A la une

Publié le 29/04/2021

D’ici quelques mois, il sera possible d’installer une centrale photovoltaïque de 100 à 500 kWc sur le toit d’un bâtiment sans passer par un appel d’offres. De nouvelles opportunités d’investissement en perspective pour le monde agricole qui ne doivent pas faire oublier la pertinence des centrales de 36 à 100 kWc, toujours très rentables selon le montant du raccordement. Reste à construire un dossier bien ficelé, capable de répondre aux nouvelles exigences administratives et réglementaires.

Sur les toits des bâtiments agricoles, les centrales photovoltaïques ont toujours la cote. Les grosses encore plus. Depuis environ un an, le directeur général de la société Electro Concept Énergie (ECE), Philippe Soret, constate une augmentation de puissance des installations acquises par les agriculteurs. La raison : un projet de décret annoncé lors du Salon de l’agriculture 2020 qui prévoit de faire passer la limite des projets en guichet ouvert, c’est-à-dire sans nécessité de passer par un appel d’offres, de 100 à 500 kilowatt-crête (kWc). En cours de lecture par la Commission européenne, ce décret permettra ainsi d’exploiter jusqu’à 2 500 m2 de toit d’un seul tenant contre 500 m2 environ à l’heure actuelle. « Cela ouvre inévitablement de nouvelles perspectives pour les investisseurs, même si, pour les agriculteurs, cela sera moins intéressant financièrement au-dessus de 300 kWc », juge Philippe Soret. Au-delà de ce seuil, la puissance des onduleurs associés (exprimée en kilovoltampère ou kVA) augmente en conséquence, ce qui oblige l’installation d’un poste de transformation haute tension qui convertit les 400 volts en 20 000 volts. « Ce poste coûte 80 000 euros. En dessous d’une puissance d’onduleur de 250 kVA, il est à la charge d’Enedis. Au-dessus, cela devient la propriété du producteur d’électricité. » Une contrainte de taille qui rend les centrales de 300 kWc et plus intéressantes pour ceux possédant déjà un tel équipement. « Dans ce créneau, je vois plutôt des petites industries que des exploitants agricoles, même s’il peut y en avoir par-ci par-là », estime le dirigeant d’ECE. 36 à 100 kWc : toujours aussi rentable En attendant la sortie de ce décret prévue avant la fin du premier semestre 2021, ECE continue d’engranger les demandes de centrales photovoltaïques sur des bâtiments agricoles. « Entre trois et quatre par jour », constate le gérant d’ECE. Parmi elles, des « anciens » investisseurs qui ont fini de rentabiliser leur installation et souhaitent gonfler la puissance globale avec de nouveaux panneaux ; et puis des « nouveaux » qui disposent d’une surface de toit potentielle comprise entre 500 et 1 000 m2. « À eux, je leur conseille une première tranche de 100 kWc aujourd’hui, qu’ils pourront augmenter 18 mois plus tard tout en conservant le premier compteur. » Au niveau tarifaire (le kWh est actuellement racheté 9,76 centimes d’euros par EDF Obligation d’achat), la centrale comprise entre 36 et 100 kWc conserve une rentabilité toujours aussi bonne, avec un retour sur investissement inférieur à dix ans si le montant du