Liste d’union FDSEA-AVA-JA
Des défis à relever ensemble
Liste d’union FDSEA-AVA-JA
Publié le 20/12/2018
La campagne électorale pour désigner les membres de la Chambre d'agriculture d’Alsace a été lancée officiellement par Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, Julien Koegler, président des JA du Bas-Rhin, et Didier Pettermann, vice-président de l’Association des viticulteurs d’Alsace, le lundi 17 décembre à la ferme Bohr à Gimbrett. C’est Denis Ramspacher, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, qui est le chef de file de cette liste d’union FDSEA-AVA-JA. Une liste représentative de l’ensemble de l’agriculture alsacienne, précise Franck Sander.
« Ensemble, relevons les défis », tel est le slogan de la liste d’union FDSEA-Association des viticulteurs d’Alsace-JA qui réunit 42 candidats, titulaires et suppléants, répartis dans huit collèges. Une équipe expérimentée et rajeunie - la moyenne d’âge est inférieure à 42 ans - et composée d’un tiers de femmes. « Notre but, c’est de permettre à tous les modèles agricoles d’exister, explique Franck Sander. Pour cela, il faut du revenu, indique-t-il. Attaqué de toutes parts, le monde agricole souffre d’un manque de lisibilité et de reconnaissance pour les services qu’il rend à la société. L’ensemble des agriculteurs partagent ce constat. Un constat sur lequel nous avons bâti notre projet politique. » C’est Denis Ramspacher qui a été désigné comme tête de liste. Il sera chargé de mettre en œuvre ce projet, construit autour de cinq axes. Premier axe, un meilleur revenu. « Pour cela, il faut redonner de la valeur à nos produits », poursuit le président de la FDSEA. La liste d’union veut tout mettre en œuvre pour stopper la guerre des prix, notamment celle, dévastatrice, à laquelle se livrent les enseignes de la grande distribution. Mais aussi pour valoriser et développer l’origine locale, que ce soit en vente directe, en grande distribution ou en restauration hors foyer. « Mais au-delà de la vente directe, il y a de la place pour tous les modèles économiques », insiste-t-il. « Il faudra aussi arrêter de charger nos exploitations, de plus en plus confrontées au marché mondial. » Les signataires de la liste d’union militent en outre pour une Pac forte, ambitieuse et réellement commune. Deuxième axe, la performance des exploitations. La simplification des normes est une priorité absolue, estime Franck Sander. « Il faut laisser les chefs d’exploitation entreprendre sur leurs fermes, pour qu’ils puissent créer de la valeur ajoutée et de l’emploi. » Il faut en outre leur donner des moyens de production efficaces, arrêter la surenchère environnementale et, surtout, éviter les impasses phytosanitaires. « La FNSEA propose le contrat de solutions. » Une adaptation de la fiscalité est nécessaire pour permettre aux exploitations d’encaisser les fluctuations de revenus, en particulier à la baisse. Troisième axe, la prévention des aléas climatiques et sanitaires. « Nous voulons développer des systèmes plus résistants aux aléas, faire évoluer le système assurantiel, encourager l’irrigation », explique Franck Sander. Installer et communiquer Quatrième axe, la reconnaissance du rôle de l’agriculture dans la société. Il faut mettre un terme à l’agribashing, insiste le président de la FDSEA 67. « Ce nouveau terme fait désormais partie de notre vocabulaire quotidien », déplore-t-il : pas une journée ne se passe sans que l’agriculture subisse des attaques de la part des médias ou des activistes de tout bord. « Soyons fiers de ce que nous faisons, mettons-le en avant ! N’ayons pas peur de ce qui va arriver, car avec le soutien des services de la Chambre d’agriculture, nous pourrons relever les défis. » Dernier axe, et non des moindres, le renouvellement des générations. Une étude de la pyramide des âges laisse présager un renouvellement important des générations dans les années à venir. Pour Julien Koegler, « il faut aller plus loin dans le suivi du parcours à l’installation pour accompagner l’ensemble de nos jeunes, ne perdre aucun agriculteur sur le bord du chemin ». Dans le même ordre d’idées, le président de JA 67 veut anticiper les transmissions, afin de repérer les exploitations sans repreneur et de permettre à un maximum de jeunes de s’installer dans de bonnes conditions. Une mission à mener en étroite collaboration avec les anciens exploitants. Et pour réussir son parcours professionnel, la formation initiale, aussi performante soit-elle, ne suffit plus : « Il faut se former au quotidien. Pour cela, nous devons améliorer la formation continue. » « La liste du bon sens » « C’est la liste du bon sens, estime Didier Pettermann, vice-président de l’AVA. Plus que jamais, nos intérêts sont communs. Face à la pression sociétale et environnementale, aux contraintes administratives, nous devons regrouper nos forces ! Nous sommes des chefs d’entreprise et nous sommes amoureux de notre métier. Notre passion, nous voulons la faire perdurer et la transmettre à nos enfants. Mais nous ne savons pas toujours en parler : nous sommes les pionniers de la viticulture biodynamique en Europe, mais nous ne communiquons pas assez sur ce point. » Didier Pettermann insiste sur l’enjeu de ces élections : « La Chambre d'agriculture est le lieu où toutes les agricultures se retrouvent, où la discussion est permanente, entre professionnels et avec les différents organismes. Mais tout évolue très vite. C’est pourquoi nous avons monté une équipe motivée avec un bon chef d’orchestre. Par son expérience, Denis Ramspacher est le plus apte à jouer ce rôle et à faire le lien entre toutes les agricultures. La viticulture croit en cette liste, en ce projet. »












