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Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin

« Ne pas baisser les bras »

Publié le 16/11/2016

Comme chaque année, la FDSEA ira à la rencontre de ses adhérents lors de la tournée cantonale, ces prochaines semaines. Après une année agricole difficile, ces réunions seront l’occasion de faire un bilan de la situation agricole et d’évoquer les perspectives d’avenir. À la veille de ces réunions, nous faisons le point avec le président de la FDSEA, Franck Sander.

À l’approche de la fin de l’année, quel bilan faites-vous de la campagne agricole 2016 ? Franck Sander. De mémoire d’agriculteur, jamais par le passé nous n’avions été confrontés à une conjoncture accumulant autant de facteurs négatifs : prix bas dans quasiment toutes les filières, rendements en net recul en raison de l’excès d’eau, puis du manque de précipitations, et pour couronner le tout, des retards inacceptables dans le paiement des aides Pac et des MAE 2015. Nous sommes fin 2016 et toutes les aides 2015 ne sont pas encore payées, c’est intolérable ! Tout cela fait que les trésoreries de nos exploitations sont dans le rouge. Les agriculteurs sont des chefs d’entreprise qui savent que les marchés peuvent fluctuer et que leur activité est dépendante de la météo. C’est pour cela que nous demandons plus de régulation, une amélioration du système assurantiel (comme l’abaissement de la franchise à 20 %) et plus généralement un vrai dispositif de gestion des risques. Nous savons que nous ne pouvons pas tout attendre de l’État, mais au moins qu’il ne nous enfonce pas plus quand ça va mal. À ce titre, l’amateurisme du ministère de l’Agriculture dans la gestion de la Pac ou encore l’approche dogmatique du ministère de l’Environnement sur le dossier phytosanitaire montrent à quel point notre administration et certains hommes politiques sont déconnectés de la réalité. Enfin, 2016 a marqué par le dépôt de bilan de Copvial et ses conséquences pour les éleveurs. Grâce à la mobilisation de la profession, des solutions sont aujourd’hui en voie de se dessiner pour régler au mieux le problème des impayés. Dans ce contexte difficile, de quels leviers dispose la FDSEA pour faire évoluer les choses ? FS. Dans un environnement économique de plus en plus mondialisé et des finances publiques de plus en plus dégradées, il n’y a pas de remèdes miracles. Nous nous battons pour que l’État et, plus généralement, tous les échelons décisionnels sachent à nouveau fixer les vraies priorités, bref remettent du bon sens au cœur de leurs décisions. L’action de la FDSEA s’inscrit à la fois dans le court terme pour répondre aux préoccupations urgentes des agriculteurs et dans le long terme pour faire évoluer sur le fond tous ces dossiers. L’année blanche est un exemple concret de ce que nous avons obtenu pour améliorer la trésorerie des exploitations. Grâce à la participation de la Région Grand Est, cette mesure est encore améliorée. Je voudrais saluer ici l’effort exceptionnel de la Région qui vient de débloquer une enveloppe de 5 M€ en faveur de l’agriculture après avoir déjà rallongé l’enveloppe destinée au Plan bâtiment. Nous avons aussi obtenu un dégrèvement généralisé de 30 % de la taxe foncière sur le non-bâti. Même s’il est parfois compliqué de le récupérer auprès de tous les propriétaires, ce dégrèvement représente plusieurs millions d’euros pour notre département. Parmi les actions à long terme, je citerai l’étiquetage obligatoire de l’origine des matières premières