Élevage

Foire Simon et Jude à Habsheim

En route pour la 23e fête de l’élevage

Publié le 25/10/2017

Les éleveurs exposants s’activent aux derniers préparatifs. Plus de 150 sujets seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation. Rendez-vous pour cette grande occasion à la Foire Simon et Jude les 29 et 30 octobre.

Un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Les éleveurs du Syndicat montbéliard du Haut-Rhin et du Club Holstein 68 sont les piliers du concours interdépartemental. Les éleveurs du Syndicat des salers d’Alsace les ont rejoints depuis 2015. Avec l’appui de la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA), d’Élitest et de nombreux partenaires organisationnels et financiers, les éleveurs s’investissent dans la mise en place de la manifestation. Ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. Une mise en valeur du travail de l’éleveur La mise en valeur du travail quotidien de l’éleveur constitue l’essence de ce concours. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques - aplombs, gabarit, mamelle -, que le juge est appelé à réaliser son classement. Les éleveurs présenteront également des vaches en 6e, 7e, 8e et même 9e lactation, pour mettre en avant la longévité des animaux dans leurs exploitations. Pour les éleveurs, ce concours est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau. Trois juges pour trois concours et des races en présentation Chaque race est jugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactation des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle (pour les vaches laitières). Les premières et deuxièmes de section, et les meilleures mamelles, se retrouvent pour les championnats. Pour cette édition 2017, Jacques Rouiller jugera pour la race holstein, Jean-Baptiste Cassard la race montbéliarde et Pierre Laceppe la race salers. Les juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Le Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers investira le ring dimanche à 10 h 30 pour le concours. Les éleveurs ont retenu et préparé dans leurs fermes leurs plus belles génisses et vaches allaitantes afin de montrer le travail de sélection qu’ils effectuent et de partager leur passion pour cette race. N’hésitez pas à venir poser vos questions à ces éleveurs qui vous répondront avec enthousiasme. Outre les prim’holstein, montbéliardes et salers, le public pourra découvrir d’autres races bovines élevées par des passionnés. Ainsi Margaux et Guillaume Hoffstetter de Largitzen présenteront HMP Laika et Nynylya Ly, deux jersiaises. Des vosgiennes, appartenant à l’EARL Iltis de Sierentz, compléteront la présentation qui aura lieu le dimanche 29 octobre à 12 h et le lundi 30 octobre à 10 h 30. Des vaches jugées et présentées par les jeunes Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Maxime Springinfsfeld, Alexandre Wintzenried et Élodie Pinheiro. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors du concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim, indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Paris ou Swiss Expo. Et c’est bien là une des vocations du concours de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le lycée agricole de Rouffach, sous la conduite de Christine Lagel, responsable formations agricoles au Centre de formation des apprentis de Rouffach, en partenariat avec la CAA et Élitest. Elle rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. Les opérations de pointage auront lieu dimanche matin. Une présélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer deux animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs représenteront l’élevage départemental lors de la finale nationale au prochain Salon international de l’agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis lors de l’inauguration, dimanche après-midi à 16 h 30. Le métier d’éleveur, ça commence tout petit : les enfants défileront avec leur veau dimanche et lundi et se prêteront au jeu des questions d’Armand Mathieu, notre Jacques Martin régional. Les plus grands concourront pour le prix du meilleur présentateur dans chaque race, sous l’œil avisé des juges respectifs. Se restaurer L’Association de production animale de l’Est (Apal) sera présente avec dix charolaises et limousines afin de promouvoir les races à viande, de proposer des dégustations et de présenter la marque de viande locale « Goûtez l’Alsace - S’esch güat ». Cette action sera soutenue par Interbev. Trois éleveurs feront le déplacement avec leurs animaux : l’EARL du Fronacker de Brinckheim (charolaises), le Gaec de la Source à Wickersheim (limousines), et le Gaec des limousines à Wolfersdorf. Le bar des éleveurs, placé sous le chapiteau juste à côté du ring, sera tenu comme de coutume par Valérie Nass, Jean-Pierre Meyer et leur équipe. Le public pourra aussi se restaurer au stand « Bienvenue à la ferme » et déguster des produits locaux sur les stands de promotion présents. Le club de foot de Habsheim assurera la restauration dans la salle de l’OMSAL. Des tickets seront disponibles au bar des éleveurs. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim !

Sommet de l’élevage à Cournon. Concours interrégional de la race montbéliarde

Beau doublé pour CAT Java

Publié le 13/10/2017

Seule vache à représenter l’Alsace au concours interrégional de la race montbéliarde qui se tenait dans le cadre du Sommet de l’élevage du 3 au 5 octobre à Cournon en Auvergne, CAT Java, de l’Esat du Sonnenhof à Bischwiller, a remporté les titres de championne et meilleure mamelle Jeune.

