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Publié le 12/06/2021

Le printemps froid et humide a impacté les producteurs de cultures spéciales. Les plus durement touchés sont les producteurs d’asperges, dont la saison a été complètement gâchée. Pour les autres productions, rien n’est encore joué : si le reste de la campagne se déroule sans heurts, les conséquences du retard au démarrage seront minimes.

Plus de peur que de mal ! L’épisode de gel des 7 et 8 avril 2021 a finalement assez peu impacté les vergers alsaciens, même si le caractère de calamité agricole a tout de même été reconnu pour certaines parcelles. « Il s’agit surtout de vergers isolés, essentiellement situés dans le Haut-Rhin, qui étaient très chargés l’an passé », décrit Philippe Jacques, conseiller arboricole à la Chambre d’agriculture Alsace. Un chargement important qui a pu se traduire, cette année, par une induction florale de moindre qualité, et un débourrage plus précoce, qui a rendu les fleurs plus sensibles au gel. Suite à l’épisode de gel, les précipitations soutenues ont imposé une cadence de traitement importante, pour contenir les contaminations par les champignons pathogènes. Philippe Jacques rappelle qu’en arboriculture, la protection fongicide se traduit par des traitements préventifs, curatifs et « stop », qui ont lieu pendant la pluie, pour bloquer la germination des spores de champignons. Comme il a plu souvent, ces traitements se sont enchaînés. Et comme en plus il faisait froid, certains produits, qui nécessitent une température minimale pour être efficace, n’ont pas pu être utilisés. Les arboriculteurs ont donc été sur la brèche pendant près d’un mois. « Actuellement, nous sortons de la période de haute sensibilité, avec un bilan plutôt pas mal, et c’est une très bonne nouvelle », souligne Philippe Jacques. Mais déjà, une autre difficulté se profile. Et celle-là risque d’être difficile à contourner. Les températures fraîches entraînent un décalage de maturité de deux à trois semaines pour les variétés les plus précoces de cerises et d’abricots. Un décalage qui ne serait pas si dommageable en soi s’il ne s’accompagnait pas d’une très importante hétérogénéité de la maturité des fruits sur un même arbre, qui s’explique par une floraison très étalée. « Ça va être très compliqué à récolter et ça va amplifier le coût de la récolte », annonce le conseiller agricole. Les températures fraîches ont en outre entraîné un bouleversement du calendrier de récolte : « Toutes les variétés précoces de cerisiers arrivent à maturité ensemble. Mais à partir de la variété Summit qui marque la jonction entre les variétés hâtives et les suivantes, les choses devraient rentrer dans l’ordre. » La situation des abricotiers ressemble à celle des cerisiers, avec des arbres peu chargés, et un décalage de maturité sur les variétés précoces qui s’estompe avec les variétés plus tardives. Pour les pêchers qui ont été correctement protégés contre le gel, la production s’annonce normale. La protection contre la cloque du pêcher a été arrêtée un peu trop tôt : « Nous pensions que le risque était passé, donc le rythme des traitements s’est relâché, or l’agent pathogène s’était développé plus tardivement », explique Philippe Jacques. Pas de quoi impacter la récolte, qui s’annonce normale. La récolte de mirabelles s’annonce belle en Alsace. Les arbres y sont chargés, contrairement aux Vosges ou à la Meurthe-et-Moselle. Les quetschiers sont plus chargés au sud qu’au nord de l’Alsace. Pour les poiriers c’est l’inverse, une particularité de l’année puisque ces deux espèces ont d’ordinaire des comportements assez similaires. Enfin, pour