FDSEA

Publié le 23/06/2017

L’année 2017 est élective dans le réseau FNSEA, Franck Sander a été reconduit à la tête du bureau au sein duquel Thomas Blum (Dorlisheim), Philippe Boehmler (Forstfeld) et Nicolas Rusch (Waldolwisheim) font leur entrée. Ils seront rapidement mis dans le bain avec les dossiers d’actualité en cours.

Avant le vote, de nombreux sujets d’actualité nécessitaient un débat en conseil. Pour commencer, Gérard Lorber a présenté le travail autour de la classification des cours d’eau. Après une pause de près d’un an, le travail redémarre dans le département. Neuf nouveaux bassins-versants ont été cartographiés par la DDT. Un échange avec les présidents locaux des communes concernées est en cours pour amender le travail de l’administration. Pour les prochains bassins-versants, la FDSEA a demandé à l’administration que les présidents locaux accompagnent directement l’Agence de la biodiversité (ex-Onema, Office national de l’eau et des milieux aquatiques) sur le terrain pour leur faire part de leur remarque et de leur connaissance de terrain. Cette classification des cours d’eau est importante à l’heure où le texte sur l’application des zones de non-traitement (ZNT) est discuté. En effet, l’arrêté de 2006, qui régissait les cours d’eau sur lesquels devaient s’appliquer les ZNT a été abrogé. Il faut donc réécrire le texte, la FDSEA milite pour que la cartographie réalisée fasse foi pour les ZNT. « Nous engageons un gros travail de terrain pour réaliser cette carte qui sera connue de tous, il faut que la réglementation s’appuie dessus. Nous prônons la simplification, ce n’est pas pour avoir 36 cartes différentes pour chaque loi », a conclu Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA. Tour de plaine Après des épisodes météorologiques difficiles, les récentes chaleurs et les pluies redynamisent la pousse des cultures. Toutefois dans certains cas le mal est fait, notamment en herbe où les rendements sont faibles. C’est pourquoi la FDSEA a demandé la récolte des jachères. À ce jour, la réponse n’est pas encore donnée par l’administration, mais il est de plus en plus difficile de l’obtenir depuis l’apparition des SIE. Pour Franck Sander, il faudra se poser la question du choix de déclarer en jachère pour certaines parcelles de manière à éviter d’être bloqué pour la fauche. L’irrigation est une manière de s’affranchir de la météo. En Alsace, cela va devenir une priorité notamment pour les cultures spéciales. Un travail de terrain doit être mené pour réfléchir collectivement à l’irrigation car cela nécessite de l’aménagement parcellaire et une volonté commune pour limiter les coûts. Marché incertain En viande comme en lait la situation des marchés est incertaine. Les marchés à l’export se portent plutôt bien, sans retour de la valeur aux producteurs. Des actions ont démarré dans l’Ouest, les annonces de prix pour la période estivale sont attendues pour s’assurer que les promesses de revalorisation seront tenues. « En viande, nous tentons de travailler sur l’adéquation entre la demande et l’offre. Dans le bassin de consommation alsacien certains produits, comme le veau, manquent cruellement et apparaissent comme une alternative de production. Dans tous les secteurs nous devons pousser cette démarche pour capter la valeur ajoutée de nos produits », a expliqué Philippe Boehmler. Carte Moisson La Carte Moisson arrivera dans les boîtes aux lettres des adhérents dans les semaines à venir. À ce jour, l’offre comporte tous les partenaires nationaux ainsi que 100 partenaires locaux principalement pour les loisirs et la détente. La volonté de la FDSEA est d’enrichir la carte d’offre auprès d’entreprises professionnelles. L’identification des nouveaux partenaires professionnels se fera avec le réseau des présidents cantonaux de manière à répondre au plus près aux besoins des adhérents. La Carte Moisson sera transmise avec l’appel de cotisation 2017. « L’appel de cotisation 2016 a été fait en fin d’année dernière, nous sommes conscients que les deux envois sont rapprochés, mais notre volonté est à terme d’appeler les cotisations en début d’année pour faire profiter des avantages de la Carte Moisson sur toute l’année civile », a déclaré Joseph Behr, directeur de la FDSEA.

