Élevage

Concours régional de la race charolaise

L’EARL Kolb Thierry et Hubert rafle la mise

Publié le 12/09/2017

Cette année, le concours régional de la race charolais a délaissé la foire européenne de Strasbourg pour les Fermes en folie. Une belle vitrine pour présenter le travail de sélection mené par les éleveurs alsaciens.

Cette année, 11 éleveurs et 35 animaux ont participé au concours régional de la race charolaise. « Un record pour le nombre d’éleveurs », souligne Thierry Kolb, président du Syndicat des éleveurs charolais d’Alsace. Qui s’est particulièrement distingué lors de cette édition, puisqu’il a décroché les deux grands prix d’honneur avec Nevada, un veau mâle qui, à 7 mois, présente suffisamment de qualité pour que les juges, par ce titre, lui présagent un avenir prometteur. Et avec Numismatique, une jeune femelle de 8 mois, également prometteuse. « C’est le résultat de 14 années de travail de sélection puisque nous sommes présents sans discontinuité depuis 2003 », confie-t-il en aparté. Bonne génétique ne saurait mentir puisque les deux lauréats sont issus de souches ayant fait leur preuve dans le cheptel du naisseur. En effet, Colombie, la grand-mère de Nevada, a été prix d’honneur veau en 2008 à la foire européenne et l’éleveur a présenté cette année deux autres de ses petites-filles. Concernant Numismatique, ses qualités ne sont pas non plus le simple fruit du hasard mais celui d’un accouplement entre Espion, le taureau acheté par le Syndicat charolais d’Alsace et l’Association des jeunes éleveurs de charolais (Ajec) qui a été grand prix d’honneur en 2014 à Strasbourg et 2016 à Wingersheim et celui d’une souche femelle qui marque le cheptel de l’EARL Kolb. En effet, et pour n’en citer qu’une, Ludique SC, issue de la même grand-mère et du même grand-père, après avoir fait un 1er prix de section en veau à Strasbourg en 2015, a fait prix d’honneur junior 2016 à Wingersheim, puis 2e prix d’honneur au concours national allemand en octobre 2016 et enfin championne à Eurogénétique en avril 2017 ! « Depuis mes débuts au concours alsacien, j’ai présenté à chaque édition au moins un animal issu de chacune des deux souches. Ce qui prouve leur qualité ! » À l’heure de la remise des prix, Thierry Kolb avait donc le sourire, mais aussi les traits tirés. Face à une rangée d’animaux (les gagnants de chaque section) et aux responsables professionnels et politiques, il a remercié les juges - Thierry Lechenault de Saint Thibault en Côte-d’Or et Thomas Samyn d’Arnicourt dans les Ardennes - et les éleveurs qui ont participé au concours : « Ce n’est pas évident de préparer les animaux qui vont participer à un concours. Cela demande du temps et de l’argent. » Du temps pour les soins, le dressage, la préparation et de l’argent pour les frais d’alimentation supplémentaires et les frais vétérinaires et d’analyses. Et ce travail de préparation est d’autant plus difficile dans la conjoncture agricole actuelle. Les éleveurs sont particulièrement touchés, souligne Thierry Kolb. « Ils doivent être présents pour leurs bêtes 365 jours par an et les journées sont longues… Ce qui fait que leur salaire horaire est le plus faible de la profession. » Avant de procéder à la remise des prix, il a chaleureusement remercié les partenaires du concours (lire en encadré ci-dessus). Les personnalités se sont ensuite succédé dans le ring pour remettre leur trophée aux éleveurs qui se sont distingués par la qualité des animaux présentés. Et, l’essentiel étant de participer, Thierry Kolb a annoncé que tous les éleveurs recevront de nombreux lots dont des bouteilles d’excellent vin de la cave de Cleebourg, offertes par le Comptoir agricole et le Crédit Mutuel. « Un très beau spectacle » Pour conclure cette petite cérémonie, la parole a été laissée aux jeunes. Gaetan Vix, président de l’Ajec depuis septembre dernier, a présenté cette association qui compte 25 membres et dont l’objectif est le partage de la culture charolaise et l’émulation. Il a invité le public à participer nombreux au repas charolais, qui aura lieu le 9 septembre dans le cadre de la foire européenne de Strasbourg. Quant à Thomas Samyn, le jeune juge venu des Ardennes, il a félicité les organisateurs du concours. Il a relevé un « groupe dynamique », qui a su orchestrer un « très beau spectacle », à même d’amener le public à porter un « nouveau regard sur la race ». Durant toute la manifestation, le public pouvait s’essayer à deviner le poids de Corde, une vache du Gaec Ernwein à Oberhausbergen, dans la perspective de remporter un VTT. Après être passée sur la balance, Corde affiche un poids de 1 080 kg. L’heureuse gagnante est Simone Anstett, c’est elle qui a estimé le poids de l’animal avec le plus de précision.

Publié le 09/09/2017

Dégustations d’agneau, démonstrations de tonte, la filière ovine a animé le premier week-end de la foire européenne, en mettant l’accent sur l’excellence de la production locale.