les pommiers, hormis deux producteurs qui déplorent des dégâts de gel significatifs, la récolte s’annonce normale. Enfin, plusieurs orages de grêle ont éclaté dans la région, provoquant des impacts, heureusement modérés, qui ne devraient pas déprécier la qualité des fruits. Asperges : la douche froide Après une très belle campagne 2020, c’est la douche froide pour les producteurs d’asperges. « La campagne a démarré dans les temps, mais avec un niveau de production très faible, qui n’a pas décollé, ni en avril, ni en mai », résume Philippe Sigrist, conseiller en production d’asperges à Planète Légumes. En cause, le froid, mais surtout le manque d’ensoleillement qui fait que les films plastiques, censés réchauffer les buttes, n’ont pas fonctionné, d’autant plus que la terre était refroidie par des nuits fraîches, voire des gelées. Les précipitations soutenues n’ont pas arrangé les choses. Résultat, la production est en baisse, de l’ordre de 30 à 50 %, estime Philippe Sigrist. Ce petit millésime côté production s’est traduit par des difficultés à gérer le volume de main-d’œuvre nécessaire, qui s’est avéré moins important que prévu. Par contre, les prix se sont tenus, car la récolte n’était pas meilleure dans les autres bassins de production. Philippe Sigrist constate aussi : « Si la production avait été normale, il y aurait peut-être eu des difficultés à l’écouler, car la restauration était encore fermée, et nous sommes toujours en concurrence avec les autres bassins de production. Quand les asperges d’Alsace arrivent sur le marché, ils en sont déjà à la moitié de leur campagne de production, et les prix baissent. En outre, depuis la fin mai, la demande s’est écroulée », rapporte Philippe Sigrist. Triste paradoxe : alors que les aspergeraies pourraient commencer à produire, les asperges ne trouvent plus preneur. Résultat : « Certains producteurs débâchent les buttes car ils n’arrivent plus à vendre leur production… » Choux : des plantations resserrées par les précipitations Les plantations de choux à choucroute ont été effectuées entre les gouttes, donc dans un calendrier plus serré que la normale : « Les producteurs n’ont rien pu planter pendant deux semaines, indique Mathilde Doubrere, conseillère choux et navets salés à Planètes Légumes. Comme les plants sont restés stockés serrés en plaque, qu’il faisait froid et humide, il y a eu un peu de développement de mildiou, mais qui s’est résorbé à la plantation. » Désormais, les plantations sont terminées partout et la sole dédiée aux choux à choucroute reste relativement stable. Peu de dégâts de ravageur sont à déplorer, les traditionnelles attaques d’altises sont gérables, mais une parcelle de 3 ha a dû être complètement replantée suite à des dégâts de corbeaux, rapporte Mathilde Doubrere. Au final, après une plantation compliquée et stressante, les conditions sont réunies pour une bonne reprise des plants, ce qui laisse augurer un début de campagne plutôt serein. Tabac : une très bonne reprise suite au retard de plantation Les plantations de tabac se sont terminées il y a un peu plus d’une semaine, début juin, donc avec deux bonnes semaines de retard par rapport à une année moins fraîche. « Ce retard est dû à l’accumulation d’une pousse lente des jeunes plants dans les serres, liées aux températures fraîches, suivi d’une impossibilité de rentrer dans les parcelles pour effectuer les plantations à cause des précipitations », relate Thomas Lux, technicien à la Coopérative Tabac Feuilles de France (CT2F). Le retard au démarrage des jeunes plants s’est aussi traduit par des attaques de botrytis, qui ont été bien gérées « en