économie

Aides animales 2017

Faites votre demande

Publié le 20/01/2017

Les demandes d’aides animales peuvent être faites depuis le 1er janvier sur le site TelePac. À compter de la campagne 2017, la télédéclaration est obligatoire.

La date limite de télédéclaration pour l’aide ovine et caprine est fixée au 31 janvier inclus. Pour l’aide bovine (allaitante et/ou laitière), vous avez jusqu’au 15 mai inclus pour faire votre déclaration. Les éleveurs ovins ont la possibilité de demander l’aide complémentaire contractualisation ou vente directe de 9 € par animal si les conditions suivantes sont respectées : Ratio minimum de productivité de 0,5 agneau vendu par brebis en 2016 Être engagé dans une démarche de contractualisation ou commercialiser sa production dans le cadre d’un circuit court. Pour justifier cela, il faut, au choix : Être adhérent, au plus tard le 31 janvier 2017, d’une organisation de producteurs (OP) commerciale reconnue pour le secteur ovin par le ministère de l’Agriculture, ou Avoir signé, au plus tard le 31 janvier 2017, un ou des contrats de commercialisation portant sur au moins 50 % de sa production annuelle d’agneau avec au maximum 3 opérateurs de l’aval. Dans ces cas, vous devrez fournir avant le 31 janvier 2017 : Le prévisionnel de sortie des agneaux 2017. La preuve de votre adhésion à une OP commerciale reconnue pour le secteur ovin OU les pièces justificatives des contrats de commercialisation (copie des contrats de commercialisation souscrits en 2017). Le Syndicat ovin du Bas-Rhin a envoyé à ceux dont l’adresse e-mail est connue les modèles de contrats 2017. Si vous ne les avez pas reçus et que vous en avez besoin, n’hésitez pas à joindre le syndicat ovin au 03 88 19 17 67 et il vous les enverra.

Publié le 18/01/2017

Si de nombreuses exploitations agricoles alsaciennes affichent des niveaux de trésorerie tendus, estime le Crédit Agricole Alsace Vosges, les sollicitations en matière de placements restent dynamiques, mais sur des durées plus courtes, et sur des volumes moins importants. Des solutions adaptées existent.