Chaque année, le Sommet de l’élevage accueille la fine fleur de l’élevage français et européen à Cournon en Auvergne : 750 bovins viande, 550 bovins lait, 400 ovins et 300 équins, au total 2 000 animaux minutieusement sélectionnés. Parmi eux, CAT Java, de l’Esat de la Fondation protestante du Sonnenhof à Bischwiller, participait au concours interrégional de la race montbéliarde, qui réunissait les 135 meilleures vaches des huit régions du bassin de la race. Première fille de CAT Haïda, championne Jeune au Concours général agricole à Paris en 2015 et 2016, et réserve grande championne à Swiss Expo en 2016, CAT Java semble marcher dans les pas de sa mère. Championne génisse au festival de l’élevage de Brumath, CAT Java, née le 2 juillet 2014, remporte aussi le championnat Espoir de l’édition 2017 d’Eurogénétique, un mois après avoir vêlé. « Le juge avait souligné la qualité de cette vache, prédisant qu’on la verrait certainement sur d’autres podiums de concours prochainement. On s’est dit que tous les espoirs étaient permis. C’est ce qui nous a incités à participer au Sommet de l’élevage », explique Jean-Marie Schoenel, responsable de l’exploitation agricole du Sonnenhof, qui travaille avec des personnes en situation de handicap mental. Rappelant que l’Esat avait déjà participé en 2013 au concours national montbéliarde dans le cadre du Sommet de l’élevage. Une mamelle qui frôle la perfection « Le juge a tout de suite « flashé » sur CAT Java, rapporte Jean-Marie Schoenel. Il l’a classée première de sa section, sept génisses en lactation depuis 100 jours, ayant vêlé avant 36 mois. » Lorsqu’elle revient sur le ring avec les 14 vaches réunies pour le championnat Jeune, elle se démarque une fois de plus. « Le juge l’a trouvée bien proportionnée, avec un bon bassin et des pattes solides, précise Jean-Marie Schoenel. Il a également souligné la profondeur exceptionnelle de son corps, sa mamelle très bien irriguée, ses bonnes attaches, ses trayons bien placés, ajoutant que sa mamelle frôle la perfection, avant de lui octroyer le titre de meilleure mamelle Jeune. » « CAT Java s’est vite habituée au concours. Elle a fait les 8 heures de route jusqu’à Cournon sans aucun souci. Il faut dire que nous l’avons à l’œil tous les jours. C’est un peu la chouchoute de nos travailleurs. Jeudi 5 octobre, ils étaient tous devant l’écran pour suivre le concours et si contents de sa victoire. Une victoire qui récompense leur travail au quotidien. » Une victoire qui constitue un palmarès supplémentaire pour sa fille, CAT Nevada, une génisse de 6 mois, qui sera proposée à la vente aux enchères du Show Open génisses, qui se tiendra à Dole du 27 au 29 octobre.

Samedi 14 octobre à Muhlbach-sur-Munster

Fête de la transhumance

Publié le 11/10/2017

La plus grande fête de la transhumance du massif vosgien se déroule à Muhlbach-sur-Munster samedi 14 octobre prochain. Quelque 200 vaches et 6 troupeaux traverseront le village au son des clarines et des toupins. Dans le même temps, une vente de génisses vosgiennes est proposée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin.

C’est la huitième fois qu’est organisée cette transhumance, qui prend une ampleur toujours plus importante. La première année, il y avait deux troupeaux au programme. Le 14 octobre prochain, ils seront six à faire étape dans le village en descendant de leurs fermes d’estives sur les hautes chaumes. Ils vont arriver des vallées de Munster, Saint-Amarin et La Bresse. Cela représente quelque 200 vaches, toutes munies d’une clarine ou d’un toupin, qui vont descendre de façon échelonnée jusqu’à la salle de sport du village, le cœur de la manifestation. Les animations vont démarrer dès 9 h 30 le matin dans les différents points d’attraction de la fête : la salle de sport, bien sûr, mais aussi les abords du stade, le musée de la schlitte, la ferme Lochert, Vallée Village. Les horaires attendus de passage des bêtes sont les suivants : ferme de l’Estive (Chalets de la Wormsa) à 13 h 15, ferme Meyer (Muhlbach) à 11 h 30 et 16 h, Firstmiss (Gaschney) à 13 h, Trois-Fours (Gaschney) à 14 h, Treh et Uff Rain (Chalets de la Wormsa) à 14 h 15. Le défilé des vosgiennes ou des brunes des Alpes attire chaque année plus de 5 000 visiteurs, en fonction de la météo. On entendra de la musique toute journée en attendant le concert de clarines. Choristes, groupes folkloriques, cors des Alpes, et sonneurs des Hautes Chaumes donneront du souffle jusqu’au soir. Pour la première fois, il y aura aussi une formation de cornemuses. Avant le Malkerowa de 18 h, la fameuse soirée montagnarde, il y aura de nombreux points de restauration, souvent sous chapiteau. Il y sera servi des menus marcaires, avec des fromages et des charcuteries fabriqués dans les fermes situées sur les hauteurs. Il sera également possible de déguster les roïgebrageldi et la soupe au munster offerte par la confrérie Saint-Grégoire du taste fromage. Vente de génisses vosgiennes à partir de 16 h 30 Autre grand moment de cette journée, la vente de génisses vosgiennes organisée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin, à partir de 16 h 30 à la ferme Lochert. Les génisses seront exposées toute la journée dans l’étable de Guy Lochert, rue du chemin de fer. Sur place, les éleveurs de l’association proposeront au public leur burger au Cœur de massif (steaks hachés de viande vosgienne). La vente se déroulera suivant le système des enchères progressives avec un minimum de 50 € par mise. Toutes les génisses et vaches mises à la vente proviennent de pères d’insémination. Si elles sont gestantes, le produit est issu d’insémination. Le catalogue officiel de cette vente de génisses affiche 30 animaux. Ils sont issus de l’EARL Barb à Wasserbourg, de chez Guy Lochert à Muhlbach-sur-Munster, de chez Fernand Hoffner à Fellering, de l’EARL Jean Wehrey à Breitenbach, de l’exploitation de Marc Spenle à Anjeux (Haute-Saône), de Mathieu Étienne au Val d’Ajol (Vosges), de l’EARL Deybach à Mittlach, de la SARL de la Soultzersmatt à Soultzeren, du Gaec Schubnel à Stosswihr, de l’EARL de la Chapelle des Ves au Thillot (Vosges), de chez Armand Burger à Soultzeren, du Gaec des Hautes Huttes à Orbey et d’Élitest à Épinal pour des lots de trois embryons.

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