Section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin

Visite fort instructive de l’Ephad de Dorlisheim

Publié le 20/06/2017

Pour mieux connaître le fonctionnement d’une maison de retraite, les délégués de la section des anciens exploitants de la FDSEA du Bas-Rhin ont visité le Sarepta de Dorlisheim, sous la conduite de leur président, Paul Schiellein. La directrice de l’établissement, Carmen Hugel, leur a fait faire le tour du propriétaire.

Ne cherchez pas la signification de ce sigle. Le Sarepta tire son nom d’une ville phénicienne fortifiée. C’est un établissement privé à but non lucratif fondé en 1903 par le pasteur Paul Ziegelmeyer. Il est géré par une association de droit local, administré par un conseil d’administration et dirigé par une équipe de direction. Aux mains des Diaconesses jusqu’en 1980, il a fait l’objet, depuis, de plusieurs chantiers de restructuration, d’humanisation et d’agrandissement pour devenir l’établissement moderne et accueillant qu’il est aujourd’hui. En 2008, une unité spécifique pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer a été ajoutée à la maison de retraite, avec un accueil de jour, un accueil temporaire de 6 chambres et un accueil permanent de 24 chambres. En 2014, un nouveau bâtiment a été construit pour accueillir le PASA (accueil de jour), d’une capacité de 14 places. Et de nouveaux projets sont dans les tuyaux. Combien ça coûte ? Le prix du séjour en Ephad peut varier d’un établissement à l’autre et d’une personne à l’autre en fonction des conditions d’hébergement (administration générale, hôtellerie, entretien, animations), du degré de dépendance et des soins requis par la personne âgée. « À Dorlisheim, nous avons deux prix de journée. À l’Ephad, le prix de la journée d’hébergement est de 48,04 €, auquel s’ajoute une somme de 5,49 € pour le coût de la dépendance. Le total à la charge du résident est donc de 53,53 €. Dans l’unité Alzheimer, le prix de la journée d’hébergement est de 53,81 €, le coût de la dépendance de 5,49 €, ce qui fait un total à la charge du résident de 59,30 €. « L’âge moyen d’admission est de 87,6 ans » « Les personnes âgées arrivent en maison de retraite avec un degré de dépendance plus élevé qu’autrefois. Ceux qui sont indépendants préfèrent vivre en résidence senior. » L’âge moyen d’admission au Sarepta est de 87,6 ans, la durée moyenne de résidence de 47 mois. « La dernière personne admise est une dame de 97 ans », souligne Carmen Hugel. L’établissement héberge essentiellement des gens du secteur, ajoute-t-elle. Sa capacité d’accueil est de 123 lits au total, dont 93 sont destinés aux résidents en Ephad et 30 aux malades atteints d’Alzheimer, dont 6 lits d’accueil temporaire. À cela s’ajoute un accueil de jour de 14 places, fréquenté par une cinquantaine de personnes. Le Sarepta dispose également d’un foyer accueillant les travailleurs handicapés mentaux vieillissants. Le but de ce foyer est de permettre aux personnes handicapées de continuer à travailler en CAT à temps partiel et ensuite d’y prendre leur retraite. Baptisé foyer Siméon, il a une capacité de 17 places. Les autres bâtiments ont des noms à l’avenant : Lazare, Ruth, Élie… 110 personnes sont employées dans les trois unités, soit 93 ETP. À cela s’ajoute une grande équipe de bénévoles, chargés notamment des animations pour les résidents et de la préparation du marché de Noël, un grand moment dans la vie de l’établissement. Les bénéfices de cette journée permettent à l’association de financer des achats de matériels L’objectif de l’établissement, indique Carmen Hugel, est de devenir un véritable pôle de référence pour l’accompagnement des personnes âgées. « Un projet ambitieux, qui nécessite de mobiliser l’ensemble des ressources de l’établissement, dans le respect des valeurs partagées. » À proximité immédiate de l’établissement, la Sibar (Société immobilière du Bas-Rhin) a construit une résidence senior de 89 appartements qui a ouvert ses portes en mars 2016. Totalement indépendants, les locataires de cette résidence peuvent toutefois venir manger dans l’espace restaurant de l’Ephad ou commander des plats à emporter.

