événement

Finale départementale de labour

La belle victoire de Romain Friess et Valentin Meyer

Publié le 07/09/2017

Valentin Meyer est un habitué des podiums. Romain Friess, par contre, accède pour la première fois à la plus haute marche.

Dans la catégorie labour en planches, les trois finalistes sont Valentin Meyer de Hohengœft, Georges Staath de Wickersheim et Loïc Fischer de Wangen. Valentin Meyer avait déjà remporté le titre l’an dernier. Dans la catégorie labour à plat, c’est un tout nouveau trio qui s’est retrouvé sur le podium : Romain Friess, de Rohr, se classe premier devant Xavier Blatz de Heidolsheim et Romain Bideaux de Witternheim. « Cela fait trois ans que je concours dans cette catégorie, explique le laboureur. Il y a deux ans, j’étais arrivé deuxième et j’avais participé à la finale régionale avec Cédric Stoehr, tenant du titre. L’an dernier, je me suis classé à la troisième place. » Sa persévérance s’est donc avérée payante ! Dans la catégorie charrue de ferme, les deux finalistes sont Christophe Jacob, de Berstett, et Arnaud Herrmann. Christophe Jacob avait déjà remporté la coupe l’an dernier.

Publié le 23/08/2017

Si le raifort tient la vedette, dimanche prochain à Mietesheim, le lait n’est pas en reste. Trois fermes ouvrent leurs portes, toutes spécialisées dans le lait.

Le village de Mietesheim compte six agriculteurs, dont trois producteurs de lait, un éleveur allaitant, un éleveur ovin et un atelier d’engraissement. « Il y a une bonne entente entre nous, au sein du village », indique Jonathan Karcher, le président des JA du canton de Niederbronn-les-Bains. Dans ce canton où l’élevage est prédominant, les Jeunes Agriculteurs ont choisi de montrer le dynamisme de la production laitière, à travers trois exemples. À commencer par la ferme du président cantonal, Jonathan Karcher. Il est l’un des trois associés du Gaec du Hohrain, avec son frère, Gaétan Karcher, et leur oncle, Gilles Urban. L’exploitation s’étend sur 120 ha, dont 45 ha de surface en herbe. Les 75 ha restants se partagent entre betteraves à sucre, maïs, blé, triticale. Sans oublier 1 ha de raifort. Le troupeau se compose de 80 vaches laitières de race prim’holstein, la production s’élevant à 685 000 l, livrés à la coopérative Alsace Lait. Le Gaec du Hohrain a également une activité d’engraissement : « Nous gardons tous les veaux mâles nés sur l’exploitation. Nous produisons une trentaine de taurillons par an. » Tendance à l’agrandissement La deuxième ferme est celle de Marc et Pierre Schnepp, deux frères associés au sein du Gaec Schnepp. Le fils de Pierre, Ludovic, a achevé ses études en 2014, avec un bac pro CGEA Productions animales en poche. Depuis, il travaille sur l’exploitation en tant que salarié, mais il prévoit de s’installer au début de l’année 2018. Le cheptel laitier se compose de 65 vaches, pour une production de 480 000 l. La surface agricole utilise s’élève à 120 ha, dont une cinquantaine de prairies, le reste étant occupé par du blé, du maïs, du triticale et de l’orge. Le raifort a également toute sa place sur cette exploitation : les Schnepp en cultivent 2,2 ha. « À l’occasion de l’installation de Ludovic, nous allons agrandir l’étable et installer un robot de traite. L’objectif est d’augmenter progressivement la production jusqu’à 700 000 l », indique Marc Schnepp. Affaire de famille également au Gaec Obermatt-Peter, où Annie et Alfred Peter sont aux manettes avec leur fils Alexandre. Ce dernier s’est installé en 2015, avec à la clé une augmentation de la production de 120 000 l. Les Peter sont à la tête d’un cheptel de 100 vaches laitières et leur suite, soit au total 190 animaux, leur production atteignant 900 000 l de lait. Côté cultures, le Gaec exploite 140 ha. 30 % de la surface est dédiée au maïs grain, 21 % au maïs ensilage, 26 % aux céréales à paille (blé, orge, avoine, triticale), les prairies constituant le reste. « Nous avons profité de l’installation de notre fils pour faire une sortie d’exploitation », explique Annie. Ils ont construit une étable de 130 places avec logettes et matelas sur caillebotis, dont les vaches ont pris possession en mai dernier. L’ancienne étable est désormais occupée par les génisses et les vaches taries. La famille Peter souhaite elle aussi accroître les volumes de lait produit pour optimiser le second robot. Mais bien sûr, tout dépendra de l’évolution du marché laitier…