raccordement est favorable. Mutualiser le raccordement : oui, mais… C’est en effet ce paramètre qui fait aujourd’hui capoter nombre de projets. « Sur les dossiers qu’on traite, entre 20 et 30 % n’aboutissent pas à cause des frais de raccordement trop élevés », souligne Philippe Soret. D’où l’idée évoquée ici et là de mutualiser les frais de raccordement entre plusieurs exploitations agricoles. Séduisante sur le papier, cette perspective reste confrontée à plusieurs problématiques pour espérer être mise en œuvre facilement, et partout. « Quand on parle de regroupement, il faut entendre trois ou quatre projets dans le même village, et sur la même branche du réseau. Le souci est que beaucoup de fermes sont très éloignées les unes des autres. Dans ce cas, la mutualisation du raccordement me semble techniquement bien compliquée à mettre en œuvre », indique Philippe Soret. Une gestion administrative plus lourde Reste un point essentiel si l’on veut se lancer dans la production d’énergie solaire : la construction d’un dossier bien ficelé, répondant aux dernières exigences législatives et réglementaires. Il faut par exemple délivrer un titre de propriété de moins de deux ans pour tout nouveau projet photovoltaïque au-delà de 36 kWc. « Dans le monde agricole, cela peut compliquer les dossiers dans la mesure où le propriétaire du bâtiment n’est pas toujours celui du terrain. Cela nous oblige alors à adapter le traitement administratif du dossier pour que la demande de raccordement puisse être qualifiée », fait remarquer Philippe Soret. Face à cette complexité administrative accrue, il recommande à tout porteur de projet de se mettre en relation avec une entreprise qui a un réseau bien établi et qui « connaît bien les rouages du système ». C’est le cas d’Electro Concept Énergie qui a été identifié par Enedis parmi les interlocuteurs référents de la région Grand Est. Un partenariat « solide » avec les constructeurs de bâtiments Grâce à sa solide expérience dans le secteur, ECE a su également tisser de solides relations avec des constructeurs de bâtiments agricoles. Un atout qui facilite grandement la mise en œuvre de centrales photovoltaïques lorsqu’ils sont intégrés à un nouveau bâti. Celui-ci est ainsi soigneusement étudié pour optimiser au maximum le rendement de l’installation photovoltaïque. « En travaillant de cette manière, on s’aperçoit qu’il ne faut pas nécessairement avoir un bâtiment exposé plein sud pour être performant. Une orientation est/ouest avec un toit en faible pente fonctionne très bien aussi. » Electro Concept Énergie invite donc les constructeurs de bâtiment à bien choisir leur partenaire en cas de projet de centrale solaire. « Si jamais ils donnent le nom d’une entreprise, et que ça se passe mal, c’est leur réputation qui sera écornée à l’arrivée. » Sur ce terrain-là, ECE n’a pas à rougir au vu des multiples avis récoltés et visibles sur son site internet. « Il y a notamment des avis de clients agriculteurs qui exploitent une centrale depuis dix ans et plus. Et ce sont de vrais avis, contrôlés de manière indépendante par l’Afnor », conclut-il.    

