Élevage

Sommet de l’élevage à Cournon. Concours interrégional de la race montbéliarde

Beau doublé pour CAT Java

Publié le 13/10/2017

Seule vache à représenter l’Alsace au concours interrégional de la race montbéliarde qui se tenait dans le cadre du Sommet de l’élevage du 3 au 5 octobre à Cournon en Auvergne, CAT Java, de l’Esat du Sonnenhof à Bischwiller, a remporté les titres de championne et meilleure mamelle Jeune.

Chaque année, le Sommet de l’élevage accueille la fine fleur de l’élevage français et européen à Cournon en Auvergne : 750 bovins viande, 550 bovins lait, 400 ovins et 300 équins, au total 2 000 animaux minutieusement sélectionnés. Parmi eux, CAT Java, de l’Esat de la Fondation protestante du Sonnenhof à Bischwiller, participait au concours interrégional de la race montbéliarde, qui réunissait les 135 meilleures vaches des huit régions du bassin de la race. Première fille de CAT Haïda, championne Jeune au Concours général agricole à Paris en 2015 et 2016, et réserve grande championne à Swiss Expo en 2016, CAT Java semble marcher dans les pas de sa mère. Championne génisse au festival de l’élevage de Brumath, CAT Java, née le 2 juillet 2014, remporte aussi le championnat Espoir de l’édition 2017 d’Eurogénétique, un mois après avoir vêlé. « Le juge avait souligné la qualité de cette vache, prédisant qu’on la verrait certainement sur d’autres podiums de concours prochainement. On s’est dit que tous les espoirs étaient permis. C’est ce qui nous a incités à participer au Sommet de l’élevage », explique Jean-Marie Schoenel, responsable de l’exploitation agricole du Sonnenhof, qui travaille avec des personnes en situation de handicap mental. Rappelant que l’Esat avait déjà participé en 2013 au concours national montbéliarde dans le cadre du Sommet de l’élevage. Une mamelle qui frôle la perfection « Le juge a tout de suite « flashé » sur CAT Java, rapporte Jean-Marie Schoenel. Il l’a classée première de sa section, sept génisses en lactation depuis 100 jours, ayant vêlé avant 36 mois. » Lorsqu’elle revient sur le ring avec les 14 vaches réunies pour le championnat Jeune, elle se démarque une fois de plus. « Le juge l’a trouvée bien proportionnée, avec un bon bassin et des pattes solides, précise Jean-Marie Schoenel. Il a également souligné la profondeur exceptionnelle de son corps, sa mamelle très bien irriguée, ses bonnes attaches, ses trayons bien placés, ajoutant que sa mamelle frôle la perfection, avant de lui octroyer le titre de meilleure mamelle Jeune. » « CAT Java s’est vite habituée au concours. Elle a fait les 8 heures de route jusqu’à Cournon sans aucun souci. Il faut dire que nous l’avons à l’œil tous les jours. C’est un peu la chouchoute de nos travailleurs. Jeudi 5 octobre, ils étaient tous devant l’écran pour suivre le concours et si contents de sa victoire. Une victoire qui récompense leur travail au quotidien. » Une victoire qui constitue un palmarès supplémentaire pour sa fille, CAT Nevada, une génisse de 6 mois, qui sera proposée à la vente aux enchères du Show Open génisses, qui se tiendra à Dole du 27 au 29 octobre.

Samedi 14 octobre à Muhlbach-sur-Munster

Fête de la transhumance

Publié le 11/10/2017

La plus grande fête de la transhumance du massif vosgien se déroule à Muhlbach-sur-Munster samedi 14 octobre prochain. Quelque 200 vaches et 6 troupeaux traverseront le village au son des clarines et des toupins. Dans le même temps, une vente de génisses vosgiennes est proposée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin.

