Lycée agricole d’Obernai, 10 de conduite rurale
Prévenir plutôt que guérir
Lycée agricole d’Obernai, 10 de conduite rurale
Publié le 29/01/2019
Le brigadier Pruvost et le gardien de la paix Martin faisaient étape au lycée agricole d’Obernai pour le 10 de conduite rurale, une opération de sensibilisation à la conduite des engins agricoles.
« Le niveau de gravité des accidents de la route est globalement plus important quand il s’agit de conducteur d’engins agricoles, jeunes tout particulièrement », fait observer Marie-Laure Couvet, du lycée agricole d’Obernai. L’enseignement agricole en lycée, ou en Maison familiale et rurale, est désormais l’un des seuls à bénéficier d’une politique de prévention en sécurité routière. Ils sont quatre agents de Police à sillonner les établissements agricoles de France pour proposer le 10 de conduite rurale. L’opération perdure depuis 1972. Le brigadier Pruvost et le gardien de la paix Martin faisaient étape la semaine dernière au lycée agricole d’Obernai. Ce sont ainsi 85 élèves qui ont été sensibilisés à la circulation des engins agricoles. « Il faut juste avoir 16 ans pour pouvoir conduire un engin agricole, s’ils respectaient l’âge on serait déjà content », fait observer le gardien de la paix Sébastien Martin. « Nous observons durant l’apprentissage de la conduite, que beaucoup de mauvaises habitudes sont prises », ajoute-t-il avec gravité. Et tout particulièrement chez la gent masculine des jeunes conducteurs en milieu agricole. « Ils oublient de s’assurer que les règles élémentaires de sécurité et de vigilance sont prises avant de tourner la clef de contact. » Pour les fonctionnaires de la Police, il s’agit avant tout d’une question d’attitude… La formation théorique est donc consacrée aux précautions de sécurité à prendre avant de démarrer le tracteur, au Code de la route - la conduite des engins agricoles, connaître les âges réglementaires, les outils, les largeurs, les convois agricoles, la conduite en quads agricoles - et à la sensibilisation à la courtoisie sur la route à laquelle sont conviés plus particulièrement les conducteurs d’engins agricoles. Quant à la partie pratique, elle comporte deux exercices : une marche arrière au rétroviseur avec une remorque, avec toutes les précautions de sécurité qu’il faut prendre avant et pendant la manœuvre, « le contrôle de l’environnement rétro angle mort », et un autre exercice consistant à déplacer une charge avec un chargeur frontal. « C’est heureux que cette formation se maintienne dans le temps, car les risques sur l’exploitation sont bien réels, une piqûre de rappel sur la réglementation n’est pas de trop », conclut le proviseur Thierry Girodot.












