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FDSEA - Jeunes Agriculteurs

Restauration hors domicile, ça avance !

Publié le 13/07/2016

Les actions syndicales de l’été dernier autour du « manger français » se traduisent aujourd’hui en plan d’action sur le terrain. À cette occasion, un comité de pilotage portant sur l’approvisionnement de la restauration hors domicile en produits locaux a eu lieu mardi 5 juillet.

Les principaux acteurs de la Restauration hors domicile (RHD) étaient présents au comité de pilotage sur l’approvisionnement en produits locaux, mardi 5 juillet, preuve de l’intérêt que porte toute la filière à cette problématique. Producteurs, grossistes, restaurants collectifs - privés ou publics - étaient réunis pour discuter ensemble des méthodes permettant d’augmenter la part de produits locaux dans les restaurants d’entreprise, cantines scolaires, hôpitaux… Pour Franck Sander, président de la FDSEA du Bas Rhin, « il est important de formaliser sur le terrain ce qui est certes une revendication des producteurs, mais avant tout une attente sociétale des consommateurs, qui réclament du local, de la traçabilité. » Un texte de loi prévoit d’ailleurs d’amener à 40 % la part des produits locaux dans les repas des cantines à l’horizon 2020. Parallèlement, la France expérimentera à partir de 2017 l’étiquetage de l’origine sur les produits laitiers et carnés transformés. « La France est à la pointe sur ces questions et en Alsace, nous voulons être leader, car il y a un potentiel fort autour des produits régionaux. » Un marché à mieux comprendre Premier chantier, la mise en place d’un observatoire dont l’objectif sera l’acquisition de données pour caractériser l’offre, les débouchés et les freins à l’approvisionnement local. Chaque acteur a ses contraintes et il faut apprendre à se connaître pour travailler ensemble. Par exemple, en restauration privée les commandes représentent souvent de très petits volumes qui n’intéressent pas toujours un producteur pour un approvisionnement direct, il faudra alors privilégier d’autres méthodes. Cet observatoire peut constituer une mine d’informations importantes, mais il est essentiel que les acteurs jouent le jeu et ne fassent pas de rétention d’informations, a d’emblée fait remarquer François Schricke, secrétaire général adjoint pour les Affaires régionales. Réforme des régions oblige, l’observatoire n’a qu’un statut interdépartemental et fait figure d’expérimentation au sein de la région Grand Est. Les deux départements alsaciens sont en avance sur le sujet, cette expérience a vocation à se diffuser dans les autres départements, a expliqué Patrick Bastian, conseiller régional. Julien Koegler, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs, espère que ces outils aideront à identifier des marchés potentiels qui pourront ainsi déboucher sur des installations ciblées. Par contre, cela suppose des garanties en termes de volumes et de prix pour viabiliser le projet. Dans un contexte agricole plus que difficile, la question de la valeur ajoutée et du retour au producteur restent primordiaux, a souligné Michel Busch, de la FRSEA Alsace. Direct ou indirect, pourvu que ce soit local ! Vient la question des filières de distribution. Sur ce point, Patrick Cassonnet, directeur régional de TerreAzur du groupe Pomona et président de l’Association des grossistes d’Alsace en fruits et légumes, a tenu à présenter le métier de grossiste. En Alsace, plusieurs groupes se partagent un marché qui vise à 60 % les restaurateurs, les 40 % restants se répartissant entre les supermarchés et les marchés dits de plein vent. Pour le directeur régional de TerreAzur, l’atout majeur des grossistes tient dans la diversité de gamme qu’ils sont en capacité de proposer et la gestion des volumes et des tournées. Un camion peut desservir jusqu’à 30 clients dans la même tournée, allant de quelques cagettes à des palettes entières. Interrogé sur la part de produits locaux vendus chez les grossistes, il a répondu qu’elle oscille autour de 20 %, mais que sur les dernières années ce chiffre à nettement progressé. Autre mode de distribution, les circuits courts (sans intermédiaire). De plus en plus, les agriculteurs choisissent de livrer directement les restaurateurs, ce qui leur permet de garder la main sur les prix. Pour faciliter la rencontre entre producteurs et acheteurs (restaurants notamment), la Chambre d’agriculture d’Alsace a acquis une plateforme nommée ApproAlsace, où 40 producteurs et 100 acheteurs sont déjà référencés. Le lancement officiel de cette plateforme est prévu en septembre 2016 Pour Franck Sander, « que l’agriculteur travaille en direct ou passe par des grossistes, cela reste de la proximité et il y a de la place pour les deux marchés. Notre priorité est de favoriser un approvisionnement local et surtout rémunérateur pour le producteur. »