C’est la huitième fois qu’est organisée cette transhumance, qui prend une ampleur toujours plus importante. La première année, il y avait deux troupeaux au programme. Le 14 octobre prochain, ils seront six à faire étape dans le village en descendant de leurs fermes d’estives sur les hautes chaumes. Ils vont arriver des vallées de Munster, Saint-Amarin et La Bresse. Cela représente quelque 200 vaches, toutes munies d’une clarine ou d’un toupin, qui vont descendre de façon échelonnée jusqu’à la salle de sport du village, le cœur de la manifestation. Les animations vont démarrer dès 9 h 30 le matin dans les différents points d’attraction de la fête : la salle de sport, bien sûr, mais aussi les abords du stade, le musée de la schlitte, la ferme Lochert, Vallée Village. Les horaires attendus de passage des bêtes sont les suivants : ferme de l’Estive (Chalets de la Wormsa) à 13 h 15, ferme Meyer (Muhlbach) à 11 h 30 et 16 h, Firstmiss (Gaschney) à 13 h, Trois-Fours (Gaschney) à 14 h, Treh et Uff Rain (Chalets de la Wormsa) à 14 h 15. Le défilé des vosgiennes ou des brunes des Alpes attire chaque année plus de 5 000 visiteurs, en fonction de la météo. On entendra de la musique toute journée en attendant le concert de clarines. Choristes, groupes folkloriques, cors des Alpes, et sonneurs des Hautes Chaumes donneront du souffle jusqu’au soir. Pour la première fois, il y aura aussi une formation de cornemuses. Avant le Malkerowa de 18 h, la fameuse soirée montagnarde, il y aura de nombreux points de restauration, souvent sous chapiteau. Il y sera servi des menus marcaires, avec des fromages et des charcuteries fabriqués dans les fermes situées sur les hauteurs. Il sera également possible de déguster les roïgebrageldi et la soupe au munster offerte par la confrérie Saint-Grégoire du taste fromage. Vente de génisses vosgiennes à partir de 16 h 30 Autre grand moment de cette journée, la vente de génisses vosgiennes organisée par l’association des éleveurs de vosgiennes du Haut-Rhin, à partir de 16 h 30 à la ferme Lochert. Les génisses seront exposées toute la journée dans l’étable de Guy Lochert, rue du chemin de fer. Sur place, les éleveurs de l’association proposeront au public leur burger au Cœur de massif (steaks hachés de viande vosgienne). La vente se déroulera suivant le système des enchères progressives avec un minimum de 50 € par mise. Toutes les génisses et vaches mises à la vente proviennent de pères d’insémination. Si elles sont gestantes, le produit est issu d’insémination. Le catalogue officiel de cette vente de génisses affiche 30 animaux. Ils sont issus de l’EARL Barb à Wasserbourg, de chez Guy Lochert à Muhlbach-sur-Munster, de chez Fernand Hoffner à Fellering, de l’EARL Jean Wehrey à Breitenbach, de l’exploitation de Marc Spenle à Anjeux (Haute-Saône), de Mathieu Étienne au Val d’Ajol (Vosges), de l’EARL Deybach à Mittlach, de la SARL de la Soultzersmatt à Soultzeren, du Gaec Schubnel à Stosswihr, de l’EARL de la Chapelle des Ves au Thillot (Vosges), de chez Armand Burger à Soultzeren, du Gaec des Hautes Huttes à Orbey et d’Élitest à Épinal pour des lots de trois embryons.

Foire Simon et Jude de Habsheim

La 23e édition dans les starting-blocks

Publié le 09/10/2017

La foire Simon et Jude d’Habsheim se prépare. Elle se déroulera les 29 et 30 octobre prochains. Ce 23e grand concours interraces des vaches de races prim’holstein, montbéliarde et salers réunira 250 bovins issus de 40 élevages.

