A la une

Pommes de terre d’Alsace

Gardez la patate !

Publié le 14/09/2017

Frite, rissolée ou en toast apéritif, la pomme de terre « nouvelle récolte » a dévoilé tous ses atouts et ses saveurs au public le jeudi 7 septembre à la foire européenne.

Sur le stand des fruits et légumes d’Alsace, la pomme de terre d’Alsace a joué les stars avec l’équipe de la filière qui a présenté aux visiteurs les différentes variétés alsaciennes de pomme de terre, et notamment celles de la « nouvelle récolte », qui va durer jusqu’au 30 septembre. Aux côtés de Mélanie Krauth, nouvelle responsable énergie à Planète Légumes, et Claudia Riehl, de la société Charles Riehl, Denis Jung, conseiller pommes de terre à Planète Légumes, a exposé les qualités des pommes de terre de conservation, chair ferme, mature, à la peau fine, qui ne nécessitent pas d’épluchage. Il a rappelé que l’Alsace compte 300 producteurs de pommes de terre et que 1 400 hectares sont consacrés à cette culture. Des surfaces stables en Alsace, mais qui ont augmenté de 5 % au niveau national. Cette année, la récolte est « très bonne, avec du volume et un bon état sanitaire », souligne Denis Jung. Mais « cela risque de poser des problèmes de stockage si la consommation ne suit pas cette hausse de production ». Le retard de la production primeur, dû au temps froid, a impacté la récolte. Et le marché est « décalé ». Mais la production est forte, notamment sur la « nouvelle récolte ». Des pommes de terre à chair ferme, qui sont récoltées au fur et à mesure, sans traitement anti-germination. En Alsace, le rendement est meilleur que l’année dernière, sauf pour les primeurs, ce qui occasionne « une pression sur les prix », précise Denis Jung. La filière pomme de terre, qui sera présente à la prochaine édition du salon Saveurs et soleil d’automne à Sélestat du 22 au 24 septembre, espère avec ce lancement sur la foire européenne redonner envie aux consommateurs d’en manger grâce au retour « d’une météo plus fraîche ». Sur le stand des fruits et légumes de la foire européenne, la filière pommes de terre a proposé des jeux pour les enfants et un concours d’épluchage. Avec un record battu : 43 secondes. Le public a visiblement été conquis par la saveur des frites et celles des toasts originaux, comme ces pommes de terre au pesto, très appréciées !

Lancement original à Strasbourg

La folle choucroute d’Alsace

Publié le 13/09/2017

Ouverture en beauté de la saison de la choucroute d’Alsace. Une dizaine de chefs de cuisine ont rivalisé de créativité et d’originalité pour présenter autrement ce légume emblématique de l’Alsace, lundi à la foire européenne de Strasbourg.