Publié le 10/07/2016

Premier institut régional de la qualité alimentaire, Alsace Qualité vient de fêter ses 25 ans d’existence. 25 ans durant lesquels elle a accompagné plus des deux tiers des entreprises et filières agroalimentaires alsaciennes.

Une incroyable success-story : c’est ainsi qu’Alsace Qualité définit ses 25 ans d’activité en faveur de la qualité, dans une brochure éditée pour commémorer ce quart de siècle d’existence. L’association, qui tenait son assemblée générale le 23 juin à la Maison de l’agriculture à Schiltigheim, compte aujourd’hui 160 adhérents, soit plus des deux tiers des entreprises et filières agroalimentaires alsaciennes, souligne Jean-François Vierling, son président. En accompagnant au quotidien les entreprises de ce secteur d’activité, Alsace Qualité se positionne comme un véritable « facilitateur de projets » au service de la valorisation des filières agricoles. Son expertise en matière de démarche qualité est reconnue, se réjouit Jean-François Vierling en louant le professionnalisme de son équipe, « des gens de terrain au contact de tous les acteurs de l’agroalimentaire, les agriculteurs, les transformateurs, les restaurateurs, les distributeurs et les consommateurs ». Désormais, c’est dans le contexte de la grande région qu’Alsace Qualité doit poursuivre son travail. L’année 2015 a été marquée par une « baisse drastique des subventions » versées à Alsace Qualité, souligne Bénédicte Baur, sa directrice. La Chambre d’agriculture d’Alsace a réduit sa contribution de 15 000 € et les Conseils départementaux ont fortement réduit, voire supprimé, la leur, contrairement au Conseil régional d’Alsace qui a continué à soutenir l’association. L’exercice s’achève donc sur un résultat négatif pour Alsace Qualité, qui s’autofinance à hauteur de 57 %. La rigueur budgétaire continuera à être d’actualité en 2016, indique Bénédicte Baur. Plusieurs dossiers ont mobilisé l’équipe d’Alsace Qualité en 2015, comme en atteste le bilan d’activité présenté par Céline Cabanel, Catherine Hammer et Dimitri Droit. Outre l’animation des filières et groupements, Alsace Qualité a été confrontée à l’arrêt de l’IGP « knack d’Alsace » en raison de la problématique des produits comparables. L’instruction de l’IGP « choucroute d’Alsace » s’est poursuivie, note Céline Cabanel, de même que le montage du dossier de modification de l’IGP « miel d’Alsace » dont le cahier des charges remonte à 2004. Ces deux dossiers continueront à occuper l’équipe en 2016. Elle se chargera également d’accompagner Alsace Volaille pour la reconnaissance d’un nouveau label rouge pour le poulet à chair jaune. Un partenariat avec les blogueuses Pour valoriser les filières et les produits, Alsace Qualité s’appuie sur son site internet, dont la fréquentation est stable, et sur différentes manifestations, comme les foires et salons pour lesquels elle a développé de nouveaux outils de communication (quiz interactif, livret pédagogique, livret recettes, goodies). En 2015, l’équipe a assuré 24 jours de présence lors des salons, dont le Salon international de l’agriculture à Paris (SIA), rapporte Catherine Hammer. Cette année, Alsace Qualité participera à la foire de Châlons-en-Champagne fin août. Elle s’est associée au concours de recettes des lycées hôteliers, à la semaine Terroir et qualité, à laquelle participaient une cinquantaine de restaurants, ainsi qu’à des actions de promotion en GMS. Elle a également renforcé la présence d’Alsace Qualité sur les réseaux sociaux en alimentant un compte Facebook et en développant un partenariat avec des blogueuses culinaires alsaciennes. Ce partenariat a notamment débouché sur la réalisation d’un livret recettes lancé au SIA. S’agissant de l’accompagnement des filières et entreprises agricoles et agroalimentaires alsaciennes, Alsace Qualité a animé plusieurs conférences et diffusé des informations via sa newsletter qui compte plus de 300 abonnés. Ses actions collectives et intra-entreprises ont rassemblé plus de 350 participants, sur des sujets aussi variés que les systèmes qualité, l’hygiène et la sécurité des aliments ou l’étiquetage et l’information des consommateurs. Plusieurs nouveaux thèmes seront développés en 2016, indique Dimitri Droit, tels que la maîtrise des allergènes et la maîtrise de ses fournisseurs.

