Finale régionale des labours
Sillons d’espoir sous le soleil
Finale régionale des labours
Publié le 08/09/2017
La finale régionale des labours a connu une belle réussite, dimanche dernier, sur les terres meusiennes de Gironville-sous-les-Côtes, offrant une parenthèse dans un contexte agricole toujours morose. Les concurrents alsaciens ont remporté l’épreuve, mais les trois régions historiques du Grand Est devraient être représentées ce dimanche dans l’Oise.
La finale régionale des labours du Grand Est, baptisée « Void Com on laboure ici », s’est déroulée dans des conditions quasi idéales, dimanche 3 septembre à Gironville-sous-les-Côtes, à la satisfaction des Jeunes Agriculteurs de Void-Commercy. La veille pourtant, un orage avait perturbé la fin de la journée, sans grandes conséquences. Tout était rentré dans l’ordre dimanche matin, et après la bénédiction des attelages, c’est sous le soleil et dans un sol ressuyé, que le coup d’envoi du labour a été donné, vers midi. Premier exercice pour les douze concurrents de cette deuxième finale régionale Grand Est, le tracé délicat de la raie d’ouverture, sur une longueur de 100 mètres. « L’objectif est d’avoir une rectitude parfaite » explique Sébastien Rognon, venu du Doubs, qui présidait le jury avec Raphaël Ramond, du Loiret. Malgré le piquetage préalable, déjà, des différences apparaissent… Doublé pour le Bas-Rhin Après la pause de midi, les jeunes laboureurs ont redémarré leur attelage pour un peu plus de deux heures d’épreuve. Les plus aguerris étaient équipés de charrues de compétition, permettant de multiples réglages, d’autres utilisant des engins moins sophistiqués. Comme Vincent Doudoux, jeune meusien qui ne s’attendait pas à être là. Qualifié la veille après avoir remplacé au pied levé un concurrent, il a dû troquer son brabant quatre socs contre un trois fers, pour se conformer aux règles régionales. Mais qu’importe, « j’aurai au moins la satisfaction d’avoir participé à une finale régionale », confiait-il. Massé le long des parcelles, un public nombreux a encouragé les participants tout au long de l’après-midi, certains appréciant leur travail d’un œil connaisseur. D’autres regrettaient que les jeunes tendent à délaisser ce genre de confrontation amicale : « Même si on laboure moins, il faut continuer à motiver les jeunes, le labour, c’est l’amour du métier », soulignait un agriculteur. Les résultats semblent lui donner raison. Dans les deux catégories, les concurrents venus d’Alsace, où la tradition des concours est toujours bien ancrée, se sont à nouveau montré les plus habiles pour tracer les plus beaux sillons. En labour en planches, Valentin Meyer, du Bas-Rhin, est arrivé nettement en tête, devant le mosellan Ludovic Wagner, qui l’accompagnera en finale nationale, ce week-end, près de Compiègne. L’Alsacien de 22 ans, installé sur une ferme céréalière, avec un élevage de poulet label rouge, tentera de monter sur la plus haute marche, après avoir terminé deuxième l’an dernier. À Gironville, il a apprécié de travailler « un terrain sec et homogène », et sans aucun caillou. En labour à plat, c’est encore le Bas-Rhin qui décroche la timbale, avec Romain Friess, 18 ans, étudiant en BTS Acse. Il participera à sa première finale nationale, avec l’Ardennais Thibault Massart, 17 ans à peine, et seul concurrent de Champagne-Ardenne. Les trois régions historiques du Grand Est pourront ainsi être représentées dans l’Oise. Alain Humbertclaude












