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Finale départementale de labour

La belle victoire de Romain Friess et Valentin Meyer

Publié le 07/09/2017

Valentin Meyer est un habitué des podiums. Romain Friess, par contre, accède pour la première fois à la plus haute marche.

Dans la catégorie labour en planches, les trois finalistes sont Valentin Meyer de Hohengœft, Georges Staath de Wickersheim et Loïc Fischer de Wangen. Valentin Meyer avait déjà remporté le titre l’an dernier. Dans la catégorie labour à plat, c’est un tout nouveau trio qui s’est retrouvé sur le podium : Romain Friess, de Rohr, se classe premier devant Xavier Blatz de Heidolsheim et Romain Bideaux de Witternheim. « Cela fait trois ans que je concours dans cette catégorie, explique le laboureur. Il y a deux ans, j’étais arrivé deuxième et j’avais participé à la finale régionale avec Cédric Stoehr, tenant du titre. L’an dernier, je me suis classé à la troisième place. » Sa persévérance s’est donc avérée payante ! Dans la catégorie charrue de ferme, les deux finalistes sont Christophe Jacob, de Berstett, et Arnaud Herrmann. Christophe Jacob avait déjà remporté la coupe l’an dernier.

Publié le 05/09/2017

Succès au rendez-vous pour les Portes ouvertes de la cave du Roi Dagobert du 2 et 3 septembre à Traenheim, qui a offert au public de nombreuses animations dans le vignoble et au caveau.

Pour la 16e édition de ces journées portes ouvertes, la cave du Roi Dagobert à Traenheim a innové, à commencer par le DaGo’concert du samedi 2 septembre. Les jeunes vignerons de la cave ont voulu donner une image plus festive, un pari réussi avec une salle remplie de près de 200 personnes. Balade commentée, apprenti vigneron Ce traditionnel premier week-end de septembre à la cave est très prisé par les amateurs, qui peuvent y découvrir les nouveautés, et profiter des offres promotionnelles. C’est aussi l’occasion d’échanger avec les salariés et les coopérateurs mobilisés pour ces deux jours, « près de 140 » précise le président de la cave, Luc Anstotz. Ils ont animé les différents stands, sur le site de la cave, notamment ceux dédiés aux enfants, comme le circuit en mini-tracteur. Le parcours de l’apprenti vigneron offrait la possibilité de mettre en bouteille et de répondre à un quiz très pointu sur la vigne, entre autres. La cave proposait les visites de ses installations et de son unité crémant, notamment le secteur de l’emboxage, en activité lors de ce dimanche. Autre nouveauté de cette journée, les vignerons ont organisé une balade commentée dans les vignes, spécial crémant, avec des dégustations des différents cépages qui entrent dans son élaboration. D’autres visiteurs ont opté pour une découverte des paysages et des points de vue du vignoble en minibus, organisée par les vignerons. Le traditionnel apéritif concert du dimanche avec la cuvée du 65e anniversaire a réuni un public nombreux. Ces journées portes ouvertes n’ont pas dérogé à leur traditionnel succès, un bon millésime avant celui des vins de la cave, qui s’annonce de bon augure…

Publié le 28/08/2017

Le laboratoire Gresser à Andlau cherche à identifier l’origine des duretés en bouche conférées par le sulfitage. L’analyse de nombreux vins sans sulfitage à la vendange et de vins classiquement sulfités, laisse à penser que l’origine des duretés se trouve dans les polyphénols oxydables.

« On est sur une réflexion globale de réduction du SO2 », introduit Stéphane Gresser. Entre l’hyper protection contre l’oxydation, technique de type australienne, et l’hyper oxydation pratiquée en son temps par Müller Spath, le laboratoire Gresser cherche à en comprendre les effets gustatifs. Des recherches à l’aulne du succès grandissant des vins peu ou pas sulfités, et en tout cas, non sulfités à la vendange. Car de nombreux vignerons abandonnent le sulfitage au pressoir ou sur moût. Ils constatent que les vins gagnent en buvabilité. En effet, le sulfitage, à ce stade, laisse ensuite apparaître des duretés une fois la fermentation accomplie. Duretés souvent rédhibitoires. Tout l’enjeu pour le laboratoire Gresser est de comprendre d’où viennent ces duretés, pour tout de même continuer à profiter des effets protecteurs des sulfites, sans s’exposer à ces désagréments gustatifs. Des vins plus stables, plus résistants et plus harmonieux « On a toujours peur de perdre des arômes avec des moûts brunis par l’oxydation, explique Stéphane Gresser. Mais on se rend compte avec l’oxydation des moûts qu’on y gagne. On a des vins plus stables, plus résistants et plus harmonieux au palais. » Cependant, poursuit-il, « une oxydation trop intense peut déshabiller un vin, faire apparaître des notes végétales de type hexanal. » Entre l’oxydation contrôlée ou le sulfitage, la question pour le laboratoire Gresser est de trouver le « juste milieu », de « raisonner telle ou telle technique. Pourquoi est-elle intéressante sur certains vins et pas d’autres ? » Le laboratoire a donc analysé en 2016 de multiples vins ayant connu différents process. Le constat : ce qui différencie les vins sulfités à la vendange des vins non sulfités, c’est la quantité de polyphénols oxydables, qui varie du simple au double quand il y a sulfitage de la vendange. Cette fraction de polyphénols, telle que les acides phénols, est réputée très amère. Et selon la littérature œnologique, le SO2 sur moût aurait la fâcheuse faculté de les combiner pour les maintenir solubles jusqu’après les fermentations. En clair, si la vendange est pourvue en acides phénols, le SO2 a la faculté de les rendre solubles pour les maintenir dans le vin, même après la fermentation. Et a contrario, une oxygénation du moût fait précipiter ces précurseurs d’amertume. Évaluer les polyphénols oxydables Le laboratoire Gresser réalise donc ses analyses au spectrophotomètre pour évaluer sur moût les quantités de polyphénols oxydables. Mais l’amertume n’est pas seulement liée à cet effet solubilisateur des polyphénols par le SO2 : il y a aussi par exemple la trituration de la vendange. Toute la difficulté est d’ôter ces amertumes sans faire perdre à la vendange toute sa matière phénolique car, explique Stéphane Gresser, « les polyphénols restent cependant le support principal de la matière, de la consistance du vin : systématiquement les vins trop faibles en Indice de polyphénols totaux (IPT) sont qualifiés de petite matière. » D’ailleurs, « cet IPT est bien plus parlant que l’extrait sec réduit. Mais quand on a l’IPT, le tout est de savoir si c’est dû à la trituration ou du fait de la concentration naturelle de la matière. » Car d’un côté, les polyphénols oxydables s’éliminent naturellement en présence d’oxygène et en absence de SO2. Quant à l’amertume issue des triturations de vendanges, il faut avoir recours à des colles protéiques pour ces tanins durs et amers. Pour mieux caractériser la matière, le laboratoire a donc renforcé ses outils d’analyse afin de bien identifier l’amertume potentielle de la matière. Ajouté à l’indice de polyphénols totaux, il propose l’indice de pouvoir tannant, et l’indice de polyphénols oxydables, ce qui permettra ainsi de bien évaluer les risques d’amertumes et leurs sources. Face à cela, il propose des outils raisonnés au type de vendange ou de fraction de pressurage, comme l’oxygénation contrôlée, de manière à précipiter sélectivement ces polyphénols oxydables. L’idée est de faire évoluer les vignerons vers la diminution de soufre, telle que souhaitée par la société civile, mais le tout en comprenant ce qui se passe. Telle est la politique du laboratoire Gresser.

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