Parmi les placements de trésorerie, le Crédit Agricole Alsace Vosges propose une gamme de Dépôts à terme (DAT) destinée à l’optimisation des excédents. « Pour y souscrire, il suffit de prendre contact avec un conseiller », indique Katia Ebersold, responsable de la filière agricole et professionnelle au Crédit Agricole Alsace Vosges, qui précise qu'« en agriculture, il est possible de sortir des fonds en anticipation sans réduire le taux d’intérêt ». Différents horizons de placement peuvent être envisagés et panachés. Il y a notamment, une offre sur 36 mois, avec des taux progressifs, mais aussi sur 4 mois - l’offre Pac Agri - dont les taux « boostés » sont largement supérieurs à ceux du marché, insiste Katia Ebersold. Ces DAT s’adressent à un très large public, mais ils sont réservés aux comptes professionnels. À titre privé, les jeunes agriculteurs et leurs familles peuvent souscrire au Livret projet agri. Au départ conçu pour les jeunes agriculteurs, afin de leur donner accès à des prêts bonifiés par la banque, ce livret est en fait accessible à tout le monde. « Cette épargne projet sous forme de livret affiche des taux conformes au marché mais ouvre la possibilité de bénéficier de prêts à taux préférentiels. Les familles et les proches pourront céder leurs droits à prêt au futur jeune agriculteur sur le même principe que l’épargne logement », détaille Katia Ebersold. L’assurance-vie plébiscitée par les épargnants Accessibles à tous, les formules d’assurance-vie proposées par le Crédit Agricole Alsace Vosges sont évolutives et s’adaptent aux priorités de chacun : constitution progressive d’une épargne projet, placement d’un capital, préparation de la retraite, organisation de la transmission (une exonération des droits de succession s’applique au bout de huit ans). Et, contrairement à une idée reçue, Katia Ebersold précise que les fonds placés dans une assurance-vie ne sont pas bloqués : « Il est possible de les sortir à tout moment. Certes si le retrait intervient moins de huit ans après le placement, il faudra payer des impôts, mais uniquement sur les intérêts perçus. » Le Crédit Agricole Alsace Vosges propose une large palette de supports de placement dans le cadre de ses contrats d’assurance-vie. Ces derniers se répartissent en deux grandes catégories : les fonds euro, qui procurent une rémunération sous forme d’intérêts évolutifs les fonds unités de compte, c’est-à-dire investis sur des supports diversifiés pour dynamiser les placements, une option intéressante dans un contexte de taux bas. Les fonds unités de compte apportent globalement de meilleures perspectives de performance à long terme, mais avec une certaine volatilité en contrepartie. « Les perspectives de rendement et le degré de sécurisation sont essentiellement fonction de l’horizon du placement, c’est-à-dire de sa durée », note Katia Ebersold. En fonction de son profil, de sa situation, de ses attentes en matière de rémunération, de son appétence au risque, l’épargnant peut choisir les supports les plus adaptés, sachant qu’ils peuvent être panachés et sécurisés progressivement. « Nous pouvons notamment proposer des fonds thématiques - fonds start-up, senior, développement durable… - qui affichent de bonnes performances, mais qui requièrent une certaine connaissance des marchés financiers, et d’avoir un peu de temps à consacrer à leur gestion », précise Shirley Reeb, chef de produit marketing collecte et protection. Ou alors de faire appel au nouveau service proposé par le Crédit Agricole Alsace Vosges : la « gestion conseillée » des placements. Un expert vous conseille, vous gardez le pouvoir de décision Ce nouveau service est né d’une collaboration entre les Caisses régionales de Crédit Agricole du Grand Est, au sein desquelles une équipe d’experts financiers dédiée au conseil et à l’information des épargnants a été montée. Ces cinq experts disposent de toutes les compétences requises pour accompagner les épargnants qui veulent dynamiser leur portefeuille de placements, ce qui passe par une certaine prise de risque. Leur mission consiste donc à prodiguer des conseils en matière de placements, de marchés financiers, que ce soit dans le cadre des contrats d’assurance-vie, compte titre et plan d’épargne en actions (PEA), sur des contrats existants et de nouveaux placements. Ces experts sont également tenus de s’informer afin de pouvoir apporter des conseils personnalisés à chaque client pour une gestion active des investissements ou une diversification du patrimoine dans les valeurs mobilières. Chaque trimestre, ces experts contactent leurs clients pour leur faire des propositions d’arbitrage argumentées, afin d’augmenter ou de réduire les fonds engagés dans tel ou tel placement, d’en faire de nouveaux… « Le pouvoir de décision revient au client », précise Shirley Reeb. Décision qu’il prendra en fonction de l’horizon, du niveau de risque et de la rentabilité des placements évoqués durant la conversation avec son conseiller financier. Cette dernière étant enregistrée, la traçabilité est totale. Aussi, à l’issue de la conversation, c’est le conseiller qui se charge d’engager les procédures nécessaires aux ajustements convenus. Le client n’a rien à faire. Il peut rappeler son conseiller aussi souvent qu’il le souhaite, et consulter les notes de conjoncture qui lui sont régulièrement envoyées et qui se veulent une mine d’informations : « Dernièrement nos experts y ont détaillé les conséquences du Brexit sur les marchés financiers », note Shirley Reeb. Contrairement aux autres banques de la place, le Crédit Agricole Alsace Vosges, a tenu à ce que ce service soit accessible à une large clientèle. « C’est pourquoi le montant de placement minimum pour pouvoir bénéficier de ce service est relativement bas », déclare Katia Ebersold. À noter que si le service de « gestion conseillée » s’adresse aux clients désireux de suivre l’évolution de leurs placements, le Crédit Agricole Alsace Vosges propose aussi des mandats de gestion (voir la vidéo ci-dessous) destinés aux clients délégataires, qui préfèrent, après avoir donné quelques consignes de départ, laisser la prise de décision à leurs conseillers.

Franck Sander, président du Syndicat betteravier d’Alsace

Des perspectives intéressantes s’ouvrent à la filière

Publié le 18/01/2017

La fin des quotas sucriers au 1er octobre 2017 ouvre une nouvelle ère, dérégulée et fortement concurrentielle. Mais quel sera le poids des planteurs face aux entreprises et au marché ? Franck Sander, président du Syndicat betteravier d’Alsace, explique comment la Confédération générale des planteurs de betteraves a préparé l’après-quota.