Publié le 28/04/2021

À Sausheim, dans le Haut-Rhin, la station d’épuration des eaux usées de l’agglomération mulhousienne, l’usine de valorisation énergétique des déchets (ou usine d’incinération) et un méthaniseur œuvrent de concert pour nettoyer les eaux usées, traiter les déchets urbains, produire de l’énergie et, une première en France, de la struvite, un minéral phosphaté valorisable en engrais agricole.

Les gisements phosphatés ne constituent pas une ressource renouvelable. La demande en engrais phosphatés ne faiblissant pas, le phosphore est amené à devenir une denrée rare, donc un enjeu majeur pour la production agricole, notamment européenne, qui est dépendante du reste du monde pour son approvisionnement en phosphate. « Le phosphore a été déclaré matière première critique par l’Europe, et la filière eau a été questionnée sur sa capacité à produire du phosphore renouvelable », indique Christelle Metral, chef de marché Transition énergétique et économie circulaire chez Suez, également spécialiste de la production d’engrais biosourcés. En effet, les boues issues des stations d’épuration contiennent du phosphore, notamment parce que l’urine et les matières fécales en contiennent. De là à valoriser le phosphore contenu dans les boues, il n’y a qu’un pas qui a déjà été franchi dans plusieurs installations au Danemark, et qui vient d’être franchi en France, sur le site de Sausheim. Un site multifacette Cette Station d’épuration des eaux usées (Step) -18e de France par sa taille - traite non seulement les rejets de 490 000 habitants, mais aussi de nombreuses industries et d’un hôpital. Au départ, les boues étaient directement incinérées dans l’usine de valorisation énergétique (UVE) adjacente, au même titre que les ordures ménagères, les résidus infectieux… L’incinération produit de l’énergie, en grande partie autoconsommée par la Step. Depuis le 1er décembre 2020, les boues issues de la station d’épuration sont d’abord méthanisées avant d’être déshydratées et incinérées, les méthaniseurs étant chauffés par de l’eau chaude produite par l’usine d’incinération. Objectif de cette synergie entre sites : produire du biométhane injecté dans le réseau, réduire le volume des boues et, cerise sur le gâteau, produire un engrais phosphaté. Avec un paramètre essentiel à prendre en compte : « L’usine d’incinération est paramétrée pour fonctionner avec des boues, celles qui sortent du méthaniseur doivent donc rester en quantité et en qualité adéquates », pose Jérôme Fritz, ingénieur au Syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) de la région mulhousienne. N’aurait-il pas été plus simple d’épandre directement les boues ou les digestats ? Non, car même si la méthanisation fait passer le volume des boues de 37 000 à 22 000 t/an, les sols agricoles n’y suffiraient pas. Le Sivom de la région mulhousienne a donc lancé un appel d’offres, remporté par Suez, avec un projet chiffré à 14 millions d’euros. Les plus grands digesteurs métalliques de France Plusieurs éléments ont joué en faveur de Suez. Notamment la technologie Digelis Simplex, qui consiste à créer des digesteurs composés d’acier à l’extérieur et d’inox à l’intérieur, plus étanches, plus fiables, plus rapides à construire, et surtout avec une sécurité industrielle accrue par rapport à ceux en béton. Les deux digesteurs d’une capacité de 5 150 m3 chacun fonctionnent en digestion mésophile, à 37 °C. « Les bactéries digèrent la matière organique des boues, réduisant leur volume de 20 à 30 %, en dégageant du biogaz, stocké dans un gazomètre de 2 500 m3 », décrit Jérôme Fritz. Chaque digesteur, entièrement calorifugé, est adossé à plusieurs unités de stockage, correspondant à un volume total de 1 000 m3, accueillant les boues fraîches et les boues digérées. « Les boues fraîches arrivent par le haut du méthaniseur, où elles restent 20 jours, durant lesquels le contenu du méthaniseur est continuellement homogénéisé par un brasseur mécanique à pales », décrit