dans les produits transformés ou encore le travail de fond sur le consommer local. À force de persévérer, un changement de comportement est en train de s’opérer chez le consommateur en faveur des produits locaux. Autre combat sur le long terme, l’utilisation des produits phytosanitaires et plus généralement la protection des plantes. Une nouvelle fois, grâce à la mobilisation du réseau FNSEA, nous avons pu éviter la mise en place de zones de non-traitement qui se serait traduite par une perte de milliers d’hectares de production dans le département. Sur ce dernier sujet, nous continuons à être vigilants, car à l’évidence il va être remis sur la table. Quelles perspectives voyez-vous pour 2017 ? Est-ce que les marchés vont s’améliorer ? FS. Il n’est pas possible de répondre avec certitude à cette question car les équilibres de marché tiennent souvent à peu de chose. En 2016, le sort s’est acharné et nous avons cumulé mauvais rendements et mauvais prix, tant en grandes cultures qu’en élevage, avec une qualité des fourrages dégradée. Toutefois, de nombreux experts s’accordent à dire que pour le lait par exemple qui a connu une année 2016 très difficile, le fond a été atteint. La valorisation de certains produits laitiers s’améliore nettement. J’espère que cela se traduira rapidement dans le prix payé au producteur. Il ne faut pas non plus tout attendre des marchés. Notre capacité à nous adapter à la demande est essentielle. La filière tabac, par exemple, après avoir connu un déclin des surfaces, retrouve une vraie dynamique aujourd’hui et est à la recherche de nouveaux planteurs. D’autres filières cherchent à se développer, comme la betterave, le maïs semences ou encore l’élevage porcin. Je tirerais deux leçons de cela : d’abord que les choses évoluent. Lorsqu’une production est malmenée à un moment donné, cela ne veut pas dire qu’elle n’a plus d’avenir. Ensuite qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Plus une exploitation est diversifiée, meilleure sera sa capacité de résilience. Enfin, il me paraît important de rappeler aussi aux entreprises qui transforment nos produits, aux groupes de distribution qui les commercialisent et aux consommateurs qui les achètent la nécessité d’intégrer une fois pour toutes le coût de revient de production. On ne peut pas continuer d’exiger des agriculteurs qu’ils travaillent à perte. Il est nécessaire qu’un vrai changement d’état d’esprit s’opère. L’agriculteur ne doit plus être la variable d’ajustement. Quels seront les sujets que vous aborderez lors de vos réunions cantonales ? FS. Les réunions cantonales seront pour nous l’occasion d’aborder avec les adhérents les principaux sujets agricoles d’actualité. Nous ferons notamment un point sur le paiement des aides Pac 2015 et 2016. Avec les retards pris par l’administration, il est en effet difficile pour les agriculteurs de s’y retrouver. Nous expliquerons aussi le mode de calcul de la taxe foncière sur les propriétés non bâties et le dégrèvement de 30 % obtenu. Compte tenu de l’enjeu de la protection phytosanitaire, particulièrement après l’année que nous venons de vivre, nous aborderons également cette question lors de ces réunions. Enfin, et j’aurais peut-être dû commencer par-là, nous serons aussi à l’écoute de nos adhérents. La force de la FDSEA est son réseau cantonal et communal. Ces réunions sont pour nous un moment privilégié pour échanger sur les projets et les solutions à mettre en œuvre pour permettre aux agriculteurs de vivre et faire avancer leur entreprise.