aérant les serres autant que possible, et en appliquant des traitements protecteurs ». Résultat, les producteurs qui avaient perdu quelques plants en ont trouvé chez leurs confrères, et toute la surface annoncée en tabac a pu être plantée. Celle-ci affiche un léger retrait, en lien avec des départs en retraite de producteurs historiques qui ne sont pas compensés par l’arrivée de jeunes planteurs. « La culture souffre d’un manque de visibilité à long terme », analyse Thomas Lux. À court terme, les signaux sont plutôt positifs pour la consommation du tabac virginie produit en Alsace, quasiment exclusivement destiné à la production de tabac à chicha : l’allègement des mesures de restrictions destinées à endiguer l’épidémie de Covid-19 devrait se traduire par une hausse de la consommation de tabac à chicha. Cela tombe bien : dans les champs, les jeunes plants de tabac ont très bien repris : « Si le reste de la campagne se déroule sans heurts, les conséquences de ce léger retard au démarrage seront minimes », estime Thomas Lux. Houblon : du retard, du travail et du mildiou Le froid a ralenti la croissance des lianes de houblon au démarrage, ce qui s’est traduit par une mise au fil plus tardive et plus longue. Le vent a ensuite donné du fil à retordre aux producteurs qui ont dû intervenir pour remettre les lianes au fil. « Le mois de mai a été éprouvant pour les producteurs de houblon », constate Michèle Dauger, technicienne houblon au Comptoir agricole. Par ailleurs, les buttages ont été retardés par les précipitations. Actuellement, les houblons affichent une dizaine de jours de retard de croissance, mais les sols sont pourvus en eau, et « si les températures augmentent ils pourront rattraper ce retard », indique Michèle Dauger. Enfin, en lien avec les précipitations et les amplitudes thermiques importantes, « nous observons un important développement de mildiou, qu’il s’agit de suivre et de traiter », conclu la technicienne. Pomme de terre : les primeurs pour juillet Après des plantations précoces et dans des conditions optimales, l’épisode de gel de début avril a ponctuellement touché des parcelles de pommes de terre primeur, « mais sans occasionner trop de dégâts », rapporte Denis Jung, conseiller en production de pommes de terre à Planète Légumes. Désormais, elles affichent un retard de 2 à 3 semaines, ce qui conduit à décaler le lancement officiel de la saison à début juillet, dans la perspective d’atteindre les plus gros volumes de production mi-juillet. « Il y a déjà des petits volumes qui arrivent sur le marché, récoltés en verts, c’est-à-dire non défanés, mais le défanage devrait intervenir fin juin, pour une production maximale mi-juillet », estime Denis Jung. Les pommes de terre de conservation ont mis plus de temps à lever que d’ordinaire, en raison de la fraîcheur et de l’humidité, ce qui s’est traduit par des maladies telluriques, type rhizoctone, des pourritures des tubercules et de la tige. Les pucerons sont présents, et la pression s’intensifie. Les doryphores sont en retard puisque les premières larves viennent d’être observées. Le mildiou est entré en phase contaminatrice, et les plants doivent donc être protégés pour éviter l’apparition de taches. Au rayon des incidents, Denis Jung cite aussi des orages de grêle qui ont localement fragilisé certaines parcelles. Globalement, la végétation affiche un léger retard « mais plus qu’un retard de stade, c’est plutôt lié à une végétation peu vigoureuse, assez tassée. Cette météo plutôt nordique ne réussit pas bien au feuillage, par contre on a pas mal de tubercules par pied, qui grossissent lentement », décrit le conseiller.