Après la reprise de l’abattoir par Jean-Paul Bigard

Reconstruire une coopération forte en Alsace

Publié le 06/07/2016

« Nous avons besoin de votre confiance. » C’est le message qu’a martelé Jean-Paul Bastian, vice-président de la Chambre d'agriculture d’Alsace, en ouvrant la réunion d’information de vendredi dernier à Schiltigheim, après l’annonce de la reprise de l’abattoir de Holtzheim par le groupe Bigard.

« Cette réunion est un point d’étape, pour faire le bilan et se projeter dans l’avenir. Nous sommes conscients du séisme financier, de la perte de confiance, de la peur de l’avenir que cette affaire a provoqués. Notre rôle de responsables professionnels est d’être à vos côtés pour gérer ce dossier extrêmement délicat. » Jean-Paul Bastian l’avoue, c’est le dossier le plus compliqué de toute sa carrière. Mais, prévient-il, « le sauvetage de l’abattoir n’est qu’une étape. Nous avons besoin d’unité pour nous en sortir. » Un constat s’impose : le liquidateur judiciaire, Me Weil, a tenu ses engagements. « Tous les animaux livrés jusqu’à aujourd’hui seront payés à J + 10. Les animaux livrés à partir de lundi seront payés par Bigard », précise Jean-Paul Bastian. Il faut maintenant organiser l’avenir. « Nous avons fixé un ordre de priorités. » La première était de continuer à faire fonctionner l’abattoir. Jean-Paul Bastian a remercié les éleveurs qui ont accepté de livrer leurs animaux, les techniciens qui se sont occupés de la collecte. La baisse d’activité a été limitée à 10 %, les ventes se sont poursuivies et les stocks ont été résorbés. « Cela nous a permis de continuer à travailler sur ce dossier. » Le nouveau patron est arrivé La deuxième priorité était de trouver un repreneur. Si plusieurs personnes se sont intéressées au dossier, en particulier Thierry Schweitzer, une seule a déposé une offre, Jean-Paul Bigard. « C’est sans nul doute la reprise de l’abattoir par un grand groupe qui est la solution la plus viable, car il faudra avoir les reins solides financièrement. » Cette affaire a un goût de déjà-vu : le groupe Bigard était partie prenante dans la construction de l’abattoir et, il y a quelques années, il a été approché par Copvial pour un éventuel partenariat. Jean-Paul Bigard a accompagné son offre de reprise à l’euro symbolique d’un engagement de poursuivre l’abattage des porcs et des bovins et d’injecter 15 millions d’euros (M€) dans la modernisation de l’outil. Ses objectifs sont d’abattre 3 000 cochons et 500 bovins par semaine et de rapatrier progressivement ses trois sites de découpe de Strasbourg, Sélestat et Sarrebourg à Holtzheim. « À terme, quand tout sera opérationnel, il devrait y avoir 160 salariés à Holtzheim. » Vu l’onde de choc engendrée par cette affaire, il était difficile de demander aux éleveurs de s’engager par écrit à continuer à approvisionner l’abattoir et Jean-Paul Bigard n’a pas posé cette exigence. « Mais nous nous sommes engagés à ce que les éleveurs jouent le jeu. » L’abattoir est à présent géré par Socopa, filiale du groupe Bigard, et dirigé par le directeur de l’abattoir de Metz, arrivé sur le site la semaine dernière. « Nous allons le rencontrer dans les prochains jours », indique Jean-Paul Bastian. Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, ajoute : « Imaginez-vous s’il n’y avait plus d’abattoir ! Il fallait tout faire pour assurer la pérennité de l’abattoir et garantir l’avenir de la filière, notamment de l’élevage de porcs. Pour qu’une exploitation puisse investir, se développer, installer un jeune, si le marché le permet, il faut offrir des perspectives. » Ces perspectives sont des plus encourageantes : le groupe Bigard est le premier transformateur de viande en France et il détient le plus de labels rouges en viande… Son homologue de la FDSEA du Haut-Rhin, Denis Nass, ajoute : « Nous voulons construire ensemble une filière viande avec des fondations solides. Mais si vous avez des questions plus personnelles, il ne faut pas hésiter à échanger avec vos responsables professionnels, vos comptables, vos banquiers. » « À l’initiative du groupe jeunes, les éleveurs de porcs ont décidé la semaine dernière de faire confiance au groupe Bigard », indique Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. Pour lui, le développement de la filière viande repose sur le maintien d’un outil de proximité. Il a remercié le Comptoir agricole qui a consenti un effort important pour permettre de construire l’avenir. « Nous avons accompagné les difficultés de Copvial il y a sept ans pour permettre à l’élevage alsacien de conserver un outil d’abattage et de développer sa production, rappelle Marc Moser, président du Comptoir agricole. Cela n’a pas suffi et les partenaires de la SCI ont fait un effort considérable pour soutenir cette filière en difficulté. » Un éleveur s’est inquiété du devenir des parts sociales souscrites par les éleveurs auprès de la coopérative Copvial. « Une entreprise ne peut pas rembourser des parts sociales si elle a un capital négatif, explique Jean-Paul Bastian. Depuis lundi, Copvial n’existe plus. Il faudra créer une nouvelle organisation de producteurs et choisir de nouveaux représentants. » La reprise du centre d’allotement de Brumath se pose aussi car on aura besoin d’un tel outil pour bien fonctionner, indique Denis Fend, directeur général de la coopérative. « Cloé est notre future structure aval » La priorité actuelle est de mettre en place une nouvelle organisation pour assurer la collecte et la commercialisation des animaux à Socopa, poursuit Denis Fend. Socopa poursuivra l’abattage de bovins et de porcs sur le site de Holtzheim et achètera les animaux à Cloé qui s’appuiera sur les coopératives de base pour les relations avec les éleveurs. « Concrètement, cela signifie la création d’une section élevage au sein du Comptoir agricole et de la Coopérative agricole de céréales (CAC) et, dans la foulée, l’adhésion des deux coopératives à Cloé », explique Denis Fend. Mais il n’est pas exclu que le Comptoir agricole gère l’activité porc en direct car Cloé, spécialisée dans les bovins, n’a pas de réseau en porcins. Cloé s’occupe du planning des animaux, des annonces, du transport, de l’allotement et des ventes aux abattoirs régionaux, et même au-delà selon les débouchés. Les animaux sont payés à la coopérative régionale (Comptoir agricole ou CAC) qui se charge de la rémunération de ses adhérents. Les coopératives de base s’occupent des techniciens et de l’animation du groupement. Les interlocuteurs des éleveurs seront donc les techniciens des coopératives. « Nous devrons obtenir un agrément de collecteur et un agrément de groupement de producteurs. Mais pour cela, nous devons attendre que la liquidation de la coopérative soit prononcée. » Reste la question des services. « La vente d’aliments humides pour les porcs a déjà été reprise par Lorial. Et nous pouvons assurer la vente de matériel d’élevage », précise Denis Fend. Il faudra aussi veiller à la continuité des prestations vétérinaires, en reprenant l’agrément PSE (Programme sanitaire d’élevage). Le Comptoir agricole propose d’appliquer