Publié le 14/11/2016

L’heure était à la fête, au rassemblement et aux remerciements, lors de la célébration des 40 ans du crémant, historiquement « l’une des plus belles aventures du vignoble alsacien », avec aujourd’hui 35 millions de cols. L’objectif des 40 millions est raisonnablement envisageable.

530 metteurs en marché, 27 % de la surface du vignoble, 35 millions de cols vendus en 2015 : il n’aura pas fallu plus de 40 ans pour que le crémant d’Alsace s’impose dans l’univers des vins d’Alsace. L’occasion pour toute la famille professionnelle réunie, et ses partenaires, de fêter l’événement comme il se doit, dans une certaine euphorie, sous l’œil averti de journalistes nationaux, de représentants politiques, et en présence des deux Miss France, Lætitia Bléger et Delphine Wespiser. Dégustations de cuvées prestiges anniversaires, repas de presse, lâcher de ballons, visite et dégustation de la cave Dopff au Moulin - l’opérateur historique qui n’a jamais cessé son élaboration en vins effervescents depuis 1900 -, cette journée du 4 novembre s’est conclue par une célébration d’anniversaire au Paradis des sources de Soultzmatt en présence de 500 convives. « Le crémant a bousculé les habitudes du vin d’Alsace en général, et son économie. Il a rajeuni les vins tranquilles, dynamisé la région. C’est l’une des plus belles aventures du vignoble alsacien, et aussi faut-il le rappeler, pour le revenu du vigneron », estime Pierre Hussherr, directeur honoraire de la cave d’Eguisheim-Wolfberger. Une success-story qui doit, selon lui, « interpeller les acteurs du vignoble », « leur suggérer un effort de réflexion et d’innovation, pour provoquer une nouvelle aventure valorisante, avec un nouveau produit pour les 40 ans à venir ». Une méthode (politique) champenoise Si l’histoire de l’appellation des crémants d’Alsace commence officiellement un certain 24 août 1976, par un décret signé de Jacques Chirac, alors Premier ministre, il faut remonter très tôt, vers 1900, « pendant l’occupation allemande » pour trouver des mousseux élaborés sur la base de vins alsaciens. Au tout début des années 1970, Pierre Hussherr, assisté de son président de la cave d’Eguisheim, Xavier Ehrhart, et de son œnologue, Roland Guth, cherchent une nouvelle voie de valorisation, autre que l’edelzwicker, pour les pinots blancs. Il demande à la cave de Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l’Allier de champagniser quelques bouteilles de pinot blanc. « Un an après, nous avons pris la décision d’élaborer des essais - secrets - à Eguisheim. Nous étions suivis par le syndicat des restaurateurs lorrains. Notre produit amélioré a été apprécié. Mais encore fallait-il le faire connaître », raconte Pierre Hussherr, qui reconnaît avoir en quelque sorte forcé le destin de ce mousseux qui au départ n’avait pas d’existence réglementaire : « Des débuts difficiles et dangereux » Le comité du syndicat des producteurs de mousseux d’Alsace est créé le 7 novembre 1974, avec Jean-Jacques Wagner, Pierre-Étienne Dopff, René et Charles Sparr, feus Pierre Dopff, Xavier Ehrhart, Ernest Dauer (cave de Westhalten). Lequel comité s’accorde sur l’élaboration en méthode champenoise rebaptisée ensuite méthode traditionnelle. Et c’est en accord avec le SGV et le CIVC de Champagne, que ces nouveaux vins alsaciens pourront s’appeler crémant, une dénomination relative aux champagnes basse pression, dits crémeux. Dans un contexte où « l’Inao avait été sensibilisé à certaines visées de la viticulture allemande, qui avait pour ambition d’amener ses sekts au même niveau que l’image du champagne », rappelle Pierre Hussherr. L’arrivée du crémant, une nouvelle strate en guise de rempart, « a permis au champagne de se situer au-dessus de la mêlée et