oenologie

Cave vinicole Les Faîtières à Orschwiller-Kintzheim

Au faîte du CGA, avec la plus haute distinction

Publié le 28/02/2017

La cave Les Faîtières à Orschwiller-Kintzheim vient d’obtenir la distinction suprême au Concours général agricole : le prix d’excellence. Il vient couronner la meilleure constance dans les médailles sur trois années consécutives. « La régularité dans l’excellence », précise le ministère de l’Agriculture.

Le prix d’excellence du Concours général agricole (CGA) est une distinction particulière qui récompense les producteurs qui ont la meilleure constance dans les médailles. La cave vinicole Les Faîtières est ainsi la plus titrée en médailles, rapporté au nombre d’échantillons présentés, et ce pendant les trois dernières années consécutives. Une distinction adressée à 14 producteurs de vin au niveau national, qu’André Maldonado, œnologue et directeur, est venu recevoir des mains du ministre Stéphane Le Foll. La cérémonie en grande pompe avait lieu le 31 janvier dernier, dans les ors de la République, au ministère de l’Agriculture. Compte également parmi les lauréats un autre Alsacien : la brasserie Matten à Matzenheim. Ce meilleur taux de réussite au CGA vient couronner les efforts de qualité entrepris par cette coopérative vinicole, soucieuse de la précision aromatique, dans un style assumé classique. Depuis 1976, le souci de la qualité a primé dans les choix et les investissements techniques modernes. Son vendangeoir permet ainsi à souhait de fouler, d’égrapper, de presser en raisin entier et d’opérer les sélections qui conviennent à l’élaboration des cuvées. En 2012, la cave Les Faîtières était l’une des toutes premières à géo-stocker les calories des fermentations. Et elle dispose depuis 2010 d’un caveau pour la vente au détail remarquable d’esthétique. Comprenant 64 adhérents, dont 10 à temps plein, présidés par Jean-Paul Eblin, et couvrant 140 hectares, la cave Les Faîtières propose des cuvées haut de gamme, telles le grand cru Praelatenberg, les pinots gris Puits du moine ou Château de Kintzheim. Mais c’est dans les AOC cépages qu’elle obtient les distinctions du CGA. Exportant 28 % de ses 2 millions de bouteilles produites bon an mal an, notamment en Scandinavie, André Maldonado privilégie la vente en Cafés, hôtels, restaurants (CHR) et au détail. Et il conduit désormais une politique de conservation de vins de garde pour les marchés à valeur ajoutée. Proposant par exemple du riesling grand cru Praelatenberg 2007, du gewurztraminer vendanges tardives 2002, pinot gris et gewurztraminer Les Faîtières 2013, à la précision aromatique remarquable au vieillissement. Ce prix d’excellence était donc accueilli comme une consécration pour les vignerons de cette cave vinicole soixantenaire, et pas prête de faire valoir ses droits à la retraite…

Publié le 14/02/2017

Beaucoup de petites nouveautés et d’astuces pour faciliter la viticulture au quotidien étaient présentées au salon Agrartage Rheinhessen à Nieder-Olm près de Mayence. DL

Sica des chais des Hospices civils de Strasbourg

Vingtième millésime !

Publié le 13/02/2017

Avec ses premiers vins issus de la cave historique des Hospices civils de Strasbourg en 1997, la Sica a fêté ses 20 ans le 18 janvier en présence de nombreuses personnalités et vignerons.

La première dégustation du millésime 2016, organisée le 18 janvier par la cave historique des Hospices civils de Strasbourg, a réuni plus d’une centaine de dégustateurs dans la salle des fêtes de l’hôpital, dont deux sommeliers, champions du monde, Serge Dubs et Philippe Faure-Brac. Cette sélection des vins qui seront vinifiés dans les chais de la cave a pris cette année « un relief symbolique », souligné par le président de la Sica, Patrick Aledo, fier d’annoncer qu’elle fête ses 20 ans. Pour cet anniversaire, le directeur général des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), Christophe Gautier, a convié le jury à la cave historique des Hospices civils de Strasbourg, bâtiment qui a résisté à tout, « même au grand incendie de 1716 », pour retracer le parcours de ce partenariat original entre la Sica et l’hôpital, « une alliance extraordinaire qui permet de maintenir ce patrimoine vivant ». Efforts collectifs pour une renaissance réussie Sous ses voûtes séculaires, ses magnifiques foudres ont failli sombrer totalement dans l’oubli. Dans les années 1990, une poignée d’irréductibles défenseurs de ce passé viticole flamboyant, dont l’ancien responsable de la cave, Philippe Junger, s’est mis dans l’idée de la réhabiliter dans ses fonctions. Un foudre du XVIIIe siècle a été nettoyé et remis en route pour accueillir le vin de Pierre Sparr, de Sigolsheim, dont « les effluves de fermentation ont marqué les mémoires des bureaux », a souligné ce dernier. Après ce premier essai réussi, ils ont fait appel aux vignerons alsaciens. Une trentaine d’entre eux leur a fait confiance, avec un premier millésime étiqueté cave historique des Hospices civils de Strasbourg en 1997. « C’est toute une équipe, vignerons, œnologues, qui a rendu cette aventure possible », ceux qui, à l’hôpital, ont autorisé les essais, l’ancienne maire de Strasbourg, Catherine Trautmann, qui a « bataillé à leurs côtés pour réaliser ce projet » soutenu par la Région, le Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace, « un effort collectif pour amener la renaissance de cette cave historique », a conclu l’intervenant. « Entre mythe et réalité », l’historien Claude Muller a évoqué les différentes archives mentionnant l’existence du fleuron de la cave, son plus vieux vin en tonneau, daté de 1472. En 1719, l’ex-roi de Pologne, dont le mariage de la fille avec Louis XV a été célébré à Strasbourg, vient à la cave. Dans les archives de Strasbourg, il est écrit « qu’il a goûté le vieux vin ». En 1753, « millésime du siècle », dans la bibliothèque de Nancy figure une trace de ce vin dans la bouche d’un militaire de passage qui dit avoir goûté « un vin de 1445, de 1472 et de 1516 ». En 1793, il est décrit comme « un vin foncé en couleur, au goût de pierre à fusil et de miel », portant une étiquette de 1472, et pour cet historien, « il date bien de cette année-là » ! Patrick Aledo a convié les participants à déguster quelques-uns des millésimes, plus récents, mais non moins fameux, issus de ces chais qui ont accueilli « un nombre record de vins, malgré la petite récolte de l’année dernière, preuve de sa renommée grandissante ».

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