Publié le 11/06/2021

Le nouveau format digitalisé de Millésimes Alsace se tenait du 7 au 9 juin. Partant du constat que les salons viniques étaient interrompus, l’équipe du Civa a réuni une centaine de domaines et maisons viticoles alsaciennes pour proposer une alternative. Où les vignerons recevaient par vidéo les rendez-vous des acheteurs, prescripteurs, tandis que les vins pouvaient, malgré le distanciel, être dégustés simultanément grâce à l’envoi préalable d’échantillons.

Première mondiale dans le secteur vitivinicole, le concept Digitasting a globalement très bien fonctionné. Même si quelques ajustements sont encore nécessaires, peut-on entendre parmi la centaine de maisons et domaines qui ont eu le privilège de participer à ce premier salon interprofessionnel entièrement digitalisé. Chacun des 2 500 à 2 700 prescripteurs, journalistes, cavistes… inscrits sur la nouvelle plateforme digitale, avait reçu des échantillons de leur choix avant le salon. Le Civa a envoyé 5 000 coffrets d’échantillons de 3 cl dans le monde en guise d’invitation au salon. « Très bien conçu » Parmi ces domaines, Julien Boehler à Molsheim, jeune vigneron alsacien, avait 23 rendez-vous de digitasting de 20 à 90 minutes. « C’est très bien conçu, nous avons le planning des rendez-vous, on clique dessus et on est connecté à la vidéo. Il suffit d’attendre que l’interlocuteur se connecte », explique le jeune vigneron, qui enchaîne les rendez-vous à raison de cinq par demi-journée. De l’autre côté de l’écran, certains acheteurs jouent le jeu et ouvrent les échantillons en direct. Petit bémol qui nécessitera quelques ajustements, l’encapsulage des échantillons ne permet pas de restituer parfaitement le vin qui est en bouteille, faute d’une étanchéité/herméticité parfaite à l’air. « Mais l’intention y est », corrige Julien Boehler. Dans les rangs des prescripteurs, acheteurs, cavistes, importateurs, journalistes, on reconnaît et on loue la volonté du Civa de passer outre les barrières du Covid-19. « Certains ont été très sensibles au geste de l’envoi des échantillons », ajoute Julien Boehler, qui pour sa part a également envoyé de sa propre initiative la fameuse et nouvelle carte des crus d’Alsace répertoriés par les Jeunes vignerons indépendants. « On m’en dit beaucoup de bien. » Moins cher qu’un salon classique Au final, même si elle reste partiellement digitalisée, l’opération s’avère rentable estime le jeune vigneron qui compare l’investissement que lui aurait coûté la participation à un quelconque salon (déplacement, logement, frais d’inscriptions, etc.) à ce que lui coûte Millésimes Alsace Digitasting : 1 500 €, plus les dépenses interprofessionnelles. « Clairement, ça fait le taf d’un salon. Nous rencontrons beaucoup de nouveaux clients », résume Pierre Dietrich du domaine Achillée à Scherwiller, pour qui il faudra revoir deux aspects, d’une part l’étanchéité des échantillons et la possibilité de doubler ou tripler les rendez-vous sur trois jours pour un même domaine viticole qui peut mettre à disposition plusieurs conférenciers pour animer les digitasting. Pour Jean-Philippe Becker, « il faut tirer le chapeau au Civa pour cette opération ». Mais l’œnologue de la maison de Zellenberg a pris le soin de mesurer le SO2 libre des échantillons, il en ressort que les vins ont tout consommé ou presque… + 80% de fréquentation comparé à Millésimes Alsace non digitalisé Du côté du Civa, Philippe Bouvet comptabilise 970 rendez-vous professionnels le premier lundi et environ 2 500 à 2 700 prévus durant les 3 jours. Soit une fréquentation en hausse de 80 % par rapport au dernier salon Millésimes Alsace. Même si cette fréquentation est virtuelle, au final, il semble que l’opération a redonné à beaucoup l’envie de venir en Alsace. Notamment parmi la clientèle de Taïwan, Singapour et du Japon. En témoignent les hashtags #digitasting sur Instagram, où de nombreux prescripteurs/acheteurs faisaient part en termes laudatifs de leur grande satisfaction à la réception des échantillons : « Quand l’Alsace vient à nous », écrit La sommelière en basket, « magnifique, hâte de tester », écrit Tasteinwine, « J’étais autrefois alsacien et j’ai retrouvé ma mémoire à Taïwan », écrit Chungshu Lee… Pour l’équipe du Civa, le pari est gagné. Il s’agit de surcroît d’un investissement, car la plateforme Digitasting est désormais en place pour servir d’autres manifestations du vignoble. Certes des ajustements seront nécessaires. D’autres groupes de vignerons pourront y recourir.    

Lancement de la saison des fraises d’Alsace

Dans le panier ou dans le caddie

Publié le 10/06/2021

La saison 2021 des fraises d’Alsace a officiellement été lancée, mardi 1er juin, à Rustenhart, après un début de campagne poussif lié aux mauvaises conditions climatiques. L’occasion pour les libres cueilleurs ou pour les clients des grandes surfaces de savourer pleinement, et rapidement, le premier fruit de l’année.