de rester un produit représentatif du luxe à la française, d’un certain art de vivre ». En phase de maturité Mais, « il faut reconnaître que cette image du champagne a profité aux différents crémants français ». « Dans une telle démarche novatrice, l’union sainte de la profession sur les plans régional et national a été un élément déterminant pour la connaissance et la reconnaissance de ce nouveau produit », estime encore Pierre Hussherr. Autre raison du succès selon lui : « La politique de marque entreprise à l’identique de la Champagne ». Mais aujourd’hui le crémant, avec ses 35 millions de cols, « est en phase de maturité, or un produit quel qu’il soit a une vie ». Pierre Hussherr appelle à « tout entreprendre pour qu’il reste dans cette phase, par l’amélioration qualitative, la diversification, et se donner la possibilité de le relancer continuellement ». Depuis le décret de 1976, les règles d’élaboration sont allées dans le sens de l’amélioration qualitative, avec en 2002 l’agrément des centres de pressurage, de manière à mieux respecter l’intégrité des raisins avant pressurage, et éviter tout développement microbien préliminaire, précise le directeur du syndicat, Olivier Sohler. Et avec, le 28 octobre 2013, une modification du cahier des charges visant à allonger la durée d’élevage sur lattes de 9 à 12 mois. Enfin dernièrement, en août 2016, la hauteur de raisins maximale pour leur transport avant pressurage a été diminuée, toujours dans ce même souci de préserver l’intégrité des baies. « Nous respecter comme le crémant respecte le champagne » Cependant, la réussite du crémant d’Alsace, et plus généralement des crémants de France, aiguise les appétits envieux. Le terme crémant a définitivement été protégé en 1992 au niveau européen, dans l’affaire dite Cordorniù, rappelle Olivier Sohler. Au niveau intérieur aussi, la fédération conteste l’attribution par l’Inao à certaines IGP de la possibilité d’élaborer des mousseux en méthodes traditionnelles ou en cuve close. Pour Jacques Cattin et Olivier Sohler, il faut faire en sorte que le consommateur sache ce qu’il achète. « Nous avions fait une Procédure nationale d’opposition (PNO) à l’Inao, qui ne nous a pas entendus, et nous en sommes au Conseil d’État. » « Je dis : il faut respecter le crémant, comme le crémant respecte le champagne », résume Jacques Cattin. Et ce d’autant que les producteurs de crémants ne font pas de protectionnisme syndical, preuve en est l’intégration récente de la Savoie dans le giron des appellations productrices de crémants. C’est que la concurrence dans ce créneau de gamme des effervescents, juste en-dessous du champagne, est âpre. Mais en affichant l’objectif de 40 millions de cols, Olivier Sohler et Jacques Cattin ont de bonnes raisons d’envisager l’avenir sereinement, avec des pays importateurs qui disposent de bonnes marges de progression comme le Canada ou les États-Unis : « Quand c’est de l’export lointain, le crémant d’Alsace est en général joint à une commande en vins tranquilles, donc notre objectif est de faire en sorte que le crémant soit acheté par rapport à la typicité qu’il représente. Et le consommateur américain commence à le comprendre, à travers la méthodologie de production qualitative insufflée par notre cahier des charges. » C’est donc sur cette note optimiste que Jacques Cattin achève son second mandat de président des producteurs élaborateurs de crémant d’Alsace, dans une ambiance « sereine et conviviale », malgré « la complexité des décisions à prendre ». Deux mandats qui ont été marqués par les modifications qualitatives du cahier des charges, la recherche de valorisation des productions par les cuvées fer de lance Émotion, et les partenariats fructueux avec les rallyes WRC.

