oenologie

26e concours national des Crémants de France et de Luxembourg

Palmarès

Publié le 27/03/2017

Blanc Brut Or : Baur Armand - Eguisheim ; Becht Bernard - Dorlisheim ; Cattin Frères - Vœgtlinshoffen (2x) ; Coopérative Vinicole de Beblenheim - Beblenheim ; Coopérative Vinicole d’Hunawihr (2x) ; Coopérative Vinicole de Traenheim ; Coopérative Vinicole de Turckheim ; Gruss Bernard & Fils - Eguisheim (2x) ; Hauller Jean & Fils - Dambach La Ville ; Ruff Daniel - Heiligenstein ; Ruhlmann Gilbert Fils - Scherwiller ; Schneider Paul - Eguisheim ; Sparr Pierre Successeurs - Beblenheim (3x) ; Domaine Viticole de la Ville de Colmar Argent : Adam Jean-Baptiste - Ammerschwihr ; Arthur Metz - Marlenheim ; Becht Bernard - Dorlisheim ; Beck Francis & Fils - Epfig ; Klipfel - Barr ; Mochel Frédéric & Fils - Traenheim ; Schwach François & Fils - Hunawihr (2x) ; Simonis Jean-Paul & Fils - Ammerschwihr ; Domaine Viticole de la Ville de Colmar Bronze : Adam Jean-Baptiste - Ammerschwihr ; Arthur Metz - Marlenheim ; Coopérative Vinicole d’Orschwiller ; ; Coopérative Vinicole de Traenheim ; Coopérative Vinicole de Turckheim ; Muller Gilbert - Vœgtlinshoffen Blanc Brut Millésimé Or : Arthur Metz - Marlenheim - 2014 ; Cattin Frères - Vœgtlinshoffen - 2014 ; Schwach François & Fils - Hunawihr - 2012 ; Bestheim - Bennwihr - 2012 Argent : Coopérative Vinicole de Cleebourg - 2014 ; Wolfberger - Eguisheim -2014 Blanc De Noirs Brut Or : Arthur Metz - Marlenheim ; Coopérative Vinicole de Beblenheim (2x) ; Maison Dopff - Au Moulin - Riquewihr ; Freudenreich Joseph & Fils - Eguisheim ; Wolfberger - Eguisheim Rosé Brut Or : Coopérative Vinicole de Turckheim ; Frey-Sohler - Scherwiller ; Gruss Bernard & Fils - Eguisheim ; Ziegler Albert - Orschwihr ; Bestheim - Bennwihr Argent : Adam - Jean-Baptiste - Ammerschwihr ; Arthur Metz - Marlenheim ; Cattin Frères - Vœgtlinshoffen ; Coopérative Vinicole de Beblenheim (2x) Bronze : Braun François & Fils - Orschwihr ; Coopérative Vinicole d’Hunawihr

Domaine Zeyssolff à Gertwiller

Un bien joli péché !

Publié le 05/03/2017

Épicerie fine, planchettes salées ou chocolat chaud, Céline et Yvan Zeyssolff ont insufflé une nouvelle dynamique au caveau du domaine, en créant Au péché du vigneron, un espace vin ouvert à l’œnotourisme, une réponse aux évolutions des consommateurs français et étrangers.

