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Conseil départemental des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin

Betteraves à sucre : des opportunités existent

Publié le 07/10/2016

À quelques mois de la fin des quotas sucriers, les Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin ont organisé, en collaboration avec la sucrerie Cristal Union d’Erstein, une après-midi technique à la sucrerie le lundi 3 octobre, réunion suivie d’un conseil départemental. Une excellente occasion d’évoquer les sujets d’actualité et les perspectives qu’offre la filière betteraves avec René Schotter, vice-président de Cristal Union et président du site d’Erstein, et Laurent Rudloff, responsable betteravier.

C’est en pleine campagne betteravière que la trentaine de Jeunes Agriculteurs présents ont pu découvrir les coulisses de la sucrerie d’Erstein à travers une visite du site. Si la sucrerie date d’un peu plus de 120 ans, la vieille dame n’a pourtant pas perdu de son panache ! Grâce à la dynamique du groupe coopératif Cristal Union, elle ne cesse de se réinventer tant sur le plan commercial avec l’introduction de nouveaux packagings par exemple, que sur le plan de la performance et de la qualité pour répondre au mieux à la demande des clients. Ainsi, dans le cadre du plan d’amélioration de la performance et de réduction des coûts lancé par Cristal Union pour améliorer ses pratiques et optimiser les coûts, le site a remis « l’humain au cœur des préoccupations », comme se plaît à l’expliquer Laurent Rudloff, responsable agro-betteravier. Des groupes de réflexion sur différentes thématiques de fonctionnement interne ont ainsi été proposés aux salariés du site. L’Union : la force du groupe C’est bien connu, l’union fait la force et c’est ce qu’a mis en pratique la sucrerie d’Erstein en 2006 en se rapprochant du groupe Cristal Union. Toutefois, la fusion avec ce groupe n’a entamé en rien l’identité du site d’Erstein qui a été préservé en tant que tel. « Nous étions sur un marché de niche et étions très petits. Nous avions notre propre marque, avec son propre secteur commercial. Il n’y avait pas de raisons de nous faire disparaître », commente le président de la sucrerie d’Erstein, René Schotter. Cristal Union réunit ainsi 10 sucreries sur toute la France et représente 1,7 milliard de chiffre d’affaires pour 150 000 hectares. Si la betterave est le cœur de la coopérative, le groupe produit du sucre mais aussi de l’alcool et du bioéthanol. Une aubaine pour Thomas Gillig, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin. « C’est important d’avoir un groupe avec de vraies diversités dans ses produits. C’est ce raisonnement en globalité qui permet de pérenniser la filière », commente-t-il. Par ailleurs, le groupe est présent sur la scène internationale. Il achète et vend du sucre dans 60 pays, grâce à un réseau commercial fort, tant en Europe qu’au niveau mondial. « Le groupe est en bonne santé financière. On a décidé d’épargner les bonnes années pour réinjecter l’argent au moment où le besoin s’en fait sentir. C’est une vraie force de faire ça ! On a vraiment un outil qui sait lisser les prix », explique Julien Koegler, secrétaire général des JA 67 et administrateur stagiaire JA de la sucrerie d’Erstein. Si le groupe est présent sur la scène internationale, René Schotter l’assure, l’agriculteur reste au cœur de ses préoccupations : « La première question qu’on se pose avant d’investir à l’étranger c’est de savoir si ça va rapporter aux planteurs ». Cette préoccupation est portée par le conseil d’administration de Cristal Union, en lien avec le conseil de section d’Erstein. « La responsabilité des élus est importante et pèse beaucoup au niveau des décisions. Le groupe est une coopérative et l’investissement des élus est de la première importance », insiste René Schotter. Pour ce dernier, il est primordial que les décisions puissent continuer à être prises par les planteurs eux-mêmes. Faisant appel à la relève, il insiste sur la priorité de s’investir de manière professionnelle et assidue car « l’apprentissage demande du temps ». Perspectives « L’année 2016 a été compliquée pour toutes les cultures y compris pour la betterave alors que les perspectives au printemps étaient bonnes. La sécheresse a impacté les rendements. C’est une année très variable », explique Laurent Rudloff. Cependant, le groupe s’accorde à voir bien plus loin, en anticipant l’avenir. « Le groupe Cristal Union s’est préparé à l’après-quotas et a développé ses ventes. Nous savons où nous allons en termes de vente de sucre », ajoute-t-il. Ainsi, le groupe Cristal Union est en plein développement en termes de surfaces. Aujourd’hui, le conseil de section a décidé d’ouvrir l’intégration de nouveaux planteurs. Sur les dix dernières années, c’est 200 nouveaux planteurs qui ont intégré le site, soit plus d’un sur trois. Par ailleurs, pour 2017, le droit d’entrée pour tout nouvel adhérent a été réduit. « Il y a de la place en Alsace pour faire de la betterave sans que ça porte préjudice aux autres filières », commente Laurent Rudloff, tout en présentant les atouts de cette culture : un accompagnement technique proposé par la sucrerie, un accès aux coproduits (pulpes et écumes), pas d’investissements à prévoir. « Nous avons les contrats, nous avons les marchés, mais sans les planteurs rien n’est possible ! », lance le président du site d’Erstein en conclusion.