Frédéric Dupont, responsable commercial pour le Grand Est et la Franche-Comté chez Suez. Pour maintenir l’ensemble à 37 °C, les boues fraîches passent par un serpentin alimenté avec de l’eau chauffée à l’usine d’incinération. Au fur et à mesure de l’avancée dans le serpentin, l’eau et les boues échangent des calories, pour qu’au final, les boues entrent réchauffées dans le méthaniseur, et l’eau repart froide vers l’usine d’incinération. Du biométhane pour les bus de l’agglomération Des digesteurs sortent donc des boues digérées et du biogaz. Ce dernier est principalement composé de CH4, C02, H2S et d’eau. Pour devenir du biométhane, ce gaz est d’abord « compressé, pour évacuer l’humidité par condensation, puis débarrassé de l’H2S par un traitement au charbon actif. Enfin le CH4 et le CO2 sont séparés par un traitement membranaire », décrit Jérôme Fritz. À ce stade, le CO2 rejoint l’atmosphère et le biométhane est testé afin de vérifier sa pureté, qui doit avoisiner les 99,7 %, avant son odorisation et son injection dans le réseau. « Si la qualité du biométhane n’est pas correcte, il est renvoyé vers le gazomètre et il subit une seconde fois l’ensemble des traitements. Et s’il devait ne pas pouvoir être injecté, il serait brûlé par une torchère », complète Jérôme Fritz. Le biométhane est racheté par Engie, dans le cadre d’un contrat d’achat signé pour une durée de 15 ans. Ce contrat inclut des certificats de garantie d’origine, qui permet de valoriser du biométhane localement, en l’occurrence en alimentant la flotte de bus de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) en biométhane. Les boues digérées sont déshydratées par centrifugation à 3 000 tours/min, ce qui permet d’obtenir une phase solide, brûlée dans l’usine d’incinération, et un centrât liquide, destiné à rejoindre la Step. Un engrais phosphaté local et sans métaux lourds Si Suez a remporté l’appel d’offres, c’est aussi parce que l’entreprise proposait d’installer un process industriel innovant, permettant de piéger l’azote et le phosphore contenus dans le centrât. En effet, s’il est trop chargé en phosphore, il ne peut pas retourner à la Step. D’où l’idée de piéger ce phosphore, pour en faire un engrais phosphaté. C’est ce que rend possible le procédé Phosphogreen, composé d’un réacteur qui permet de faire cristalliser et précipiter le phosphore avec du chlorure de magnésium en milieu basique. À la sortie du réacteur, la struvite est séchée sur une grille, d’où s’écoule l’eau débarrassée de son phosphore. La production de struvite est estimée à 90 t/an.  « En l’absence de ce procédé, on devrait piéger le phosphore avec du chlorure ferrique. Le procédé nous permet donc de réaliser des économies, et d’obtenir un produit de super qualité », se félicite Jérôme Fritz. En effet, la struvite se présente sous forme de granulés de 1 à 3 mm facilement manipulables. Elle est composée de 12 % de phosphore à dissolution lente, de 6 % d’azote et de 10 % de magnésium. En outre, elle est exempte de métaux lourds, contrairement aux engrais phosphatés issus des minerais. Un flou réglementaire à lever La struvite de Sausheim est donc un engrais vertueux à plus d’un titre. Problème : son statut réglementaire n’est pas encore fixé en France, ce qui empêche sa commercialisation. « Au Danemark, elle est considérée comme un produit, donc commercialisable », indique Christelle Metral. L’harmonisation de la réglementation européenne sur les matières fertilisantes devrait lui donner un statut de produit ou de déchet. Selon la catégorie dans laquelle elle se situera, elle pourrait alors être intégrée dans des formules d’engrais composés, être commercialisée pure ou encore enrichir des composts. En attendant, l’or de Sausheim s’accumule. Une autre installation est en travaux en région parisienne. Et d’autres suivront car, chez Suez, on est convaincu que ce modèle d’économie circulaire doit s’intégrer aux prochaines constructions et rénovations de sites qui s’y prêtent.

