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Alsace Destination Tourisme (ADT)

Des fleurs labellisées

Publié le 11/05/2021

À l’occasion du lancement de la campagne de fleurissement, Alsace Destination Tourisme (ADT) et l’agence régionale du tourisme Grand Est ont signé vendredi 23 avril, une convention de coopération dans les serres de Colmar.

Cette convention doit notamment définir les nouvelles modalités de coopération pour la gestion du label « villes et villages fleuris » en Alsace, concernant l’accompagnement, l’attribution et le conseil pour l’obtention de ce label. Dans une recherche de rationalisation de l’action publique, le jury sera désormais composé à l’échelle de toute l’Alsace, en remplacement des jurys départementaux et régionaux. Ses missions sont définies par sections départementales au sein de la Collectivité européenne d’Alsace, pour respecter les termes du règlement national. « Une seule tournée avec ce jury unique sera ainsi organisée du 19 au 23 juillet 2021. Il visitera les communes qui démarrent dans cette démarche de labellisation et vont vers la première fleur. Il visitera également les communes déjà labellisées avec une, deux ou trois fleurs qui bénéficieront régulièrement d’une visite tous les trois ans. Les communes avec quatre fleurs continueront, elles, à être examinées par le jury national », explique Vincent Debes, conseiller d’Alsace et président délégué d’Alsace Destination Tourisme. Les membres du jury sont des élus locaux, des conseillers régionaux, des professionnels du paysage et de l’environnement, des personnels des espaces verts municipaux ou encore des professionnels du tourisme. « En 2019, l’Alsace comptait 351 communes labellisées (187 dans le Bas-Rhin et 164 dans le Haut-Rhin) qui participent régulièrement au concours qui a été initié dans la région. L’Alsace est une terre fleurie depuis plus de 60 ans et est la destination de nombreux visiteurs. Ce label est un outil d’aide au quotidien pour les communes qui ont là une visibilité. Elles s’engagent également pour le développement durable en visant toujours à mieux intégrer le respect des ressources naturelles dans leurs aménagements paysagers et expressions florales. La protection de la faune et de la flore constitue une priorité notamment par la gestion raisonnée de l’eau, l’adaptation du choix des plantes et le zéro phyto », ajoute Marie-Reine Fischer qui co-préside avec Pierre Bihl, vice-président de la CEA, le jury de fleurissement d’Alsace.   En Alsace, 350 communes labellisées Villes et Villages Fleuris contribuent à : ? la réputation de notre destination,... Publiée par Alsace Destination Tourisme - Pro sur Mardi 27 avril 2021   239 000 plantes sur 5 000 m2 La signature de cette convention s’est déroulée en présence du maire de Colmar, Éric Straumann et de son adjoint Christian Meistermann, en charge de la voirie, espace public, développement durable, espaces verts et milieux naturels. « Colmar est une ville aux quatre fleurs. Elle est labellisée depuis 1986. C’est un élément complémentaire à l’attractivité de la cité dans un contexte sanitaire difficile avec une fréquentation touristique actuellement en berne. Mais, nous ne baissons pas les bras et nous cherchons à garder ce haut niveau de fleurissement », précise Éric Straumann. Il en profite pour rappeler que les serres de Colmar occupent une surface couverte de 5 000 m2 permettant de produire environ 239 000 plantes, en serre ou en tunnel. « Nous nous adaptons au changement climatique qui impacte ce que nous ferons demain. Cela concerne nos serres, mais également nos espaces verts et nos arbres. Ces derniers ont par exemple été touchés par la météo capricieuse de cet hiver. Ils sont 350 à être tombés ou en mauvaise santé », souligne Christian Meistermann. « Le végétal est plébiscité » Pour sa part, le président du groupement des horticulteurs d’Alsace Paul-André Keller a salué la signature de cette convention après plusieurs mois difficiles. « Ce caractère essentiel de nos productions végétales est important pour tous les acteurs de la filière. Le printemps 2020 a été un cauchemar avec cette crise sanitaire, mais surtout la fermeture de nos entreprises alors considérées comme « non essentielles ». Aujourd’hui, le végétal est plébiscité par les particuliers pour la qualité et l’équilibre de leur vie. Le végétal se positionne comme une réponse à des enjeux climatiques, à la qualité de l’air et au bien vivre ensemble. Le végétal joue son rôle dans la préservation de la biodiversité. Cette convention de partenariat sur le fleurissement est également un outil de promotion du végétal qui, à l’avenir, doit être au cœur des aménagements de l’ensemble des collectivités », conclut Paul-André Keller accompagné de Christian Romain, président du groupement professionnel « Fleurs et Plantes d’Alsace ».

