Élevage

Publié le 27/05/2017

La famille Klein à Siewiller faisait découvrir son nouvel atelier d’élevage de poulets bios, constitué de quatre bâtiments mobiles. Une dizaine d’autres constructions devraient suivre pour approvisionner la filière des Plumes Bio du Grand Est, qui doit faire face à une demande exponentielle en poulet bio local.

La filière d’élevage de poulets de chair bios d’Alsace ne fait pas face à la demande en croissance exponentielle. Bloquée par les démarches administratives, notamment dans le cadre notamment du Plan bâtiment, la dizaine de projets de création d’ateliers d’élevage de poulet bio, initiée à l’automne 2015, commence à peine à sortir de terre. Parmi eux, l’atelier de quatre poulaillers de Damien Klein et sa famille à Siewiller entre seulement en production en ce mois de mai 2017. La famille Klein accueillait le 10 mai dernier sur son exploitation de nombreux agriculteurs et les acteurs de cette filière naissante : les éleveurs, la minoterie Dornier, fournisseur d’aliments, les Couvoirs de l’Est à Willgottheim, les abattoirs Siebert à Ergersheim et Meyer à Wingersheim, la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA), l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), et Michel Schaff, constructeur des bâtiments à Mirecourt. Structurer l’aval et l’amont La filière écoule actuellement 2 000 poulets bios par semaine, elle espère très rapidement arriver à 4 500 poulets/semaine, indique Francis Humann, représentant de la filière à l’Opaba, et lui-même éleveur. Le souci pour la jeune filière en pleine croissance est de se structurer en aval, face à des GMS très centralisées qui savent organiser la surproduction pour dicter leurs prix. Objectif : « Assurer à l’éleveur un revenu de base de 1 euro de marge brute par poulet, avant impôt et MSA », explique Thomas Kelhetter l’animateur de la filière. Une nécessité de structuration également en amont : « Il faut accompagner pendant cinq ans l’animation, le développement, la structuration et la communication de la filière, explique Francis Humann. Avec 120 000 poulets bios, on ne peut pas se payer d’animateur. Avec 250 000 poulets par an, à raison de 5 centimes prélevés sur chaque poulet, on autofinancera un temps complet, réparti entre la CAA, l’Opaba, etc. Il faut songer que 1 € injecté dans cette filière, c’est 20 € générés en retour dans la filière. » Race cou nu à pattes jaunes C’est Thomas Kelhetter, l’animateur, qui présentait ce nouvel atelier. Constitué de quatre bâtiments mobiles avec chacun 40 ares clôturés, chaque poulailler peut admettre 1 200 poulets. Des poulets en plein air, « pour la vitamine D, le soleil, la verdure, pour une meilleure coloration, et un gras persillé par l’exercice et le repos ». Les poulets bios sont prêts en 84 jours, après quoi le bâtiment est déplacé de sa dalle pour le vide sanitaire, la surface reçoit un traitement à la chaux. Avec la période de couvoir, le vide sanitaire dure en réalité 8 à 9 semaines. S’agissant de l’alimentation bio, c’est la maison franc-comtoise Dornier, opérateur historique, qui prélève les céréales de la ferme, et fournit l’aliment bio (lire l’encadré ci-dessus). « On demande à l’éleveur de pouvoir subvenir à hauteur de 40 % à l’alimentation pour rester cohérent avec l’idée locale », explique Francis Humann. Aujourd’hui, « le bio change d’échelle, constate-t-il. On réfléchit à un autre type de bâtiment en fixe de 4 800 m2, avec un jardin d’hiver. » Pour bien identifier les poulets, les éleveurs ont fait le choix de la race cou nu à pattes jaunes, qui se différencie par la couleur et le goût, et se distingue immédiatement dans les abattoirs bios certifiés, et les linéaires.

Publié le 20/05/2017

Ils se sont rencontrés au lycée agricole d’Obernai, où certains d’entre eux sont toujours scolarisés. Claire, Julie, Valentin, Johann, Nicolas, Lucas et leurs camarades ont gardé des liens si forts qu’ils ont eu envie de participer au challenge Vache’ment jeunes, au festival de l’élevage à Brumath. « C’est l’occasion de se retrouver, explique Claire Cousandier, élève en 1re S. Plusieurs membres du groupe ont quitté le lycée d’Obernai pour poursuivre leurs études ailleurs, à Besançon et Vesoul, et une autre viendra au lycée l’an prochain. » C’est Claire et son amie Julie Wendling, élève de 1re STAV, qui ont lancé l’idée auprès de leurs camarades. Toutes deux filles d’éleveurs, comme la plupart des membres du groupe, elles ont déjà assisté au challenge Vache’ment jeunes en tant que spectatrices les années précédentes. « Ça nous a donné l’envie de nous lancer », expliquent-elles. Restait à trouver des idées pour pouvoir les présenter au public. « On n’a pas bouclé le scénario, mais on va s’inspirer de faits réels : la conjoncture agricole, en élevage et dans les cultures, il y a de quoi faire », rassurent Johann et Valentin, élèves en Bac pro élevage. Dans la plus pure tradition du challenge Vache’ment jeunes, l’ambition des neuf membres du groupe est d’aborder l’actualité sous un angle critique, tout en restant drôles et en amusant le public. Le sketch se présentera donc sous la forme d’un journal télévisé et réunira, outre les neuf jeunes lycéens, quelques vaches et génisses participant aux concours du lendemain. Une sorte de répétition pour Claire et Julie, qui ont toutes deux fait l’école des jeunes et présenteront des animaux de l’élevage familial sur le ring le dimanche.

