A la une

Publié le 08/09/2016

La conférence de presse consacrée à la rentrée scolaire dans les lycées du Grand Est s’est poursuivie par l’inauguration du pôle d’excellence éducative sur l’eau, une plateforme de 20 000 m2 implantée sur les terres du lycée agricole d’Obernai et opérationnelle depuis janvier 2016.

L’engagement financier de la Région en matière d’éducation est particulièrement palpable au lycée agricole d’Obernai : de 2007 à 2012, un programme d’investissement de près de 40 millions d’euros a permis une restructuration totale du site, avec la création d’un hall d’accueil, d’un bâtiment externat et d’une demi-pension pouvant recevoir 550 élèves, la modernisation et l’extension de l’internat d’une capacité de 330 élèves, la création d’une chaufferie mixte gaz-bois et la restructuration de l’ancien externat qui accueille désormais le CFA et le CFPPA. Le lycée occupe ainsi une superficie de près de 20 000 m2, contre 11 700 m2 avant les travaux. « Une réalisation exemplaire », a souligné Philippe Richert. Le nouveau proviseur, Thierry Girodot, a abondé dans son sens : « Nous bénéficions d’un outil de formation remarquable, avec des conditions de travail extrêmement favorables à la réalisation de nos missions. » L’Eplefpa du Bas-Rhin comprend deux lycées, un CFA et un CFPPA. En cette rentrée scolaire 2016-2017, l’établissement d’Obernai accueille 435 lycéens, 340 apprentis, 18 jeunes intégrés en Dima (Dispositif d’initiation aux métiers en alternance), soit un total de 800 apprenants. Quant à l’établissement d’Erstein, il reçoit 160 lycéens et apprentis. L’Eplefpa du Bas-Rhin offre une palette de formations très diversifiées, général, technologique et professionnel. « Nous préparons aux métiers de l’agriculture, de l’agroéquipement, du monde hippique, de l’eau et de l’environnement, de la commercialisation des produits et des services en milieu rural, a indiqué Thierry Girodot. Avec des formations de niveau V à II et de forts taux de réussite. » Le proviseur a également mentionné l’exploitation agricole, d’une superficie de 64 ha, avec sa houblonnière conduite en agriculture biologique. Le proviseur a remercié la profession agricole, très impliquée dans la vie de l’établissement. Fruit d’une mutualisation pédagogique Une nouvelle étape vient d’être franchie, avec l’inauguration du Pôle d’excellence éducative sur l’eau (P3E). Mis en service en janvier 2016, ce nouveau bâtiment est le fruit d’une mutualisation pédagogique avec le lycée des métiers Paul-Émile Victor d’Obernai. D’une superficie de 629 m2, le P3E comprend une plateforme expérimentale sur l’eau où sont installés 21 pilotes, un laboratoire de géotechnique et d’hydrogéologie, une zone d’analyses chimiques et biologiques, une salle de travaux pratiques, une salle de projets et de supervision, sans oublier les vestiaires, les locaux de stockage, le bureau des enseignants. Un projet de 1,6 million d’euros, intégralement financé par la Région Grand Est. Ce pôle d’excellence, qui a été présenté par les proviseurs des deux établissements, Thierry Girodot pour le lycée agricole et André Adam pour le lycée des métiers, est destiné à accueillir une centaine d’apprenants (élèves, apprentis, étudiants) issus de deux filières, le BTS Gestion et maîtrise de l’eau (Gemeau) du lycée agricole et le bac pro Procédé de la chimie, de l’eau et des papiers cartons du lycée Paul-Émile Victor. L’École nationale du génie de l’eau et de l’environnement a été associée au projet, avec la possibilité de disposer d’une plateforme technique pour la formation de ses élèves ingénieurs. Ouvrir de nouveaux champs de recherche Cet outil n’est pas réservé à la formation, il est ouvert aux professionnels pour leur apporter des réponses, a souligné Max Louette, directeur du service régional formation et développement Grand Est (Draaf). « C’est aussi une passerelle entre deux systèmes éducatifs, celui du ministère de l’Agriculture et celui de l’Éducation nationale. » Il en existe d’autres dans le Grand Est, notamment dans le Haut-Rhin (dans le secteur agroalimentaire), mais aussi en Champagne-Ardenne et en Lorraine. Pour le conseiller régional, Patrick Bastian, « l’Alsace montre l’exemple en créant une filière professionnelle d’excellence sur l’eau qui formera les professionnels de demain et ouvrira de nouveaux champs de recherche. » Franck Sander, président du lycée agricole d’Obernai, a ajouté : « Ce projet montre que la profession agricole est ouverte sur le monde et veut répondre aux nouvelles attentes de la société ». L’eau constituera demain un enjeu géopolitique majeur, a rappelé Patrick Bastian. « L’Alsace étant une région profondément rhénane, avec l’un des plus grands réservoirs d’eau douce d’Europe sous ses pieds, la création d’un tel pôle coule de source ! »