Cette manifestation reste le rendez-vous incontournable des éleveurs dans le Haut-Rhin. Habsheim accueillait par le passé un marché à bestiaux. La manifestation a évolué au fil des années. En 1995, une équipe de pionniers a décidé de relancer un concours départemental, dans l’idée d’insuffler une nouvelle dynamique de l’élevage. Le but était double : montrer au grand jour le travail de sélection et de conduite du troupeau réalisé par les éleveurs au quotidien et créer un lieu de rencontre et de convivialité autour de l’élevage. Les différents syndicats de race se sont progressivement joints à la manifestation qui, pour l’édition 2000, était portée par l’union des organismes d’élevage. Cette union s’est ensuite réorganisée en association Éleveurs bovins du Haut-Rhin. Elle regroupe en son sein le Club Holstein 68 et le Syndicat montbéliard du Haut-Rhin. Aux côtés des organisateurs œuvrent également Élitest et la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA) par l’intermédiaire du service élevage. Manifestation à caractère local au départ, le concours d’Habsheim est devenu au fil de ses éditions une rencontre de portée plus large, à la fois tremplin et préparation pour des manifestations d’ampleur nationale, voire internationale, telles Eurogénétique à Épinal, le National montbéliarde de Cournon, le Salon international de l’agriculture (SIA) à Paris ou Swiss Expo à Lausanne. « Grâce à la dynamique de ce concours, le département a pu accueillir le concours européen à Colmar en juin 2016. Il a connu un véritable succès. Cela montre également que l’élevage dans le département reste dynamique. C’est la raison pour laquelle la CAA apporte son soutien logistique à la manifestation. Son service élevage gère, par exemple, l’inscription des vaches. Et, financièrement, elle est le premier sponsor de la foire et du concours », explique Sébastien Stoessel, élu à la CAA, président de l’Établissement de l’élevage régional et président de l’association Éleveurs bovins du Haut-Rhin. Préserver cette manifestation Lieu de rencontre entre professionnels de l’élevage, le concours a également évolué en manifestation orientée vers le grand public. Au-delà du concours lui-même, le programme intègre plusieurs animations qui offrent au grand public la possibilité d’avoir un contact à la fois distrayant et informatif avec l’élevage et l’agriculture en général. Parmi les nouveautés, un stand Bienvenue à la ferme qui propose de la restauration avec des produits de proximité, et un stand en lien avec les artisans. La promotion de la viande sera également assurée. La présence de la salers depuis deux ans, race à viande par excellence, permet une telle initiative. Habsheim reste un rendez-vous attendu et apprécié par les éleveurs. « La manifestation se déroule à la sortie des gros travaux agricoles. Elle constitue un moment convivial, d’échanges entre professionnels. Les éleveurs qui participent au concours s’inscrivent pour se jauger et maintenir un niveau performant dans le Haut-Rhin. Niveau qui leur permet ensuite de s’illustrer à des concours régionaux et nationaux. À chaque fois, ils savent se mobiliser. Même si le contexte économique reste difficile, nous tenons à préserver cette manifestation qui nous permet de sortir des sentiers battus et de montrer la fierté que nous avons d’être des éleveurs », observe Sébastien Stoessel. Meilleur jeune présentateur Les différentes races présentes dans le département seront sur place : prim’holstein et montbéliarde bien entendu, mais aussi vosgienne, salers, jersiaise, normande et brune des Alpes. Elles seront présentées et leurs particularités expliquées et commentées. Le traditionnel concours des jeunes présentateurs aura lieu en début de matinée, le dimanche 29 octobre en race montbéliarde et le lundi 30 octobre en race prim’holstein. Des jeunes de 14 à 24 ans présenteront une génisse. « Les candidats participants ont suivi les deux journées de formation annuelle organisées par le Club Holstein 68, le Syndicat montbéliard et le service élevage. Les juges respectifs seront chargés de désigner le meilleur jeune présentateur du concours, tant sur le choix de sa génisse, sa préparation que sa présentation. Ce concours est organisé depuis 2006 en prim’holstein, le Syndicat montbéliard s’y est investi également depuis 2009. Pas moins de 18 participants pour les deux races sur le concours de cette année, autant dire que la présentation d’animaux ne manque pas de jeunesse et de dynamisme », se félicite Sébastien Stoessel. Parmi les autres animations habituelles, la présentation des veaux par les enfants qui a pour objectif de susciter parmi les jeunes générations la vocation pour une profession et d’éveiller leur fierté à présenter une bête issue de l’élevage des parents. La jeune association de la race bovine salers, née en octobre 2014, fera la promotion de la race. Et les éleveurs organiseront leur concours régional le dimanche matin. Concernant le challenge en race montbéliarde, tout éleveur ayant au moins trois animaux présents au concours pourra participer au concours du lot d’ensemble. Le jury désignera le lot de vaches le plus homogène. Enfin, la finale départementale de jugement de bétail vient se greffer pour la quatrième fois sur cette fête de l’élevage. Elle est organisée par le lycée agricole de Rouffach, en partenariat avec la CAA et Élitest. Tous les élèves d’établissements d’enseignement agricole peuvent concourir. Les dix meilleurs pointeurs de chaque race ont été retenus à l’issue de deux journées de présélection. Lors de cette finale départementale, chaque candidat aura à pointer deux animaux de la race dans laquelle il aura été retenu. Les vainqueurs (deux titulaires et un suppléant) participeront à la finale nationale, organisée dans le cadre du SIA à Paris au mois de février 2018.

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