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Publié le 23/10/2016

Les agriculteurs des communes touchées par le Grand contournement Ouest ont participé à la mobilisation du samedi 15 octobre dans les rues de Strasbourg pour protester contre la consommation de foncier agricole.

Ils étaient plus de 60 tracteurs venus de la vingtaine de communes touchées - directement ou indirectement - par le tracé du projet de Grand contournement Ouest (GCO) pour dénoncer l’impact du projet sur leur outil de travail : les terres agricoles. Cette manifestation, organisée par le collectif GCO non merci, regroupait de multiples organisations : collectivités, agriculteurs, environnementalistes, etc. Les agriculteurs ont souhaité être présents pour rappeler l’impact sur les exploitations agricoles, bien que des divergences importantes existent sur d’autres dossiers avec certains autres membres du collectif. Dans un contexte agricole particulièrement difficile, la perte de surfaces importantes, pour des petites structures agricoles comme celles qui seront touchées, pourrait être lourde de conséquences. Dominique Daul, président de la section Truchtersheim de la FDSEA, a d’ailleurs souhaité mettre en avant ces exploitations qui participent au dynamisme de la vie des communes et qui seront directement impactées. « Réaffirmer nos positions » Cette mobilisation était surtout l’occasion de rappeler les positions. La FDSEA est opposée à toute consommation excessive de foncier, quelle qu’en soit la nature. Dans le dossier GCO, une DUP a été prise, si le projet doit aller à son terme, il faut minimiser les surfaces artificialisées, c’est pourquoi les responsables ont rappelé leur opposition au projet d’aire de service (qui consommera 20 hectares de foncier) où qu’elle soit. À ceux qui critiquent les négociations pour définir les conditions de compensations économiques en cas de réalisation du projet, Dominique Daul a expliqué qu’il serait irresponsable de ne pas le faire. « Nous préférons ne pas perdre nos terres, mais si nous devons les perdre ce sera le minimum et dans les meilleures conditions possible. » Par ailleurs, « le niveau de compensation environnementale imposé par l’État est complètement disproportionné », a précisé Fabien Metz. Les agriculteurs refusent de subir une double peine, entre le hamster, la forêt, les zones humides, la coupe est pleine. Comment imaginer reboiser des hectares agricoles pour compenser la destruction de 35 ha de forêt, quand dans le même temps l’agriculture perd plus de 300 ha ? Enfin, la FDSEA a alerté les services de la DDT concernant la mise en réserve des DPB sur les zones de travaux temporaires. Une solution doit être trouvée pour que les agriculteurs puissent récupérer leur DPB (à la valeur historique) après le départ des engins.

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