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Ovinpiades des jeunes bergers Alsace

Les deux gagnants, élèves à Obernai, partent à Paris

Publié le 08/01/2020

Le 18 décembre, la finale territoriale Alsace des 15e Ovinpiades des jeunes bergers a réuni une quarantaine d’élèves d’Obernai et de Rouffach, à la ferme de Stéphane Huchot, à Preuschdorf. Les Obernois ont remporté les premières places et partent en finale nationale.

Louis Wendling et Antoine Dudezac ont remporté les deux premiers prix, et l’honneur de représenter l’Alsace et leur lycée d’Obernai, à la finale nationale des Ovinpiades, au salon de l’agriculture, à Paris, le 22 février 2020. Mathieu Sommer, du lycée d’Obernai toujours, est arrivé troisième. Les deux meilleurs jeunes bergers d’Alsace, Louis et Antoine, ne sont pas fils d’agriculteurs, contrairement à Mathieu, le troisième. Cela ne les a pas empêchés de se démarquer par leur technicité et leurs connaissances théoriques. Comme tous les participants à la finale Alsace des 15e Ovinpiades des jeunes bergers, ils se sont présentés, avant tout, pour découvrir une production, une filière, « apprendre », « connaître encore plus de technique », dixit Louis. « C’est intéressant d’approcher les moutons, cet élevage, car ce sont des animaux à taille humaine, leur manipulation est plus simple », déclare Anaïs Grand, 17 ans, en terminale bac pro CGEA polyculture-élevage à Obernai, comme Louis et Mathieu. La participation aux Ovinpiades, pour les élèves de cette classe d’Obernai et ceux de la même terminale à Rouffach, ainsi que pour les 2e année de CAP élevage, métiers de l’agriculture, option ruminants, d’Obernai, dont Antoine, est obligatoire. Et cela plaît plus ou moins. Élise Felix est enchantée : elle est en stage chez un berger et compte bien, plus tard, après avoir voyagé, s’installer avec ses « attachants » moutons, confie-t-elle. Thibaut Limmacher, 19 ans, est LE volontaire de cette année. Arrivé cinquième l’an passé, il a voulu retenter sa chance. En 2e année de BTS technico-commercial, par apprentissage, à Obernai, il pense que les bons gestes, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Malheureusement pour lui, sa motivation n’a pas payé mais elle a été appréciée. D’autres jeunes sont là en touristes, constatent des éleveurs venus jugés les cinq épreuves des Ovinpiades Alsace. Les bergers ont aussi entraîné les élèves, au préalable. Une dizaine s’est mobilisée ; une participation saluée, notamment, par Jean-Pierre Saulet, conseiller spécialisé élevage ovin/caprin au sein de la Chambre d’agriculture d’Alsace. Coupe des onglons et « brouette » Pour cette dixième édition des Ovinpiades en Alsace, après une épreuve théorique sur la filière et les races, notamment, les compétiteurs ont enchaîné, le 18 décembre, à la bergerie Huchot, à Preuschdorf, cinq épreuves qui résument les gestes quotidiens des éleveurs. Étaient demandés aux élèves : la note d’état d’engraissement des agneaux, l’évaluation de l’état de santé des brebis, la note d’état corporel des brebis, le parage et « la brouette », qui consiste à déplacer un animal et à l’asseoir dans un carré. « La production ovine suscite de plus en plus d’intérêts, années après années, remarque Jean-Pierre Saulet qui chapeaute les Ovinpiades Alsace. Aujourd’hui nous intervenons deux à trois fois dans les lycées, contre une seule fois il y a dix ans. Il y a de plus en plus de demandes de stages et d’apprentissage, et quelques projets d’installation. Les Ovinpiades participent à cet élan. Elles permettent la promotion de la filière de manière ludique. - En résumé, faites-vous plaisir et allez à Paris ! - Mais aussi la connaissance de cet élevage, pour une meilleure synergie entre voisins sur le territoire, sur les Cipan, les échanges paille-fumier ». Le Crédit Mutuel, partenaire unique de la finale territoriale, a récompensé les participants. La compétition se déroulait pour la sixième fois consécutive à la ferme Huchot : une « exploitation-école », selon Jean-Luc Beil, responsable du marché de l’agriculture à la banque.

