oenologie

Bienvenue à la ferme chez Bernard Becht à Dorlisheim

Des vins précis et soignés pour le bonheur des visiteurs

Publié le 22/05/2017

Idéalement situé à l’entrée de Dorlisheim, le domaine Bernard Becht ouvrait ses portes dimanche dernier dans le cadre des opérations du réseau Bienvenue à la ferme.

Bernard Becht, retraité actif et très dynamique, avec sa fille Nathalie, son œnologue Igor Monge, et avec Michel Kraus qui vient de rejoindre l’équipe pour la partie viticulture, ont accueilli quelques centaines de visiteurs dominicaux. L’occasion de découvrir une gamme de vins au style rationnel et précis, avec « la typicité de cépage », à laquelle se montrent attachés les auteurs. Le tout se traduisant en deux gammes « authentique » et « exception », d’un côté des vins plutôt secs, sur le fruité du cépage, et de l’autre, des vins plus complexes, avec parfois plus de maturité et donc de sucres résiduels, tirés des terroirs Husarain, Finkenberg, ou le prolongement du coteau du Stierkopf. Œnologue formé à Changins en Suisse, qui a rejoint la famille il y a quatre ans, Igor Monge apprécie de ne pas trop bousculer les vins et préfère des filtrations douces sur plaque. Le domaine Bernard Becht propose pas moins de quatre crémants, rosé, chardonnay, blanc de noir et classique, aux styles particulièrement précis, et appréciés notamment en Belgique. Le domaine propose bon an mal an 40 000 bouteilles de vins d’Alsace. Elles sont écoulées en grande partie en vente directe sur une douzaine de salons dans l’hexagone. Estampillé Vigneron Indépendant, c’est néanmoins dans le cadre du réseau Bienvenue à la ferme qu’étaient proposées ces portes ouvertes avec pas mal d’animations : des promenades en calèche, de la restauration et sans oublier bien sûr la dégustation des vins du domaine. Tout le matériel viticole, récuré, rutilant et aligné dans la partie « vigne » donnait au domaine une fière allure de concessionnaire de machine viticole, avec Michel Kraus pour expliquer chaque usage.

Publié le 19/05/2017

La 3e édition d’Auto Rétro Vino se tiendra le 21 mai sur la place d’Ingersheim. La manifestation qui allie les belles carrosseries au vin d’Alsace prend son envol et s’inscrit durablement dans le paysage des belles manifestations viniques alsaciennes.

Le petit groupe d’étudiants du lycée d’Erstein désormais émancipé, à l’origine d’Auto Rétro Vino, propose la 3e édition de cet événement autour du vin d’Alsace et des voitures anciennes. Auto Rétro Vino devient itinérant et se tiendra le dimanche 21 mai sur la place d’Ingersheim, avec le soutien de vignerons. Tandis que la cave Jean Geiler ouvrira pour l’occasion son musée. Pas moins de 150 automobiles sont attendues, des Jaguar, Bugatti, Peugeot, un tacot, 2 cv, des 4 L, des Cox et Combi, Bentley, Rolls-Royce, Ford A… De quoi allier les courbes des belles carrosseries à celles du vin. Et ce d’autant que les étudiants réunis autour d’Adrien Faber ont prévu une journée particulièrement bien fournie en animations autour du vin et des voitures anciennes pour garantir une ambiance des plus distinguées. Au programme de 9 h 30 à 18 h : l’exposition des voitures anciennes, dégustations et visites guidées du Letzenberg et du Florimont, une balade en bus ancien, les expositions d’artistes dont les œuvres de Laurent Bessot et ses peintures au vin rouge, les photos aériennes de Tristan Vuano, des jeux, une tombola avec les étudiants de BTS et du CFA de Rouffach, des démonstrations de la tonnellerie Berger, sur les stands, des cours de mécanique, expositions et échanges de voitures miniatures, et toute la journée, buvette et restauration sur la place d’Ingersheim. Et du shooting photo pour voitures anciennes. Objectif pour Adrien Faber, le coordinateur, et son équipe : 2 000 visiteurs.

VertigVineux à Ostheim

400 entrées pour une première

Publié le 17/05/2017

Les petits salons se multiplient dans le vignoble. Parmi eux VertigVineux à Ostheim attirait 400 visiteurs à la rencontre d’une vingtaine de vignerons bios, particulièrement nouveaux sur la place des vins naturels.

Si la mention « naturel » apposée sur les vins n’a toujours rien d’officiel et autorise pour l’heure beaucoup d’exploitation marketing, les vignerons du salon VertigVineux, qui se réclament tous de la mouvance « nature » en fort développement actuellement, ont en commun le souci de vinifier les vins sans sulfites et aucun autre intrant œnologique ajoutés au cours de la vinification. Exception faite pour quelques vins de 2 g de sulfites à la mise en bouteille. Si pour l’heure, aucun cadre œnologique n’est fixé par l’Inao, le fait est que ces vins attirent une foule nouvelle d’amateurs que l’on ne rencontre pas dans les autres manifestations viniques. À l’origine du salon VertigVineux, Jean Baltenweck et Yannick Mignot, du domaine Clé de Sol à Ribeauvillé, et les bénévoles qui les ont aidés, avaient le souci de proposer un panel de vignerons des quatre coins de France, relativement discrets, issus de terroirs très souvent pentus où la mécanisation s’avère difficilement envisageable. Des vignerons qui avaient à cœur chacun de raconter leur parcours singulier, comme ce couple, formé de Thierry de Marne, ex-vigneron aubois, qui a rejoint Sandrine Courjan, initialement dans le prêt-à-porter, pour fonder dans le Minervois le domaine de Ventajou. Ou encore Romuald Valot, du domaine éponyme en Beaujolais, par ailleurs chef de culture à Chambolle Musigny, qui travaille ses vignes au treuil pour éviter le tassement. Vu le succès du salon et la grande satisfaction de ses organisateurs, VertigVineux est appelé à devenir un salon annuel.

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