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Arvalis - Institut du végétal

Une année marquante pour le maïs

Publié le 15/01/2020

Arvalis - Institut du végétal a organisé une journée technique sur le maïs le vendredi 10 janvier dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine. Les discussions ont porté sur la campagne 2019, les marchés et la conjoncture économique.

La journée est attendue par les professionnels. « Nous nous devons de vous accompagner pour comprendre les évolutions sociétales et avancer tous ensemble », explique en préambule Jean-Marc Schwartz, agriculteur à Ensisheim, administrateur à Arvalis et secrétaire général à l’association générale des producteurs de maïs (AGPM). Cette rencontre a permis d’évoquer les points marquants de la campagne maïs en 2019. « Nous terminons avec une moyenne de rendement de 90 quintaux au niveau national. Nous constatons depuis cinq-six ans une baisse constante. En Alsace, la tendance est la même avec une production de 1,26 million de tonnes de maïs, soit une baisse de 8 % pour une surface de travail de 120 000 hectares (-2,5 %). Nous sommes néanmoins au-dessus de la moyenne nationale avec 96 quintaux dans le Bas-Rhin et 115 quintaux dans le Haut-Rhin. Il y a de grandes disparités. Ces différences s’expliquent par l’irrigation, mais également la pluie », explique Didier Lasserre d’Arvalis. Dans le Haut-Rhin, les rendements sont plus satisfaisants puisque 50 % de la surface maïs est irriguée. Dans le Bas-Rhin, des secteurs s’en sortent très bien. C’est le cas de Erstein où des précipitations sont venues au bon moment. En revanche, la situation est bien moins favorable dans le Kochersberg. « On a rarement vu des maïs aussi stressés. C’est la même chose en Lorraine qui, depuis quelques années, est très impactée par la sécheresse », ajoute Didier Lasserre. Cette région constate une moyenne de rendement de 60 q/ha. La moyenne est de 81 q/ha en Franche-Comté. Les températures froides au mois de mai ont eu pour conséquence de voir les maïs patiner. Les levées ont été lentes et hétérogènes, avec des pertes. La composition pigmentaire s’est retrouvée perturbée avec des rougissements et une dégradation de la chlorophylle. Pour autant, les variétés ont réagi différemment. Du stress hydrique Les maïs touchés par le stress hydrique avant la floraison ont eu un ralentissement du développement et de la croissance. Et donc un impact sur l’indice foliaire et l’appareil racinaire. Il a également été constaté une réduction des organes de réserve du carbone (tige, racines) ultérieurement remobilisés. Sans oublier, une régression des ovules et des problèmes d’émission des soies à l’extérieur des spathes. À la floraison, on observe un retard de la sortie des soies/pollen, moins d’épis et des défauts de fécondation. Le nombre de soies émises à l’extérieur des spathes a été fortement pénalisé et les ovules de la partie supérieure ont été les plus affectés. Des avortements des grains, une baisse des cellules de l’albumen, une diminution des puits et de la vitesse de croissance des grains ont eu lieu après la floraison avec des effets d’échaudage. Une accélération du cycle de la sénescence des feuilles a réduit la photosynthèse potentielle ultérieure. Enfin, il y a eu une remobilisation prématurée des réserves des tiges et des feuilles. Ces effets ont été atténués avec un suivi correct de l’irrigation. Le stade de la floraison-fécondation a été un enjeu face au stress thermique. La viabilité du pollen diminue quand l’humidité relative décroît et quand la température augmente. Par ailleurs, le stress thermique précoce compromet le développement de l’albumen. La période de quatre à dix jours après la pollinisation est la période durant laquelle le développement de l’albumen est le plus sensible aux stress thermiques. Outre ces rendements affectés par le stress hydrique et cette qualité très hétérogène, il faut également observer que les récoltes ont été très échelonnées partout en France, mais également en Alsace.     