à l’élevage le même schéma que pour le houblon ou la pomme de terre, en créant une commission élevage où toutes les productions animales seront représentées. Mais attention, prévient Denis Fend, « chaque filière doit assurer son équilibre financier et les comptes seront présentés en toute transparence. » Marc Moser ne le cache pas, les débats étaient assez houleux au sein du conseil d’administration de la coopérative, qu’il s’agisse de l’abandon des créances de la SCI ou du rôle que peut jouer le Comptoir agricole au sein de l’élevage alsacien. « Le schéma lorrain fonctionne bien, nous avons décidé de le copier. » En s’appuyant sur le premier transformateur français de viande, l’union de commercialisation Cloé, le sérieux des coopératives céréalières, l’élevage alsacien a encore de belles années devant lui, estime le président du Comptoir agricole. Le vice-président de la CAC, Jean-Michel Habig, est sur la même longueur d’onde. « Nous sommes prêts à accompagner les éleveurs, dans le Haut-Rhin comme dans le Bas-Rhin. Le projet n’est pas totalement finalisé, il faut encore l’améliorer, en s’inspirant d’une méthodologie qui a fait ses preuves. Un gros travail a été fait pour maintenir l’abattoir, à vous de voir ce que vous voulez en faire. » À l’avenir, prévient Jean-Paul Bastian, il faudra que les éleveurs s’engagent, fassent vivre les organisations de producteurs, représentent les producteurs au sein de Cloé. « Nous allons nous bagarrer jusqu’au bout » « Il y a encore beaucoup de choses à régler, poursuit Franck Sander. Tout au long de l’été, nous continuerons à nous voir, à discuter, pour faire avancer les dossiers et reconstruire l’avenir. » Et bien sûr trouver une solution au problème des créances des éleveurs. Elles seraient de l’ordre de 2 M€, dont la moitié concernerait les producteurs de porcs. « Je comprends que les éleveurs qui ont des impayés importants soient préoccupés. Mais les choses ne sont pas calées. Nous avons un certain nombre d’engagements et nous avons besoin de confiance réciproque », affirme Jean-Paul Bastian. L’ensemble des responsables agricoles se mobilisent pour permettre aux éleveurs concernés de passer le cap. Il faut actionner tous les leviers, les pistes les plus sérieuses étant l’État et la Région. « Le président, Philippe Richert, a dit qu’il ne laissera pas tomber les éleveurs », rappelle Jean-Paul Bastian. Il espère que le Conseil départemental soutiendra lui aussi la filière, même s’il n’a plus la compétence économique. En attendant, un financement transitoire a été négocié avec les banques. Trente producteurs ont des créances importantes, précise-t-il. « Il faudra trouver une solution pour chaque cas. Aucun producteur ne doit être obligé d’arrêter son exploitation à cause de ces impayés. » Pour compléter ce dispositif, la création d’un fonds de solidarité professionnelle est même envisagée. « Je peux comprendre l’inquiétude des éleveurs, dans un contexte où les trésoreries sont au plus mal, ajoute Denis Nass. Mais nous avons réussi à sauvegarder l’abattoir, les éleveurs ont accepté de continuer à livrer et la structuration de la collecte est en cours. Nous allons nous bagarrer jusqu’au bout. » Bruno Colin a fait passer un message : « Nous avons connu une expérience similaire à la vôtre, il y a quelques années en Lorraine, et nous avons trouvé une solution car tout le monde a adhéré au projet. Vous n’y arriverez que si vous partez tous ensemble. Il faut préserver l’unité des éleveurs. »

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