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Démonstration de désherbage des maïs à Beinheim

Agriculture de précision et désherbage mécanique : un duo efficace

Publié le 24/06/2021

C’est dans le cadre de la convention de partenariat Ermes qu’était organisée une matinée de démonstration de matériel de désherbage mécanique de maïs à Roppenheim, lundi 14 juin. Une trentaine d’agriculteurs concernés par les captages sur les bans de Beinheim, Roschwoog et Herrlisheim, et sur le bassin-versant du Seltzbach, sont venus observer quatre matériels : la houe rotative, la rotoétrille, et deux bineuses.

Et pour bien guider les machines entre les rangs, les attelages étaient équipés d’un double système de guidage : un système GPS – RTK pour les tracteurs et une caméra embarquée pour l’auto-centrage des bineuses. Cette démonstration soutenue par les partenaires de la convention Ermes (l’Agence de l’eau, le SDEA, le ministère de l’Agriculture et la Région Grand Est), avec la Chambre d’agriculture en maître d’œuvre, a pour objectif d’optimiser les pratiques de désherbage et de réduire l’utilisation des herbicides. « Plusieurs molécules sont sur la sellette, a indiqué Patrick Rohrbacher, conseiller de la Chambre, telle le S-Metolachlore. On a des solutions, mais l’objectif est de les conserver pour éviter les impasses techniques. » Dans cette perspective, la plupart des agriculteurs présents, ainsi que les techniciens conseils de la Chambre, souhaitent considérer le désherbage mécanique comme une solution additionnelle au désherbage chimique, et non pas comme une solution de substitution. Toutefois pour inciter au désherbage mécanique, la Chambre d’agriculture a développé une carte interactive du matériel disponible. « On a recensé le matériel disponible sur les zones où la problématique de l’eau est sensible, et les exploitants qui pourraient le mettre à disposition dans le cadre d’entraide, de prêt ou de prestation d’entreprise. » * Un point essentiel ressort de cette matinée : en matière de désherbage mécanique, il faut le matériel approprié au stade de développement du maïs. Il apparaît donc délicat pour un maïsiculteur de s’équiper des différents matériels : compter environ 20 000 € par outil, plus 20 000 € pour le guidage GPS et encore autant pour la caméra embarquée d’autoguidage – centrage de l’outil. La houe et la herse, en plein à l’aveugle Avant la levée des plantules et après le semis de maïs, le désherbage mécanique consiste à passer plusieurs fois « en plein » sur la parcelle. « Je réserve la herse étrille pour les passages à l’aveugle en prélevée », explique pour sa part Vincent Schmitt, entrepreneur à Niederroedern. Entre le stade pointe verte et deux feuilles, il ne vaut mieux pas intervenir, poursuit David Kraemer, conseiller technique de la Chambre d’agriculture. La houe rotative est plus pénétrante. Son principe repose sur la projection des mottes qui en retombant s’éclatent et se séparent de l’adventice. Il faut donc rouler assez vite pour obtenir l’effet escompté. « Je l’utilise sur soja et maïs. Les graines sont terrées à 5 cm, permettant ensuite un passage de houe en plein, efficace sur les premières adventices qui sortent avant la culture. Il faut l’utiliser sur sol ressuyé obligatoirement. Je l’utilise également sur blé, triticale et pois », indique Christian Wollenschläger de Seltz. Il souligne l’efficacité de la houe pour casser les croûtes de battance coriaces. L’outil étant relativement agressif, il ne peut être utilisé sur les stades jeune plantule à 4 feuilles du maïs. Au-delà, pour le maïs, le matériel ne convient plus. La parcelle d’Arthur Rieffel en était au stade 7-8 feuilles, trop avancée donc pour la houe. Néanmoins, sur « un soja bien envahi, je ne voyais même plus les rangs, je suis passé à 22 km/h, et ça a été efficace », témoigne l’agriculteur. Même observation pour la rotoétrille, « un outil hybride entre la houe et la herse étrille », estime Patrick Rohrbacher. Le désherbage s’est avéré trop agressif sur le maïs à 8 feuilles. Une fois ces stades plus avancés, la solution est alors d’avoir recours à la bineuse autoguidée. Vincent Schmitt et Cédric Stoehr présentaient deux matériels de marque Einböck et Carré. Grâce aux systèmes de guidage, les débits de chantier peuvent atteindre 35 ha/jour, témoigne Cédric Stoehr et ce, grâce à une vitesse élevée de 15 km/h obtenue avec les systèmes d’autoguidage. À des stades plus avancés, lorsque la caméra discerne/matérialise difficilement le rang de maïs, la bineuse est centrée avec un palpeur. Considérations générales D’une manière générale, mieux vaut biner un maïs propre que très sale, prévient Freddy Trommetter, agriculteur à Niederrodoern. Le désherbage mécanique présente cependant le double enjeux de traiter le salissement direct, mais également indirect, avec les montées à graine qui rechargent le stock semencier d’adventices. « Il faut prendre conscience que biner représente un coût additionnel qui doit être rémunéré à sa juste valeur », observe Vincent Schmitt qui se déclare défavorable aux principes des subventions et préférerait une plus ample rémunération sur la production. Par ailleurs, les exigences techniques de cette pratique sont telles qu’elles présentent des inconvénients. Citons le risque accru de coulée de boue en cas d’orage violent, confirme Patrick Rohrbacher. Par ailleurs, sur vivaces et liserons, attention à leur bouturage qui aboutit à l’effet inverse de celui escompté. Néanmoins, au chapitre des avantages, le binage peut être combiné à d’autres opérations tel qu’un apport de fertilisant. Il présente alors l’intérêt de l’enfouissement, sachant que la problématique de la volatilisation de l’azote est également sous surveillance.

