FDSEA

FDSEA-JA. Canton de Benfeld-Erstein

Trop de normes : le ras-le-bol des agriculteurs

Publié le 19/04/2017

Protection de l’environnement, bien-être animal, le poids des contraintes réglementaires était au cœur des débats de l’assemblée générale de la FDSEA et des JA des cantons de Benfeld et Sélestat.

Claire Dutter, présidente de la FDSEA du canton de Benfeld, souhaite rendre un dernier hommage à Xavier Beulin, « un homme reconnu par tous pour son engagement ». Elle rappelle l’importance des combats menés par le président de la FNSEA et tient à remercier la mobilisation des agriculteurs sans qui « rien ne serait possible ». Que ce soit lors des appels à manifester, des débats en réunion ou encore des dialogues au sein du réseau, les agriculteurs répondent présent, et « c’est ce qui fait notre force ». Dominique Kretz, président du canton d’Erstein, revient sur l’année passée qui a été « difficile à tous points de vue » et considérée comme étant « une des pires années pour l’agriculture ». Oui à l’environnement, non au matraquage « Ce n’est pas parce que l’on sort trois fois dans les champs pour traiter que l’on traite trois fois plus, s’insurge Dominique Kretz. Au contraire ! » Les agriculteurs subissent tous les jours des accusations sur leur manière de travailler, et cela devient pesant. Julien Koegler, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, évoque les forages réalisés dans les champs pour sécuriser les réseaux d’eau potable : « C’est bien la preuve que les eaux ne sont pas mauvaises dans nos champs ». La protection de l’environnement n’est pas le seul sujet des débats, le bien-être animal est aussi au cœur des discussions. Arnaud Issenhuth, président JA du canton d’Erstein, rappelle l’importance des fermes ouvertes pour communiquer de manière positive sur les exploitations et le travail des agriculteurs. Il en profite pour remercier tous ceux qui ont permis la réussite de ces événements. À propos du bien-être animal, Mathieu Schneider, trésorier adjoint des JA du Bas-Rhin, s’étonne de l’image négative que peuvent renvoyer les médias et insiste, lui aussi, sur l’importance de la communication positive. Dans certains pays voisins, des normes pour le bien-être animal ont été mises en place mais elles n’ont pas systématiquement eu d’effet positif sur les élevages. « Nous sommes les premiers à aimer nos animaux et les premiers garants de leurs bien-être. » Si l’administration veut rajouter des normes, il faudra le faire en collaboration avec les éleveurs. Pour Laurence Muller-Bronn, maire de Gerstheim, l’année 2016 se résume à un bilan positif. Les cinq exploitations de la commune ont toutes un repreneur, ce qui permet de se projeter dans l’avenir. Enfin, elle rappelle l’importance de travailler en collaboration avec le monde agricole, notamment dans le cadre des travaux de voirie. Distinguer l’utile de l’inutile Depuis deux ans, l’administration ne tient plus ses engagements. Pour Laurent Fischer, trésorier de la FDSEA, « il faut continuer à se battre pour revenir à une situation normale ». Pour Antoine Herth, député de la circonscription, l’équation de la Pac proposée est « beaucoup trop compliquée et impossible à mettre en place ». Certaines normes ne servent à personne et ralentissent le système alors que d’autres permettent de valoriser le travail réalisé et les produits. Le système actuel, trop complexe, est à remettre à plat pour n’en garder que le meilleur. Dominique Kretz conclut l’assemblée générale avec une citation lourde de sens : « Les agriculteurs nourrissent la France, mais la France les laisse mourir ».

SDAE. Réunions territoriales

Anticiper sa transmission d’exploitation

Publié le 13/04/2017

Tout au long du mois de mars, la Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin est allée à la rencontre des retraités agricoles du département.

