AGC-Centre de Fiscalité et de Gestion (CFG) du Bas-Rhin
Une nouvelle organisation pour davantage de services
AGC-Centre de Fiscalité et de Gestion (CFG) du Bas-Rhin
Publié le 28/07/2018
Avec l’avènement du numérique, et pour mieux répondre aux attentes d’un monde agricole en profonde mutation, l’AGC-CFG du Bas-Rhin doit évoluer. C’est l’objet du chantier de réorganisation, de recrutement et de formation qui a été lancé par la nouvelle équipe dirigeante.
Le CFG est à un tournant de son histoire : « Les défis à relever pour la profession comptable sont immenses », indique Franck Sander, son président. Pour les relever, un coup d’accélérateur a été donné à la réforme de l’organisation du CFG que Jean-Paul Bastian, son ancien président, avait amorcée. « Il s’agit de bâtir un projet stratégique pour préparer l’avenir, améliorer et développer nos services, et faire face à la révolution technologique », poursuit Franck Sander. Baptisé « Ambition 2020 », ce projet repose sur les conclusions d’un audit qui a été mené sur le fonctionnement de la structure et qui a jeté les bases du travail à mener par le conseil d’administration, ainsi que les orientations stratégiques pour les années à venir. « Nous allons nous baser sur cet audit pour corriger nos faiblesses, consolider nos forces, prendre le virage du numérique, et mieux répondre aux attentes des agriculteurs qui évoluent, en leur proposant les services dont ils ont besoin, en leur faisant gagner du temps. Le CFG doit être un facilitateur des projets portés par ses adhérents », détaille Franck Sander. Les conclusions de cet audit ont été présentées au personnel, qui les a validées à une très large majorité. Ces conclusions sous-tendent une évolution des différents métiers à l’œuvre au sein du CFG. Dès lors, un nouveau bureau a été élu, et chacun de ses membres a été désigné responsable d’un pôle (lire en encadré). Le fonctionnement de l’équipe dirigeante a également été révisé, avec la mise en place d’un comité directeur. « Cette instance se réunira tous les lundis matin, annonce Franck Sander. Ce sera l’occasion d’échanger les informations, de régler les problèmes, d’affiner la stratégie d’action. L’objectif, c’est aussi d’avoir de la fluidité entre les différents services, qui emploient 90 personnes. » La réorganisation a été poussée jusqu’au sein même des différents pôles. Par exemple : « Parmi les comptables, des chefs d’équipe ont été désignés. Il y a désormais six chefs d’équipe. L’objectif est d’instaurer une hiérarchie, avec des référents, et différents niveaux de responsabilité », illustre Rémy Uffler, directeur du CFG depuis le mois de juin. Un vaste plan de formation interne Cette réorganisation va s’accompagner d’une professionnalisation et d’une spécialisation accrues des salariés du CFG. « Des collaborateurs qui faisaient de la comptabilité et des fiches de paie devront se spécialiser afin de gagner en compétence et en efficacité », indique Rémy Uffler. Une volonté qui va d’ailleurs se matérialiser concrètement par une réorganisation des bureaux. Et qui a conduit à plusieurs embauches, notamment une responsable des ressources humaines, Syliane Dennu, et un responsable du pôle juridique qui est annoncé pour mi-septembre. S’ensuivra un « plan de formation plus ambitieux, pour monter en compétences », avance Rémy Uffler. « Nous allons commencer par valoriser les compétences en interne, car il y en a, mais nous ne nous interdisons pas d’aller les chercher chez des spécialistes externes si certaines nous font défaut », complète Franck Sander. Déjà, le CFG a fait appel à Joseph Zorgniotti, ancien président du conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables, en tant que consultant externe pour accompagner le conseil d’administration dans la mise en œuvre de ce projet. « Être en capacité d’apporter une réponse adaptée à tous nos adhérents » Cette montée en compétences concernera tous les services. Mais tout particulièrement le service informatique. « Nous sommes l’un des derniers centres de fiscalité de France à fonctionner avec notre propre informatique », constate Rémy Uffler. Et celle-ci est confrontée à la vitesse d’évolution des outils numériques. « Nous devons pouvoir nous appuyer sur un outil qui réponde aux nouvelles exigences en matière de dématérialisation, d’automatisation des écritures comptables, d’amélioration des processus de révision », note Rémy Uffler. « L’enjeu, finalement, c’est d’être en capacité d’apporter une réponse adaptée à tous nos adhérents », conclut Franck Sander. C’est-à-dire aussi bien à ceux qui se contentent d’un service de base qu’à ceux qui ont besoin de monter en gamme, « que ce soit pour réaliser des montages plus sophistiqués, suivre l’évolution de la fiscalité agricole ou l’optimiser encore davantage », complète Rémy Uffler.