Publié le 06/05/2021

La Chambre d’agriculture Alsace (CAA) expérimente, cette année, le sous-semis de couverts végétaux, simultanément au semis de maïs. Une technique novatrice, déjà expérimentée avec succès en Belgique, qui offre de nouvelles perspectives pour les parcelles situées dans les zones à enjeux eau et les zones à actions renforcées dans le cadre de la directive Nitrates.

D’un côté le maïs, de l’autre le trèfle blanc et la fétuque rouge… en un seul passage. Cette année, la Chambre d’agriculture Alsace (CAA) a souhaité tester l’implantation simultanée de la culture principale et du couvert végétal. « Traditionnellement, on met les cultures intercalaires au moment du binage, soit vers le stade sept/huit feuilles comme on l’avait testé par le passé dans le Haut-Rhin », commente David Kraemmer, conseiller agro-environnement à la CAA. C’est lui qui pilote l’essai qui s’étend sur trente hectares dans une dizaine de communes du Kochersberg, la Chambre d’agriculture prenant à sa charge les semences des couverts végétaux dans le cadre de l’opération Agri-Mieux. Le premier avantage de cette technique est qu’il est possible d’intervenir dans des secteurs sensibles à l’érosion où le binage n’est pas recommandé à cause des coulées de boues potentielles. Le second est qu’il permet de s’affranchir de certaines contraintes dans les zones à enjeux eau et les zones à actions renforcées dans le cadre de la directive Nitrates. « Dans ces zones, il n’est possible de faire que deux maïs pendant une période de cinq ans. En implantant directement le couvert au moment du semis, on s’affranchit de cette limite et on peut faire un maïs tous les ans si on le souhaite », explique David Kraemer. Au niveau agronomique, cela permet d’avoir la couverture de sol la plus permanente possible, ce qui permet de piéger le maximum d’azote résiduel dans le sol pour le restituer au fur et à mesure du cycle végétatif du maïs. Cette couverture prolongée est également très intéressante au moment de la récolte en diminuant le tassement du sol quand celui-ci est humide. Des pertes de rendements « limitées » En se lançant dans cet essai, la Chambre d’agriculture Alsace ne part pas non plus dans l’inconnu. Les collègues belges du CIPF (Centre indépendant de promotion fourragère) ont déjà expérimenté cette technique avec succès. De tous les couverts testés, il s’est ainsi avéré que c’est le trèfle blanc nain et la fétuque rouge qui offraient les meilleurs résultats, avec un impact minime sur les rendements de maïs. « Il faut que cela soit le plus transparent possible pour la culture », note le conseiller de la CAA. Les essais menés en Belgique ont ainsi démontré qu’il ne fallait pas dépasser les six kilos par hectare de fétuque rouge et les deux kilos par hectare de trèfle blanc nain pour éviter tout problème de concurrence avec le maïs, sur l’eau comme sur l’azote. D’un point de vue technique, cumuler semis et sous-semis en un passage ne nécessite pas de matériel particulier. Pour ces essais menés dans le Kochersberg, la CAA a utilisé un semoir combiné Aerosem PCS de Pöttinger comportant quatre éléments semeurs. « Mais dans l’absolu, on peut utiliser tout type de semoir monograine utilisé couramment. Il faut juste y ajouter un kit semoir à petites graines pour les engrais verts qu’on a l’habitude de monter sur des déchaumeurs. La seule différence est que là, on l’intègre entre les éléments semeurs du maïs avec des peignes et des descentes », détaille David Kraemer. Les premiers effets observables de ces essais seront visibles au début de l’été. Mais grâce au recul apporté par les essais belges, le conseiller de la CAA est confiant. « On sait que c’est une technique qui fonctionne. On ne l’avait pas encore essayé en Alsace car on n’avait pas le matériel à disposition. Maintenant, on veut montrer à nos agriculteurs que semer des couverts avec du maïs a un réel potentiel chez nous avec le risque minime de pénaliser les rendements. » Une limite existe cependant : l’impossibilité d’utiliser le désherbage mécanique dans une telle situation. Ce qui nécessite, au préalable, d’avoir un raisonnement global sur le choix de ses matières actives et ses techniques de désherbage.

