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Rencontre entre agriculteurs et restaurateurs

Les deux font la paire

Publié le 17/09/2017

Responsables agricoles, hôteliers et institutionnels se sont rencontrés, mardi 5 septembre, sur le parc agricole de la foire européenne de Strasbourg. En ligne de mire, la promotion des circuits courts et l’approvisionnement local des restaurants alsaciens. Il y va de la survie de l’agriculture comme de la prospérité des restaurants alsaciens.

« Créer du gagnant-gagnant. » Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, en est convaincu, le sort des agriculteurs dépend en partie des restaurateurs. Mardi 5 septembre, les représentants du monde agricole et hôtelier se sont rencontrés à la foire européenne. D’après eux, les deux secteurs doivent travailler main dans la main. « Nous sommes en train de réussir là où nous avions échoué il y a douze ans », s’est réjoui Roger Sengel, président de l’Union des métiers et de l’industrie hôtelière. Il fait ici allusion ici aux différents rendez-vous manqués entre l’agriculture et la restauration. Faute d’accord sur les prix et l’assurance d’un approvisionnement constant, les chefs alsaciens se sont souvent tournés vers des produits étrangers. Le houblon, un exemple à suivre Les choses sont en train de changer car les deux parties ont saisi l’importance de se serrer les coudes. Jean-Paul Bastian en veut pour preuve l’épopée du houblon alsacien. Dans les années 1990-2000, aucun brasseur de la région n’utilisait de houblon local. Aujourd’hui, avec la constitution d’une filière forte, toutes les brasseries alsaciennes utilisent du houblon cultivé de ce côté du Rhin. Un succès que tous veulent reproduire dans d’autres filières. « Les restaurateurs sont des influenceurs, au contact du public », a ajouté Philippe Boehmler, président du comité d’accréditation de la marque Savourez l’Alsace Produit du terroir. Selon lui, la cuisine constitue un outil de promotion des produits locaux. Un constat repris par la petite dizaine de chefs présents pour faire déguster leurs mets lors de l’apéritif dînatoire. Chocolats français, meuniers alsaciens, sel de Nancy… Roger Bouhassoun, de l’hôtel La Cheneaudière, affirme utiliser « le plus possible des produits locaux. » Une démarche qu’il met en avant dans son restaurant. « On explique aux convives d’où viennent les aliments. » Une philosophie soulignée jusque dans la plaquette informative de l’établissement.

Journée de la filière porcine

Tout est bon dans le cochon !

Publié le 15/09/2017

Sur le stand d’Interbev, c’est la filière porcine qui a animé la journée du 7 septembre. Présence de porcelets, recettes, dégustations de filet mignon légèrement salé et poivré, juste saisi à la plancha.

Mathieu Schneider et Denis Fix, éleveurs de porcs à Schwenheim et Truchtersheim, ont eu à cœur de sensibiliser le public sur la qualité de cette viande locale, à l’occasion de la journée de la filière porcine, jeudi 7 septembre, sur le stand d’Interbev à la foire européenne. Installé en EARL depuis janvier, sur une exploitation qui compte 250 truies et 1 300 animaux à l’engraissement, Mathieu Schneider se sent actuellement quelque peu « frustré ». La situation s’était améliorée depuis le début d’année, souligne-t-il, avec un prix « correct » pour la viande. Un soulagement pour la trésorerie qui permettait « d’envisager l’avenir plus sereinement ». Mais depuis peu, les prix baissent à nouveau et de façon « incompréhensible » pour ces deux éleveurs. Le prix est fixé au niveau national par le marché du porc breton, mais ils constatent qu’en Europe, il est resté « haut partout, sauf en France, et de manière inexplicable ». Mathieu Schneider ajoute que le prix pour les producteurs est resté « le même qu’il y a vingt ans », alors que tout a augmenté, le matériel, les bâtiments. Mathieu Schneider et Denis Fix déplorent de devoir produire au même prix, tout en maintenant la qualité de la viande. En tout cas, lors de ce rendez-vous avec le public, leur viande a largement été plébiscitée. « Excellent », « top », « génial », des félicitations qui leur ont mis un peu de baume au cœur.

Pommes de terre d’Alsace

Gardez la patate !

Publié le 14/09/2017

Frite, rissolée ou en toast apéritif, la pomme de terre « nouvelle récolte » a dévoilé tous ses atouts et ses saveurs au public le jeudi 7 septembre à la foire européenne.

Sur le stand des fruits et légumes d’Alsace, la pomme de terre d’Alsace a joué les stars avec l’équipe de la filière qui a présenté aux visiteurs les différentes variétés alsaciennes de pomme de terre, et notamment celles de la « nouvelle récolte », qui va durer jusqu’au 30 septembre. Aux côtés de Mélanie Krauth, nouvelle responsable énergie à Planète Légumes, et Claudia Riehl, de la société Charles Riehl, Denis Jung, conseiller pommes de terre à Planète Légumes, a exposé les qualités des pommes de terre de conservation, chair ferme, mature, à la peau fine, qui ne nécessitent pas d’épluchage. Il a rappelé que l’Alsace compte 300 producteurs de pommes de terre et que 1 400 hectares sont consacrés à cette culture. Des surfaces stables en Alsace, mais qui ont augmenté de 5 % au niveau national. Cette année, la récolte est « très bonne, avec du volume et un bon état sanitaire », souligne Denis Jung. Mais « cela risque de poser des problèmes de stockage si la consommation ne suit pas cette hausse de production ». Le retard de la production primeur, dû au temps froid, a impacté la récolte. Et le marché est « décalé ». Mais la production est forte, notamment sur la « nouvelle récolte ». Des pommes de terre à chair ferme, qui sont récoltées au fur et à mesure, sans traitement anti-germination. En Alsace, le rendement est meilleur que l’année dernière, sauf pour les primeurs, ce qui occasionne « une pression sur les prix », précise Denis Jung. La filière pomme de terre, qui sera présente à la prochaine édition du salon Saveurs et soleil d’automne à Sélestat du 22 au 24 septembre, espère avec ce lancement sur la foire européenne redonner envie aux consommateurs d’en manger grâce au retour « d’une météo plus fraîche ». Sur le stand des fruits et légumes de la foire européenne, la filière pommes de terre a proposé des jeux pour les enfants et un concours d’épluchage. Avec un record battu : 43 secondes. Le public a visiblement été conquis par la saveur des frites et celles des toasts originaux, comme ces pommes de terre au pesto, très appréciées !

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