Conseil d’administration de la FDSEA du Bas-Rhin
Du prix et rien que du prix
Conseil d’administration de la FDSEA du Bas-Rhin
Publié le 24/11/2017
Ce dernier conseil d’administration de l’année était le moment de revenir sur l’année 2017 et de préparer la campagne d’hiver.
« D’un point de vue cultural, 2017 a été un meilleur cru que 2016 et fort heureusement », a commencé Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin. En moyenne, les rendements sont meilleurs, mais il ne faut pas oublier les secteurs moins arrosés et les productions qui ont souffert, l’herbe, les fruits (en raison du gel)… Malheureusement les prix restent bas dans trop de productions, ce qui empêche de faire de 2017 une bonne année. « Les prix, ce sera le grand sujet des tournées cantonales. Car la défense d’un prix rémunérateur pour le producteur est notre principal combat », a insisté Franck Sander. Les États généraux de l’alimentation (EGAlim) ont permis et continueront d’être un tremplin pour la défense du prix. Depuis l’ouverture des EGAlim, de nombreuses émissions et des débats politiques se sont intéressés à ce sujet et l’idée que l’agriculteur touche un prix qui couvre son coût de production fait son chemin dans l’opinion publique. « Il faut maintenant transformer l’essai à travers la loi. Il est important que nous, profession agricole, portions ce message, car ni Leclerc, ni UFC Que Choisir ne le feront à notre place », a complété Gérard Lorber, secrétaire général de la FDSEA. Les actions menées par les membres du groupe lait dans les magasins Leclerc de Soultz-sous-Forêts et Wasselonne s’inscrivaient dans cette démarche de maintien de la pression. Il s’agit de petites actions, mais qui ont un bon retour médiatique. « L’idée est de tourner dans le département en mobilisant des petits groupes, de manière à pouvoir être présent dans le temps. Il faut s’attendre à devoir reconduire des opérations d’ici la fin des négociations commerciales en février », a prévenu Didier Braun, responsable du groupe lait. Dans tous les cas, « il faut rester force de proposition, il ne suffit pas d’avoir de belles paroles, il faut des actes et c’est ce que nous faisons à la FDSEA ». Sur le dossier cours d’eau qui sera aussi abordé en tournée cantonale, c’est bien la FDSEA qui a obtenu l’accord cours d’eau et c’est le réseau FDSEA qui va mener à bien cette cartographie, a insisté Franck Sander. Communication positive Les débats ont ensuite porté sur la communication autour de l’agriculture. Les présidents cantonaux ont déploré le traitement médiatique dont est victime l’agriculture. « C’est juste, a concédé Franck Sander. Phyto, bien-être animal, pas une journée ne passe sans que des articles nous attaquent. » « Nous tentons d’inverser la vapeur, il n’y a qu’à voir le volontarisme de Christiane Lambert, nous sommes également présents sur les réseaux sociaux. » Il faut persister et capitaliser sur la bonne image dont bénéficient les agriculteurs, sortir de cette logique de la peur de tout et du principe de précaution. « Les actions de communication sont multiples et éparpillées, nous aurions intérêt à développer une stratégie commune entre organisations professionnelles agricoles », a conclu le président de la FDSEA. Dossiers d’actualité Ce conseil a aussi été l’occasion d’aborder les dossiers qui rythment la vie de la FDSEA - GCO, procédures calamités agricoles, dossier Pac - et les services. La procédure calamité gel sur arboriculture et petits fruits sera rapidement examinée au niveau national. Mais cette démarche est complexe et s’étale dans le temps. C’est pourquoi la Région Grand Est réfléchit actuellement à une aide rapide pour soulager les trésoreries des exploitations fruitières lourdement touchées par le gel. Sur le dossier Pac, les paiements 2015 vont être finalisés. « Il était temps ! » se sont exclamés plusieurs responsables cantonaux. Après avoir fait des actions coup-de-poing fin 2016 et début 2017 permettant d’obtenir des avancées, les dossiers ont été gérés au cas par cas. Les adhérents de la FDSEA ont reçu il y a quelques mois la Carte Moisson. Plus qu’une simple carte d’adhérent, elle permet d’accéder à une grande diversité d’offres. Pour la rendre encore plus attractive, dans les prochains mois, la FDSEA du Bas-Rhin souhaite les élargir avec du matériel agricole, tels que des outils de levage, flexibles, pneumatiques, du matériel de sécurité, de vérification et de contrôle. Enfin, le GCO continue de faire l’actualité. La FDSEA tient sa ligne de conduite, c’est-à-dire que si le projet voit le jour il faut s’opposer à la double peine environnementale et obtenir des remembrements efficients pour les agriculteurs. Il a été souligné que la Commission européenne a classé le contentieux contre la France au sujet du grand hamster, l’information est passée un peu inaperçue. Mais Laurent Fischer a insisté : « C’est bien grâce aux agriculteurs et à personne d’autres » !