Publié le 07/01/2020

Confrontée à des besoins importants de recrutement à court terme, l’agriculture régionale doit investir dans le domaine de l’emploi. La venue des spécialistes nationaux de la FNSEA à Nancy marque une volonté de rencontrer les acteurs du terrain pour que ce thème stratégique ne reste pas l’apanage d’initiés.

La Commission nationale emploi de la FNSEA a tenu une série de réunions régionales. Une grande première pour cette structure plus habituée à tenir des rencontres centralisées à Paris. Une volonté pour son président, Jérôme Volle, de se rapprocher du terrain afin de toucher un public plus large. La première avait lieu le 28 novembre, à Nancy. L’emploi vecteur de développement La matière est technique, parfois aride, et les responsables qui s’engagent sur ce dossier ne forment pas légion. Ce sont en général des passionnés de ces questions sociales qui en sont devenus des spécialistes et qui ne comptent pas leur temps. Le début d’année 2020 sera électif et le syndicalisme souhaite recruter de nouvelles bonnes volontés pour rajeunir ses instances et remplacer les éventuels départs. Autour du président régional, le marnais Mickaël Jacquemin, une cinquantaine de personnes venues des dix départements du Grand Est ont suivi cette journée, pour laquelle plusieurs représentants du staff « affaires sociales » de la FNSEA avaient fait le déplacement. L’assistance était composée d’élus départementaux, de collaborateurs experts des FDSEA et de partenaires invités. Jérôme Volle a rappelé que la FNSEA se situe au cœur du dispositif de l’emploi en agriculture « elle représente l’interbranches ». Comme dans tout secteur économique, l’emploi y est un vecteur de développement. « Nous avons besoin de réactivité, d’innovation et d’organisation du temps de travail ». Le responsable national insiste au passage sur « les combats syndicaux » couronnés de succès. « Nous sommes le seul secteur à avoir fait réintroduire le TODE (dispositif Travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi) dans le budget de l’État. Même chose pour l’exonération de la taxe d’apprentissage ». Leader sur « Agri’Mouv » En Grand Est, l’emploi agricole est partagé entre les non-salariés, pour les deux tiers, et les salariés pour un tiers des emplois. La région est très diversifiée sur le plan des productions et des organismes de formation. Les services « paies » des FDSEA constituent « la partie visible de l’iceberg », confie Mickaël Jacquemin, répondant à un besoin très pointu des adhérents. Mais les commissions emploi, qu’elles soient départementales ou régionales, sont actives en matière de conventions collectives, de prévoyance ou d’accords santé. 17 500 emplois seront à pourvoir d’ici cinq ans dans la région. La profession est engagée dans une vaste campagne de promotion des métiers intitulée « l’Agriculture recrute ». Celle-ci revêt diverses formes : participation à des foires, fermes ouvertes, promotion auprès des demandeurs d’emploi, voyage en immersion au sein d’exploitations, opération « tous dans nos campagnes »… Des financements importants sont disponibles, notamment avec le concours de l’Association nationale pour l’emploi et la formation en agriculture (Anefa). « N’hésitez pas à être présents partout. Il n’y a pas de petites actions. Organisez des visites d’exploitations pour les jeunes avec leurs parents, communiquez positivement », lance Mickaël Jacquemin. « Nous avons intérêt à mener une politique de recrutement très large, en embrassant tous les métiers dont celui d’agriculteur, complète Jérôme Volle. Notre stratégie doit être attractive ». Le Grand Est est leader sur l’opération « Agri’mouv ». 180 demandeurs d’emploi doivent être formés en 570 heures sur un an, dans le cadre d’un pilotage interprofessionnel. Une nouvelle version du cahier de l’emploi mise à jour sera diffusée par la FRSEA en 2020. Ce document est rédigé par les juristes des FDSEA, en partenariat avec la Commission paritaire régionale pour l’emploi (CPRE).