Publié le 05/10/2016

Depuis 2015, la Mutualité sociale agricole a déployé une série de mesures pour accompagner les agriculteurs en général et les plus fragiles en particulier. En Alsace, à la crise agricole s’ajoute le dossier Copvial, qui porte préjudice à la fois aux agriculteurs créanciers et aux salariés licenciés. Là aussi la MSA est présente, comme l’explique David Herrscher, président de la MSA d’Alsace.

EAV/PHR : Depuis l’été 2015 et le début de la crise agricole, quelles ont été les mesures mises en œuvre par la Mutualité sociale agricole ? : David Herrscher : En tout, 500 000 € ont été fléchés vers les agriculteurs en difficulté, dont 180 000 € prélevés dans le budget dédié aux actions sociales et sanitaires. Ces fonds ont bénéficié à 143 agriculteurs qui ont été identifiés en commission, de manière parfaitement anonyme et sur la base de critères économiques tels que le bilan, le compte de résultat, mais aussi la déclaration fiscale. En effet, cette aide reste une prestation sociale et familiale, et comme nos enveloppes sont plutôt en baisse, il était primordial de flécher ces aides vers les familles les plus en difficulté, donc considérer l’ensemble des revenus des foyers. Nous avons mené des actions de communication pour informer les exploitants agricoles de la possibilité qui leur était donnée d’échelonner le paiement des cotisations sociales. Une incitation qui a porté ses fruits puisque de 2014 à 2015 nous avons enregistré une hausse de 30 % des échéanciers de paiement. Nous avons également mis en œuvre les mesures prises au niveau national, c’est-à-dire appliqué le calcul des cotisations sur l’année n-1 pour les agriculteurs dégageant un revenu inférieur à 4 184 € et qui en ont fait la demande, ce qui a représenté quelque 650 dossiers en Alsace. Mises bout à bout, ces mesures ont représenté 15 M€ de baisse de cotisation en Alsace, soit 15 M€ qui sont restés dans la trésorerie des exploitations agricoles alsaciennes. Au-delà des mesures économiques, nous avons aussi rapidement créé une Commission filières. Paritaire, elle comprend des salariés, des employeurs et des exploitants agricoles. Sa mission est d’intervenir en amont des situations problématiques. Nous avons rencontré des acteurs du monde agricole (Copvial, Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), Comptoir agricole, Coopérative agricole de céréales) pour discuter avec eux, mettre du liant, présenter ce que nous pouvons faire dans le cadre de cette commission. Nous avons par exemple proposé d’organiser des réunions d’information pour apprendre aux salariés de ces structures à réagir à bon escient face à des personnes en difficulté. Ce sera d’ailleurs aussi le thème d’un colloque que nous organisons le 15 novembre avec Vivea et qui s’adresse aux salariés de la CAA, des Centres de gestion, du Contrôle laitier… EAV/PHR : Malheureusement la situation s’est encore aggravée en 2016… DH : Oui, et personne ne pouvait le prévoir. Alors qu’en 2015, nous avions déjà instauré une baisse de trois points des cotisations sociales sur la branche famille pour les employeurs et les chefs d’exploitation sous certaines conditions, nous avons mis en œuvre dès le second appel à cotisation de 2016, soit vers le 15 mai, la mesure nationale de baisse de sept points des cotisations sociales ainsi que de baisse de l’assiette minimale de cotisation pour tous les exploitants agricoles. La mesure de calcul des cotisations sur l’année n-1 a été reconduite, avec cette fois un revenu maximal d’éligibilité de 4 248 € pour un nombre de bénéficiaires à peu près identique. Il est aussi possible d’étaler le paiement des cotisations sociales. Nous ne refusons aucun dossier. Néanmoins, bien que la situation économique s’aggrave et que s’y ajoute le dossier Copvial, notre enveloppe dédiée à la prise en charge des cotisations des agriculteurs en difficulté est en baisse. Nous avons procédé à des demandes de rallonge auprès du ministère de l’Agriculture qui ont pour l’instant été refusées. Mais nous allons réitérer notre demande en insistant sur les traces que laisse le dossier Copvial chez