Association des viticulteurs d'Alsace

Les vendanges dès le 12 septembre

Publié le 07/09/2016

Si le millésime 2016 s’annonce prometteur, les viticulteurs alsaciens sont encore prudents du fait des conditions météorologiques. Lors de l’assemblée générale de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA) qui s’est tenue mardi 6 septembre à Colmar, ils ont approuvé les dates d’ouverture des vendanges : le lundi 12 septembre pour le crémant et le jeudi 22 septembre pour l’ensemble de l’appellation.

Outre les maladies du bois et la détection de la cicadelle Scaphoideus titanus, vecteur de la flavescence dorée à Turckheim (lire en encadré), le président de l’Ava, Jérôme Bauer, a rappelé les difficultés auxquelles doivent faire face les professionnels depuis quelques mois. Des difficultés liées aux conditions météorologiques avec, notamment, la pluie du printemps jusqu’à mi-juillet. « Certaines exploitations ont subi de lourdes pertes. Les attaques de mildiou ont été très fortes. Cela nous a amenés à demander une reconnaissance du vignoble en catastrophe naturelle. Non pas pour bénéficier de soutien financier, mais pour ouvrir la possibilité d’achat de raisin par les vignerons récoltants lourdement touchés ». Si la recherche scientifique en matière de protection de la vigne est importante, Jérôme Bauer estime également qu’une partie des solutions doit venir de la base, de la viticulture elle-même, qui détient une véritable expertise du terrain. « Cette approche, différente de la recherche scientifique pure, avec une remontée des savoirs des vignerons, en collaboration étroite avec des méthodes scientifiques, serait un plus au niveau régional », souligne le président de l’Ava qui cite en exemple le projet « Repère » (lire en encadré). Et d’insister. « La viticulture alsacienne ne doit pas rester en attente de solutions toutes faites, clefs en main. Nous devons nous prendre en main. Nous, vignerons, sommes les techniciens qui devons diriger la manœuvre. Pas n’importe comment, mais en suivant une démarche scientifique. Ce travail doit se faire en complément de ce qui se fait actuellement en termes de recherche et de développement. La production doit être pilote des opérations. J’estime que c’est elle la plus légitime. Mais ce travail doit se faire en collaboration étroite avec toutes les forces vives qui possèdent des compétences (Civa, Chambre d'agriculture, IFV, Inra, universités…). Nous avons besoin d’une reconnaissance de nos travaux et d’un accompagnement financier de la région. Il nous faut des réponses et des concrétisations rapides ». « Restons raisonnables » Après trois petites récoltes, les viticulteurs alsaciens fondent tous leurs espoirs sur le millésime 2016. Pour l’heure, les situations dans le vignoble sont assez disparates. L’estimation de récolte (900 000 hl en Alsace tranquilles et 280 000 hl en crémant, soit une hausse qui dépasse les 19 % par rapport à l’an passé), malgré les pertes liées au mildiou et aux maladies du bois est, pour l’heure, plutôt favorable. « Le conseil d’administration de l’Ava a donc décidé de proposer à l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) une augmentation de rendement à 83 hl, moyenne d’exploitation en blancs et en crémant. Le souhait du conseil est de laisser les butoirs des gewurztraminers, pinot gris et riesling à 80 hl. Mais restons raisonnables dans notre demande afin qu’elle soit acceptée par le Crinao et par le comité national de l’Inao. N’allons pas trop loin », a insisté Jérôme Bauer. Il a également prévenu que cette augmentation de rendement ne devait pas être assortie par les entreprises d’une baisse du prix du raisin ou d’une baisse significative du cours des vins en vrac. Un tel cas de figure rendrait compliqué de reproposer une éventuelle augmentation de rendement. Il a évoqué le cas du riesling. « Son rendement maximum possible ne doit plus être traité en mesure conjoncturelle. Il y va du statut de ce cépage en tant que cépage noble et de son prix. Il ne pourra pas être considéré et payé comme tel s’il continue de servir de variable