Publié le 06/01/2020

« Au cours de la période 2019-2030, la production et la consommation européennes de fruits et légumes devraient se stabiliser alors que dans le même temps, les exportations devraient s’orienter à la hausse », indique la Commission européenne dans son rapport annuel sur les « Perspectives agricoles de l’UE pour les marchés et les revenus 2019-2030 », publié le 11 décembre.

Une production et une consommation de fruits et légumes qui devraient suivre une tendance globale stable avec toutefois une augmentation prévue pour la production et la consommation de tomates destinées à la transformation, et sur le plan du commerce international, des exportations à la hausse. C’est ce que prévoit la Commission européenne pour le secteur des fruits et légumes dans son rapport sur les « perspectives agricoles de l’UE pour les marchés et les revenus 2019-2030 », présenté le 11 décembre. D’ici 2030, la production de pommes devrait atteindre 12 millions de tonnes (Mt) en raison d’une superficie décroissante (-0,8 % par an) et d’un rendement en hausse. La production de pêches et de nectarines devrait également se stabiliser autour de 4 Mt (-0,3 % par an), avec toutefois de fortes variations annuelles dues aux conditions climatiques. En raison de prix bas (Espagne, Italie, et Grèce), la baisse de la superficie devrait se maintenir (-3 % par an jusqu’en 2030, comme pour les sept dernières années). En France, où 90 % de la production est vendue sur le marché national et où les prix sont plus élevés, la baisse de la superficie pourrait être plus faible. Quant à la production d’oranges, elle pourrait se stabiliser à 6,2 Mt d’ici 2030. L’Espagne et l’Italie restant les deux principaux pays producteurs avec 80 % de la production de l’UE. Enfin, la production de tomates fraîches de l’UE devrait rester stable par rapport à la moyenne réduite 2014-2018, à environ 7 Mt, alors que la production de tomates destinées à la transformation (Espagne, Italie, Portugal, et Pologne) dans l’UE devrait augmenter de 0,3 % par an au cours de la période. Un niveau de consommation stable D’ici 2030, l’augmentation du nombre de variétés de pommes et l’amélioration de leur qualité devraient entraîner un ralentissement de la baisse de la consommation de pommes (-0,1 % contre -1 % sur la période précédente). La baisse de la consommation de pommes transformées devrait également ralentir (-1 % par an contre -1,3 % sur la dernière décennie). Alors que la consommation par habitant dans l’UE de pêches et nectarines et d’oranges devrait diminuer légèrement de respectivement 0,5 % par an pour s’établir à environ 6 kg/habitant et 1 % par an pour s’établir à 8,8 kg d’oranges transformées et 11,4 kg d’oranges fraîches en 2030. De son côté, la consommation de tomates fraîches par habitant devrait rester stable pour atteindre 14 kg alors que la consommation par habitant de tomates transformées devrait légèrement augmenter pour atteindre 21 kg en 2030 (soit +0,3 % par an en équivalent tomate fraîche). Hausse des exportations Au cours de la période 2019-2030, la Commission européenne prévoit une hausse globale des exportations de fruits et légumes. Pour les pommes fraîches, pêches et nectarine, les exportations d’ici 2030 devraient augmenter mais à un rythme plus lent, respectivement 0,7 % par an et 0,4 % par an. Quant aux exportations de tomates fraîches, elles devraient augmenter significativement sur la période considérée soit 3,6 % par an. Tout comme les exportations de jus d’orange (+2 % par an). Par ailleurs, l’UE est fortement dépendante des importations de jus d’orange (concentré et non concentré), soit plus de 80 % des jus consommés dans l’UE. Les importations d’oranges fraîches pourraient augmenter de 2 % par an. Les importations de pommes fraîches devraient rester stables (environ 500 Mt) alors que les importations de tomates fraîches devraient continuer à augmenter à un rythme plus lent (+1 % par an contre +3 % par an au cours de la dernière décennie).

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