FDSEA

FDSEA. Section des anciens exploitants

Les retraités agricoles se mettent à la tablette numérique

Publié le 19/03/2019

De nos jours, les démarches se font de plus en plus via internet, la communication par e-mail, de moins en moins par l’intermédiaire de documents papier. C’est pourquoi la Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin facilite l’achat de tablettes numériques pour s’adapter à la dématérialisation.

Afin d’accompagner les retraités agricoles dans la dématérialisation, la Section des anciens exploitants (SDAE) de la FDSEA a réalisé, grâce à ses partenaires et à la Carte Moisson, une commande groupée de 30 tablettes numériques Facilotab spéciales seniors. L’achat en grande quantité et la Carte Moisson ont permis de faire bénéficier les anciens exploitants d’un tarif préférentiel avantageux. Suite à la distribution de ces tablettes, trois sessions de deux jours de formation ont été proposées pour apprendre à les utiliser. Cette formation était composée de quatre demi-journées : la première a été réalisée par la FDSEA pour la prise en main de ce nouvel outil (paramétrage, mail, internet). La deuxième était consacrée au Crédit Agricole afin de montrer comment consulter les comptes et faire un virement. La troisième demi-journée était animée par la Mutualité sociale agricole, qui a montré comment visionner les remboursements des soins. Pour finir, Groupama a fait une démonstration sur la visualisation des assurances souscrites et des bonus-malus. Une formation complète pour connaître l’ensemble des fonctions de la tablette et consulter les documents administratifs par internet. À l’issue de cette formation, les participants ont pu bénéficier d’un reversement de la MSA. La SDAE remercie l’ensemble de ses partenaires pour leurs interventions. Avec cette seconde commande groupée, elle a acheté au total 70 tablettes Facilotab. Face à ces résultats, l’action sera relancée.

Conseil d’administration de la FDSEA

Mettre en œuvre le programme

Publié le 12/03/2019

Au terme d’une campagne d’hiver bien chargée, rythmée par les élections Chambre d'agriculture, l’administration de la FDSEA s’est réunie lundi 4 mars. Pas le temps de savourer, l’actualité syndicale reprend rapidement ses droits.

Quelques heures après la session d’installation de la Chambre d’agriculture, la FDSEA réunissait son conseil d’administration. L’occasion pour Franck Sander de féliciter Denis Ramspacher pour son élection, mais avant tout de remercier l’ensemble des présidents cantonaux pour le travail accompli. « Cette élection, nous l’avons gagnée, et bien gagnée, par une campagne de terrain basée sur un projet développé depuis des années. Ce n’est pas le projet d’un homme, c’est un travail de groupe. Maintenant, il faut que cette nouvelle équipe s’attelle à mettre ce programme ambitieux sur les rails. » Avec un taux de participation de 61 % et 63,5 % des voix, l’alliance FDSEA-AVA-JA affiche l’un des meilleurs résultats de France. « C’est le fruit de notre travail, nous ne venons pas tous les six ans avec des grandes pancartes. Nous sommes présents sur le terrain, sur chaque dossier, grâce à nos représentants à tous les échelons. Pour ceux qui en doutaient, ces résultats réaffirment la position de la FNSEA comme interlocuteur privilégié, charge aux responsables politiques d’en tenir compte », a souligné Gérard Lorber. Plusieurs questions sont revenues sur les dégâts de sangliers sur prairies. Laurent Fischer, en charge du dossier, a expliqué que la FDSEA attendait plus de l’administration pour sanctionner les chasseurs défaillants qui n’ont pas pris la mesure du problème. Par ailleurs, une rencontre est prévue début avril avec le FIDS pour tenter d’obtenir une revalorisation de l’indemnisation sur les prairies. « Il ne faut pas hésiter à mettre la pression à tous les étages, notamment au niveau des maires qui peuvent jouer un rôle. Il est encore temps de réaliser des battues avant les semis et depuis une semaine le tir de nuit est possible, charge aux chasseurs de mettre en œuvre les moyens à leur disposition. » Le casse-tête de la main-d’œuvre L’accès à la main-d’œuvre devient un vrai sacerdoce pour les employeurs. Faute de saisonniers, certains producteurs ont dû laisser des surfaces non récoltées en 2018. Pour éviter de nouveaux problèmes, les équipes de la FDSEA rencontreront la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) afin de trouver des solutions concrètes. La profession réfléchit aussi à la mise en place d’une plateforme emploi s’appuyant sur un groupement d’employeurs départemental pour répondre aux besoins des agriculteurs. Autre sujet de débat, le prix du lait, notamment chez Alsace Lait. La filière laitière semble être celle qui a le plus bénéficié des États généraux de l’alimentation, avec un certain nombre d’accords sur le prix du lait entre transformateurs et GMS. Lors de ce conseil, Franck Sander a annoncé qu’un rendez-vous aurait lieu courant mars avec les responsables de la laiterie pour faire le bilan de ces négociations et voir quelles sont les perspectives pour les prochains mois. Il a aussi rappelé que les assemblées de section sont des moments d’expression privilégiés qui font la particularité et la singularité du modèle coopératif. Ouverture de TéléCALAM et ICHN 2019 Après les fruits et légumes, c’est au tour des prairies de faire l’objet de la procédure TéléCALAM. Cette mesure concerne les exploitations les plus spécialisées, c’est un des dispositifs du plan d’accompagnement négocié par la FDSEA (en plus de l’aide des collectivités, du dégrèvement TFNB). Le site est ouvert pendant un mois. La campagne Pac 2019 s’amorce avec une bonne nouvelle : l’ajout de 39 communes éligibles à l’Indemnisation pour compensation des handicaps naturels (ICHN). L’ajout de ces communes a été obtenu par la FDSEA, suite à la révision du zonage. « Pour les agriculteurs concernés cela va représenter un vrai plus. La profession a demandé à l’administration un ciblage des agriculteurs potentiellement éligibles afin qu’ils n’oublient pas de faire la demande lors de la prochaine déclaration Pac. » Les membres du conseil d’administration ont conclu, en souhaitant à l’ensemble des agriculteurs alsaciens, une bonne période de semis.