Stations forestières et changements climatiques

Pas de reboisement sans le bon diagnostic

Publié le 23/06/2021

Les sécheresses de ces dernières années ont laissé des traces dans les forêts du massif vosgien. À cause du manque d’eau, de nombreux arbres souffrent de dépérissement et doivent être abattus avant d’être remplacés par de jeunes plantations. Reste à faire le bon diagnostic pour choisir les essences les mieux adaptées à sa station forestière. Une réunion d’information a récemment eu lieu à Kirchberg, sur les hauteurs de la vallée de Masevaux.

Déjà confrontée aux attaques de scolytes et aux dégâts de gibier, la forêt du massif vosgien subit de plein fouet les conséquences du changement climatique. Depuis les sécheresses de 2018, 2019 et surtout 2020, de nombreux propriétaires forestiers voient arriver un nouveau problème : le dépérissement de nombreux arbres à cause du manque d’eau. Pour y remédier, beaucoup optent pour des coupes rases, histoire de laisser la place à de jeunes plants tout neufs. Reste à savoir avec quelles essences. Pour répondre à cette question, l’association forestière Doller et Thur a organisé une réunion d’information le 28 mai, en association avec le Centre régional de la propriété forestière (CRPF), la coopérative des sylviculteurs d’Alsace Cosylval, l’association des Forestiers d’Alsace et la Chambre d’agriculture Alsace.     2 °C de plus en moins de 40 ans Rendez-vous était pris au-dessus de la petite commune de Kirchberg, dans la vallée de Masevaux, sur une parcelle forestière située à 690 mètres d’altitude. À cette hauteur, on y trouve du hêtre, du sapin pectiné et de l’épicéa commun à près de 80 %. Le reste est composé de douglas et mélèzes. « Mais toutes les essences sont touchées par le dépérissement, qu’elles soient mono spécifiques ou en mélange », tient à rappeler, en préambule, le technicien du CRPF, Thierry Bouchheid. Auparavant, ces forêts de montagne bénéficiaient des averses orageuses estivales qui permettaient de traverser les mois chauds sans réels encombres. « Malheureusement, on les a de moins en moins. Il y a toujours autant d’eau en quantité sur l’année, mais elle est moins bien répartie. Les arbres n’arrivent plus à puiser les ressources dont ils ont besoin et finissent par développer des embolies qui aboutissent au dépérissement. » Heureusement pour les forestiers, l’année 2021 est pour l’instant plus favorable que les années précédentes en termes de pluviométrie. « C’est bien, mais cela ne veut pas dire que le dépérissement va s’arrêter du jour au lendemain. C’est un phénomène qui peut prendre des années à disparaître à condition que la météo soit clémente », poursuit-il. Problème : les conditions climatiques actuelles sont devenues bien plus imprévisibles qu’avant. Depuis 1985, la température moyenne a augmenté de 2 °C dans la vallée de la Doller. Depuis 2015, il y a un fort stress hydrique estival accentué sur les versants sud et les versants bombés avec des sols superficiels. « Si cela continue sur le même rythme, à quoi devons-nous nous attendre dans quarante ans ? Même si c’est difficile de se projeter, il faut tout de même se poser la question pour savoir comment on va faire. » Savoir « lire » le sol et son environnement Pour y arriver, il faut commencer par faire un diagnostic de sa station forestière*, un préalable indispensable à la mise en place d’une