Pratique

Publié le 30/11/2018

Lancée officiellement le 23 novembre en musique et en lumières, l’inauguration de cette 449e édition de Noël à Strasbourg s’est poursuivie le 24 novembre par une déambulation du maire et des élus sur différents sites des marchés de Noël.

Au traditionnel décompte sur la place Kléber, entonné par la foule, les élus et les personnalités invitées, le grand sapin s’est illuminé et toute la grande Ile avec lui. La 449e édition de Noël à Strasbourg était lancée ce 23 novembre, avec des centaines d’animations au programme et quelque 300 chalets disséminés dans toute la grande Ile. Ce lancement officiel s’est poursuivi le lendemain par une déambulation du maire, Roland Ries, entouré entre autres du premier adjoint Alain Fontanel, de Paul Meyer sur les marchés de Noël et notamment celui Place du marché Gayot, dans l’univers du Noël secret, dédié aux enfants. Place Saint Étienne, ils ont été accueillis par le président de la Tribu des gourmets des vins blancs d’Alsace Didier Bonnet et le vigneron Charles Brand. Ils animent pour la seconde année cette place rénovée de la ville, un nouveau parcours de Noël qui « se met en place peu à peu » souligne ce dernier. Les groupes musicaux vont s’y succéder du jeudi au dimanche, les « acoustiques du vin chaud », du jazz manouche notamment, fort apprécié du public. Autre univers, dans la cour du Palais des Rohan, le spectacle vivant de la nativité est mis en scène dans une crèche fabriquée par l’évêché. Cette rencontre officielle avec les exposants s’est achevée place Gutenberg sur le marché de Noël de la Finlande et de ses spécialités, l’invitée d’honneur de cette édition. Pains, vins, foie gras et animations gourmandes Pour ce démarrage des marchés de Noël, malgré les contrôles sécuritaires renforcés, touristes et strasbourgeois sont venus en nombre lors de ce premier samedi, et notamment place du Marché aux poissons et sur la cour des Rohan, où la Tribu des gourmets est également présente. Ces deux sites réunissent une trilogie fort gourmande, foie gras, bredele et vins de la Couronne d’or. Quatre producteurs de l’association des producteurs de foie gras d’Alsace proposent leurs spécialités et produits locaux place du Marché aux poissons. Près d’une vingtaine de vignerons de la Couronne d’or va se succéder sur leurs trois chalets jusqu’au 30 décembre. Ils vont proposer à tour de rôle une dizaine de vins de leurs domaines et la cuvée de la Couronne d’Or Argentoratum, une cuvée singulière et collective, récemment lancée. Ils vont également animer avec les producteurs de foie gras et les boulangers trois ateliers de dégustations commentées sur le thème : Pain d’épice, foie gras et vins. Elles se dérouleront les vendredis 30 novembre, 7 décembre et 21 décembre de 18 h à 20 h sous le chapiteau place du Marché aux poissons. Trois vignerons participeront à chaque atelier aux côtés d’un producteur de foie gras et d’un boulanger, un trio de saveurs qui devrait séduire le public.

« Des hommes et des étoiles »

Maurice Roeckel, 35 ans au firmament

Publié le 29/11/2018

Maurice Roeckel est en quelque sorte l’éminence grise des Étoiles d’Alsace. Depuis plusieurs décennies, il œuvre à leur côté pour porter haut la renommée de la gastronomie alsacienne. Le livre « Des hommes et des étoiles » qu’il cosigne avec Fernand Michler est l’occasion, pour lui, de tirer sa révérence après 35 années passées à tutoyer les étoiles.