En cette matinée du 2 septembre, les trombes d’eau sur l’espace agricole n’ont pas démoralisé les membres de la filière ovine présents à la foire européenne de Strasbourg. Récemment élu à la tête de la section ovine Grand Est, Hervé Wendling, président du syndicat ovin du Bas-Rhin, souligne que la filière régionale a désormais « plus de poids au niveau national », avec deux sièges au bureau de la Fédération nationale ovine. Stabilité des prix, un atout de la filière « C’est un plus », mais il faut rester vigilant, estime le président, car c’est aussi « de la concurrence pour la filière locale ». La section ovine Grand Est regroupe plus d’une centaine de membres. Les départements de la Moselle et de l’Aube, notamment, comptent de nombreuses exploitations ovines. Il est impératif « de maintenir la qualité actuelle de la viande, voire de l’augmenter ». Depuis trois ans, la filière se porte plutôt bien, « avec une stabilité au niveau des prix », contrairement à d’autres secteurs d’élevage. Mais cela reste « tendu, si l’on se place au niveau de l’agriculture en général », précise le président. Autre facteur qui contribue à cette dynamique, la marque Agneau Terroir Alsace, créée en 2013, qui réunit une vingtaine de producteurs. « Elle fonctionne de mieux en mieux », souligne son président, l’éleveur Stéphane Huchot. Il y a encore « du potentiel auprès des boucheries », et une partie de la grande et moyenne distribution propose désormais la marque dans ses rayons. Un projet avec la marque Savourez l’Alsace Produit du terroir est en cours pour élaborer un partenariat avec les restaurateurs alsaciens, ce qui serait « une belle opportunité pour la filière ». Hervé Wendling souligne l’importance de rester dans cette trajectoire dynamique et aimerait être « plus épaulé » à l’avenir dans cette tâche par d’autres membres et notamment pour les grandes manifestations de la filière. La prochaine étant la fête des bergers qui se tiendra le 24 septembre à Dettwiller. Pour l’heure, sur la foire européenne, l’équipe ovine a proposé une dégustation de tranches de gigot d’agneau, et l’éleveur Jérémy Reinbold de Brumath a offert de belles démonstrations de tonte au public.

Concours de la race charolaise

La fine fleur de l'élevage bovin alsacien

Publié le 21/08/2017

À l’image de l’an dernier, le concours de la race charolaise aura lieu, non pas durant la foire européenne de Strasbourg, mais lors de la finale départementale de labour du Bas-Rhin qui se déroule dimanche 27 août à Mietesheim. Une confrontation qui enregistre un nombre de participants record.

Dimanche prochain à Mietesheim, le concours régional de la race charolaise constituera l’un des temps forts de la finale départementale de labour. Après avoir organisé cette compétition au Parc des expositions de Strasbourg durant des années, le syndicat des éleveurs de la race charolaise d’Alsace a décidé, l’an dernier, de se joindre aux Jeunes Agriculteurs du Bas-Rhin lors de leur grande fête agricole du mois d’août. « C’est essentiellement pour des raisons de logistique que nous avions pris cette décision, explique Thierry Kolb, président du syndicat. C’est beaucoup plus simple en termes d’organisation et de disponibilité des éleveurs. Il est plus aisé de mobiliser les éleveurs sur une seule journée. » Les animaux arriveront le dimanche matin, avant de subir une séance de lifting et une pesée. Les opérations de jury débuteront à 14 h, sous la houlette de Thierry Lechenault, éleveur en Gaec à Saint-Thibault en Côte-d’Or, le juge stagiaire étant Thomas Samyn, venu des Ardennes. La présentation des animaux primés aura lieu à 17 h, juste avant l’annonce des résultats de la finale de labour. Les animaux quitteront le site vers 19 h. Création d’une section « Veaux d’automne » Lors de la réunion de préparation, les éleveurs ont décidé d’apporter quelques modifications au règlement du concours. La première concerne les grands prix d’honneur. « Un animal qui a décroché un grand prix d’honneur l’année précédente ne pourra pas le remporter l’année suivante. » La question était de savoir si, dans ce cas-là, il fallait annuler l’épreuve ou prendre l’animal classé deuxième. « Nous avons finalement choisi de prendre le deuxième de la catégorie. » L’autre modification concerne les veaux. « Nous avons décidé de créer une section Veaux d’automne », explique Thierry Kolb. Jusqu’ici, pour être considéré comme un veau, il fallait que l’animal soit né après le 1er décembre de l’année N-1. Ce qui excluait d’office les veaux nés quelques jours avant la date butoir. Des veaux qui se retrouvaient dans la section Juniors, en compétition avec des animaux beaucoup plus âgés qu’eux. « La majorité des membres du syndicat n’a pas souhaité modifier la date à partir de laquelle les animaux sont admis dans la section Veaux. Ils ont préféré mettre en place une section Veaux d’automne pour que ces animaux concourent entre eux. » Par contre, ils participeront au championnat Juniors, qui regroupe les animaux âgés de 1 à 3 ans. Ce concours est pour les éleveurs participants l’occasion de présenter leur savoir-faire, de montrer le haut niveau génétique de leur troupeau et d’être, en quelque sorte, les ambassadeurs de l’élevage alsacien. Un rôle d’autant plus important que, cette année, la finale départementale de labour aura pour vedette une production végétale, le raifort.

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