Il a fallu dix ans à Céline et Yvan Zeyssolff pour finaliser le chantier de leur nouvel espace vin à Gertwiller, Au péché du vigneron, ouvert en 2015. Au cœur de ce village, berceau de cette famille de viticulteurs depuis 1778, ils ont repris le domaine de 10 hectares en 2005. Seuls à sa tête, ils se sont alors demandé ce « qu’ils allaient faire du patrimoine historique des bâtiments », qui s’étend sur plusieurs hectares. Ne voulant pas le laisser péricliter, il fallait le rénover, et notamment les gîtes existants. Ils ont poursuivi cette démarche touristique en augmentant leur capacité et en créant deux autres gîtes, en 2009 et 2012, classés quatre étoiles. Valoriser le vin en ouvrant son univers Dans cette réflexion bâtiments, menée en amont, « nous avions dès le départ envie de faire une boutique dans le caveau, explique Céline, pour ouvrir ce traditionnel univers vin. » Compte tenu de « leur bon emplacement dans ce village » fief du pain d’épices, du grand parking attenant, « de la situation géographique centrale entre Colmar et Strasbourg sur la route des vins », ils ont eu l’intuition qu’ils avaient là des atouts « pour faire quelque chose dans le tourisme », et plus précisément dans l’œnotourisme. Il apporte « un regard extérieur à l’univers du vin, en ne le fermant pas », en l’associant avec d’autres produits. « Les amateurs de vins ont changé leur mode de consommation, souligne Yvan, il est loin le temps où ils venaient prendre un carton de douze au caveau et repartaient. L’achat d’une ou deux bouteilles était rare », ce qui n’est plus le cas actuellement. Céline et Yvan Zeyssolff ont élaboré petit à petit leur projet en visitant de nombreux sites, avec des coups de cœur, au Portugal notamment. La première partie du chantier a été consacrée à la création de leur boutique, ouverte en 2005, refaite en 2015. Elle accueille désormais une épicerie fine, des produits nobles, du terroir d’ici et d’ailleurs et leurs vins, joliment exposés. Dans cette partie, ils ont conservé trois fûts qui datent de 150 ans, « traces de l’histoire familiale ». « Fan de décoration et d’architecture », ils ont opté pour des matériaux bruts, bois, béton, fer forgé, avant-gardistes et plus encore avec le choix du noir au plafond. Il est né « de la contrainte des normes de sécurité » pour les établissements qui accueillent du public. « Elles nous ont empêchés de conserver les torchis d’origine », précise Céline. Avec un mobilier carré, en bois, « sans chichi, sans trop de scénographie », l’ensemble contribue à recréer « une ambiance cave », voulue. L’œnotourisme, une démarche engagée La seconde partie de ce chantier a permis une extension de la boutique, avec l’aménagement d’une ancienne cave voûtée. Un espace zen, très cosy pour prendre un thé, un chocolat chaud et des douceurs en lisant des BD. Il n’y avait pas de salon de thé dans le village, et pour le domaine, c’est aussi « l’ouverture à une clientèle féminine qui ne serait pas forcément venue au caveau », note Céline. Dans cette boutique, les viticulteurs proposent depuis un an un bar à manger, des planchettes charcuterie, fromages au choix, et à toute heure. Elles sont accompagnées des vins du domaine et d’ailleurs, des rouges, des rosés, également à la vente pour compléter leur propre gamme. Des soirées à thème y sont organisées ainsi que des expositions temporaires. En voulant « s’investir sérieusement » dans l’œnotourisme, Céline, qui est membre de l’association les DiVINes, a pris en charge la boutique, avec une salariée, qui « apporte un autre regard dans ce caveau », où les espaces, bien marqués, sont en enfilade, avec celui dédié à la dégustation. Depuis un an, le domaine y accueille des groupes de touristes, américains notamment. Une nouvelle activité qui a bien démarré. « Friands d’histoire », ils apprécient la visite de la cave et la découverte d’un de ses fûts, toujours en activité, présenté à l’exposition universelle de Paris en 1900. La production des vins, dont s’occupe Yvan, est traditionnelle, issue d’un vignoble morcelé, disséminé notamment sur Heiligenstein pour le klevener et sur Mittelbergheim pour le grand cru Zotzenberg. Ce vigneron a choisi de travailler « davantage sur le cépage que sur le terroir », pour obtenir entre autres des rieslings et des gewurztraminers « bien typés ». Dans la boutique, les amateurs peuvent trouver quelques originalités, dont un sylvaner vieilles vignes ou encore un pinot gris vinifié en rosé, avec des vins aux étiquettes reconnaissables, signés du Z. « Dans ce caveau, nous avons voulu mettre le vin en valeur, en l’accompagnant de produits nobles. C’est un lieu à notre image, convivial, original, où l’on se sent bien et où l’on peut se poser », souligne Céline. En se tournant vers l’œnotourisme, Céline et Yvan Zeyssolff ont changé « leur manière de travailler » et tracent désormais leur route dans cette diversification. Ils ont mis dix ans pour arriver à cet original Péché du vigneron, dont ils sont fiers, et amplement satisfaits. « Les retours sont tous positifs », déclare en souriant cette nouvelle génération du domaine Zeyssolff.

