Confrérie Saint-Étienne d’Alsace
Les délégations à l’honneur
Confrérie Saint-Étienne d’Alsace
Publié le 29/10/2017
Toutes les délégations étrangères étaient présentes samedi 14 octobre au château de Kientzheim pour le « chapitre solennel de la confrérie Saint-Étienne d’Alsace dans le monde », afin de témoigner du rayonnement international de son vignoble.
Avec ses 70 ans d’existence, la confrérie Saint-Étienne d’Alsace affiche une jeunesse insolente. Pour célébrer l’élan d’ouverture des vins d’Alsace sur le monde, le grand maître, Pascal Schultz, avait tenu à mettre toutes les délégations internationales à l’honneur : la Suède, la Californie, le Texas, l’Irlande, les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne se sont retrouvés à « la maison mère ». Une confrérie qui rayonne à travers le monde « Grâce à vous, leur dit le grand maître dans son allocution d’ouverture du chapitre, la plus vieille confrérie de France est aussi la plus rayonnante à travers le monde, vecteur essentiel d’une politique tournée vers l’Europe, l’Amérique et l’Asie ». Comme tous les chapitres, celui-ci a respecté les rites de la maison, avec la prière du receveur, Jean-Paul Goulby, l’art de la dégustation par Jean Adam, témoin de la refondation de la confrérie en 1947 à Ammerschwihr, puis les dégustations commentées et les intermèdes musicaux avec le Weber Band pour la touche alsacienne, et les intronisations. Les quelque 21 consœurs et confrères apprentis, suivis des 19 compagnons et des 7 maîtres ont tous promis longue fidélité aux vins d’Alsace. La plupart des promus sont membres des délégations étrangères ; les vignerons d’Alsace savent que nombre d’entre eux - surtout les Suédois - sont des dégustateurs redoutables d’une extrême justesse. Paul Bance, du domaine Zusslin à Orschwihr, a ensuite été reçu confrère vigneron. Après un merveilleux riesling 1975, sa majesté Justine Schmitt, reine des vins d’Alsace, et ses dauphines Clémence Bléger et Marie Grund, ont rejoint les rangs des consœurs et confrères œnophiles, tout comme Yoshio Umeda, médecin (ancien ORL aux Hospices de Strasbourg) œnologue sommelier et à présent directeur de l’École du vin de Tokyo, et Michel Rossi, gouverneur de la noble confrérie des Olifants du Bas-Lac en Pays de Neuchâtel (Suisse). Enfin, le Général Nicolas Casanova, gouverneur militaire de Strasbourg depuis le 1er août, est entré dans le cercle restreint des confrères d’honneur ; le saint-cyrien, épicurien, écrivain à ses heures et marin puisque né à Brest, qui s’est forgé une brillante carrière militaire dans les présences françaises au Moyen-Orient et en Afrique, a montré une grande aisance à l’épreuve du loyala ! En clôture, le héraut Jean-Louis Vézien a lancé une harangue (en anglais et en français) sur l’image des vins d’Alsace à travers le monde : bien que ne représentant que 0,3 % de la production mondiale, le plus grand vignoble de blancs en France sait faire parler de lui depuis le plus haut Moyen-Âge, aujourd’hui grâce à ses nombreux ambassadeurs passionnés. Lors du dîner du chapitre qu’il avait composé, le jeune chef étoilé Jérôme Jaeglé, dont c’était la première au château, a été élevé au rang de confrère sénéchal sous les applaudissements des 190 convives ravis.