Le premier fruit de la saison s’est fait attendre, mais il est enfin là. Mardi dernier, la fraise d’Alsace a officiellement pris ses habits printaniers après un mois de mai très maussade. Un moment très attendu par l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace (Ifla) qui avait à cœur de reprendre les lancements de saison de ses produits après une année 2020 où tous ses évènements, ou presque, ont été annulés. « Cela fait beaucoup de bien de pouvoir se retrouver en présentiel, surtout avec une météo aussi belle », souligne le président de l’Ifla, Pierre Lammert. Ce soleil retrouvé depuis quelques jours a donné le coup de boost qu’il fallait à des fraises qui avaient bien du mal à rougir au vu des conditions climatiques des dernières semaines. « On a démarré timidement début mai, mais ça y est, les fraises sont enfin mûres, et en quantité. C’est un peu plus tard que d’habitude, mais avec l’étalement des variétés, on aura des fraises jusqu’à la fin du mois de juillet. Mais le gros du volume, c’est maintenant et pendant environ deux semaines », souligne le président de l’association des producteurs de fraises d’Alsace, Olivier Grinner.     De la libre cueillette à la banlieue strasbourgeoise Des fraises en quantité à acheter en barquettes sur les étals des grandes surfaces locales, ou à récupérer en libre cueillette dans l’un des cinquante champs dédiés à cette pratique en Alsace. À Rustenhart, Thierry Peterschmitt met à disposition 1,5 ha au lieu-dit Rheinfelderhof. Il s’est lancé dans la libre cueillette de fraises lors de son installation, en 1994. « Mon père faisait des grandes cultures, principalement du maïs. Mais avec cinquante hectares, on savait que cela ne serait pas viable sur le long terme. À cette époque, la libre cueillette se pratiquait surtout dans le Bas-Rhin et à Illfurth. Alors je me suis dit : pourquoi pas ici ? D’autant plus que le climat et le sol s’y prêtent bien. » En parallèle de cette libre cueillette, il frappe à la porte du Super U de Fessenheim pour écouler le reste de sa production de fraises. « J’ai rencontré son président de l’époque, Monsieur Schelcher, qui a tout de suite accepté. J’ai même pu mettre un panneau devant son magasin indiquant la présence de ma libre cueillette à quelques kilomètres de là. Il était convaincu que ce mode de commercialisation pouvait être complémentaire de celui de la grande distribution », se remémore Thierry Petterschmitt. Un point de vue partagé par le conseiller régional Patrick Bastian qui considère que la vente directe, comme celle pratiquée à travers la libre cueillette, peut difficilement nourrir deux millions de consommateurs. « Il en faut pour tous les goûts. Il faut donc être capable d’amener de la fraise à ceux qui vivent en banlieue de Strasbourg et qui se déplacent en tram par exemple. » Cet engouement pour le « local » est bien réel, complète Boris Wendling, représentant de la distribution au sein de l’Ifla. « Nos clients cherchent ce type de produits, on le voit de plus en plus. Les circuits courts, c’est dans les champs comme ici à Rustenhart et dans les rayons de nos magasins. C’est un ensemble qui permet de faire rayonner nos produits du terroir. » 18,5 ha de production « professionnalisée » C’est en voyant cette évolution du marché que Thierry Petterschmitt décide de faire évoluer son exploitation en 2016. Il s’associe avec la famille Hégé, producteur de fruits à Wissembourg, qui souhaitait développer la commercialisation de la fraise. Ensemble, ils créent une nouvelle structure baptisée Fraisfel destinée exclusivement à une production « professionnalisée » de fraises à destination des marchés de la GMS. La libre cueillette historique intègre quant à elle une nouvelle structure baptisée Fraisiland. Ce rapprochement permet à Thierry Petterschmitt d’augmenter la surface de production de fraises de 2,5 à 20 ha, dont 18,5 ha destinés à la GMS. Un gros débouché qui rime avant tout avec la « qualité » à ses yeux. « C’est pour cela qu’on a construit un nouveau bâtiment pour accueillir et loger le personnel de manière idéale. Quand les gens sont bien, on peut être exigeant sur la qualité du travail fourni. C’est une condition essentielle pour se développer sur ces marchés. » Pendant la haute saison des fraises, soit un mois et demi environ, Thierry Petterschmitt accueille jusqu’à 75 salariés saisonniers. Avec une telle main-d’œuvre à sa disposition, ses fraises sont récoltées très tôt le matin, dans les conditions les plus optimales, pour « relever le défi » de la fraîcheur, et surtout celui de la saveur si juteuse et sucrée de la fraise d’Alsace.

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