Mettre un grain de folie dans un plat ancestral, c’est l’idée de génie qu’ont eue les Chefs d’Alsace en organisant un concours de cuisine lors de la foire européenne de Strasbourg. Malicieusement baptisé « Folle choucroute d’Alsace », ce concours a vu la participation de neuf chefs de cuisine de la région. Doté de trois prix, il était organisé avec le soutien de l’Association pour la valorisation de la choucroute d’Alsace (AVCA), l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) et Alsace Qualité. C’est Alexis Albrecht, du Vieux Couvent à Rhinau, qui présidait le jury, auquel participait notamment Pierre Baumann, de la maison Kammerzell à Strasbourg, célèbre dans le monde entier pour sa choucroute au poisson. « Ces chefs ont quitté leurs fourneaux, parfois même fermé leur établissement » pour participer à ce concours qui s’est déroulé lundi matin dans le Jardin des délices. Leur mission était de réaliser deux recettes à base de choucroute d’Alsace, l’une avec de la choucroute crue, l’autre avec de la choucroute cuite, le tout présenté sur des assiettes que les visiteurs de la foire ont pu admirer dans les vitrines du Théâtre du goût. Le grand prix du concours Folle choucroute d’Alsace a été attribué à Joël Philipps, de l’hôtel-restaurant Le Cerf à Marlenheim, pour un filet de cochon de lait farci au boudin sur lit de choucroute, parmentier de choucroute et cromesquis de choucroute à la croûte de bretzel. « J’ai failli manger toute l’assiette, tellement c’était bon », s’est exclamé Alexis Albrecht. Le prix de la créativité est allé à Christian Acker, de l’hôtel-restaurant Les Pins à Haguenau. « Je suis parti du côté de l’Asie avec du sucré-salé, a expliqué ce chef talentueux. J’ai travaillé le chou comme une galette et je l’ai accompagné d’une knack de cabillaud et de langoustine. » Le président du jury était séduit : « Cette knack à la mousseline de poisson et de langoustine a marqué des points. Quand je l’ai goûtée, c’était la surprise ! » C’est Nicolas Pfirsch, du restaurant Au Cerisier à Westhoffen, qui a remporté le prix de la présentation artistique. « C’est un vrai jardin, très coloré », a souligné le président du jury. Le lauréat a choisi la choucroute rouge pour la version cuite. Il a agrémenté la choucroute crue de pommes nashi et l’a assaisonnée de crème de marrons et de vinaigre de pomme. Le tout accompagné d’une knack d’oie, de girolles poêlées, de tagliatelles de légumes légèrement cuites, sans oublier le carré de porcelet braisé à la bière cerise, un hommage à sa commune. Bientôt une IGP pour la choucroute d’Alsace ? Après la remise des prix, qui s’est déroulée sur le stand d’Alsace Qualité, Sébastien Muller, président de l’AVCA, a lancé officiellement la saison de la choucroute nouvelle. Une choucroute plutôt douce, issue de la transformation de choux récoltés à partir du mois d’août. L’association, a-t-il rappelé, rassemble une cinquantaine de producteurs de choux et douze transformateurs. Outre la promotion de ce légume aux multiples vertus, elle se bat depuis vingt ans pour obtenir une IGP (indication géographique protégée) choucroute d’Alsace, reconnaissance d’un savoir-faire ancestral. « C’est le premier dossier alsacien pour lequel j’ai été sollicitée après mon élection », a indiqué la députée européenne Anne Sander. Elle a mobilisé des collègues d’autres pays européens pour faire avancer ce dossier auprès de la Commission européenne. « Mais auparavant, il a fallu convaincre les autorités nationales de défendre ce dossier à Bruxelles… » L’Alsace représente 70 à 75 % de la production française de choucroute, a souligné Jean-François Vierling, président d’Alsace Qualité. « C’est ce produit local, élaboré dans nos entreprises familiales, que nous voulons protéger à travers l’IGP. Les chefs de cuisine sont nos meilleurs ambassadeurs. C’est grâce à eux que nous pourrons modifier l’image de la choucroute d’Alsace, trop souvent associée à la choucroute garnie. » « Nous lançons régulièrement des légumes de saison, a déclaré Pierre Lammert, président de l’Ifla. Mais le chou à choucroute est vraiment un légume emblématique de notre région. C’est un légume aux multiples vertus, qui s’est peu à peu affranchi de son image de plat très lourd grâce à des pionniers comme Pierre Baumann qui sert chaque mois 15 000 choucroutes au poisson… » La choucroute sera l’une des vedettes du salon Saveurs et soleil d’automne qui ouvre ses portes le 22 septembre à Sélestat.

Concours régional de la race charolaise

L’EARL Kolb Thierry et Hubert rafle la mise

Publié le 12/09/2017

Cette année, le concours régional de la race charolais a délaissé la foire européenne de Strasbourg pour les Fermes en folie. Une belle vitrine pour présenter le travail de sélection mené par les éleveurs alsaciens.