Un marché mondial concurrentiel La production est compliquée, à l’image des marchés. Les stocks chinois et mondiaux se contractent dans un marché beaucoup moins lourd. La production mondiale continue pourtant d’augmenter même si elle n’égale pas encore celle de 2016. Avec 65 millions de tonnes, l’Europe reste dans sa moyenne. Le contexte est cependant difficile. Pour la troisième année consécutive, la consommation est supérieure à la production. « Les stocks sont donc moins importants. Cela a pour conséquence un marché plus tendu et des prix qui peuvent augmenter. Il faut donc faire attention. Sachant que les marchés argentins et brésiliens renforcent leurs positions et que l’Ukraine vient d’avoir pour la deuxième année consécutive une production record. Elle est un concurrent important de la France sur le marché de l’Union Européenne », constate Didier Lasserre. Un focus a ensuite été effectué sur une fermothèque rassemblant, sur toute la France, treize fermes réparties sur les grandes zones de production de maïs. Trois se trouvent en Alsace (Kochersberg, Sundgau et Hardt). Cette fermothèque permet d’analyser l’évolution des charges complètes en maïs irrigué, en maïs non irrigué, les rendements, les coûts de production et leurs impacts, les prix de vente et prix d’intérêt ou encore les résultats économiques courants. Spectroscopie proche infrarouge Place aux analyses du sol. Trop peu seraient réalisées actuellement en France, de l’ordre de 300 000 par an soit un maillage d’une analyse/20 hectares tous les cinq ans. Le niveau réaliste serait de doubler ce chiffre. Cela peut désormais se faire avec une nouvelle méthodologie d’analyse de sol qui doit permettre de cartographier précisément les parcelles. Baptisée « Spirit Sol + », elle associe l’analyse de sol classique à une mesure rapide par spectrométrie proche infrarouge. Cette technologie était déjà employée pour mesurer par exemple la matière sèche de l’ensilage ou le taux de protéine des grains. Sa rapidité de mise en œuvre permet de multiplier les points de mesure et donc d’affiner la connaissance de la variabilité intra-parcellaire. Le principe est de réaliser une analyse classique et quatre analyses rapides dans chaque maille de 1 ha. Ce service comprend la prise d’échantillons, l’analyse des données et la fourniture de cartes de fertilisation. La profondeur des prélèvements va de 0 à 20 cm. La méthode d’analyse indirecte ou dite alternative est basée sur une mesure physique, une interaction rayonnement - matière qui entraîne une vibration des molécules, et une calibration ou équation d’étalonnage. L’intérêt de cette spectroscopie est qu’elle ne réclame pas ou peu de préparation de l’échantillon, pas de produit chimique, une rapidité de mesure, un accès à plusieurs paramètres simultanément. Il s’agit d’une méthode simple d’utilisation et non destructive, fiable et reproductible. Chaque point est géoréférencé. La journée s’est poursuivie avec un point sur les ravageurs du maïs.   Lire aussi : « Les ravageurs passés au crible » sur le site de L'Est agricole et viticole et sur le site du Paysan du Haut-Rhin