d’ajustement. Que sont 3,5 % en volume au regard d’un risque de ratatinement du prix de 30 % ? », s’interroge Jérôme Bauer. Un peu plus tard, l’assemblée générale a approuvé les conditions de productions proposées par le conseil d’administration de l’Ava, en augmentant, à une large majorité des membres présents l’enrichissement de 1,5 ° (au lieu de 1 °) pour le chasselas, le sylvaner, le pinot blanc, le pinot, l’auxerrois, le muscat et le riesling et de 1 ° (au lieu de 0,5°) pour le pinot gris et le gewurztraminer. Pour les propositions syndicales des prix des raisins, il a été approuvé une augmentation de 4 %, sauf pour le riesling où il a été proposé une hausse de 6 %. Ras-le-bol de l’affaire Albrecht Jérôme Bauer a profité de l’assemblée générale pour évoquer l’affaire Albrecht. L’occasion de pousser un véritable cri de colère. « Je suis très agacé par l’avancée, si toutefois on peut considérer qu’il y ait une avancée, de cette affaire. Depuis 2012, toujours rien de concret. De report en report. On nous a promis début 2016, puis juillet, et maintenant décembre. Je vais vous donner le fond de ma pensée. Le temps passe et j’ai la vague impression que l’on souhaite enterrer cette affaire. Le notable bénéficierait-il d’une quelconque immunité ? Serions-nous traités de la même manière ? La justice serait-elle défaillante ? Des questions qu’il est légitime de se poser. J’en ai ras-le-bol ! Je vous ai promis de porter ce dossier jusqu’au bout et c’est ce que je compte faire. Si nous devons en passer par une action « coup de poing », à la manifestation publique forte ou autre, nous le ferons. J’ai toujours appelé au calme les vignerons lésés. Mais, sans avancées concrètes avant la fin de l’année, peut-être devrons-nous changer de stratégie, et monter le ton. Nous ne laisserons pas tomber tant que la lumière ne sera pas faite sur cette affaire. Nous restons déterminés. Si nous devons muscler notre action, nous le ferons ! J’en appelle donc au bon sens du procureur pour activer les choses et mettre les moyens nécessaires sur ce dossier qui devrait être prioritaire au vu de son ampleur et du nombre de victimes. Rappelons que dans l’affaire Albrecht, la mise en examen concerne les faits de banqueroute, dissimulations, manœuvre frauduleuses, tromperie, et j’en passe, pour 130 entreprises viticoles concernées et 15 millions d’euros (M€) ». Pré-vendanges sur Ammerschwihr, Bergheim et Châtenois Le point principal de l’assemblée générale a concerné l’ouverture des vendanges 2016. Un tour des sous-régions a été effectué. Dans le secteur de Wintzenheim, on constate, par exemple, du stress hydrique sur certains terroirs et une mortalité importante des pieds de vignes, mais également, sur d’autres terroirs, des raisins bien gonflés et juteux. Cette forte disparité est la même du côté de Colmar et de Kaysersberg. La région de Barr a, elle, beaucoup souffert avec un gros déficit qui s’explique par le gel et le mildiou. Le phénomène est encore plus important du côté de Molsheim avec un cumul de gel, de grêle, de brûlure, de mildiou et maintenant de sécheresse. Chacun des représentants des sous-régions a proposé des dates. Et, comme chaque année, Jérôme Bauer en a fait une synthèse. Cette dernière l’a conduit à proposer la date du lundi 12 septembre pour ouvrir les vendanges du crémant. Un vote unanime a suivi. Le débat a été plus important sur la date de vendange pour l’ensemble de l’appellation. Ce sera finalement le jeudi 22 septembre. Mais dès le jour de l’assemblée générale, il y avait déjà des demandes de pré-vendanges. À commencer par les communes d’Ammerschwihr, de Bergheim et de Châtenois. Concernant les vendanges tardives, suite aux dysfonctionnements observés l’an passé, une remise à plat a été effectuée. La procédure à suivre a été rappelée : « Nous vous demandons de faire constater quand vous êtes certains de vous, afin d’éviter de déplacer les agents pour rien. Quoi qu’il en soit, le coût des constats est désormais de 50 € et non plus 50 € pour cinq constats comme avant », annonce le responsable de l’opération, Pierre Heydt-Trimbach.