Les membres du bureau de la section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin se sont réjouis, encore cette année, de l’engouement et l’intérêt que provoquent ces réunions. En effet, ces quatre réunions, organisées à Traenheim, Batzendorf, Boofzheim et Drulingen, ont rassemblé près de 300 personnes. Travail collaboratif Le thème de la transmission d’exploitation était à l’honneur de ces réunions. De nombreux retraités, des personnes proches de la retraite, mais aussi des jeunes agriculteurs sont venus participer aux débats. Paul Schiellein, président de la SDAE de la FDSEA du Bas-Rhin, tient à remercier les différents partenaires, Mutualité sociale agricole d’Alsace, Centre de fiscalité et de gestion, Chambre d’agriculture, Odasea, et les Jeunes Agriculteurs pour leur participation aux réunions. Mais aussi pour avoir pleinement participé à leur préparation, qui a abouti à l’élaboration commune d’un dépliant. Ce dépliant pourra servir de référence pour les années à venir à l’ensemble des Organisations professionnelles agricoles. Il sera disponible chez tous les partenaires et à la FDSEA du Bas-Rhin. Il a pour objectif d’harmoniser l’ensemble des thématiques de la transmission d’exploitation (fiscalement, socialement, contractuellement), de donner les clés pour identifier le profil du successeur ainsi que de référencer les différents interlocuteurs. En ce qui concerne les partenariats avec les différents organismes bancaires et assurantiels permettant des baisses de charges, n’hésitez pas à contacter la FDSEA pour plus de renseignements au 03 88 19 17 67. Les activités des anciens continuent Dans les semaines à venir, les membres du bureau analyseront les questionnaires remplis à l’occasion de ces réunions (transmission d’exploitation, dématérialisation) afin d’orienter les activités de la section pour la prochaine campagne. Ils rencontreront également les responsables de la Caisse d’assurance-accidents agricole afin de constater l’évolution des accidents des retraités et des maladies professionnelles. L’objectif étant d’accompagner la politique de prévention à mettre en place et à encourager. Le prochain conseil des délégués cantonaux est fixé le 31 mai à la maison de retraite de Dorlisheim pour mieux comprendre le fonctionnement et la diversité des EHPAD. Enfin, des réunions territoriales auront lieu dans le secteur de Scherwiller et dans celui de Wissembourg en 2018.

Congrès de la Section nationale des anciens exploitants (SNAE)

Les anciens exploitants veulent faire valoir leurs droits

Publié le 08/04/2017

Réunis le 9 mars à l’occasion de leur congrès annuel, les retraités de la SNAE de la FNSEA attendaient la venue du président de la Caisse centrale de MSA, Pascal Cormery, afin d’aborder avec lui les problématiques liées à leur statut. Sur la dématérialisation, le niveau des retraites ou les cotisations, ce dernier s’est exprimé pendant une heure, tenant à rassurer son auditoire.

L’amphithéâtre de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture était comble le 9 mars, malgré la journée de mobilisation nationale contre la loi El Khomri. Les retraités de la Section nationale des anciens exploitants (SNAE) avaient pris leurs dispositions, car aucun ne voulait manquer ce rendez-vous annuel. C’est qu’ils avaient à aborder des sujets primordiaux pour eux, notamment avec le président de la Caisse centrale de MSA (CCMSA), Pascal Cormery. La dématérialisation source d’économie Pascal Cormery s’est justifié sur la dématérialisation des informations aux retraités, qui avait suscité de nombreuses critiques lors du congrès 2015 de la SNAE. Car les retraités sont d’une génération qui « subit l’informatique sans se l’être appropriée », a concédé le président de la CCMSA. Cependant, cette mesure se justifie, explique-t-il, particulièrement dans un contexte où les pouvoirs publics demandent aux MSA de diminuer leurs coûts de fonctionnement. La CCMSA n’est pas encore en mesure de communiquer des statistiques nationales, cependant, pour la MSA Berry-Touraine, la dématérialisation a permis « une économie de 250 000 € » en 2015. La CCMSA a mis en place un site internet « plus simple et plus ludique » et « réfléchit à une formation pour accompagner » ceux qui maîtrisent mal le web. Faiblesse des retraites Sur le niveau des retraites, Pascal Cormery s’est dit solidaire de la revendication de la SNAE de la revaloriser à 85 % du Smic et de demander un calcul sur les « seules 25 meilleures années de revenus ». Car, le président de la SNAE, Jean-Paul Bizien, l’a rappelé, « la retraite des paysans reste encore et toujours parmi les plus basses de France ». Pascal Cormery a cependant remis les pendules à l’heure : « Pour toucher plus, il faut cotiser plus. Et pour cela, il faut du revenu. » Aujourd’hui, a-t-il précisé, « pour avoir une retraite au niveau du plafond de 1 500 €, il faudrait déclarer tous les ans un revenu de 36 000 € ». Le président de la CCMSA a également pointé du doigt « une erreur collective » dont pâtissent aujourd’hui les retraités. « Pendant trop longtemps, nous avons fait de l’optimisation fiscale dans nos centres de gestion en oubliant l’optimisation sociale » qui aurait pu relever le niveau de retraite des anciens exploitants. Quant à la « prime exceptionnelle » annuelle de 40 € consentie par le gouvernement aux retraites les plus modestes, raillée par Jean-Paul Bizien du fait de son niveau dérisoire, Pascal Cormery a indiqué que les versements ont quasiment tous été effectués par la MSA. 675 000 versements ont déjà été réalisés, « il en reste 5 500 à payer », a-t-il annoncé.

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