plantation. « Pour cela, il faut établir une réflexion en entonnoir en partant des conditions météorologiques du lieu pour aller vers une analyse du sol. On peut prendre les données pluviométriques accessibles gratuitement sur internet. Cela donne déjà une bonne idée de la quantité d’eau dont on peut bénéficier », développe Samuel Jehl, technicien forestier à Chambre d’agriculture. Il faut ensuite définir l’altitude de la parcelle, le ruissellement de la pente avant de se pencher sur la végétation environnante. « On regarde les espèces végétales qui pourraient stopper le renouvellement de la forêt. Laisse-t-on faire la nature ou devons-nous faire des plantations ? On récolte aussi des indications sur la richesse du sol, son acidité, etc. » L’aspérule odorante et la mercuriale pérenne sont ainsi de bons indicateurs d’un milieu riche, tandis que la myrtille ou la bruyère callune sont plutôt le signe d’un sol acide. « Un minimum de connaissances en botanique est nécessaire », souligne Samuel Jehl. Une fois ces observations réalisées, on peut réaliser un carottage du sol à l’aide d’une tarière. « On peut aussi le faire à la bêche, mais c’est long et fastidieux », prévient-il. Quel que soit l’outil, il faut bien choisir l’endroit où le sondage est réalisé, en évitant soigneusement les zones vierges d’interventions humaines. Si on rencontre des cailloux, il est conseillé de faire plusieurs carottages espacés pour évaluer leur présence dans le sol. « Cela permet de mesurer la réserve utile en eau du sol », précise Alexandre Frauenfelder, responsable des boisements à la coopérative Cosylval. Cette analyse pédologique se termine enfin par l’observation de la texture du sol qui s’apprécie au toucher : est-il plutôt sableux, argileux, limoneux ? La régénération naturelle en question Maintenant que les données sont récoltées, on peut enfin se tourner sur le choix des essences les plus adaptées au lieu. C’est là qu’intervient le guide pour l’identification des stations, une brochure d’une quarantaine de pages éditée par le CRPF, et financée par le ministère de l’Agriculture, l’ONF… et feu la Région Alsace. « Ce guide date de 2000, une époque où le climat n’était pas le même que maintenant. C’est pour cela que nous travaillons à une réédition qui tient compte du climat actuel avec la hausse des températures et les sécheresses estivales », révèle Thierry Bouchheid. Malgré ce « bémol », cette version du guide reste toujours utile pour aider le forestier dans sa prise de décision. Pour l’utiliser, il suffit de déplier une double page qui affiche une clé dichotomique montrant dans quelle station forestière on se situe en fonction des paramètres pédoclimatiques et de sol qu’on a relevés préalablement. Dans le cas de la parcelle visitée pendant cette réunion, on constate que le douglas ou le mélèze semblent les plus appropriés à la plantation. Le choix en feuillus se montre en revanche bien plus limité. En cas de régénération naturelle, la probabilité de voir du sapin pectiné, du sapin ou du hêtre reste importante. « Est-ce que cette régénération naturelle sera adaptée aux conditions climatiques qui changent ? Ce n’est vraiment pas sûr. Peut-on espérer une adaptation de ces essences aux changements climatiques ? S’ils avaient été moins brutaux, j’aurais dit oui. Dans le cas présent, cela semble hautement improbable », conclut Thierry Bouchheid.