certains éleveurs, puisqu’il y a 3 M€ de créances auprès des éleveurs, certains étant plus touchés que d’autres. Avec 120 dossiers de prise en charge des cotisations des agriculteurs les plus en difficulté, notre enveloppe actuelle est quasiment entièrement consommée. Néanmoins, les agriculteurs qui rencontrent des difficultés doivent continuer à se faire connaître auprès de nos services parce que nous aurons sans doute de nouveaux crédits l’an prochain. Pour cela, ils doivent en discuter avec leur comptable, qui connaît les critères d’éligibilité à la prise en charge des cotisations sociales. Enfin, nous incitons les agriculteurs à faire des simulations ou à nous appeler afin de déterminer s’ils peuvent prétendre à la prime d’activité, qui s’élève en moyenne à 200 €/mois. EAV/PHR : Vous avez aussi mis en place des mesures d’accompagnement social. Quelles sont-elles ? DH : Oui, nous sommes passés de cinq à six conseillères sociales pour répondre à la demande qui est croissante. Elles ont beaucoup de travail sur le terrain, auprès des exploitants agricoles, mais aussi des salariés, en lien avec le plan de licenciement lié au dossier Copvial qui concerne quelque 70 personnes. Nous sommes habilités à accompagner l’ensemble de ces salariés, notamment afin de vérifier qu’ils jouissent de l’intégralité de leurs droits sociaux. Pour faciliter la prise de contact avec nos conseillères sociales, nous avons créé une cellule filières en crise que les agriculteurs alsaciens peuvent contacter au 03 89 20 79 27 ou à filieresencrise2015@alsace.msa.fr. Les personnes en recherche d’emploi peuvent aussi s’inscrire auprès de notre entreprise d’insertion par le travail, Germa. Et puis nous sommes en train de mettre sur pied un réseau de psychologues. Les premières séances de consultation pourraient être prises en charge grâce au fonds d’action sanitaire et sociale pour les agriculteurs en difficulté qui en font la demande au 03 89 20 79 27 ou à filieresencrise2015@alsace.msa.fr. En outre, notre objectif est de co-construire, avec la CAA, une cellule Réagir, à l’instar des autres départements de notre grande région. La MSA milite pour la création de cette structure depuis six ans, car elle permettra de détecter les situations les plus fragiles et d’apporter un accompagnement plus personnalisé aux agriculteurs. Si le Conseil régional débloque des crédits, il est impératif qu’ils soient investis dans de nouvelles mesures. La MSA a déjà indiqué depuis longtemps qu’elle mettrait à la disposition de cette structure les collaborateurs les plus utiles à titre gracieux, car elle considère qu’une telle action relève de sa mission de service public. EAV/PHR : Vous avez été directement concernés par le dossier Copvial. Comment l’avez-vous géré ? DH : Nous avons soutenu ce dossier pendant plus d’un an, et nous en regrettons la conclusion sur le plan social. Comme nous étions un des plus gros créanciers de Copvial, nous avions demandé et obtenu le statut de créancier contrôleur, ce qui nous a permis de nous exprimer à l’audience. Jusqu’au bout nous avons défendu les éleveurs, demandé une prise en charge et un dédommagement… EAV/PHR : Selon vous, que faudrait-il faire pour sortir durablement de la crise ? DH : La MSA se bat au niveau national pour que soient mis en place des dispositifs permettant de placer l’argent gagné les bonnes années sans pour autant payer forcément plus d’impôts et de cotisations sociales. Cela permettrait aux agriculteurs d’affronter des années plus difficiles, sans que l’État ait forcément à mettre en œuvre des aides. Dans le même ordre d’idées, il serait intéressant de pouvoir déplafonner les points de cotisation retraite, car cotiser un maximum les bonnes années pourrait permettre de rattraper les cotisations moindres des mauvaises années. Mais ce sont des mesures difficiles à obtenir. En attendant, plusieurs curseurs sont au vert : le rendement du maïs s’annonce la plupart du temps satisfaisant, le prix du lait est orienté à la hausse tout comme celui du porc, le millésime s’annonce bon. Par contre, le prix de la viande reste une source d’inquiétude.