Manifestation du 30 avril

Pour une Pac de la croissance !

Publié le 05/05/2021

La FRSEA et les JA Grand Est ont réussi le tour de force de rassembler plus de 1 500 tracteurs alsaciens, lorrains, vosgiens et champenois, devant et autour du Parlement européen, à Strasbourg, vendredi 30 avril, alors que les négociations sur l’avenir de la Pac reprenaient, à Bruxelles. Les agriculteurs, emmenés par leurs responsables syndicaux, fustigent une réforme de la Pac pour 2023, qu’ils jugent « de la décroissance ».

« Produire n’est pas un gros mot ! Produire pour tous les marchés », rappelait Hervé Lapie, président de la FRSEA Grand Est, la veille de la mobilisation. Vendredi 30 avril, un concert de klaxons a réveillé le Parlement européen, à Strasbourg, déserté des eurodéputés au profit de Bruxelles, depuis la pandémie de Covid-19. Sous un ciel blanc de nuages et dans le froid, plus de 1 500 tracteurs ont encerclé les institutions européennes de midi à 16 h. Les agriculteurs et les viticulteurs d’Alsace (un millier d’engins du Bas-Rhin, 350 du Haut-Rhin), de Lorraine, environ 200 tracteurs, surtout de la Meurthe-et-Moselle, de la Moselle et des Vosges (et quelques véhicules meusiens), et même plusieurs Marnais ont répondu à l’appel de la FRSEA et des JA Grand Est, provoquant plus de dix kilomètres de bouchons, sur l’autoroute A4 notamment, dans le sens Paris-Strasbourg, au matin, sous une pluie battante. À l’instar de Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, ils refusent que les aides Pac, qui ne sont « pas de l’argent de poche » mais représentent une partie du revenu des exploitants, dixit le betteravier alsacien, soient encore plus conditionnées. Sur les pancartes, les slogans suivants s’affichaient : « Ras-le-bol des contraintes imposées par les technocrates. Le bon sens paysan appartient aux agriculteurs », « L’agriculture la plus durable, mise à terre par la Pac 2023 », « Je vous nourris et je veux vivre de mon métier. Demain, nous voulons encore exister », « Mangez français », « Fauchés comme les blés », « Pac 2023, droit dans le mur : les concessionnaires soutiennent les agriculteurs », « Sans fourrage (maïs), plus d’animaux ». Le jour où le trilogue (la négociation) entre la Commission, le Parlement et le Conseil de l’Europe débutait sur les questions environnementales, les exploitants ont demandé à ce que tous les efforts déjà consentis et même souhaités par le monde agricole, pour la préservation de l’environnement (protection de la qualité de l’eau, limitation des coulées de boue, entre autres) soient reconnus et que leur expertise, et les spécificités locales, soient prises en compte.   ? A VOS PANCARTES ? Le message est-il passé avec cette journée d'action ? #MANIF #PAC #PAC2023 #1000TRACTEURS #GRANDEST #sauvetonpaysan #ambitionpacjuste Publiée par EAV PHR sur Vendredi 30 avril 2021   Rencontres avec le monde politique pour la souveraineté alimentaire La ferme Grand Est FRSEA/JA dénonce l’obligation de rotation à la parcelle, qui va à l’encontre des connaissances agronomiques, d’après les premiers concernés, et entraînerait une perte d’autonomie alimentaire dans les élevages comptant principalement sur le maïs local pour nourrir le troupeau. Elle veut que les aides pour les éco-régimes – mesures vertes du 1er pilier de la Pac, qui représenteront jusqu’à 30 % de ce pilier demain, soient accessibles aussi à ceux qui ne sont ni en bio ni en HVE. Elle est contre la fusion des enveloppes des aides couplées destinées aux vaches laitières et allaitantes, qui nuirait encore un peu plus aux éleveurs de bovins viande. Le modèle dominant n’est pas prêt à faire la bascule. Ce qui privilégierait les plus petites fermes, aux pratiques les plus alternatives, est condamné. Les manifestants du 30 avril veulent une « Pac économique », protégeant les paysans et la souveraineté alimentaire, sur tous les territoires, ont-ils fait savoir par leurs applaudissements, lors des discours à la tribune, qui ont débuté vers 14 h. Les discussions européennes doivent aboutir fin mai. Avant le 1er janvier 2022, la France se prononcera, auprès