Cette année, 11 éleveurs et 35 animaux ont participé au concours régional de la race charolaise. « Un record pour le nombre d’éleveurs », souligne Thierry Kolb, président du Syndicat des éleveurs charolais d’Alsace. Qui s’est particulièrement distingué lors de cette édition, puisqu’il a décroché les deux grands prix d’honneur avec Nevada, un veau mâle qui, à 7 mois, présente suffisamment de qualité pour que les juges, par ce titre, lui présagent un avenir prometteur. Et avec Numismatique, une jeune femelle de 8 mois, également prometteuse. « C’est le résultat de 14 années de travail de sélection puisque nous sommes présents sans discontinuité depuis 2003 », confie-t-il en aparté. Bonne génétique ne saurait mentir puisque les deux lauréats sont issus de souches ayant fait leur preuve dans le cheptel du naisseur. En effet, Colombie, la grand-mère de Nevada, a été prix d’honneur veau en 2008 à la foire européenne et l’éleveur a présenté cette année deux autres de ses petites-filles. Concernant Numismatique, ses qualités ne sont pas non plus le simple fruit du hasard mais celui d’un accouplement entre Espion, le taureau acheté par le Syndicat charolais d’Alsace et l’Association des jeunes éleveurs de charolais (Ajec) qui a été grand prix d’honneur en 2014 à Strasbourg et 2016 à Wingersheim et celui d’une souche femelle qui marque le cheptel de l’EARL Kolb. En effet, et pour n’en citer qu’une, Ludique SC, issue de la même grand-mère et du même grand-père, après avoir fait un 1er prix de section en veau à Strasbourg en 2015, a fait prix d’honneur junior 2016 à Wingersheim, puis 2e prix d’honneur au concours national allemand en octobre 2016 et enfin championne à Eurogénétique en avril 2017 ! « Depuis mes débuts au concours alsacien, j’ai présenté à chaque édition au moins un animal issu de chacune des deux souches. Ce qui prouve leur qualité ! » À l’heure de la remise des prix, Thierry Kolb avait donc le sourire, mais aussi les traits tirés. Face à une rangée d’animaux (les gagnants de chaque section) et aux responsables professionnels et politiques, il a remercié les juges - Thierry Lechenault de Saint Thibault en Côte-d’Or et Thomas Samyn d’Arnicourt dans les Ardennes - et les éleveurs qui ont participé au concours : « Ce n’est pas évident de préparer les animaux qui vont participer à un concours. Cela demande du temps et de l’argent. » Du temps pour les soins, le dressage, la préparation et de l’argent pour les frais d’alimentation supplémentaires et les frais vétérinaires et d’analyses. Et ce travail de préparation est d’autant plus difficile dans la conjoncture agricole actuelle. Les éleveurs sont particulièrement touchés, souligne Thierry Kolb. « Ils doivent être présents pour leurs bêtes 365 jours par an et les journées sont longues… Ce qui fait que leur salaire horaire est le plus faible de la profession. » Avant de procéder à la remise des prix, il a chaleureusement remercié les partenaires du concours (lire en encadré ci-dessus). Les personnalités se sont ensuite succédé dans le ring pour remettre leur trophée aux éleveurs qui se sont distingués par la qualité des animaux présentés. Et, l’essentiel étant de participer, Thierry Kolb a annoncé que tous les éleveurs recevront de nombreux lots dont des bouteilles d’excellent vin de la cave de Cleebourg, offertes par le Comptoir agricole et le Crédit Mutuel. « Un très beau spectacle » Pour conclure cette petite cérémonie, la parole a été laissée aux jeunes. Gaetan Vix, président de l’Ajec depuis septembre dernier, a présenté cette association qui compte 25 membres et dont l’objectif est le partage de la culture charolaise et l’émulation. Il a invité le public à participer nombreux au repas charolais, qui aura lieu le 9 septembre dans le cadre de la foire européenne de Strasbourg. Quant à Thomas Samyn, le jeune juge venu des Ardennes, il a félicité les organisateurs du concours. Il a relevé un « groupe dynamique », qui a su orchestrer un « très beau spectacle », à même d’amener le public à porter un « nouveau regard sur la race ». Durant toute la manifestation, le public pouvait s’essayer à deviner le poids de Corde, une vache du Gaec Ernwein à Oberhausbergen, dans la perspective de remporter un VTT. Après être passée sur la balance, Corde affiche un poids de 1 080 kg. L’heureuse gagnante est Simone Anstett, c’est elle qui a estimé le poids de l’animal avec le plus de précision.

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