Pour lancer son livre « Des hommes et des étoiles », Maurice Roeckel a mis les petits plats dans les grands. Il a convié tous ceux qu’il a côtoyés durant sa carrière dans la salle de conférences de l’hôtel Le Parc à Obernai. Devant une salle pleine à craquer, hérissée de toques blanches, lui et son acolyte, Fernand Michler, ancien chef du Cheval blanc à Lembach, ont dévoilé cet ouvrage qui retrace l’incroyable épopée des Étoiles d’Alsace. « Ce livre retrace l’histoire d’un partenariat unique entre professionnels qui ont toutes les raisons d’être concurrents mais qui ont œuvré ensemble pour porter haut la gastronomie alsacienne », a expliqué Michel Husser, président des Étoiles d’Alsace. Au départ, il y a deux associations, l’Unisept et Force 8, regroupant les meilleurs chefs de cuisine du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, parmi lesquels plusieurs étoilés. Puis il y a le projet fou d’installer un restaurant éphémère à Val d’Isère, à l’occasion des Jeux olympiques d’Albertville de 1991. L’heure est alors venue, pour ces professionnels de la gastronomie, d’unir leurs forces et de réaliser un exploit qui restera dans les annales : tout ce que l’Alsace compte de grands chefs et de maîtres artisans œuvrant, sous une tente et dans la neige, pour servir chaque jour des centaines de couverts, et ce durant trois semaines… Un exploit, mais aussi la naissance d’une amitié indéfectible et d’une véritable marque connue et reconnue par les décideurs et les médias. Tous les moments forts sont relatés dans ce livre, comme le dîner officiel de Ronald Reagan, président des États-Unis au palais des Rohan de Strasbourg le 8 mai 1985, ou le dîner de gala de 500 couverts au palais de l’Alcazar lors de l’Exposition universelle de Séville, en présence de 48 ministres du tourisme. Mais aussi des expéditions au Japon, en Allemagne, au Maroc, etc. Et des événements médiatiques comme le Train de la bière, l’inauguration des TGV de Marseille et de Lyon, le lancement de la Formule Jeunes et, plus récemment, de la Formule Seniors. « Une nouvelle génération est à l’œuvre, a relevé Fernand Mischler. Je leur souhaite ambition et succès. Et, qui sait, rendez-vous aux Jeux olympiques de Paris en 2024 ? »

Bretzels d’or 2018

Ode à l’identité alsacienne

Publié le 29/11/2018

Ce sont de fervents défenseurs de l’identité alsacienne au sens humaniste du propos. L’Institut des arts et traditions populaires d’Alsace leur a décerné le Bretzel d’or 2018. La cérémonie se tenait aux Tanzmatten à Sélestat. Parmi eux, l’agriculteur sundgauvien Maurice Fischesser et le vigneron Seppi Landmann.

Parmi les sociétés savantes qui défendent la cause culturelle alsacienne, l’Institut des arts et traditions populaires d’Alsace (plus de 35 ans d’existence) se caractérise par ses « Bretzels d’or », des trophées qu’il décerne aux Alsaciens de l’année, fervents défenseurs de « l’alsacianité ». Il distingue « ceux qui contribuent talentueusement à embellir et à enrichir (l’)originale province frontalière, […] (leur) génie créateur et (leur) rayonnante grandeur d’âme ». La cérémonie se tenait dimanche 11 novembre aux Tanzmatten à Sélestat, par ailleurs date commémorative de l’armistice, marquant par là même le centenaire du retour de l’Alsace dans la nation française. Les récipiendaires sont Quentin Blumenroeder, facteur d’orgues, Maurice Fischesser, paysan, marqueteur, collectionneur, Lucien Fohrer, turmwächter, gardien de la collégiale Saint Martin de Colmar, André Muller, journaliste sportif puis gastronomique à France 3, la ville de Sélestat, représentée par son premier édile Marcel Bauer, pour la restauration de la bibliothèque humaniste, et enfin Seppi Landmann, vigneron. Devant un parterre bien rempli de notables, d’élus, députés et conseillers départementaux, le vigneron de Soultzmatt n’a pas ménagé son auditoire, regrettant en particulier l’arrêt de la fête du vin dans sa Vallée noble, « victime du prohibitionnisme insidieux ». Car l’identité alsacienne repose aussi sur ces fêtes estivales qui animent la route des vins d’Alsace : « J’ai fait partie des trop rares personnes qui ont vu venir les conséquences inévitables de toutes ces lois destinées à nous sauver la vie, mais en réalité très vite récupérées par nos élus, pour se faire de l’argent sur notre dos, en sabotant les fondements de notre art et joie de vivre. » Acquiescements dans la salle. Roland Eyerchet, son laudateur, ancien chargé de mission Europe au ministère d’Agriculture, a révélé une autre facette du vigneron, « à statut particulier » : son inlassable propension à défendre et revendiquer l’origine Vallée noble, « même si certains n’ont pas bien saisi tous les avantages de porter un si joli nom », a déploré Seppi.

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