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France Poulailler à Volgelsheim

Les poulaillers français ont la cote

Publié le 17/05/2021

Premier fabriquant français de poulaillers familiaux, France Poulailler dispose depuis le mois de mars de nouveaux locaux à Volgelsheim. Un bâtiment qui va lui permettre de répondre à une demande de plus en plus forte des particuliers et des collectivités locales.

Société familiale, France Poulailler a été créée, en 2014, dans l’idée de proposer à ses clients un poulailler en bois, français et de bonne qualité. Sa croissance nécessite aujourd’hui de travailler dans des locaux plus adaptés. L’entreprise a ainsi quitté ses bâtiments historiques situés dans l’ex-caserne Abbatucci pour rejoindre la zone économique du Château d’Eau, toujours à Volgelsheim. Un investissement de 1,2 M d'€ d’euros pour acquérir et équiper les locaux de l’ancienne usine Thomann. Ce déménagement en pleine crise sanitaire lui permet de passer de 700 m² à 2 500 m² de surface afin de faire face à une demande sans cesse grandissante en poulaillers 100 % français. Ce positionnement lui a permis de se faire une place enviable sur le marché national du particulier où il n’a presque pas de concurrence. « Lors des deux premiers confinements notamment, les gens commandaient sur internet. Nous avons parfois été débordés. Nos délais de livraison ont augmenté. Néanmoins, nos 15 salariés ont pu travailler dans de bonnes conditions et nous avons honoré nos marchés », explique Nadège de Beaumont, présidente de France Poulailler depuis cet hiver et fille de Stanislas de Beaumont, fondateur de l’entreprise. France Poulailler occupe le marché français, mais a également des revendeurs pour la Suisse, la Belgique et prochainement l’Allemagne. L’année passée, elle a écoulé pas moins de 5 000 poulaillers pour un chiffre d’affaires situé à un peu plus de 1,3 million d’euros. Cette année, les commandes ont déjà dépassé les 6 000 poulaillers. « Les gens désirent consommer davantage d’œufs. Ils veulent également avoir des poules chez eux. C’est une démarche écologique qui se complète par une réduction des déchets organiques. Les poules ont cette qualité de composteur naturel », ajoute la dirigeante. Résultat, les citoyens passent de plus en plus commandes tout comme les collectivités. « Nous avons de nombreuses communautés de communes qui font la démarche de nous appeler et de nous faire confiance. Elles sont séduites par la diversité de notre offre et de nos poulaillers », assure-t-elle. En bois et 100 % made in France Les poulaillers sont conçus et fabriqués en interne. Ils sont en bois. Ils sont déclinés en 14 modèles différents pour des prix allant de 200 € à 2000 € et pour des tailles permettant d’accueillir de deux à 25 poules. Le bois est issu de deux essences : l’épicéa et le douglas. À chaque fois, les poulaillers sont réalisés selon la technique du lamellé-collé, sur 19 mm d’épaisseur. « Le bois garanti PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) par nos fournisseurs, la visserie, le grillage et tous les composants utilisés pour fabriquer nos poulaillers sont achetés exclusivement en France. Nous avons choisi le bois car nous voulions quelque chose de naturel en lien avec les jardins des gens où se trouvent ces poulaillers », indique Nadège de Beaumont. Depuis quelques semaines, la situation est cependant tendue, précisément en raison du contexte sanitaire. « Les livraisons de bois, de grillage et de cartons sont de plus en plus longues. Actuellement, on ne peut plus faire de cadre. Nous ne serons livrés que dans quelques jours. Cela bloque les commandes. Nous espérons que ce n’est que temporaire. Nous devons également composer avec la maladie de certains arbres et essences comme l’épicéa. Il est possible que nous passions à du mélèze », confirme la présidente de l’entreprise. France Poulailler va pourtant continuer à diversifier sa gamme. Avec des poulaillers traditionnels, des toits végétalisés, compacts, des pondoirs ou encore avec des portiers électroniques en option. Le montage des panneaux se fait simplement avec des clips. Les mailles de 1,9 x 1,9 cm sont en fil de 1,8 mm d’épaisseur galvanisé à chaud. Il existe quatre hauteurs de rallonge et quatre hauteurs de parcs. Chaque poulailler est garanti au moins deux années anti-prédateurs. Tous les parcs comportent six faces, y compris celle au sol. Il existe également une gamme idéale pour les étangs et/ou les mares, mais aussi une gamme étendue aux lapins, aux canards et aux tortues de terre.       Première levée de couleurs chez France Poulailler avec l’arrivée de nos nouveaux drapeaux ?? Publiée par France Poulailler sur Mardi 11 mai 2021    

Association générale des planteurs de houblon de France (AGPH)

« Au niveau commercial, nous souffrons de la pandémie »

Publié le 16/05/2021

540 ha de houblon étaient en production en France en 2020, dont 470 ha en Alsace. Ailleurs, de nouveaux producteurs s’installent, alors que la commercialisation est ralentie par la crise sanitaire.