Union des apporteurs de raisin à la maison Arthur Metz

« Un exemple pour le vignoble »

Publié le 01/03/2017

Les apporteurs de raisin, adhérents de l’Univa, peuvent se montrer satisfaits du produit moyen généré par leurs vignes en 2016. Pour autant, le metteur en marché Arthur Metz, par la voix de son directeur, Serge Fleischer, exprime des inquiétudes sur la situation de l’offre des vins d’Alsace, mal segmentée entre vins de terroir et de cépage.

C’est dans une salle polyvalente d’Epfig bondée vendredi 17 février, que se tenait l’assemblée générale de l’Univa, l’association de viticulteurs qui livrent leurs raisins à la maison Arthur Metz. Une première pour Christian Kohser, en tant que nouveau président. Il succède à François Bernhart à la tête de cette importante association de près de 500 adhérents viticulteurs producteurs. François Bernhart assumait la fonction depuis la création de l’Univa en 2005, résultant de la fusion de l’UVVA et de l’Unidal, aux côtés de ses indéfectibles « coéquipiers », à qui le désormais président d’honneur a rendu un vibrant hommage : le vice-président, Marc Marckert, vigneron à Nothalten, Marlène Groh, la trésorière, Florent Heckmann, l’équipe technique d’Arthur Metz dirigée par Serge Fleischer, Xavier Muller, ancien président de l’Unidal, et également Alfred Blum, ancien président de l’UVVA, tous deux artisans de la fusion. Le bureau de l’Univa est aujourd’hui également composé de Jean-Marc Loew, secrétaire, et de Serge Tempé, vice-président, qui représente les intérêts des vignerons apporteurs sur la zone de Colmar. Notons qu’Adrien Bernhart fait son entrée au conseil d’administration. « L’Univa c’est l’union, et c’est la force d’un groupe qui défend les intérêts des grands comme des petits », a souligné François Bernhart, qui a salué l’ambiance sereine et constructive qui a régné durant son mandat. Et ce, malgré des sujets épineux à débattre tels l’organisation des apports de raisin aux vendangeoirs et la fixation des prix du raisin. Sur la récolte 2015, les viticulteurs ont perçu de la maison Arthur Metz une indexation de 10 % supplémentaires sur les raisins de sylvaner, pinot blanc, pinot gris, riesling et gewurztraminer. Pour 2016, une prime de 10 à 15 centimes d’euros selon les cépages est donnée aux vendanges manuelles. Point qui a donné lieu à débat : « Les raisins vendangés manuellement permettent un délai d’attente avant pressurage sans risquer l’oxydation des arômes thiolés en particulier comme sur le riesling ou le muscat », a expliqué Nicolas Secondé, responsable technique et œnologue. L’indexation des prix est fixée à plus ou moins 5 %. Globalement, les vignerons ont perçu un montant de 19,6 millions d'€, soit 22 % de plus par rapport à la campagne précédente, a informé Nicolas Secondé. Ceci pour un volume global de 11 520 tonnes, soit 13 % de plus qu’en 2015. Une quantité vendangée importante donc, qui, même étalée sur 42 jours - un record de durée ! - a posé quelques soucis d’engorgement aux vendangeoirs. Le nouveau système de livraison des vendanges sur prise de rendez-vous va nécessiter quelques ajustements, a prévenu Nicolas Secondé. Les causes principales d’engorgement sont liées au remplissage des bottiches à 75 cm au lieu de 100 kg, à un moindre respect des horaires de livraison et à des reconversions de riesling tranquilles en crémants. Il souligne également l’impérieuse nécessité de mettre à jour les fichiers parcellaires. Les histogrammes d’apports journaliers, présentés par Nicolas Secondé, montrent quelques points critiques sur les deux vendangeoirs de Scharrachbergheim et d’Epfig, dont les capacités sont respectivement de 400 et 200 t de pressurage par jour. Grande nouveauté pour 2017, l’Univa et Arthur Metz ont décidé à cette fin d’embaucher une personne affectée à l’assistance administrative du service viticulture. Elle secondera Roxane Hardy aux tâches administratives de traçabilité parcellaire, réactualisation de la base de données des plantations, mais surtout pour la préparation des déclarations de récolte. La mise en place du logiciel de gestion parcellaire devrait par ailleurs renforcer la traçabilité des vins, exigée par la grande distribution.

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