Publié le 03/10/2016

Opération de communication réussie pour les responsables tabacoles alsaciens, lundi dernier à Weyersheim. L’objectif était de montrer les atouts d’une filière qui a le vent en poupe et qui veut installer de nouveaux planteurs.

La coopérative Tabac et Feuilles de France (CT2F) a lancé une campagne de communication pour séduire de nouveaux planteurs. « Elle se déroule en plusieurs phases », explique Olivier Riedinger, directeur de la coopérative CT2F. Tout a commencé par l’envoi à 1 800 agriculteurs sélectionnés dans 26 départements (la coopérative en couvre 61) d’un flyer sur le thème « Cette production sera-t-elle la vôtre demain ? », avec un accès personnalisé au nouveau site internet. Dans les prochains jours, une brochure présentant la CT2F sera envoyée aux prescripteurs de l’agriculture, afin qu’ils soient en mesure de conseiller les agriculteurs lors d’une installation ou d’une diversification. Cette campagne de communication se poursuivra par l’envoi d’un dossier de presse aux journaux agricoles, précise Olivier Riedinger. La mise en ligne du site internet CT2F constituera la quatrième phase de ce plan. En Alsace, où les surfaces tabacoles sont en retrait, une autre stratégie s’imposait. Aussi Olivier Riedinger et les les trois techniciens, Philippe Sigrist, Thierry Bonet et Thomas Lux, ont-ils décidé, avec le soutien du président Rémy Losser, de monter une opération d’envergure sur la ferme du Kestlerhof à Weyersheim, lundi 26 septembre. Cette après-midi s’est déroulée en plusieurs temps : après les prescripteurs de l’agriculture alsacienne, la coopérative a accueilli les jeunes agriculteurs et les responsables des organisations professionnelles agricoles. À la fin, les adhérents se sont joints à eux en début de soirée. Le tabac fait partie depuis toujours du paysage agricole alsacien. Mais peu de gens savent qu’il a opéré une mutation en profondeur ces dernières années, a souligné Rémy Losser. Avec la mécanisation de la récolte, la culture du tabac s’est profondément modernisée, même si, précise-t-il, la récolte manuelle est toujours pratiquée dans certaines exploitations. Objectif : gagner en compétitivité Du côté des structures aussi le paysage a changé : après s’être restructurée en profondeur, Alsatabac s’est alliée à Nord et Loire Tabac pour former la CT2F et la fusion avec Poitou Tabac devrait être officialisée lors des assemblées générales de fin d’année. À la clé, un président et un directeur communs, un service administratif centralisé à Schiltigheim, et des frais généraux à la baisse. « Nous avons réussi, en anticipant, à optimiser nos structures dans un contexte de baisse des surfaces. » Mais surtout, le fait d’avoir réuni les trois services a créé une nouvelle dynamique, grâce aux échanges d’expériences des techniciens de terrain. Le meilleur exemple, souligne Rémy Losser, est celui de l’irrigation au goutte-à-goutte jetable expérimentée depuis deux ans en Alsace, mais couramment pratiquée plus à l’ouest. Mais d’autres expériences pourraient intéresser de nouveaux planteurs, comme le tabac à faible teneur en résidus, et même le tabac bio. La CT2F réalise un chiffre d’affaires de 16 M€. C’est une coopérative qui a les reins solides : « Nous avons consolidé notre situation financière, avec des fonds propres de 6,50 M€, explique Rémy Losser. Il y a quelques années, on ne donnait pas cher de notre filière, avec la fin des soutiens directs européens. Nous avons anticipé, par une amélioration de notre productivité et une adaptation de notre production aux besoins du marché. Aujourd’hui, nous ne percevons plus aucune aide couplée. » « Le tabac à chicha français est vraiment très prisé » C’est donc du côté des marchés qu’il faut se tourner pour expliquer le dynamisme de la filière tabacole. Seule une petite partie de la production est désormais écoulée auprès des grands industriels comme tabac de remplissage, explique Rémy Losser. Environ 15 à 20 %, précise-t-il. « Près de 70 % de notre virginie est commercialisé comme tabac à chicha, annonce Rémy Losser. Le tabac français est vraiment très recherché au Moyen Orient. Nous nous sommes engouffrés dans cette brèche. » De nouveaux clients viennent régulièrement frapper aux portes de France Tabac. « Cela nous a permis de faire monter le prix commercial qui a quasiment triplé en cinq ans. » La création d’une marque pour valoriser la qualité du tabac français est d’ailleurs envisagée. Comme à son habitude, Rémy Losser a fait preuve d’une grande transparence : « Notre tabac correspond parfaitement à la demande… pour l’instant. Mis à part l’Allemagne, les autres pays n’arrivent pas à produire un tabac de cette qualité. Mais pour combien de temps ? » C’est pourquoi d’autres pistes sont explorées, comme les tabacs spécifiques à faibles résidus. « Un opérateur veut même lancer une cigarette bio. » Des débouchés à forte valeur ajoutée s’ouvrent donc pour la filière. « Mais pour y accéder, il faut être dans les clous, niveau prix. » L’effort de productivité doit donc se poursuivre sur tous les plans. France Tabac s’est fortement investie pour maintenir la recherche, l’expérimentation, la production de semences - elles aussi en pleine restructuration -, afin de proposer des variétés plus productives, moins sensibles aux maladies (mildiou notamment), et continuer à lutter contre des fléaux comme la verse ou l’orobanche. Dans les exploitations, des investissements sans précédent ont été consentis pour moderniser les ateliers. « Au cours des dix dernières années, les planteurs ont investi entre 30 et 35 M€ dans la récolte du virginie. » Rémy Losser conclut : « Avoir une perspective de débouchés et de prix à court et moyen terme, c’est encourageant. Il y a donc une place pour de jeunes producteurs. »

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