L’assemblée générale de l’Association générale des planteurs de houblon de France (AGPH) a eu lieu, lundi 12 avril, par visioconférence. Après un hommage à Étienne Lux, président d’honneur disparu depuis la précédente assemblée générale, Bernard Ingwiller, président de l’AGPH, a dressé le bilan de l’année 2020. Celle-ci a été marquée par un renforcement des surfaces en production au niveau national et l’arrivée de nouveaux groupements de producteurs, qui sont venus consolider les rangs de l’association. Les rendements ont été légèrement inférieurs à la moyenne et les teneurs en alpha ont été variables selon les régions. « Au niveau commercial, nous souffrons de la pandémie », a souligné Bernard Ingwiller, précisant que tous les houblons n’avaient pas été enlevés mais que les prix étaient « globalement stabilisés ». La pandémie a également eu des incidences sur l’organisation des travaux, puisque la main-d’œuvre saisonnière étrangère n’a pas pu circuler librement en 2020 et qu’il a fallu faire appel à la solidarité locale pour trouver des saisonniers aux périodes de pointe. Le président de l’AGPH a remercié tous les partenaires de la filière, en particulier les brasseurs, qui ont contribué à résoudre ce problème. La filière houblonnière est aujourd’hui confrontée à plusieurs défis. La protection phytosanitaire du houblon en est un. Le nombre de molécules homologuées pour cette culture est restreint, ce qui oblige à coopérer au plan international pour trouver des solutions communes. La recherche variétale, l’adaptation au changement climatique, la modernisation des équipements de cueillette et de séchage sont d’autres défis à relever. Bernard Ingwiller insiste pour que la modernisation aille de pair avec l’aspect économique, « afin de donner une vision d’avenir » aux planteurs de houblon. L’évolution des structures d’exploitation, quant à elle, mérite d’être étudiée de plus près afin de détecter quelles exploitations sont en manque de relève. Secrétaire général de l’AGPH, Antoine Wuchner a donné les principaux chiffres de la production française. 540 ha étaient en production en 2020, dont 470 ha situés en Alsace, 35 ha dans le Nord, le reste des surfaces étant disséminé dans le reste du territoire. La production s’est élevée à 800 t. Antoine Wuchner constate un engouement fort pour la production locale et une augmentation des surfaces en bio, y compris dans les régions historiques. L’offre reste toutefois inférieure à la demande. L’épidémie de Covid-19 a entraîné un recul de 8 à 9 % du marché de la bière. Les brasseries ont plus ou moins souffert de la situation selon leur mode de commercialisation. La fermeture des cafés, hôtels-restaurants a particulièrement pénalisé certaines d’entre elles. Les microbrasseries ont souffert aussi, même si celles qui vendent en GMS ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Énormément de porteurs de projet Le marché du houblon est mondial, a rappelé Antoine Wuchner. La France ne représente même pas 1 % de ce marché. 122 000 t de houblon ont été récoltées en 2020 dans le monde, un chiffre en baisse de presque 6 %. Les prix aussi étaient en baisse par rapport à ceux de 2019, mais la plupart des houblons ont été contractés. Au niveau mondial, la recommandation est à la baisse des surfaces dans certaines variétés. « Les houblonniers alsaciens ont su reconvertir un certain nombre de variétés pour être plus efficaces sur les marchés », se réjouit le secrétaire général de l’AGPH. Toutefois, il faut rester prudent car tout dépendra de la reprise. Franck Sander, président de la FDSEA du Bas-Rhin, estime pour sa part que la crise sanitaire aura inévitablement un impact sur les stocks, et donc sur les prix, en particulier pour les gros contrats. Il attire l’attention sur la nécessité d’accompagner les exploitations qui se convertissent à l’agriculture biologique. Du rapport d’activité des régions, on retiendra une grande variabilité dans les quantités produites et les prix payés aux producteurs selon les débouchés. Yvon Pruvost, au nom de la Coophounord, insiste sur la tendance au « consommer local » et sur l’augmentation des surfaces en bio, qui vont atteindre 10 % des surfaces dans le Nord. Dans d’autres groupements, la plupart des producteurs qui se lancent dans la culture du houblon le font en bio. C’est le cas chez Hopen et chez Houblons de France, où « un bon tiers des adhérents sont paysans-brasseurs ». En Normandie, où les surfaces sont encore confidentielles, il existe « énormément de porteurs de projets », selon Benoît Lamy, dont là aussi beaucoup de paysans-brasseurs potentiels. Bernadette Laugel a rendu compte des activités techniques, en particulier des travaux menés pour la maîtrise des bioagresseurs. Matthieu Luthier a rappelé les grands axes du projet Houblon France 2022, visant à doter l’AGPH de deux têtes, une technique et une syndicale. Un projet de filière a été rédigé, une interprofession du houblon - a été créée et trois commissions ont été mises en place pour réfléchir à différentes thématiques telles que la compétitivité, la communication ou l’animation de la filière houblon.

