Pratique

En démonstration samedi et dimanche

Du maïs ensilage en bottes

Publié le 12/05/2019

Frédéric Jermann réalise des prestations de pressage-enrubannage de maïs ensilage et maïs épis. Il effectuera plusieurs démonstrations durant le festival de l’élevage.

Frédéric Jermann a créé son entreprise de travaux agricoles l’an dernier, l’ETA Jermann-Fritz. Polyculteur, éleveur de simmental allaitantes à Raedersdorf, à l’extrême sud du Sundgau, il utilise depuis huit ans une presse-enrubanneuse de la marque autrichienne Goweil pour presser du maïs ensilage et du maïs épis. Avec cette machine, il réalise des chantiers pour de nombreux clients, y compris hors Alsace, dans les départements franc-comtois et lorrains notamment. La machine a été lancée il y a une quinzaine d’années. Son utilisation s’est développée depuis 2003, année de grande sécheresse, où des éleveurs suisses en manque de fourrage ont dû récolter du maïs ensilage en plaine pour alimenter des élevages de montagne. La machine travaille en stationnaire selon le principe suivant : l’ensilage est apporté par benne comme pour un silo traditionnel et versé sur une plateforme, d’où il est convoyé jusqu’à une chambre fixe équipée de grandes courroies. La botte qui se forme est enveloppée d’un premier film plastique puis elle passe sur une table d’enrubannage où elle est enrubannée. Même si la majeure partie des chantiers se fait en frais, « on peut travailler en sortie de silo, dans le cas d’un arrêt d’activité, lorsqu’on veut refaire le fond d’un silo ou même lorsqu’on a un surplus de fourrage à vendre. Quand l’ensilage est mis en botte, il est facile à transporter, argumente Frédéric Jermann. Ensuite, il suffit de le reprendre pour affourager. » Ainsi enrubanné, l’ensilage de maïs se conserve très bien, assure l’entrepreneur. « Vu que la botte est fermée, on a quasiment zéro perte. L’ensilage est beaucoup plus compact que dans un silo et on n’a pas besoin d’ajouter de conservateur. Quand on travaille en frais, la fermentation est faite en l’espace de 15 jours. C’est une fermentation anaérobie, beaucoup plus rapide qu’en silo traditionnel. » Ce système est particulièrement adapté pour les exploitations qui vendent du fourrage ou pour les petites structures qui sont en manque de fourrage en automne et qui, bien qu’ayant du maïs, n’ont pas de silo pour le conserver. Son coût est à évaluer en fonction des situations : « Cela reste intéressant par rapport à un petit silo taupinière où il y a pas mal de pertes, beaucoup de travail manuel à la reprise et risque de surchauffe en été », souligne Frédéric Jermann, précisant qu’il n’y a pas de risque d’échauffement lorsque la botte est ouverte et consommée dans la semaine.

Publié le 04/05/2019

Les supports de communication et les emballages de produits de biens de consommation sont souvent beaucoup plus choisis et étudiés qu’on ne le pense. La couleur des étiquettes, la typographie des lettres, la forme de l’emballage, tout résulte d’études minutieuses pour que le consommateur achète. Parfois sans même savoir pourquoi.

CAC Ampélys et Verallia ont invité Gordy Pleyers, de la société Mind Insights, pour présenter le neuromarketing. La discipline prisée des grands groupes industriels consiste à appliquer les connaissances en sciences cognitives au marketing et à la communication. La conférence se tenait au château de la Confrérie Saint Etienne, mercredi 24 avril.   Aujourd'hui, des études neurologiques, physiologiques, psychologiques et comportementales permettent de mieux comprendre les processus de l'esprit et de la pensée. L’observation de l’activation d’aires du cerveau par IRM (imagerie médicale) est plutôt compliquée à mettre en œuvre sur le terrain. Mais devant un linéaire de bouteilles, des caméras et des capteurs multispectraux peuvent facilement scruter la dilatation de la pupille, des microsudations de l’épiderme, le mouvement oculaire, le rythme cardiaque ou le comportement des muscles faciaux. Et en psychologie non-consciente, des « méthodes incroyables » permettent d’activer des phénomènes subliminaux. Un secteur classé « top secret » Il s’agit là d’un secteur d’activité hautement stratégique. Les entreprises tiennent à conserver leurs petits secrets : « Je vous demande de ne pas enregistrer et de ne pas prendre de photos », introduit Gordy Pleyers. L'expert en neuromarketing s’apprête à présenter des résultats d’études que lui ont confiées des majors de l’industrie du luxe pour « façonner les perceptions des consommateurs ». Quelques tendances globales peuvent tout de même être communiquées. En matière de neuromarketing, les conseils pourraient se résumer surtout à des erreurs à ne pas commettre et à considérer « la cohérence globale » contenu – contenant – étiquette. Afin d’éviter de placer le consommateur dans une situation d’inconfort visuel. Par exemple, le fonctionnement latéral du cerveau pour traiter l’information suppose de placer les images à gauches et les logos à droite. « Dans le vin, ce qui est important, c’est la croyance qu’on va activer », explique le neuromarketeur. Pots de yaourt et papier jauni Autre exemple : la saturation de la pigmentation. En clair l'intensité des couleurs. Plus elle augmente, plus elle capte l’attention. Mais elle nous écarte de l'impression de qualité, d’authenticité et d’émotion. De même que la couleur du verre. Plus elle est foncée, plus elle fait ressortir l’idée de confiance, de prestige et de qualité. La forme du verre a un « effet très irrationnel ». Elle influence la perception gustative. « L’angularité accroît la perception d’intensité. » En d'autres termes, un yaourt disposé dans un pot cubique donnera le sentiment d'être plus savoureux que dans un pot rond. Selon Gordy Pleyers, un visage sur un support de communication est « ce qu’il y a de plus puissant pour activer des stimuli ». On y décèle 35 paramètres donnant lieu à des perceptions. Les affiches de communication introduisent après modification/retouche sur les photos un pourcentage de masculinité et de féminité, afin de mieux atteindre la cible souhaitée. Le choix de la typographie a aussi une importance sur la cohérence d’ensemble. Comme les techniques d’impression et le type d’encre et de papier. Gordy Pleyers a montré une étude sur deux types d’étiquettes. L’une très stable dans le temps et l’autre dont le papier est sujet à dégradations biologiques et physiques du temps, comme les UV (papier jauni) ou les champignons de cave. Deux choix qui agissent sur l’impression de modernité, de perfection, de tradition, d’authenticité, d’élégance, de confiance… Les préconisations ne se limitent d’ailleurs pas à la bouteille, mais également au caveau (musique et lumière d’ambiance, couleur et matériaux), aux autres supports de communication, catalogues, site web, etc.

Publié le 26/04/2019

Après la sécheresse qui a sévi l’été dernier, les hangars sont vides de fourrages. Les éleveurs espèrent beaucoup de cette campagne, qui démarre tout juste. Notre dossier spécial présente des conseils dans la conduite et la gestion des prairies, des idées d’alternatives et les nouveautés proposées par les constructeurs.

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