Publié le 13/01/2020

Dans le cadre du Mois de la bio, le SDEA, la Chambre d'agriculture d’Alsace et Bio en Grand Est ont organisé deux ateliers consacrés à la conversion à l’agriculture biologique en grandes cultures. Objectif : démontrer que la transition est possible, sans perte d’argent ni de temps. À condition de bien définir ses priorités et de mettre en œuvre les bonnes mesures.

En 2017, 4,3 % de la SAU du Grand Est était conduite en bio. Une moyenne qui cache des différences : c’est 7 % du vignoble, 8 % des surfaces fourragères, mais seulement 2 % des surfaces céréalières. Comme par ailleurs les grandes cultures occupent plus de la moitié de la SAU alsacienne, la conversion de ces ateliers à l’agriculture biologique (AB) constitue un enjeu de taille. En particulier dans les secteurs concernés par des problématiques de pollution des eaux souterraines. Pour encourager les agriculteurs à franchir le pas, la Chambre d'agriculture d’Alsace et Bio en Grand Est ont mené une étude en se fondant sur un cas concret, celui du domaine Francis Beck et fils, situé à Epfig. Julien Beck, installé en 2005, décrit une exploitation de 32 ha, dont 10 ha vigne, et le reste en grandes cultures et en herbe avec une MAE sur les prairies temporaires courant jusqu’en juin 2021. Le domaine emploie 3,5 UTH plus de la main-d’œuvre familiale et saisonnière. Depuis août 2019, la partie viticole est convertie à l’agriculture biologique. Le domaine envisage aussi de convertir la partie agricole à l’AB dans un souci de cohérence. Mais s’interroge sur la rentabilité ainsi que sur l’impact en matière de main-d’œuvre de la conversion à l’AB. D’où l’utilité de cette étude. Quatre hypothèses Pour l’instant, le blé et le maïs sont cultivés de manière « classique et économe », et la récolte est confiée à une entreprise. Pour l’avenir, quatre hypothèses ont été formulées : Maintien en conventionnel et arrêt des prairies en 2021 à la fin de la MAE Conversion à l’AB avec le moins de main-d’œuvre possible (cultures d’hiver, prairies temporaires et luzerne) Conversion à l’AB de manière plus intensive, avec du soja à la place des prairies, et en externalisant certains travaux, comme le semis du soja, le battage et le désherbage mécanique Conversion à l’AB telle qu’en hypothèse 3, mais avec l’externalisation de tous les travaux Dans l’hypothèse 2, la rotation envisagée est une succession de deux années de luzerne, suivie par un blé, un triticale, une orge ou de l’épeautre, puis un pois d’hiver et à nouveau un blé. « La luzerne apporte de l’azote, ce qui permet d’en faire l’économie sur le blé qui suit, et même sur la céréale secondaire, qui va valoriser l’arrière-effet de la luzerne. Vient ensuite une légumineuse, par exemple un pois d’hiver, qui apporte à nouveau de l’azote pour le blé qui suit, avant le retour avec de la luzerne, ou une céréale secondaire », détaille Benoît Gassmann, conseiller en agriculture biologique à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Même si elle est conçue pour les limiter, cette hypothèse nécessite toutefois un certain nombre d’interventions : destruction de la luzerne, déchaumages pour limiter la prolifération des adventices, apports de compost et/ou de déchets verts tous les trois ans pour couvrir les exportations. En outre, cette hypothèse requiert d’investir dans une herse étrille. L’hypothèse 3 repose sur une rotation pois d’hiver, blé, triticale (ou autre seconde paille), puis deux années de soja avant un blé. Elle est donc davantage équilibrée entre cultures de printemps et d’hiver. L’introduction de cultures de printemps augmentant le risque de salissement, cette hypothèse inclut pas mal d’interventions mécaniques : labours, faux-semis, déchaumages, mais aussi l’implantation d’un engrais vert après le triticale et l’apport de fumier avant les blés, tous les trois ans. Plus de travail en été L’impact sur le temps de travail de ces quatre hypothèses a été évalué en recensant toutes les interventions et en y appliquant des temps de travail grâce au barème d’entraide, en concertation avec la famille Beck. « Nous avons démontré qu’il est possible de faire baisser la charge de travail, notamment en choisissant des cultures peu exigeantes en main-d’œuvre, comme la luzerne, les céréales d’hiver », avance Benoît Gassmann. Dans l’hypothèse 1, la charge de travail est assez répartie sur l’année. Dans les hypothèses de conversion à l’AB, elle est davantage concentrée sur la fin d’été, avec les déchaumages, et le début de l’hiver. Une marge améliorée après la conversion Le diagnostic économique repose sur la comparaison des marges entre la situation actuelle et celles obtenues sous les diverses hypothèses. « La marge, c’est la différence entre les produits, soit le fruit de la vente des productions et les primes Pac couplées, moins les charges opérationnelles, qui rassemblent taxes, assurances, prestation de service, semences, engrais… », rappelle Pascale Knepfler, du service économie de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Sur la base de rendements moyens, les produits de la vente utilisés sont les suivants : blé meunier 1 400 €/ha, soja pour l’alimentation animale : 1 200 €/ha, triticale 1 000 €/ha, épeautre 1 000 €/ha, pois 500 €/ha. « À noter que ce n’est qu’à partir de 2023, après la période de conversion, que ce qui a été semé pourra être vendu au tarif du bio », précise Pascale Knepfler. À noter aussi que, dans les calculs présentés, les primes à la conversion n’ont pas été prises en compte. Après trois années de conversion délicates, l’hypothèse 2 permet de faire passer la marge à 15 000 €, contre 11 000 € si la surface dédiée aux grandes cultures était restée dédiée pour un tiers au blé et pour deux tiers au maïs conduits de manière conventionnelle. Dans cette hypothèse, les prairies sont valorisées par la vente d’herbe sur pied, à raison de 250 €/ha. L’hypothèse 3 conduit à une marge de 17 000 € après la période de conversion. Enfin, dans l’hypothèse 4, le fait de confier l’ensemble des opérations culturales à des prestataires dégrade la marge et conduit à une année très difficile durant la période de conversion mais ensuite les résultats restent « corrects ». Les conclusions de cette étude sont donc encourageantes : « Une conversion de l’atelier grandes cultures à l’AB est envisageable dans tous les cas, à condition de gérer la technique, et de contractualiser avec les organismes stockeurs », indique Benoît Gassmann.

