèvement des tranches du barème de 0,1 % pour l’imposition des revenus de 2015. Il instaure une réduction de l’impôt de 20 % pour les petits contribuables et généralise le crédit d’impôt « services à la personne » : ainsi un retraité pourrait bénéficier d’un crédit remboursable suite à l’emploi d’un salarié à domicile. Par ailleurs, il proroge le crédit d’impôt pour la transition énergétique, ainsi que les dispositifs de défiscalisation immobilière Pinel (logements en zones sensibles) et Censi-Bouvard (résidences pour étudiants et seniors). Autres bonnes nouvelles, les agriculteurs pourront récupérer progressivement la TVA sur l’essence, comme ils le faisaient jusqu’à présent pour le fioul et gazole. Le taux de l’impôt sur les sociétés est progressivement réduit pour arriver à 28 % en 2020. Par ailleurs, le taux du CICE (crédit d’impôt calculé sur les salaires payés) passera de 6 à 7 % pour les salaires de 2017. Des dispositions sont également prévues pour favoriser les véhicules non polluants, qu’ils soient électriques ou hybrides. Un changement d’envergure Un changement d’envergure se profile à l’horizon : le gouvernement a annoncé la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter de 2018. Une mesure déjà appliquée dans de nombreux pays. L’objectif est de supprimer le décalage entre la perception des revenus et le paiement de l’impôt correspondant. Ce prélèvement à la source s’applique aux salaires, aux revenus des indépendants, et donc aux agriculteurs, ainsi qu’aux revenus fonciers. Les revenus des capitaux mobiliers et les plus-values immobilières ayant déjà un système de recouvrement particulier, sont exclus du champ d’application Ce prélèvement à la source sera effectué par un collecteur (employeur, caisse de retraite, pôle emploi), à charge pour lui de le reverser à l’administration fiscale. Cependant, les agriculteurs, de même que les commerçants ou les professionnels libéraux, devront s’acquitter directement de cet impôt par paiements trimestriels. « Le taux du prélèvement à la source sera communiqué par l’administration au collecteur. Il sera modulable si un changement important de situation intervient en cours d’année », explique Rémy Uffler. Un agriculteur devra donc payer des acomptes trimestriels sur ses revenus de 2016 en 2017 ; en 2018, il paiera des acomptes pour l’impôt sur ses revenus de 2018 qu’il pourra plus facilement moduler s’il pressent une baisse de revenus cette année-là. Il devra ensuite faire une déclaration des revenus 2018 en mai 2019, afin de calculer l’impôt définitif. Et, en tant qu’employeur, il devra s’acquitter d’acomptes mensuels qui seront imputés au salarié sur sa fiche de paie. « L’année 2017, dite année blanche, sera dans le collimateur de Bercy, car les revenus exceptionnels seront inexorablement taxés », poursuit Rémy Uffler. Toutefois, ce nouveau « prélèvement à la source » devra résister à l’épreuve des élections présidentielles du printemps prochain, certains candidats y étant hostiles.

Fédération Nationale des Producteurs et Élaborateurs de Crémant

Les Crémants de France obtiennent gain de cause devant le Conseil d’État

Publié le 16/12/2016

Le Conseil d’État vient d’annuler en date du 14 décembre 2016 la possibilité aux IGP Coteaux de Tannay, Côtes de la Charité, Coteaux de l’Auxois, Vins des Allobroges, Comté Tolosan, Coteaux de l’Ain et Pays d’Oc de produire des vins effervescents sous la bannière IGP. Seule l’IGP Méditerranée est maintenue dans son droit.

Après avoir gagné 33 des 36 recours contre les IGP effervescents au mois de mars 2015, la Fédération Nationale des Producteurs et Élaborateurs de Crémant obtient une nouvelle fois gain de cause dans son action auprès du Conseil d’État pour défendre ses intérêts et sa vision du marché des effervescents par rapport aux IGP. Sur les 33 cahiers des charges précités, 8 ont fait valider un « cahier des charges - nouvelle version » par l’INAO et les Ministres de tutelle dès le mois de novembre 2015. La Fédération des Crémants s’est opposée à cette validité en engageant devant l’INAO la procédure nationale d’opposition. N’ayant pas obtenu gain de cause auprès de l’Institut, elle a décidé une nouvelle fois de saisir la plus haute juridiction nationale pour faire entendre son point de vue. Ce qui est chose faite ! Le Président de la Fédération Nationale des Producteurs et Élaborateurs de Crémant, le Jurassien Franck Vichet, qui vient d’ailleurs d’être reconduit dans ses fonctions à la tête de cet organisme en date du 6 décembre dernier, est ravi : « Évidemment nous sommes contents que le droit nous ait donné raison et nous sommes heureux d’avoir une nouvelle fois atteint quelque 90 % de nos objectifs en faisant annuler 7 des 8 cahiers des charges. Ce qui semble important et primordial pour nous, c’est en premier lieu d’éclairer le consommateur dans son acte d’achat et de ne pas jouer la carte de confusion avant tout. La ligne de conduite doit être claire, rigoureuse et pragmatique et respectueuse des usages et des traditions. Il n’est pas acceptable que l’on puisse produire une même IGP avec des conditions de production et d’élaboration qui varient à 180 degrés. Imaginez-vous qu’une même IGP puisse produire des vins et revendiquer son origine à partir de la méthode de la cuve close et de la méthode traditionnelle ? Nous sommes persuadés que le consommateur ne s’y retrouverait pas dans cette gamme déjà très large. Notre souhait réside dans un objectif d’éclairer le consommateur dans son choix et de respecter l’existant, ou de le faire respecter ». Les Crémants de France, issus de huit régions que sont l’Alsace, Bordeaux, la Bourgogne, Die, le Jura, Limoux, la Loire et depuis peu la Savoie, sont en constante progression d’année en année. Ensemble, ces syndicats représentent l’équivalent de 80 millions de bouteilles commercialisées par an.

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