« Notre filière est celle qui est restée le plus longtemps dans le système des quotas de production. Et même si elle ne bénéficie plus du prix garanti de la betterave, elle reste régie par un cadre spécifique au sucre dans le droit communautaire européen (OCM) », indique Franck Sander, lors de la première réunion d’information betteravière qui s’est tenue le vendredi 6 janvier à Dossenheim-Kochersberg. Dans la perspective de ces profonds changements, « notre priorité était de préserver la négociation collective ». Un nouvel accord interprofessionnel a été signé cet été entre la Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), le Syndicat national des fabricants de sucre* et Tereos pour trois campagnes, ce qui donne une meilleure visibilité aux planteurs. Cet accord fixe un cadre clair et précis, détaillant notamment les conditions de réception des betteraves. L’accord inclut un contrat type, reprenant l’ensemble des points devant être précisés dans le contrat de chaque producteur. La négociation interprofessionnelle reste d’actualité La principale difficulté était de ne pas enfreindre les règles du droit de la concurrence : « Les ententes sur les prix sont fortement contrôlées ». Il fallait donc respecter la liberté contractuelle des industriels avec leurs fournisseurs. Il n’est donc plus possible de négocier au niveau national un prix minimum de la betterave qui s’applique à tous les groupes sucriers. Toutefois grâce à l’acte délégué, il est possible de négocier collectivement le partage de la valeur entre une entreprise et ses fournisseurs. « Cet acte délégué fera date et devrait profiter à toutes les cultures. » Concrètement, au sein de chaque usine, une commission interprofessionnelle veillera à l’approvisionnement de l’usine. Et au niveau de chaque fabricant, une commission de répartition de la valeur (CRV) négociera tout ce qui relève du prix, cette organisation devant garantir une juste répartition de la recette sucrière entre planteurs et fabricant. Les planteurs d’Erstein étant en coopérative, c’est le conseil d’administration qui fera office de commission interprofessionnelle et de CRV. « Chaque planteur recevra un contrat type », précise Franck Sander. Autre changement, la compensation financière correspondant aux pulpes de betterave devra être communiquée de façon distincte du prix des betteraves. « À l’avenir, nous vous apporterons davantage d’information sur le prix de la betterave, du sucre, de l’éthanol et sur l’évolution des marchés mondiaux. » L’interprofession sera elle aussi amenée à évoluer : au 1er avril 2018, le CIPS (Comité interprofessionnel des professions saccharifères) sera supprimé et remplacé par l’AIBS, dont les membres sont Cristal Union, Saint-Louis Sucre, Lesaffre Frères, Ouvré Fils, Tereos et la CGB. « Une nouvelle interprofession est en route et prépare l’avenir. » Le même scénario que dans le secteur laitier ? La fin des quotas signifie la libéralisation des volumes de production, souligne Franck Sander. Une augmentation de la production de 15 % est attendue au niveau européen, de 20 % en France. Cela aura des incidences directes sur les volumes de sucre commercialisés : ils devraient passer de 4,8 à 5,8 millions de tonnes. Et que se passera-t-il du côté des prix ? Le secteur sucrier vivra-t-il le même scénario que le secteur laitier ? Franck Sander ne le pense pas. Le marché mondial du sucre vient de vivre deux campagnes déficitaires successives, ce qui a entraîné une baisse des stocks, avec à la clé une tendance haussière des prix. « Ce qui va nous sauver, c’est la compétitivité, notamment à l’export. Avant le panel sucre à l’OMC, nous exportions des tonnages significatifs en Suisse. Ce sont des marchés que nous pouvons reconquérir. » D’autres perspectives intéressantes s’ouvrent pour la filière : « La possibilité pour les professionnels de récupérer la TVA sur l’essence permettra de trouver de nouveaux débouchés pour l’éthanol, dont nous pourrons profiter. » Le président du SBA en est persuadé, la betterave à sucre reste une culture intéressante pour les exploitations alsaciennes, malgré sa moindre performance en 2016. « Plus un agriculteur se diversifie, plus il limite les risques. C’est vrai aussi pour les marchés : le prix de l’éthanol était à un niveau élevé en 2015 ; il a connu des fluctuations en 2016, mais il est en train de remonter. » Jusqu’ici, le prix de la betterave du quota était calculé sur la base du prix de référence du sucre, qui était de 404 €/t. Ce qui faisait un prix de 26,29 €/t de betteraves à sucre. Le prix de la betterave éthanol était, quant à lui, de 22 €/t. « C’était compliqué pour les producteurs de produire de la betterave avec ce niveau de rémunération. Nous demandons qu’à l’avenir il soit tenu compte de nos coûts de production estimés à 25 €/t par la CGB. » « Nous ne pouvons que rebondir » Franck Sander poursuit : « Quand l’Est Agricole et Viticole et le Paysan du Haut-Rhin titrent que nous sommes au creux de la vague (lire notre article dans le numéro du 6 janvier en page 20), cela veut dire que nous ne pouvons que rebondir. Nous avons une capacité de résistance qui nous permettra d’aller de l’avant. » Pour autant, les producteurs devront prendre en compte la volatilité des prix du sucre, qui peut fluctuer d’un coefficient 1 à 3,5 %. Nous devrons voir comment absorber ces hauts et ces bas sur nos fermes. Nous avons toute une série de propositions à faire. Au niveau fiscal, il faudrait créer des réserves non fiscalisées dans les bonnes années, c’est-à-dire non soumises aux charges sociales et à l’impôt, pour pouvoir les réintégrer dans la comptabilité durant les mauvaises années. Nous envisageons également la création d’un fonds de stabilisation : les bonnes années, la filière prélèverait 1 €/t de betterave, un montant qui serait cofinancé par l’Union européenne, dans le cadre du second pilier. Les mauvaises années, on pourrait réinjecter cet argent dans les trésoreries des planteurs. La CGB veut également améliorer le système d’assurance récolte, en abaissant la franchise à 20 %. Et comme charité bien ordonnée commence par soi-même, la cotisation de la CGB va baisser dès la campagne 2017-2018 à 25 cts/t de betterave. Avec la fin des quotas, les missions de la CGB vont évoluer et les services seront optimisés, ce qui permettra de faire des économies.

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