Concours départementaux interraces

Esprit de compétition

Publié le 19/05/2017

Ce week-end, le plan d’eau de Brumath est à nouveau le point de ralliement de l’élevage alsacien. Cette grande manifestation, qui illustre la vitalité et le dynamisme de l’élevage, sera l’occasion de présenter la richesse génétique des différentes races et de communiquer sur le métier d’éleveur et le bien-être animal.

Dimanche matin au plan d’eau de Brumath, une quarantaine de génisses et de vaches simmental défileront dans le ring, sous l’œil expert d’un juge allemand, Eckard Sperr. L’après-midi, ce sera au tour des prim’holstein de se donner en spectacle. Près d’une centaine de génisses sont inscrites au catalogue. 70 d’entre elles devraient participer au concours qui débutera à 13 heures. Un nombre de participants record pour une confrontation qui se veut interdépartementale : des éleveurs haut-rhinois et mosellans se joindront en effet à leurs collègues bas-rhinois, ce qui rehaussera à coup sûr l’intérêt de cette compétition. C’est Alban Varnier, du Gaec de la Coumière à Effincourt (Haute-Marne), qui les départagera. « C’est l’un des élevages que nous avons visités lors du voyage d’étude organisé par le syndicat prim’holstein en novembre 2016 », explique Jean-François Dintinger. « C’est la première fois que les éleveurs mosellans participent à notre concours, poursuit le président du syndicat prim’holstein. Nous en avons discuté avec le syndicat de ce département et nous avons trouvé un accord. Les éleveurs mosellans présenteront des génisses au Festival de l’élevage à Brumath. Quant à nous, nous irons à Metz pour présenter des vaches bas-rhinoises au salon Agrimax, en octobre prochain. Plutôt que de rester chacun dans son coin, comme c’est le cas dans certains départements, nous souhaitons nous ouvrir aux départements voisins, pour créer une réelle émulation. Vingt animaux en provenance des élevages haut-rhinois sont également inscrits. Par contre, nous n’irons pas au concours de Habsheim, cette année. Le hasard du calendrier fait qu’Agrimax a lieu le même week-end que la Foire Simon et Jude. De plus, les éleveurs haut-rhinois souhaitaient revenir à un concours départemental, un an sur deux. » La grande absente de cette journée sera la race montbéliarde. Pour des raisons sanitaires, l’Esat du Sonnenhof, qui avait annoncé quatre animaux, a dû renoncer à y participer, alors qu’il se faisait un point d’honneur de représenter la race durant les éditions précédentes. Les enfants et leur veau Après le concours, viendra la séquence, toujours plébiscitée par le public, de la présentation des veaux par les enfants. Les éleveurs semblent eux aussi apprécier l’exercice, puisque huit groupes d’enfants feront leur show, sous le regard bienveillant de Rémy Bierbaum, technicien à Élitest. Les familles Schoenel de Bischwiller, Wilt de Dachstein, Wendling de Dauendorf, Muller de Hirschland, Schwartz de Hochstett, Braun de Hoffen, Fritsch de Mittelhausen et Bernhard de Wœrth s’entraînent assidûment pour épater les spectateurs. Nul doute qu’ils rivaliseront une nouvelle fois d’imagination pour nous attendrir et nous faire rire… En fin d’après-midi, charolaises et limousines entreront dans le ring pour une présentation des races allaitantes. Jacques Ernwein d’Oberhausbergen présentera une vache charolaise, tandis que Joseph Steinmetz de Berstheim exhibera deux vaches et un veau limousins. Les chevaux seront eux aussi de la partie. Deux représentants de la race ardennaise, Dynastie du Vallon et son poulain Hirondelle du Bassin seront conduits par Jean-Luc Ernwein de Gottesheim. Claude Baumer, technicien Élitest, de Kleinfrankenheim, présentera Ronja, un spécimen de la race schwarzwälder et Jacques Ernwein d’Oberhausbergen défilera avec Sabine et son poulain Hélioth, des poneys fjord.

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