Publié le 07/11/2016

La session nationale de Jeunes Agriculteurs s’est tenue du 2 au 4 novembre à Sainte-Croix-en-Plaine. Plus de 40 responsables syndicaux étaient présents pour réfléchir aux contours de la prochaine Politique agricole commune. L’occasion de se pencher à la fois sur des outils de répartition de ces aides, mais surtout sur la vision à long terme de l’agriculture que le syndicat souhaite défendre.

« La Politique agricole commune 2015 à l’échelle européenne, si je voulais être un peu mordant, ressemble presque déjà à un champ de ruines, du moins dans ce qu’elle avait de « commun ». Nous avons l’impression qu’elle est aujourd’hui davantage une somme d’intérêts nationaux ou sectoriels. Nous devons nous doter d’une stratégie commune européenne pour l’agriculture. L’exercice de simplification engagé par le commissaire à l’Agriculture, Phil Hogan, en est un bon exemple : chacun y va de « sa » simplification, ce qui aboutit à encore plus de subsidiarité : chacun fait un peu ce qu’il veut… Je ne dis pas qu’il faille renier les spécificités des territoires, des productions, je dis qu’il n’y a plus de stratégie commune européenne pour l’agriculture. Or, nous ne voulons plus d’une Pac pansement qui remplace les politiques sociales ou qui engraisse les grands propriétaires. Nous voulons d’une Pac qui se donne pour priorité le renouvellement des générations », explique Jérémy Decerle, président de Jeunes Agriculteurs. Des propositions Parmi les propositions concrètes, les responsables syndicaux ont affirmé plusieurs chantiers prioritaires. La priorité n° 1 est que la Pac puisse répondre aux enjeux de l’emploi et du renouvellement des générations en agriculture sur des exploitations de type familial, viables, vivables et transmissibles. Pour cela, le syndicat demande la mise en place d’une définition contraignante de l’agriculteur actif au niveau européen, pour un meilleur ciblage des aides. Cette définition doit être basée sur des critères de revenu, de temps de travail et exclure les personnes percevant une pension de retraite. En outre, les Jeunes Agriculteurs estiment que la Pac doit prémunir les agriculteurs de la volatilité des prix auxquels ils sont exposés. Pour cela, il faut envisager la mise en place d'aides variant en fonction des prix, et développer les outils assurantiels. Enfin, la troisième priorité est la mise en place d’un nouveau pacte alimentaire européen pour protéger les ressources et favoriser la sécurité, la diversité et la qualité alimentaire. Pour cela, les Jeunes Agriculteurs prônent la mise en place d’une politique basée sur des objectifs de résultats et non de moyens. « Des fermes ! Pas des firmes ! », insiste Jérémy Decerle. « Nous sommes convaincus que les fermes, héritées du modèle familial, qui mettent les chefs d’exploitations à la fois à la tête du capital, des décisions et des pratiques, sont les plus résilientes, les mieux à même de relever ces défis nombreux qui sont posés à l’agriculture. La base de la stratégie agricole européenne doit reposer sur les hommes et les femmes qui font ce métier », ajoute-t-il. Un projet commun et partagé Pendant trois jours à Sainte-Croix-en-Plaine, les Jeunes Agriculteurs de l’hexagone ont donc cherché à construire un projet commun, à l’échelle de l’Europe. L’occasion de regretter l’absence du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et de nombreux autres élus pour une session nationale inscrite dans le calendrier depuis très longtemps. « Pour autant, dans les moments difficiles que nous traversons sur nos exploitations, dans nos réseaux, nous avons montré depuis mercredi, vous nous avez démontré malgré tout que JA s’engage toujours pour construire l’avenir, qu’il est urgent d’y croire et de poser les jalons de l’agriculture de demain et d’après-demain, dès aujourd’hui ! Loin des querelles de territoires, de filières, nous avons montré qu’il était de notre devoir de construire ce projet commun et partagé, pour l’agriculture, et pourquoi pas un nouveau pacte alimentaire européen. Pas seulement commun au réseau JA, pas seulement commun à l’échelle du territoire national, mais commun à l’échelle de l’Europe », précise encore Jérémy Decerle, qui a remercié les Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin pour leur accueil. Vincent Touzot, membre du bureau national de JA, a ensuite dressé le futur portrait de ce que pourrait être une agriculture européenne « équitable », forte d’une stratégie cohérente faisant la part belle aux jeunes exploitants. Les JA ont insisté : « Le renouvellement de générations (6,5 % des agriculteurs européens ont moins de 35 ans), bref le soutien à l’installation. Il faut préserver nos capacités d’entreprendre, donner plus de latitude aux régions, favoriser les investissements sur les énergies renouvelables », poursuit Vincent Touzot. Pour sa part, le président des Jeunes Agriculteurs du Haut-Rhin, Christophe Bitsch, s’est félicité de la tenue de cette session nationale dans le département. « Il n’y a pas de meilleur endroit que le centre de l’Europe pour réfléchir à l’avenir de la Pac. Une réflexion d’autant plus importante que 2020, c’est demain. » Des interventions et des travaux qui ont été salués par la Chambre d'agriculture d’Alsace et par Anne Sander, député européenne. « Je vais intégrer vos propositions dans les travaux parlementaires. Vous proposez des solutions nouvelles. À l’heure où les agriculteurs ne peuvent plus vivre dignement de leur métier, nous devons réfléchir tous ensemble, nous écouter et avancer. Il faut absolument que l’Europe arrête de se mettre des boulets au pied et s’affranchisse de ses propres barrières. Le monde évolue, l’agriculture évolue et l’Europe doit également évoluer », a-t-elle expliqué.

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