FDSEA-JA. Section lait

Besoin de transparence

Publié le 18/06/2017

Dans le cadre d’une journée de mobilisation de la Fédération nationale des producteurs de lait, des opérations de contrôle ont été organisées par des éleveurs laitiers de la FDSEA et des JA dans plusieurs supermarchés du département. Objectif : vérifier que transformateurs et distributeurs appliquent la loi Sapin 2.

Pour espérer un prix du lait convenable les éleveurs sont sur tous les fronts. Souvent ils ont dû jouer les commerciaux des laiteries pour passer des hausses de prix auprès des distributeurs, ce mardi ils revêtaient le costume de contrôleur des fraudes. Une opération surprise pour s’assurer que les dés n’étaient pas pipés. Suite à l’action de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) auprès des pouvoirs publics, le précédent gouvernement a introduit dans le cadre de la loi Sapin 2 plusieurs dispositifs visant à favoriser la transparence dans la filière laitière et ainsi bénéficier aux exploitants : l’origine du lait doit être inscrite dans les produits composés à plus de 50 % de lait. les avantages promotionnels consentis par le fournisseur ne peuvent dépasser 30 % de la valeur du barème des prix unitaires, frais de gestion compris. les contrats de vente de lait et de produits laitiers sous MDD conclus après le 10 décembre 2016, doivent mentionner les modalités de détermination du prix du lait payé aux producteurs. Des petits groupes d’éleveurs sont donc allés vérifier le respect de ces engagements directement dans les magasins du département. L’origine France progresse… Les constats sont différents selon les points contrôlés. L’inscription de l’origine du lait sur les emballages progresse très largement par rapport au constat réalisé il y a quelques semaines par les Jeunes Agriculteurs. Toutefois, bon nombre de produits transformés (desserts à base de lait) ne sont pas encore aux normes. Pire, certains produits emblématiques des rayons (Babybel, Vache qui rit) sont encore les mauvaises élèves ! On peut regretter qu’il faille se référer à la composition du produit (écrite en tout petit) pour retrouver l’origine du lait. Gageons qu’un étiquetage plus clair puisse se développer à terme, cela sera facilité par les attentes du consommateur qui sont de plus en plus importantes en la matière. Ce serait d’autant plus facile que l’immense majorité du lait est effectivement français dans les étals. … sur les prix, il y a encore du travail Des promotions systématiques et trop importantes conduisent à la dévalorisation des produits laitiers, d’où la demande de la FNPL de limiter les actes promotionnels. Dans les magasins, des promotions du type « 1 produit acheté = 1 produit offert » ont encore été retrouvées, preuve qu’il y a encore du travail à faire. « On peut admettre qu’en période de surproduction il y ait des actions promotionnelles, mais actuellement avec les cours de la matière grasse, retrouver des offres sur du fromage et du beurre c’est insensé », a déclaré Didier Braun. Le constat est le même sur l’obligation de mentionner les modalités de détermination du prix payé au producteur. Une rencontre avec la DGCCRF « Cette action avait pour but de sensibiliser les acteurs de la filière, mais ce n’est pas à nous, agriculteurs, de faire ce travail, nous n’en avons ni le temps, ni l’envie et encore moins le pouvoir », a résumé Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA. Notamment sur la partie contractualisation, c’est au service des fraudes d’agir avec son autorité et son pouvoir de police pour s’assurer que les différents maillons jouent le jeu. La FDSEA et les JA ont sollicité une rencontre avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. « Nous pourrons alors présenter les infractions que nous avons constatées sur le terrain et sensibiliser au besoin de réaliser des contrôles dans les enseignes pour s’assurer du respect de la loi. » « Toute mesure allant vers le rééquilibrage des relations commerciales avec les autres membres de la filière nous profite. La situation devient ubuesque, pas une journée ne se passe sans qu’on nous parle de l’augmentation du prix du croissant vu le prix du beurre, et pour les éleveurs rien sur la fiche de paie ! On peut comprendre que quand les cours sont bas le prix diminue, mais les hausses doivent alors profiter à tout le monde », a conclu Didier Braun.

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