oenologie

Publié le 01/06/2017

Les étudiants du diplôme national d’œnologie (DNO) enseigné à Reims étaient dans le vignoble du 15 au 19 mai pour une série de conférences et visites. Une première immersion avant le lancement officiel des premiers cours de DNO dispensés en Alsace dès la rentrée prochaine.

Durant la semaine du 15 au 19 mai, 14 étudiants de DNO 2e année de Reims ont sillonné le vignoble alsacien, rencontré de nombreux scientifiques régionaux, spécialistes des questions viticoles, visité et dégusté dans quelques maisons. Une première qui est la traduction concrète au plan de l’enseignement universitaire du rapprochement des régions Champagne-Ardenne et Alsace au sein de la région Grand Est. Dès septembre 2017, les étudiants de DNO de l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) recevront des cours à l’Université de Haute Alsace (UHA). Le DNO de Reims est, par sa situation géographique, très orienté sur les techniques de champagnisation, avec pour compléter la formation, des cours en vinification en rouge. Désormais, s’ajouteront à cette formation des cours sur les vins aromatiques, assurés par l’université de Haute Alsace. Ce nouveau dispositif de formation de DNO vient concrétiser également le savoir-faire acquis au sein du Biopôle en matière de recherche sur les arômes du vin et les cépages aromatiques. En attendant, les étudiants de DNO se sont concentrés sur les sujets de prédilection des chercheurs de l’Inra de Colmar et de l’UHA : la variété clonale des pinots avec Frédérique Pelsy, la virologie de la vigne avec Christophe Ritzenthaler, les variétés résistantes avec Didier Merdinoglu, la vigne et le réchauffement climatique avec Éric Duchêne, ou encore la visite de la start-up Twistaroma de Damien Steyer.

Publié le 28/05/2017

À Obernai, le « Qui dit vin ? » conjugue l’originalité de son décor et de son offre pour restituer le divin plaisir de la découverte que tout vin doit à ses clients.

Quel intérêt y aurait-il eu d’ouvrir un restaurant supplémentaire au centre-ville d’Obernai qui n’en manque déjà pas ? C’est cette analyse qui a poussé Aurore Massart à faire naître en novembre 2016 le « Qui dit vin ? », alors que l’orientation « bar à vins » n’a pas beaucoup pignon sur rue dans la deuxième cité touristique du Bas-Rhin. Avec son canapé et ses deux fauteuils du plus beau rose, des cadrans d’horloge qui ne donnent l’heure exacte que deux fois par jour, des tableaux et des bibelots, des clowns et des singes, des tables en version haute et basse, des places au bar, un stammtisch en bois massif et des toilettes pour le moins inattendues, le lieu allie l’ancien et le moderne afin de faire un pied de nez à la monotonie. « J’ai voulu créer un endroit où les plus de trente ans se sentent comme à la maison pour y passer un bon moment » confie Aurore, gérante de l’établissement, formée au métier de la salle par ses études. Une ardoise, un petit plat chaud à base de viande, un autre avec du poisson et quatre choix de desserts sont là pour calmer les petites faims, mais ne font pas oublier l’essentiel : le vin ! Il loge au centre du bar, dans quatre vitrines réfrigérées de 200 places chacune, deux pour les blancs et les rosés maintenus à 6°, deux pour les rouges à 15,5°. Le « Qui dit vin ? » ouvre à 17 h en été (18 h en hiver) pour fermer à 1 h du matin. Au départ il a misé sur 233 références. Elles ont rapidement grimpé à près de 400, « en raison de la demande ». Leur point commun ? « La buvabilité » répond Benjamin Guyennet, le sommelier. A contrario, très peu de ces vins sont à passer en carafe. Ce n’est pas pour déplaire à Benjamin pour qui ce type de vin « est plus compliqué à vendre ». Dans leur frigo, les bouteilles sont debout à hauteur d’œil, ou couchées si elles sont dans le haut ou le bas de la vitrine. De cette manière, elles montrent toujours leur étiquette, quelle que soit leur position. Il faut dire que certains intitulés valent le détour ou le jeu de mots : « Juste ciel », « La petite baigneuse », « You fuck my wine », « Du beurre dans les pinards », « Petit piaf »… Et cette liste n’est pas exhaustive. « Le nom du vin joue son rôle pour le public féminin » indique Benjamin. Une demande en rouges tanniques La carte se divise entre couleurs (rouge, blanc, rosé) et pétillant naturel. Elle met à l’honneur les appellations de toutes les régions de France les plus connues du public, ainsi que quelques vignobles étrangers dont on apprend pour l’occasion qu’ils existent comme ce rouge et ce blanc slovènes. Aurore choisit 30 % des vins référencés. Ce sont ses « coups de cœur ». Benjamin a carte blanche pour aller en cave ou passer par des agences pour sélectionner les 70 % restants. S’ils sont là, c’est qu’il les a personnellement appréciés. Une majorité est certifiée bio ou biodynamie. Environ la moitié se revendique comme « vins nature » avec sans ou le moins possible de sulfites ajoutés. L’objectif est de passer leur part à 60 %. « Mais chaque vin a sa chance. L’établissement n’est pas une chapelle. Et puis une bonne partie de la clientèle n’accroche pas avec les vins sans sulfites » remarque Benjamin. La rotation moyenne est inférieure à deux mois, parfois moins quand la disponibilité se limite à un seul carton de six… « Qui dit vin ? » cherche à rester « le plus abordable » pour le client. Les bouteilles au-delà de 100 € se comptent sur les doigts de la main. La marge qui leur est appliquée est un peu inférieure car « ce n’est pas de notre intérêt de les garder en stock et en cave où la place est comptée ». Très peu de clients emportent une bouteille entamée. « Ce n’est pas dans nos mœurs » estime Benjamin. Le verre dépasse rarement les 6 € car « le client doit aussi avoir envie d’en reprendre ». Une trentaine de vins soit dix blancs, dix rouges et dix Alsace sont proposés au verre. Ce contenant représente 70 % des ventes. Les rouges font la course en tête auprès d’une clientèle fortement locale. « Cela nous a surpris. Nous étions partis sur des vins de fruit. Mais la demande bénéficie surtout aux rouges tanniques, avec de la matière et de la puissance » précisent Aurore et Benjamin. Chaque semaine, 40 % des vins au verre tournent. « Il arrive que des personnes fassent la carte dans l’ordre en deux à trois jours » signale Benjamin. Le plaisir de la découverte répond tout à fait à l’idée qu’Aurore se fait de son établissement. L’important à ses yeux est de « ne pas se triturer le cerveau » avant de déguster. Elle résume sa philosophie d’un trait : « le vin je ne sais pas en parler, mais j’aime le boire ! ».