de la Commission, sur son Plan stratégique national (PSN), ses adaptations de la Pac. Le monde agricole du Grand Est, totalement uni sur cette question, répète aussi que les prairies permanentes seront maintenues grâce à l’élevage. La revalorisation de l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), le maintien de la surdotation des premiers hectares et la poursuite voire la revalorisation des mesures agroenvironnementales et climatiques (Maec) font aussi partie des revendications de tous. Alors que les tracteurs se dirigeaient vers la capitale européenne, le 30 avril au matin, Hervé Lapie, Franck Sander, Germain Bach, vice-président des JA Grand Est, Fabrice Couturier, président de la FDSEA de la Moselle, et Pascal Wittmann, président de la FDSEA du Haut-Rhin, demandaient son soutien à la préfète de la Région Grand Est. La FRSEA Grand Est a d’ailleurs rencontré le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, mardi 4 mai. Dans la soirée de vendredi dernier, c’est Jean Rottner, président du Grand Est, qui avait reçu la délégation, se montrant favorable à une contractualisation en restauration hors domicile (RHD), pour soutenir les agriculteurs.   Germain BACH, Président des Jeunes Agriculteurs de Moselle s'est exprimé devant le parlement pour demander une #pac2023 favorable aux jeunes et à l'installation en agriculture ! ? Publiée par Jeunes Agriculteurs Moselle sur Vendredi 30 avril 2021   L’agriculture déjà solution au réchauffement climatique Les élus alsaciens qui comptent ont bravé le mauvais temps pour se tenir aux côtés des douze représentants locaux et nationaux de l’agriculture, qui se succédaient au micro, à l’abri d’un camion prêté par le Comptoir agricole. En début d’après-midi, vendredi dernier, alors que les discours étaient retransmis en direct sur Youtube, pour que les manifestants puissent rester à bord de leurs tracteurs, Covid-19 oblige, l’eurodéputée Les Républicains Anne Sander a aussi donné de la voix, laissant entrevoir un espoir pour des plans de filière. Aux premières loges, Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), et Patrick Bastian, à la Commission agriculture et forêt du Grand Est, ont salué les prises de paroles. Julien Koegler, président des Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin, a scandé : « Seuls 6,5 % des agriculteurs ont moins de 35 ans. Notre constat est sans appel. Il y a un manque de cohérence entre les politiques agricoles, commerciales et le développement à l’international. […] La pérennité des exploitations agricoles dans le territoire doit s’appuyer sur des filières organisées et structurées. […] L’agriculture que nous défendons, de ferme, pas de firme, […] est parfaitement dans son temps. […] La France a le modèle agricole le plus durable, au monde ». Philippe Clément, président de la FDSEA des Vosges, a enchaîné : « Le grand défaut de cette Pac 2023, c’est que nous ne produirons plus sur le territoire, nous irons chercher ailleurs, dans des pays qui ne respectent pas nos standards de production ». Éric Thirouin, président de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), céréalier en Eure-et-Loir, avait aussi fait le déplacement. « C’est un soutien très fort, du national, que je veux vous apporter. […] Toute la France est en mouvement. […] Tous les agriculteurs se soulèvent pour dire stop à ce qui est en train d’arriver. Est-ce que l’Europe, est-ce que la France, veut une dynamique de croissance ou une dynamique de décroissance ? C’est bien le sujet qui est posé, là. Est-ce qu’on prône la jachère, est-ce qu’on prône la non-production, ou est-ce qu’on prône la biodiversité ? Nous, agriculteurs, on sait que la biodiversité, on peut la cultiver, on peut l’entretenir. Moi, je prône une agriculture économique », a-t-il martelé. Éric Thirouin a conclu en soulignant l’importance de l’agriculture face au changement climatique : « Un hectare de blé capte sept fois plus de gaz à effet de serre qu’il n’en émet. L’agriculture est là, en solution. On a besoin d’une agriculture croissante ».    

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