Élevage

Festival de l'élevage de Brumath. Concours de la race prim’holstein

Mazette, quelle championne !

Publié le 31/05/2017

80 génisses, issues de trois départements, ont investi le ring du festival de l’élevage, dimanche 21 mai à Brumath. Une belle confrontation qui a permis de constater que l’engouement des jeunes éleveurs pour les concours et la génétique ne cesse de croître.

De nombreux meneurs qui se sont affrontés samedi soir lors de la préparation et de la présentation des génisses étaient à nouveau dans le ring dimanche après-midi pour l’édition 2017 du championnat de la race prim’holstein. Un championnat interdépartemental puisque des éleveurs haut-rhinois et mosellans s’affrontaient aux locaux… en toute convivialité, bien sûr. Chez les juniors, c’est Mazette qui l’emporte. Cette génisse appartenant au Gaec Dintinger à Weislingen est née le 4 juillet 2016 (Jasper/Carmen). « Dès l’entrée sur le ring, elle vous séduit par sa féminité, la solidité de son dessus et de ses membres », s’exclame le juge haut-marnais, Alban Varnier. Chez les seniors, la balance penche finalement vers Wilt Eviane (Fitz Toc/Wilt Eva). Le juge est dithyrambique, mettant en avant son ouverture de côte, sa largeur de poitrine. Il relève aussi le parfait équilibre entre puissance et caractère laitier. Bref, « une vache zéro défaut, capable de vieillir ». À l’heure du sacre de la grande championne, c’est pourtant la plus jeune qui le fait craquer… Un concours de haute volée, estime Rémy Bierbaum, l’animateur de ce concours. Il a relevé « le professionnalisme des jeunes meneurs qui ont préparé les génisses avec une grande maîtrise et les ont présentées de main de maître. » Le palmarès Section I 1re n° 02 Mouchette, SCL Goos à Blaesheim ; 2e n° 04 Mélusine, Olivier Thiébaut à Craincourt ; 3e n° 01 Midali Mezzaluna, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 4e n° 11 Wilt Lola, Gaec Wilt à Dachstein ; 5e n° 10 Mara du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 6e n° 05 Mikita du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 7e n° 09 Bel Monterey Alba, Gaec de la Passion à Filstroff ; 8e n° 07 Suz Misa, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 9e n° 06 Morine du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 10e n° 08 Melissa, SCEA du Mittelegert à Lipsheim. Section II 1re n° 14 Madalia du Neuhof, Gaec Gutzwiller à Michelbach-le-Haut ; 2e n° 21 Maeva, SCL Goos à Blaesheim ; 3e n° 17 Faithstar, EARL Schwartz à Hochstett ; 4e n° 18 Berenike Ted, Gaec Reff, Gaec de la Passion, SCEA de Sarrixin à Vahl-les-Benestroff ; 5e n° 25 DLC Malou, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim ; 6e n° 22 Mydestiny du Neuhof, Gaec Gutzwiller et Alex. Wintzenried à Michelbach-le-Haut ; 7e n° 23 Muriel, Gaec d’Itzing à Courcelles Chaussy ; 8e n° 16 Myrtille, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 9e n° 20 Mignonne, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 10e n° 19 Mamour, EARL Krieger à Zutzendorf. Section III 1re n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 