Concours général agricole (CGA) des pratiques agroécologiques prairies et parcours

L’herbe, un trésor de biodiversité

Publié le 22/06/2021

Le CGA des pratiques agroécologiques prairies et parcours du territoire des vallées de la Bruche et de Villé s’est déroulé les 10 et 11 juin, sur le thème des prairies humides. Son principe reste inchangé : valoriser l’équilibre agroécologique des prairies, faire le lien entre la qualité des produits et des pratiques agricoles.

Cette année, le jury du Concours général agricole (CGA) des pratiques agroécologiques prairies et parcours du territoire des vallées de la Bruche et de Villé a arpenté 11 parcelles issues de 11 exploitations agricoles. L’objectif de ce concours étant de récompenser les pépites qui présentent le meilleur équilibre agroécologique, son jury est composé d’experts capables de juger des qualités d’une prairie (lire en encadré), et plus particulièrement cette année d’une prairie humide, puisqu’à chaque édition, le thème tourne entre les prairies sèches, humides, et mixtes. Diversité d’animaux et de prairies Le caractère humide de la prairie qu’elle a présenté cette année a d’ailleurs été le principal critère de choix de Julie Diette, de la ferme Humbert - Gaec Les Aviats à Urbeis. Sont aussi entrées en ligne de compte « la flore présente, les pratiques, comme la fauche tardive, et puis comme je participe depuis quatre ans j’essaie de présenter une parcelle différente à chaque fois », sourit la jeune femme. Elle présente succinctement son exploitation, un Gaec créé par son grand-père en 1984, qui était carreleur et qui s’est reconverti en agriculteur alors que la montagne se vidait de ses habitants. Julie est la quatrième associée de ce Gaec aux nombreuses activités : un élevage de 30 vosgiennes laitières dont les veaux mâles sont élevés pour la viande, soit 80 bêtes au total, des poules pondeuses, du maraîchage, des petits fruits et des vergers pour la production de yaourts. À la transformation du lait et de la viande s’ajoute la vente sur les marchés et dans les magasins de producteurs. En plus de ses associés, le Gaec emploie donc aussi un salarié. La parcelle présentée, située à Fouchy, fait partie des 120 ha de prairies, dont 45 ha de fauche, composés aussi bien de landes que de prairies de fond de vallée. Cette prairie, remise en état il y a 40 ans par son grand-père après une période d’abandon, fait aujourd’hui l’objet d’une MAE prairie humide, ce qui se traduit par une fauche tardive, après le 15 juin, et une fertilisation très modérée. « Nous réalisons en général deux coupes puis un pâturage à l’automne par les génisses. Il y a deux ans, nous avons apporté du compost de fumier », détaille Julie Diette. Elle enchaîne avec son ressenti sur la prairie : « Comme elle est située en zone humide, ce n’était pas forcément la prairie sur laquelle nous misions le plus. Mais, depuis quelques années, nous sommes très contents de l’avoir, car elle résiste bien à la sécheresse, c’est là qu’elle exprime le mieux son potentiel. Elle est productive, avec une bonne qualité fourragère, et le foin se sèche bien ». Elle conclut : « Le mot d’ordre sur notre ferme, c’est la diversité, que ce soit en matière de prairies ou d’animaux. Les moins productifs ont leur place, ils apportent d’autres choses. » « La pimprenelle, ça a un goût de concombre, j’en mets dans les salades » Le décor planté, le jury s’enfonce dans la prairie. Chacun la regarde d’un œil différent selon sa spécialité. Les botanistes égrainent les noms des espèces au fur et à mesure de leur détection : « du plantain, et de la flouve odorante, c’est bon