Session d’installation de la Chambre d'agriculture

Deux Denis pour un projet

Publié le 06/03/2019

Lundi 4 mars, les élus à la Chambre d'agriculture d’Alsace ont intronisé la nouvelle équipe chargée de piloter la politique agricole locale jusqu’en 2025. Sans surprise, Denis Ramspacher et Denis Nass ont été élus par leurs pairs président et 1er vice-président de l’institution.

L’un vient du Kochersberg, l’autre du Sundgau. L’un était 1er vice-président de la Chambre d'agriculture, l’autre venait de quitter la présidence de la FDSEA du Haut-Rhin. En janvier, ils ont remporté les élections Chambre à la tête d’une liste d’union FDSEA, Association des viticulteurs d'Alsace, Jeunes Agriculteurs. Le duo Denis Ramspacher-Denis Nass a pris les rênes de la chambre consulaire, lundi 4 mars. Soyons honnêtes, le vote de lundi était une formalité pour les deux homonymes. C’est peu dire. Denis Ramspacher remporte la présidence par 54 voix contre 4 pour son seul opposant, Paul Fritsch, de la Coordination rurale. Denis Nass rassemble 52 voix sur son nom pour le poste de 1er vice-président. Pas de surprise dans cette assemblée largement dominée par la FDSEA, les JA et l’AVA (48 des 66 sièges). Détail important, le Bas-Rhinois s’est engagé à céder sa place à son bras droit à mi-mandat. Une alternance instaurée en 2013, lors de la création de la Chambre alsacienne. « C’est la clé de voûte de notre organisation », a même insisté le nouveau patron. Et le nouveau président de la Chambre d' #agriculture #Alsace est Denis Ramspacher. Élu pour 6 ans avec 54 voix sur 60 votants.Denis Naas vice-président @EAVPHR #lagricultureelleassure pic.twitter.com/JIoeUsLi05 — Germain Schmitt (@germain_schmitt) 4 mars 2019 Gouvernement agricole et nouvelles Adar Le responsable a ensuite déroulé son programme pour la mandature 2019-2025. Il s’articule autour de trois thématiques centrales : économie, environnement et communication. Une commission dite « stratégique » donnera l’orientation à prendre dans chaque domaine. C’est là la grande nouveauté de la Chambre version Denis (au pluriel). « Ces commissions seront plus politiques et aborderont les sujets de manière transversale », précise André Jacob, directeur de l’organisme. De petits ministères en somme. Quels sujets aborderont ces comités de travail ? La commission économie « traitera de la performance des exploitations, de la valeur ajoutée de nos productions, des circuits de proximité, de la bio, des stratégies de filières, de la Pac… », égrène Denis Ramspacher. Le groupe environnement se chargera des questions de transition énergétique et de la protection des ressources naturelles. Et le président d’ajouter : « Nous y aborderons la méthanisation, les problématiques phytosanitaires, l’érosion ». Enfin, la commission communication va travailler sur l’image de la profession vis-à-vis du grand public. « C’est une de nos priorités pour les six prochaines années », affirme Denis Nass. Ce gouvernement agricole comptera sur l’appui de dix-sept commissions plus spécialisées. Dix d’entre elles s’organisent autour de thématiques comme la viticulture, les grandes cultures, l’installation, l’urbanisme