Publié le 23/05/2017

La traditionnelle badische Weinmesse à Offenbourg a réuni une centaine d’exposants et attiré près de 5 000 visiteurs. Un salon des vins badois très prisé des amateurs de cette région.

Malgré une météo pluvieuse et fraîche, les visiteurs sont venus nombreux à Offenbourg pour la badische Weinmesse, les 6 et 7 mai. Cette édition 2017 a réuni une centaine d’exposants au Baden Arena. 1 000 vins et spiritueux ont été offerts à la dégustation Un piano demi-queue jaune et son pianiste ont accueilli les visiteurs dans un des espaces de ce salon des vins badois, une entrée pour le moins originale et raffinée qui a donné le ton de ces rencontres viniques. C’est le millésime 2016, qui a été proposé en majorité à la découverte par les exposants, en particulier les spécialités de l’Ortenau, le Klingelberger et le Spätburgender, des rieslings. « On n’attend pas pour le mettre en vente, souligne Cecilia Schwörer, pour garder la fraîcheur du millésime. » Une différence avec les vins d’Alsace. Le millésime est d’ailleurs « plutôt réussi, sec, un peu moins concentré que le 2015 », mais déjà prometteur, comme le fait remarquer Rainer, un des vignerons du petit domaine familial de 4 hectares, Weingut Börsig à Oberkirch. Présent pour la seconde fois sur cette foire, il insiste sur l’opportunité, pour eux, de pouvoir toucher un aussi grand nombre d’amateurs, et de figurer au côté de « domaines plus importants ». La plupart des exposants viennent de la région, espérant séduire « une nouvelle clientèle de proximité ». Plusieurs coopératives étaient également de la partie, comme la Weinmanufaktur de Gengenbach qui compte quelque 500 membres et qui a mis en avant ses différents terroirs. Une présence nécessaire pour assurer « la visibilité de la coopérative ». Rosés de Provence et eaux-de-vie Chaque année, le salon des vins badois invite une autre région viticole : pour l’édition 2017, c’était la Provence avec sept domaines présents. « C’est un peu difficile d’attirer cette clientèle » venue principalement pour découvrir les domaines de sa région, souligne la viticultrice du domaine des Favards. Les retombées ne seront sans doute pas au rendez-vous, « ils nous auront oubliés même s’ils viennent en vacances dans le Sud », ajoute un autre vigneron. Les amateurs ont pu comparer les vins de Provence avec celui de la région, le Badisch Rotgold, un rosé couleur sombre, vinifié avec du pinot noir et pinot gris. Outre la découverte des Vacqueyras, Plan de Dieu ou Gigondas, les visiteurs ont aussi apprécié le clin d’œil « ambiance sud », avec chaise longue et parasol… Pour la première fois, le salon des vins badois était organisé parallèlement au Baden Spirits, où un large espace était consacré aux eaux-de-vie et spiritueux, agrémentés de nombreuses nouveautés. Les distillateurs allemands ont proposé notamment leurs gammes de gin et de whiskies, une tendance également notoire en Alsace. À côté des classiques eaux-de-vie de prune, de pomme ou de framboise, issues des vergers locaux, les amateurs se sont laissés séduire par des saveurs plus originales, comme cette eau-de-vie de kaki ou de kiwi. Le public a également pu profiter de conférences, de spécialités italiennes ou typiquement badoises, et des espaces assis permettant de deviser, de comparer ses impressions, ou de faire ses choix sur le catalogue. Chaque stand a visiblement soigné sa décoration, pour valoriser ses vins dans une mise en scène recherchée, induisant l’idée de la noblesse du produit, donnant un relief de luxe à l’ensemble de ce salon, et participant au succès de cette édition.

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