pour le côté aromatique des fourrages, car la flouve contient de la coumarine, des grandes marguerites, des gaillets, achillea ptarmica, ou herbe à éternuer, une espèce rare, trèfles, silènes, myosostis, attention au fossé, carex, angélique, fenouil, salicaires, saule trèfle, oseille, pimprenelle - ça a un goût de concombre, j’en mets dans mes salades… » En bruits de fond, les eaux du Giessen bruissent, les oiseaux chantent, les insectes crissent. Le soleil tape de plus en plus fort, soulevant les odeurs d’herbe et de terre mouillée. Car, arrivés au milieu de la parcelle, son caractère humide s’affirme : les pieds des jurés s’enfoncent dans une terre gorgée d’eau. Après avoir franchi trois fossés, vestige des limites d’anciennes parcelles qui servent aujourd’hui à la fois à irriguer et à drainer la parcelle, les jurés se regroupent. C’est le moment de débriefer. Les fossés, vecteurs d’une microtopographie favorable aux insectes Sylvain Plantureux décrit une parcelle « à la productivité importante toute l’année, mais caractérisée par une prédominance des graminées, houlque laineuse, fléole et fétuque rouge, sur les légumineuses. Il y a beaucoup de diversité dans cette prairie, mais qui n’est pas très présente ». Il souligne aussi un problème de portance, et le manque d’ombrage. Par contre, il apprécie les fossés qui fonctionnent. Aussi, la prairie décroche un 6 (la meilleure note) en productivité, contre un 4 en valeur alimentaire : « Il y a beaucoup de tiges, peu de feuilles et de légumineuses, cela donne de la fibre, de l’énergie, mais pas beaucoup de PDI », argumente Sylvain Plantureux. Néanmoins, 63 espèces ont été trouvées sur cette parcelle, contre 30 en moyenne, ce qui illustre bien la diversité du milieu. Les botanistes décrivent aussi « une distribution homogène des espèces, ainsi qu’une bonne structuration des écosystèmes pour la faune et la flore ».  « Les fossés apportent beaucoup de biodiversité, avec une flore spécifique et sa faune associée », soulignent-ils encore, rejoints par Adrien Boillot, animateur Natura 2000 : « Les fossés créent une microtopographie qui fait que la barre de coupe va couper l’herbe plus haut, au-dessus de la ponte de Damier de la succise (papillon) ». Il précise : « En matière de protection des insectes, on ne peut pas préconiser un mode de gestion des prairies. Ce qu’il faut, c’est une diversité des pratiques, car les insectes ont tous des besoins différents ». De la végétation, oui, mais avec des trous ! Les jurés apprécient aussi la strate buissonnante qui entoure la parcelle, ainsi que la ripisylve, même s’il y a de la Renouée du Japon, car l’espèce, invasive, est maîtrisée. Seul Régis Ambroise, spécialiste des paysages, émet une objection : il aimerait voir quelques trouées dans la ripisylve et le talus qui bordent la parcelle, afin d’avoir plus d’ouvertures et de points de vue. Et, s’il apprécie les arbres isolés sur le coteau qui surplombe la parcelle, il aimerait en voir davantage au sein même de la prairie. Enfin, même s’il y a relativement peu de fleurs au sein de la parcelle, la prairie décroche une bonne note en valeur apicole, car elle est entourée de fruitiers, d’acacias, qui permettraient d’y laisser des ruches toute l’année. La restitution à l’éleveuse lui permet de confirmer certaines observations du jury : le côté très graminéen de la prairie peut s’expliquer par un historique de pâturage ovin. Quant au petit carré de rumex et d’oseille, il correspond à l’ancien emplacement de l’abreuvoir, donc à une zone qui a été passablement piétinée et fertilisée !

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