Conflit sur le prix du lait payé au producteur

Enfin un accord  avec Lactalis !

Publié le 31/08/2016

Mardi 30 août, après une troisième réunion à la préfecture de Laval, un accord a finalement été trouvé entre les producteurs de lait et Lactalis. Retour sur plus d’une semaine de conflit…

À l’issue d’une première réunion entre les représentants des organisations de producteurs et Lactalis, le jeudi 25 août, aucun accord n’avait été trouvé sur une revalorisation du prix. Après un nouvel échange le lendemain, le geste consenti par le groupe laitier était toujours jugé insuffisant par les producteurs. À l’appel de la FNSEA, de JA et de la FNPL, un mot d’ordre national avait donc été lancé pour faire revenir Lactalis à la table des négociations. Avec succès, puisqu’une nouvelle réunion s’est tenue le mardi 30 août à Laval. À l’issue de cette entrevue, un accord a finalement été trouvé entre les producteurs de lait et Emmanuel Besnier, PDG de Lactalis. Le prix fixé est de 290 €/1 000 l en moyenne sur les cinq derniers mois de l’année (contre 257 € initialement proposés par Lactalis au mois d’août). Le prix de base du lait augmentera de 5 €/1 000 l tous les mois (de 280 € en août à 300 € en décembre), pour atteindre un prix moyen de 275 € sur l’année. Cet accord a donc mis fin à la mobilisation. Trouver « un accord juste » Depuis le 22 août, les producteurs de lait bloquaient le siège social du groupe laitier à Laval pour dénoncer la faiblesse des prix qui leur sont proposés : 246 € les 1 000 l, alors que les industriels concurrents paient au minimum 10 € de plus. Après l’échec des négociations entre les organisations de producteurs de lait et leur collecteur Lactalis, dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 août, la déception était vive. La réunion, qui se tenait à Paris sous l’égide du médiateur des relations commerciales Francis Amand, s’était conclue sans accord malgré onze heures de discussions. Face aux représentants du groupe, les représentants des différentes organisations de producteurs n’ont pas pu obtenir la revalorisation escomptée, Lactalis ne consentant pas à dépasser 280 € les 1 000 l. Face à Lactalis qui a accusé la FNSEA d’une « attitude irresponsable » et au médiateur qui « a eu l’impression que les représentants des organisations de producteurs n’étaient pas en capacité de prendre des positions », la FNSEA a dénoncé la posture de l’industriel qui « traduit un mépris envers les producteurs ». Dans un communiqué diffusé le 26 août, le ministre de l'Agriculture a appelé « à la reprise des négociations ». Les producteurs aussi restaient « déterminés à trouver un accord, mais un accord juste », ont rappelé les organisations syndicales, soulignant que « si la France est fière de son groupe leader mondial du lait, celui-ci ne doit pas oublier qu’il s’est construit grâce à des éleveurs qui lui ont fait confiance ». Pour le président de la FNPL, Thierry Roquefeuille, il était indispensable que Lactalis comprenne que « l’avenir de toute une profession et de la filière laitière française est en partie de sa responsabilité ». Car même à 280 €/1 000 l, Lactalis aurait toujours été en dessous d’une bonne partie de ses