27 Grumard Mousseline, EARL Schwartz à Hochstett ; 3e n° 31 ZS Aftershock Ivory, Julien Vuillemard à Dieuze ; 4e n° 29 HMP Marine, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 5e n° 33 Nohl-Sally, EARL Schwartz à Hochstett ; 6e n° 35 Mylène, Gaec de la Mossig à Wangen ; 7e n° 32 Majesté, Gaec Losser à Mussig ; 8e n° 26 Minnie, Gaec de la Mossig à Wangen ; 9e n° 28 Mandarine, EARL Christophe Rue à Osenbach ; 10e n° 30 Mia, Gaec du Waldmeister à Witternheim. Section IV 1re n° 41 Maya, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 43 Rayon d’or Allika, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 3e n° 44 Prinz Olauryn, EARL Prinz à Hausgauen ; 4e n° 40 Prinz Adeena, EARL Prinz à Hausgauen ; 5e n° 38 MS Cocktail, EARL Schwartz à Hochstett copr. Gaec Wilt à Dachstein ; 6e n° 37 Miss Red, Gaec des 4 Ponts à Wingersheim les Quatre Bans ; 7e n° 39 Mignonne, Gaec de la Mossig à Wangen ; 8e n° 42 Mavy Pass, Gaec de la Passion à Filstroff. Championnat junior 1re n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 02 Mouchette, SCL Goos à Blaesheim. Section V 1re n° 51 Wilt Eviane, Gaec Wilt à Dachstein ; 2e n° 57 Madison, Gaec Butsch à Ranspach-le-Haut ; 3e n° 54 HMP Mellia, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 4e n° 56 All Messi, Manu Wagner et Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 5e n° 60 Suz Mady, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 6e n° 59 HMP Measy RF, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 7e n° 61 Mado, Gaec du Seltzbach-Braun à Hoffen ; 8e n° 58 Manivelle, Gaec Malaitis à Jebsheim ; 9e n° 53 Missy, EARL Schwartz à Hochstett ; 10e n° 48 Mille, Gaec du Waldmeister à Witternheim. Section VI 1re n° 62 Manureva, Gaec Dintinger à Weislingen ; 2e n° 68 Megastar du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 3e n° 72 Lady Dy, Gaec Dintinger à Weislingen ; 4e n° 66 Molly, SCL Goos à Blaesheim ; 5e n° 64 Ma Blacky, Gaec Dintinger à Weislingen ; 6e n° 67 Suz Mina, Gaec Sainte-Suzanne à Narbéfontaine ; 7e n° 65 Marquise, Gaec des Sources à Lupstein ; 8e n° 70 Madeleine, Gaec Losser à Mussig ; 9e n° 71 DLC Maeva, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim. Section VII 1re n° 78 Lolita, Gaec d’Itzing et Nutral à Courcelles Chaussy ; 2e n° 80 Suz Lou, Gaec Sainte Suzanne à Narbéfontaine ; 3e n° 75 Laeticia, Olivier Thiébaut à Craincourt ; 4e n° 74 Wilt Ève, Gaec Wilt à Dachstein ; 5e n° 83 Lelly, SCEA du Mittelegert à Lipsheim. Section VIII 1re n° 92 Lirina Rae, EARL Guth à Littenheim ; 2e n° 88 Luxueuse, Gaec du Château d’eau à Uhrwiller ; 3e n° 89 HMP Lorie, Gaec Hoffstetter à Largitzen ; 4e n° 87 Lilou, EARL Schwartz à Hochstett ; 5e n° 86 Wilt Eileen, Gaec Wilt à Dachstein ; 6e n° 15 Lasibel du Saulnois, Gaec du Saulnois à Rémilly ; 7e n° 85 DLC Leila, Gaec de la Cigogne à Wolfisheim ; 8e n° 84 Laguna, Gaec des 4 Ponts à Wingersheim les 4 Bans. Championnat senior 1re n° 51 Wilt Eviane, Gaec Wilt à Dachstein 2e n° 92 Lirina Rae, EARL Guth à Littenheim Grande championne n° 34 Mazette, Gaec Dintinger à Weislingen.