Groupe Comptoir agricole

Un exercice sous tension

Publié le 09/01/2020

Les campagnes céréalières 2018 et 2019 n’ont pas été de tout repos pour le Groupe Comptoir agricole. Les soucis logistiques liés à l’explosion du silo du Port du Rhin et aux conditions climatiques ont marqué l’exercice passé.

Le 6 juin 2018, un silo du Comptoir agricole explosait au Port du Rhin à Strasbourg, faisant plusieurs blessés dont un est toujours en convalescence. Cet accident est l’un des événements marquants de l’exercice 2018/2019, a rappelé Marc Moser, président du Comptoir agricole, en ouvrant l’assemblée générale, le 20 décembre au Bischenberg. Plus de 4 millions d’euros (M€) ont été consacrés à la reconstruction du silo, qui est sur le point de s’achever. Cet accident a amputé le Comptoir agricole d’une partie de ses capacités de stockage. De plus, les 25 000 t de céréales qui y étaient stockées au moment de l’explosion n’ont pas pu être commercialisées. Elles sont parties à la méthanisation. Au final, précise Marc Belleil, le directeur administratif et financier, même si l’entreprise a été indemnisée par les assurances, « nous ne nous sommes pas enrichis avec ce sinistre, mais nous n’avons pas perdu d’argent non plus. Nous étions correctement couverts ». Dans le rapport financier portant sur l’exercice clos au 30 juin 2019, le chiffre d’affaires consolidé du Groupe Comptoir agricole ressort à 343 M€. Il est quasiment stable par rapport à l’exercice précédent. La collecte de céréales - 997 000 t en 2018 - était en recul de 15 % en 2019, sous l’effet des conditions climatiques. « Mais avec l’effet du report de stock, notamment en maïs, nous avons pu vendre un tonnage supérieur à ce que nous avions collecté », constate le directeur administratif et financier. La marge du Groupe, dont les effectifs sont quasiment stables, subit une baisse sensible : elle ressort à 46,60 M€. Ce qui s’explique par la baisse des prestations de séchage et par le manque à gagner lié à l’accident de Silorins. Le résultat comptable ressort à près de 5 M€. Il intègre les indemnisations d’assurance reçues suite au sinistre. Le résultat hors Silorins s’affiche, lui, à 0,60 M€. « C’est le résultat de nos activités, précise Marc Belleil. Cela peut paraître modeste mais nous sommes une coopérative dont l’objectif est de ramener du revenu à ses adhérents. C’est le résultat des décisions du conseil d’administration qui vise, dans une époque difficile, à redistribuer de la valeur ajoutée ». Les capitaux propres, par ailleurs, se montent à 152 M€, ce qui représente les trois quarts du total bilan, signe de la solidité financière de l’entreprise. La plus grosse collecte de blé Le Comptoir agricole a collecté l’équivalent de 30 900 ha de blé en 2018, avec un rendement moyen de 73 q/ha. Moins qu’en 2019, où, avec un rendement estimé de 80 q/ha, il enregistre sa plus grosse collecte de blé, autour de 240 000 t. En maïs, la récolte a commencé exceptionnellement tôt en 2018, mais la logistique a été « compliquée », rappelle Denis Fend, directeur général : l’amputation d’une partie des capacités de stockage et les difficultés de navigation sur le Rhin ont causé bien des soucis. La collecte de maïs 2018 a porté sur 67 600 