Assemblée générale de la Fédération nationale porcine (FNP)
Paul Auffray reconduit pour un deuxième mandat
Assemblée générale de la Fédération nationale porcine (FNP)
Publié le 24/06/2017
L’assemblée générale de la FNP a eu lieu le 13 juin à Paris. Paul Auffray, éleveur en Bretagne, a été reconduit pour un deuxième mandat à la présidence du syndicat.
L’assemblée générale de la Fédération nationale porcine (FNP) a été l’occasion d’élire un nouveau conseil d’administration. L’Alsace y sera représentée par Jean Kauffmann, éleveur de porc à Zutzendorf et responsable de la section porcine de la FDSEA du Bas-Rhin, qui intègre le conseil de la FNP. Paul Auffray, président de la FNP, est revenu sur l’année 2016 qui s’est achevée sur un bilan positif au niveau des prix payés aux producteurs, après dix années difficiles pour la filière. Redonner confiance au consommateur Les membres de la FNP ont souhaité aborder la définition d’un plan d’action prioritaire défini selon trois axes : communication, innovation, qualité. Ce travail est mené depuis l’automne 2016 par huit administrateurs du syndicat à partir d’un questionnaire élaboré autour de la consommation de viande, l’image des produits porcins, de l’offre en général et de la dimension « innovation » en filière porcine française. Les résultats sont clairs, « la filière porcine est à un tournant », estime Mickael Guilloux, nouveau secrétaire général de la FNP. En effet, la consommation ne cesse de diminuer. Mais en même temps, le consommateur recherche un produit toujours plus sain, élaboré, différencié, sociétal, pratique, avec du goût et ceci sans payer forcément plus cher. Au niveau de la communication, la multiplication des démarches individualistes n’a pas permis de délivrer un message clair au consommateur. Paul Auffray espère que le nouveau label « porc français » permettra de lui redonner confiance. Les membres de la FNP sont unanimes dans la nécessité de communiquer positivement autour des pratiques actuelles. Lors de son discours, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, est revenue sur l’importance d’éduquer le consommateur. Selon elle, si ce dernier souhaite plus de qualité et des segmentations spécifiques, l’éleveur est prêt à s’adapter mais cela a un coût. Sur l’aspect innovation, les enquêtes ont permis de mettre le doigt sur des inadéquations entre l’offre et la demande du consommateur. Les modes de consommation évoluent vers l’achat de produits transformés et plus rapides à cuire. C’est à la filière de saisir l’opportunité de se positionner sur ce marché. Un des engagements prioritaires, selon Carole Joliff, secrétaire générale adjointe de la FNP, sera « l’accompagnement du consommateur » que ce soit en magasin ou pour l’aider à cuisiner les produits. Faire face au manque d’attractivité Le moment fort de cette assemblée générale a été la table ronde qui avait pour thème principal : « Installation, transmission : quels financements demain ? » Un thème qui n’a pas été choisi par hasard par les membres du bureau de la FNP. La moyenne d’âge des éleveurs de porcs est d’environ 50 ans et beaucoup de départs sont à prévoir dans les prochaines années. En effet, 66 % des élevages ont moins de 150 truies ce qui ne semble pas particulièrement favorable aux reprises d’exploitations. Philippe Le Vannier, responsable installation et restructuration Triskalia, Michel Mingam, directeur général du Cerfrance Finistère, Pierre-Marie Vouillot, vice-président des Jeunes Agriculteurs, et Sébastien Windsor, président de la Chambre d’agriculture de Seine-Maritime, administrateur du Groupe Avril, ont pu s’exprimer sur la question. Ces spécialistes étaient unanimes quant au manque d’attractivité pour le métier. En trente ans de métier, Philippe Le Vannier n’a pas connu « une situation semblable en termes d’installations ». Face à ce constat, les débats ont tourné autour des outils existants, qui permettent de maintenir la production ainsi que les différents financements. Des responsables bancaires étaient présents, et les jeunes agriculteurs ont témoigné de la difficulté de reprendre des outils qui demandent des investissements importants. Face à cela, le crédit vendeur, par exemple, a été cité comme une solution possible pour faciliter l’installation de jeunes. L’assemblée générale s’est clôturée par l’élection du bureau à huis clos et la réélection de Paul Auffray en tant que président de la FNP.