Publié le 27/04/2021

Né en Afghanistan, Haroon Rahimi a découvert le vin en France après une enfance et une adolescence qui l’ont mené à travers le monde sans jamais rester plus de cinq ans dans le même pays. Il s’est installé en Alsace en 2020, pour y entamer un BTS de viticulture-œnologie.

Haroon Rahimi a choisi pour cadre les vignes de l’abbaye de Marbach, dans le prolongement d’Husseren-les-Châteaux. Assis en tailleur sur un châle coloré provenant de sa région d’origine, il se sent dans son élément dans ce clos entouré d’un mur de grès rose, qui abrite les plants du conservatoire de cépages constitué par l’association Vignes vivantes. 80 variétés anciennes, parmi lesquelles des cépages hybrides, dont les bois ont été rapatriés il y a quelques années du domaine de Vassal, dans l’Hérault. Les membres de l’association, qui étudient leur comportement dans les moindres détails, espèrent en réintroduire quelques-uns dans la région (lire notre édition du 19 mars en page 20). Haroon Rahimi a découvert les lieux grâce à son maître d’apprentissage, Stéphane Bannwarth, vigneron à Obermorschwihr et président de l’association Vignes vivantes, chez qui il se forme depuis août 2020. Il s’est proposé pour en récolter les raisins et les vinifier. Stéphane Bannwarth lui a laissé carte blanche. Au lieu d’une cuvée unique, l’apprenti vinificateur a réalisé trois micro-cuvées - Noah (du nom d’un cépage hybride), Lune rose et H’wwah - à partir de raisins macérés, pressurés, avec un élevage sur lies fines dans des dames-jeannes de 50 l sans ajout de soufre. Pour le jeune homme, qui fêtera ses 24 ans en juin, cette première expérience de vinification est une chance. Il l’a saisie avec une certaine appréhension mais, finalement, le courage l’a emporté sur la peur de mal faire. Dire que son parcours dans le monde viticole n’était pas tracé d’avance est un euphémisme. Né en Afghanistan, Haroon Rahimi est arrivé à Paris en 2016 comme réfugié. Il s’inscrit en CAP restauration-hôtellerie dans un lycée hôtelier parisien. En journée, il suit les cours. Le soir, il enchaîne les extras pour subvenir à ses besoins. Lorsqu’il entend parler de la Coupe Georges Baptiste, réservée aux professionnels et aux élèves des métiers de salle, il décide d’y participer. En s’y préparant, il tombe sur une proposition d’accord mets-vins : un vin rouge, issu du cépage grenache noir, associé à une viande. « C’est la première fois que je lisais la description d’un vin, ses caractéristiques, sa complexité, sa richesse en bouche. C’était comme de la poésie », raconte-t-il. Sa connaissance des vins est encore théorique, mais la quatrième place décrochée à ce concours l’encourage à aller plus loin. « Vu mon histoire, c’était un bonheur de finir à ce rang-là », se souvient Haroon. En stage dans un bistrot du 14e arrondissement, il s’initie à la dégustation avec le sommelier de l’établissement. Suivent un deuxième, puis un troisième stage dans des restaurants parisiens où il découvre les vins biologiques. Ce qu’il apprend au restaurant, il le complète en dégustant chez lui. C’est l’époque où, ses moyens étant limités, il s’achète une bonne bouteille chez un caviste de Montreuil, qu’il fait durer toute la semaine en la dégustant à petite dose. Sa curiosité est telle qu’en plus de la responsabilité de chef de rang, son maître de stage lui confie celle de conseiller les clients dans le choix des vins. Entre de bonnes mains Le jeune homme décide de s’orienter définitivement dans le monde du vin une fois son CAP terminé. Avec sa compagne, il s’installe à Perpignan, où il prépare un Bac pro vigne et vin en alternance. Il apprend énormément au contact de Séverine et Philippe Bourrier, propriétaires du château de l’Ou, situé à Montescot, à 10 km au sud de Perpignan. Le domaine a été l’un des premiers du Roussillon à se convertir à l’agriculture biologique. Il est également connu pour élever certaines de ses cuvées dans des jarres en forme d’œuf. Haroon s’épanouit pleinement dans les vignes. « J’ai besoin de travailler pour la nature. Pour moi, le travail de la vigne est encore plus essentiel que le travail en cave. 80 % d’un bon vin, ce sont des raisins sains obtenus sans produits de synthèse, une vigne en bon état, un sol vivant que l’on travaille au minimum pour ne pas perturber les micro-organismes. » Ce penchant pour la vigne ne l’empêche pas de s’intéresser à la vinification des vins avec le maître de chai du château de l’Ou. « Le contact avec la matière première, les premières vendanges, la sensation quand on pige les raisins… J’étais au paradis », retrace Haroon, considérant que cette expérience a changé sa vie. Et après le paradis ? Il y a l’Alsace, région d’origine de sa compagne. Décidé à poursuivre ses études au-delà du Bac pro, il opte pour un BTS de viticulture-œnologie par alternance au lycée de Rouffach, et se met à la recherche d’un employeur. Au domaine Laurent Bannwarth à Obermorschwihr, il est entre de bonnes mains : l’entreprise est familiale, engagée dans la biodynamie et elle produit une gamme de vins nature, dont certains ont longuement macéré dans des jarres géorgiennes appelées qvevri. Le jeune homme, déjà sensibilisé aux méthodes de culture et de vinification alternatives et à l’élevage dans des contenants insolites, ne pouvait pas rêver mieux pour étancher sa soif de connaissances.

Pages

Les vidéos