ha, avec un rendement moyen de 99 q/ha. De grosses variations de rendement ont été enregistrées entre cultures irriguées et non irriguées. Avec la sécheresse de cet été, « il y a fort à parier que le rendement 2019 sera inférieur à 2018 », prédit Denis Fend. Le Comptoir agricole a également collecté des céréales bios : près de 850 t en 2018. Avec les récentes conversions, ce chiffre devrait approcher les 2 500 t en 2019, prévoit le directeur général du Comptoir agricole. Savoir capter les marchés Les rumeurs concernant la récolte de céréales russe et la possible absence de ce pays sur la scène internationale ont pesé sur le marché des céréales en 2018, explique Antoine Wuchner, responsable d’Eurépi. Les cours du blé ont été affectés, de même que ceux du maïs. Depuis début 2019, on assiste à un retournement de tendance. « Aujourd’hui, il n’y a pas trop de raison pour que le marché varie », indique Antoine Wuchner. Les inquiétudes viennent plutôt de la perte de certains clients liée à la concurrence renforcée. Dans ce contexte, « le travail d’Eurépi est de savoir capter les marchés quand la différence de prix est la plus faible ». Se placer sur des créneaux particuliers comme les maïs cornés, waxy ou les blés de force est une autre façon de « conserver notre efficacité », estime Antoine Wuchner. Dans le domaine de l’agrofourniture, le chiffre d’affaires est en hausse de 4 %, à 45 M€ (près de 42 M€ hors espaces verts). Les ventes de semences et d’engrais sont en hausse, tandis que celles des produits phytosanitaires régressent de 5 % en valeur, mais restent stables en termes d’unités. Au sein des semences, le maïs reste « la culture emblématique ». Les céréales d’hiver et les couverts végétaux enregistrent des progressions à deux chiffres. La loi Egalim a apporté son lot de restrictions concernant la vente de produits phytosanitaires, constate Richard Macé, en interdisant notamment les remises, rabais et ristournes sur ces produits. La séparation de la vente et du conseil va s’appliquer à compter de 2021. Les obligations légales ont une répercussion sur les coûts de production agricole, ce qui pénalise les produits sur le marché mondial, regrette le responsable de l’agrofourniture. Bovins et porcins en hausse L’activité de Comptoir Élevage est en hausse, tant chez les porcins que chez les bovins. Le chiffre d’affaires tiré de ces activités atteint 31,30 M€ (+1,7 %). « Les cours du porc se sont mis à flamber dernièrement avec l’irruption de la peste porcine dans les pays asiatiques, mais cela n’a pas d’impact sur le dernier exercice », précise Romain Gerussi. Les producteurs ont touché 1,35 à 1,40 € le kilo en 2018, année morose pour cette production. En bovins, Comptoir Élevage enregistre une hausse d’activité tant dans les animaux de boucherie que dans le maigre. Mais contrairement au porc, les cours évoluent peu ou baissent. « Cela reste compliqué dans l’engraissement », constate Romain Gerussi. Il existe une demande pour des qualités particulières de viande bovine (femelles bios, label, rouge…). Un quart des bovins est élevé dans le cadre d’un contrat, avec une plus-value à la clé pour les éleveurs concernés.  

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