Publié le 27/05/2017

La famille Klein à Siewiller faisait découvrir son nouvel atelier d’élevage de poulets bios, constitué de quatre bâtiments mobiles. Une dizaine d’autres constructions devraient suivre pour approvisionner la filière des Plumes Bio du Grand Est, qui doit faire face à une demande exponentielle en poulet bio local.

La filière d’élevage de poulets de chair bios d’Alsace ne fait pas face à la demande en croissance exponentielle. Bloquée par les démarches administratives, notamment dans le cadre notamment du Plan bâtiment, la dizaine de projets de création d’ateliers d’élevage de poulet bio, initiée à l’automne 2015, commence à peine à sortir de terre. Parmi eux, l’atelier de quatre poulaillers de Damien Klein et sa famille à Siewiller entre seulement en production en ce mois de mai 2017. La famille Klein accueillait le 10 mai dernier sur son exploitation de nombreux agriculteurs et les acteurs de cette filière naissante : les éleveurs, la minoterie Dornier, fournisseur d’aliments, les Couvoirs de l’Est à Willgottheim, les abattoirs Siebert à Ergersheim et Meyer à Wingersheim, la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA), l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), et Michel Schaff, constructeur des bâtiments à Mirecourt. Structurer l’aval et l’amont La filière écoule actuellement 2 000 poulets bios par semaine, elle espère très rapidement arriver à 4 500 poulets/semaine, indique Francis Humann, représentant de la filière à l’Opaba, et lui-même éleveur. Le souci pour la jeune filière en pleine croissance est de se structurer en aval, face à des GMS très centralisées qui savent organiser la surproduction pour dicter leurs prix. Objectif : « Assurer à l’éleveur un revenu de base de 1 euro de marge brute par poulet, avant impôt et MSA », explique Thomas Kelhetter l’animateur de la filière. Une nécessité de structuration également en amont : « Il faut accompagner pendant cinq ans l’animation, le développement, la structuration et la communication de la filière, explique Francis Humann. Avec 120 000 poulets bios, on ne peut pas se payer d’animateur. Avec 250 000 poulets par an, à raison de 5 centimes prélevés sur chaque poulet, on autofinancera un temps complet, réparti entre la CAA, l’Opaba, etc. Il faut songer que 1 € injecté dans cette filière, c’est 20 € générés en retour dans la filière. » Race cou nu à pattes jaunes C’est Thomas Kelhetter, l’animateur, qui présentait ce nouvel atelier. Constitué de quatre bâtiments mobiles avec chacun 40 ares clôturés, chaque poulailler peut admettre 1 200 poulets. Des poulets en plein air, « pour la vitamine D, le soleil, la verdure, pour une meilleure coloration, et un gras persillé par l’exercice et le repos ». Les poulets bios sont prêts en 84 jours, après quoi le bâtiment est déplacé de sa dalle pour le vide sanitaire, la surface reçoit un traitement à la chaux. Avec la période de couvoir, le vide sanitaire dure en réalité 8 à 9 semaines. S’agissant de l’alimentation bio, c’est la maison franc-comtoise Dornier, opérateur historique, qui prélève les céréales de la ferme, et fournit l’aliment bio (lire l’encadré ci-dessus). « On demande à l’éleveur de pouvoir subvenir à hauteur de 40 % à l’alimentation pour rester cohérent avec l’idée locale », explique Francis Humann. Aujourd’hui, « le bio change d’échelle, constate-t-il. On réfléchit à un autre type de bâtiment en fixe de 4 800 m2, avec un jardin d’hiver. » Pour bien identifier les poulets, les éleveurs ont fait le choix de la race cou nu à pattes jaunes, qui se différencie par la couleur et le goût, et se distingue immédiatement dans les abattoirs bios certifiés, et les linéaires.

Publié le 20/05/2017

Ils se sont rencontrés au lycée agricole d’Obernai, où certains d’entre eux sont toujours scolarisés. Claire, Julie, Valentin, Johann, Nicolas, Lucas et leurs camarades ont gardé des liens si forts qu’ils ont eu envie de participer au challenge Vache’ment jeunes, au festival de l’élevage à Brumath. « C’est l’occasion de se retrouver, explique Claire Cousandier, élève en 1re S. Plusieurs membres du groupe ont quitté le lycée d’Obernai pour poursuivre leurs études ailleurs, à Besançon et Vesoul, et une autre viendra au lycée l’an prochain. » C’est Claire et son amie Julie Wendling, élève de 1re STAV, qui ont lancé l’idée auprès de leurs camarades. Toutes deux filles d’éleveurs, comme la plupart des membres du groupe, elles ont déjà assisté au challenge Vache’ment jeunes en tant que spectatrices les années précédentes. « Ça nous a donné l’envie de nous lancer », expliquent-elles. Restait à trouver des idées pour pouvoir les présenter au public. « On n’a pas bouclé le scénario, mais on va s’inspirer de faits réels : la conjoncture agricole, en élevage et dans les cultures, il y a de quoi faire », rassurent Johann et Valentin, élèves en Bac pro élevage. Dans la plus pure tradition du challenge Vache’ment jeunes, l’ambition des neuf membres du groupe est d’aborder l’actualité sous un angle critique, tout en restant drôles et en amusant le public. Le sketch se présentera donc sous la forme d’un journal télévisé et réunira, outre les neuf jeunes lycéens, quelques vaches et génisses participant aux concours du lendemain. Une sorte de répétition pour Claire et Julie, qui ont toutes deux fait l’école des jeunes et présenteront des animaux de l’élevage familial sur le ring le dimanche.

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