Prêt digitalisé

Un tracteur en trois clics !

Publié le 15/05/2021

Depuis le début de l’année, la plupart des banques proposent des prêts 100 % digitalisés pour acquérir du matériel agricole. Gain de temps, moins de « paperasse », des qualités bien en vogue. Zoom sur l’initiative du Crédit Mutuel, précurseur dans le domaine.

Cette saison a commencé avec une belle surprise pour Sébastien Pfeiffer, installé à Urhwiller, dans le nord de l’Alsace. Il a pu semer du maïs et du tournesol avec son nouveau tracteur Arion 530. Il ne s’y attendait pas de sitôt, mais, deux semaines seulement après avoir initié l’achat, le céréalier recevait le véhicule, arrivé presque aussi vite qu’un éclair… de génie. Car ce délai, si court, tient surtout au fait que l’agriculteur a souscrit à un prêt Actimat, dorénavant entièrement digitalisé. Voilà comment tout s’est enchaîné. Quand Philippe Strasser, commercial chez Claas Est, est venu vanter les mérites de l’engin, sur sa tablette, il a aussi pu proposer une offre de prêt à Sébastien. « Avant, grâce à une calculatrice express, nous avions accès aux barèmes auxquels l’agriculteur pouvait prétendre en fonction du montant du financement, là, j’ai simulé la proposition de crédit tout de suite », décrit Philippe Strasser. Sur cette nouvelle application, les commerciaux ont la possibilité d’inscrire tous les éléments nécessaires à la mise en place d’un prêt. À commencer par le type de matériel, s’il est immatriculable ou pas, son état, neuf ou d’occasion, le montant HT, le montant HT à financer, ainsi que le modèle et la description du bien. Deuxième étape : les conditions financières, allant du montant du financement au choix du barème, en passant par le nombre et la périodicité d’échéances. Enfin, les coordonnées du client, et le tour est joué. La fin du papier ou presque Une première pour Sébastien, qui a seulement vérifié la faisabilité de cette aventure auprès de son comptable avant de signer l’offre électroniquement, grâce à un code reçu par SMS. « Avant, le tout pouvait prendre des semaines. Il fallait rencontrer le conseiller bancaire, renvoyer des documents, pour peu qu’on ait du travail, on laissait traîner les choses. Là, c’est plus pratique, on peut se décider plus rapidement. Pour ce tracteur, la réponse de l’accord du prêt est tombée trois jours après que j’ai validé la demande de prêt, seulement. Quel gain de temps », se réjouit l’agriculteur. Même si avec cette petite révolution, le concessionnaire endosse un peu la casquette du banquier, lui aussi apprécie l’accélération des transactions. « De notre côté, après la rencontre avec le client, nous devions remplir un formulaire papier qui partait à la plateforme commerciale du Crédit Mutuel, à Nantes. Désormais, les informations que nous rentrons sur la tablette sont synchronisées en temps réel avec le site internet de l’application où la demande de prêt est étudiée », détaille Philippe Strasser, qui a rangé les derniers formulaires papier au fond de son bureau. Au revoir la paperasse, donc, et bonjour la simplification. « Auparavant, le conseiller devait nous avertir de l’état de la demande, maintenant, nous pouvons suivre son avancement via le site, et savoir si elle est validée ou refusée. Ne nous reste plus qu’à faire signer l’avis de livraison pour que la banque nous paie directement », poursuit Philippe Strasser. Incontournable Ce dispositif est en place depuis la mi-janvier. À ce jour, Class Est recense une vingtaine de prêts réalisés intégralement en ligne. Quel que soit le concessionnaire, les agriculteurs peuvent opter pour cet outil, si leur banque l’a déjà lancé. Au Crédit Mutuel, une véritable « task force », comme l’appelle Jean-Luc Beil, l’animateur du marché agricole, s’est créée pour déployer ce système pionnier. « En à peine deux mois, nos spécialistes régionaux d’Actimat ont formé les chargés de clientèle des caisses qui, ont, à leur tour, rencontré la majorité des concessionnaires et des commerciaux d’Alsace, pour que l’application soit utilisée dès la mi-janvier. » Une performance, d’après Jean-Luc Beil, avec un pareil contexte en toile de fond. « Finalement, cette dématérialisation tombe bien avec le Covid, où les contacts sont limités », trouve-t-il. Pour autant, pas question de négliger les relations clientèle. » Surtout si les agriculteurs ont besoin d’accompagnement pour signer les contrats de prêt en ligne. Nos conseillers sont toujours là pour leur expliquer comment naviguer dans leur banque à distance », rassure-t-il.

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