Fermes en folie ce dimanche à Mietesheim

Le raifort, une histoire pleine de piquant

Publié le 22/08/2017

Pour leur finale départementale de labour, les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin vous invitent à une immersion dans l’univers du raifort, cette racine qui agrémente la gastronomie alsacienne depuis des décennies. Venez découvrir sa culture et sa transformation. Et participez aux nombreuses animations proposées : stock-car, western show, marché du terroir…

La culture du raifort se concentre dans le nord de l’Alsace, entre Trimbach et Berstett, explique Pierre Geist, conseiller de Planète Légumes, spécialisé dans cette culture atypique. L’Alsace est la seule région française à en produire à une échelle industrielle. Enfin, toutes proportions gardées : 17 agriculteurs en cultivent 21 ha. La filière est très organisée : une coopérative, Alsaraifort, rassemble l’ensemble des producteurs, et un industriel, Alélor-Raifalsa, installé à Mietesheim, se charge de la transformation et de la commercialisation. « Chaque année, nous interrogeons les dirigeants de l’usine sur la quantité de raifort qu’ils envisagent de transformer. Sur cette base, nous établissons le plan de culture, en nous fondant sur des rendements moyens. » Des rendements qui oscillent de 7 à 7,5 t/ha les bonnes années. « L’an dernier, le rendement était plus proche des 6 t/ha », souligne Pierre Geist. 75 % du tonnage produit sont destinés à l’usine Alélor-Raifalsa. « Les 25 % restants sont vendus à un négociant allemand. » Ce dernier rachète les radicelles, ce qui représente 3,5 à 4 t/ha. « En Allemagne, les racines sont simplement lavées avant d’être broyées et conditionnées en pots. Alélor produit un raifort épluché, plus qualitatif. » Il se distingue par sa couleur blanche. Une marque née en 1956 Dans les années 1950, Georges Urban et sa sœur, Marguerite Schmitt, exploitants agricoles à Mietesheim, étaient à la recherche d’une source de diversification. Avec la famille Schnepp-Mahler, ils se sont lancés dans l’importation et la transformation de raifort, créant différentes recettes, comme le raifort sauce rémoulade. Ils ont déposé la marque Raifalsa en 1956. D’autres agriculteurs, en particulier les tabaculteurs, ont alors commencé à en produire sur quelques ares. « Chaque producteur livrait directement ses racines à l’usine, à Mietesheim. Ils ont vite senti la nécessité de se fédérer pour négocier un tarif plus avantageux. » La coopérative Alsaraifort a vu le jour le 25 mai 1992, sous la présidence de Joseph Lux. « En 1996, 32 producteurs y adhéraient. » En 2009, la filière ne comptait plus que 12 producteurs pour 13 ha, et la survie de la coopérative était en jeu. Les nouveaux dirigeants de Raifalsa ont mené un plan de communication innovant pour développer la consommation de raifort, en faisant appel à des chefs de cuisine. « Ils ont également cherché à diversifier la gamme de produits. » À partir de 2013, de nouveaux producteurs ont rejoint la filière. « Mais la consommation ne croît que légèrement. Le produit n’est pas très connu en dehors de l’est de la France. » Mécaniser la récolte Grâce à l’adhésion à Planète Légumes, les producteurs ont accès à toutes les prestations - expérimentations, visites d’essais, conseils personnalisés, voyages d’étude -, souligne Pierre Geist. « C’est une filière encadrée qui souhaite aller de l’avant. Cela passe par exemple par la mécanisation de la récolte. » En Allemagne, où le raifort est cultivé sur 300 ha, un producteur a mis au point une machine pour arracher et nettoyer les racines, sans avoir besoin de se baisser. « Il arrive à récolter 1 ha par jour avec deux personnes. Pour une récolte manuelle, il faut compter 50 ares par jour avec sept personnes. » Un agriculteur alsacien a relevé le challenge et construit une machine, mais elle nécessite encore des ajustements. « Les Américains travaillent avec une récolteuse automotrice. Mais ils n’ont pas les mêmes exigences qualitatives. » Le raifort, souligne Pierre Geist, est une culture qui exige beaucoup de travail manuel : de l'ordre de 600 à 800 h/ha. Mais cela peut constituer une voie de diversification pour les agriculteurs qui ont du temps disponible, notamment en hiver. « L’investissement est minime. Le matériel le plus cher, c’est la machine à arracher le raifort. En général, plusieurs agriculteurs l’achètent en commun. » Le kg de raifort est payé 1,52 € au producteur, précise Pierre Geist. « L’usine Alélor-Raifalsa joue la carte de la production locale. Elle a une volonté affichée de travailler ensemble, dans une relation de confiance. C’est un bon partenaire », conclut-il.

Pages

Les vidéos