concurrents comme Laïta (290 €) ou la Laiterie Saint-Père (300 €), un signal négatif envoyé au marché par le leader mondial, quand les coûts de production sont aujourd’hui supérieurs à 300 € les 1 000 l. Et les 15 € de revalorisation finalement annoncés par le groupe au lendemain de la précédente réunion (soit 271 € les 1 000 l) pouvaient presque être vus comme une provocation pour les producteurs. Une nouvelle réunion qui s’est tenue l’après-midi du 26 août en préfecture de Laval n’a pas permis aux deux parties de parvenir à un accord. Sous la menace de lourdes sanctions financières, la manifestation qui bloquait le siège social de Lactalis a en outre été dissoute : les producteurs ont dû évacuer le « rond-point de la honte du lait », où ils étaient installés depuis cinq jours. Le groupe laitier n’est cependant pas parvenu à entamer la détermination des producteurs : « Après la déception du vendredi 26 août, une grosse mobilisation est en préparation dans l’ensemble des régions », avait annoncé le président de la FNSEA, Xavier Beulin, le 28 août. Le mouvement, commun avec la FNPL et Jeunes Agriculteurs, devait faire revenir Lactalis « à la table des négociations avec des propositions décentes ». Car au-delà l’enjeu dépasse la simple négociation conjoncturelle : « Ce combat est fondé et légitime, pas seulement à court terme, mais aussi pour créer, à l’avenir, les conditions d’une relation différente entre les agriculteurs et leurs acheteurs », soulignent les organisations. Un 3e round décisif Le 30 août, lors du 3e round des négociations, un accord a été trouvé entre les organisations de producteurs de lait et le groupe Lactalis. Cet accord permettrait, selon la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) d’obtenir un prix moyen annuel de l’ordre de 275 €/1 000 l. Les actions de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs bloquant les sites Lactalis sur toute la France ont donc été arrêtées. « Le prix du lait négocié par le Groupe Lactalis pour les prochains mois est largement supérieur à son environnement économique et à ses principaux concurrents coopératifs, dont la répartition d’activités est proche de la nôtre », a indiqué Michel Nalet, porte-parole de Lactalis dans un communiqué du même jour. Le Premier ministre Manuel Valls a salué de son côté sur Twitter cette « sortie de crise positive pour le secteur laitier ». « Satisfaction que tous les acteurs se soient mobilisés et aient pris leurs responsabilités », a-t-il ajouté. « Je suis fier de cette victoire rendue possible par l’action conjointe et complémentaire du syndicalisme et des organisations de producteurs », se félicite le président de la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL) Thierry Roquefeuil dans un communiqué conjoint de la FNPL, de la FNSEA et des JA. Cet accord « fait mentir la morale de La Fontaine ! Le plus fort, le groupe Lactalis, a été contraint de lâcher », estiment les trois syndicats. Et Thierry Roquefeuil de nuancer : cet accord « ne va pas à lui seul répondre à la crise laitière qui perdure. La responsabilité des autres entreprises laitières est évidemment engagée ».

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