ou la montagne. Elles superviseront les actions de la Chambre dans leurs domaines. « Cinquante salariés travaillent sur l’élevage, il faut une certaine coordination pour être efficaces », complète André Jacob. Les sept comités restants représentent les différentes régions d’Alsace. Plus proches du terrain, ils devront faire remonter les doléances des agriculteurs et adapter l’action de la Chambre aux spécificités locales. La nouvelle présidence veut appliquer son programme au plus vite. Ainsi, les commissions seront constituées dans les prochaines semaines. Un séminaire de travail est programmé pour le 8 avril afin de définir une feuille de route pour chaque groupe de travail. André Jacob approuve ce rythme : « L’idée c’est de déboucher rapidement sur des actions concrètes ». À ce titre, Denis Nass a annoncé la création d’antennes décentralisées de la Chambre dans le Haut-Rhin (Adar). Ces succursales fonctionnent comme des Chambres d’agriculture locales, avec un président, un directeur (dites plutôt responsable), des adhérents… Elles restent sous l’autorité de la maison mère, mais travaillent de manière autonome. Elles disposent de leur propre équipe de conseillers, proposent des formations et assurent le suivi technique et économique des fermes affiliées. Aujourd’hui, seul le Bas-Rhin dispose de ce type de structures. À Haguenau, Truchtersheim, Schirmeck et Obernai. Dans le Haut-Rhin, trois simples guichets (Colmar, Altkirch et Gunsbach) complètent le maillage territorial de la Chambre. L’ouverture fait débat La plénière a approuvé toutes ces dispositions à la quasi-unanimité. Le grabuge entre majorité et opposition a vraiment démarré lors de l’élection du bureau de la Chambre. Seize noms, tous issus de la liste FDSEA-AVA-JA. « Je suis déçu qu’il n’y ait pas d’ouverture au sein du bureau, c’est la politique de l’écrasement », allume Paul Fritsch, de la Coordination rurale. Il plaide pour une meilleure représentation de son syndicat et de la Confédération paysanne « qui rassemblent, à eux deux, près de 35 % des voix en Alsace ». Fin de non-recevoir de la part de Denis Ramspacher : « Je n’ai jamais vu un président élu nommer un Premier ministre d’opposition. » L’opposition a aussi tiqué sur un autre élément. Plus question de noms, mais de prénoms ici. Seules trois femmes figurent sur la liste du bureau. « Trois sur dix-huit ce n’est pas normal, tempête Frédérique Giovanni, de la Confédération paysanne. Vous parlez de moderniser l’agriculture, mais on en est encore loin. » Denis Ramspacher justifie ce déséquilibre par le faible nombre de sièges disponibles. La réforme électorale de juillet 2018 a en effet ramené de 24 à 18 le nombre de membres pouvant siéger au sein du bureau. En clair, les négociations pour attribuer les postes ont été encore plus difficiles que d’habitude. « Je sais bien, mais je ne vous lâcherai pas avec ça », enfonce l’élue haut-rhinoise, très remontée. Elle renonce cependant à se présenter en candidat libre. La responsable Conf' peut se consoler. Sa sortie a tout de même produit des effets. Danielle Bras, Véronique Klein et Élodie Gerum ont été élues à l’unanimité.

Pages

Les vidéos