Élevage

Du 21 au 23 juin 2018

Cœur d’élevage

Publié le 28/10/2017

La première édition de Cœur d’élevage se tiendra au Parc des expositions et de congrès de Colmar du jeudi 21 au samedi 23 juin 2018.

Avec ce nouvel événement professionnel, Colmar Expo apporte à l’ensemble de la profession un nouveau temps fort articulé autour, notamment, d’une exposition agricole et d’un concours bovin. Entièrement dédié aux professionnels, Cœur d’élevage se positionne comme l’un des événements de référence en matière d’élevage bovin. Les trois jours se structureront autour de deux axes forts sur la totalité du Parc des expositions de Colmar. Plus de 250 exposants et 450 bovins sont attendus pour offrir aux éleveurs français et européens une importante exposition agricole. Le deuxième axe est l’organisation d’un concours bovin d’exception avec la participation de nombreuses races laitières - holstein black et red, brune, jersiaises et montbéliardes. Un programme plus complet des animations et temps forts sera développé et dévoilé au cours des prochains mois, afin de proposer aux professionnels de faire de Cœur d’élevage le rendez-vous en la matière dans le Grand Est, mais aussi en France et en Europe. Né de la confrontation européenne holstein à Colmar en 2016 Les 17, 18 et 19 juin 2016 se tenait au Parc des expositions de Colmar la Confrontation européenne de la race holstein. Après la Belgique, l’Italie, la Suisse ou encore l’Espagne, c’est la France (Colmar) qui avait été choisie pour la tenue de cet événement international. En effet, la société Colmar Expo SA s’était positionnée, bien en amont, auprès des acteurs locaux pour la venue de ce projet au Parc-Expo de Colmar. Pari réussi pour les acteurs organisateurs locaux : Club Holstein 68, Prim’Holstein France, Eurogénétique, Chambre d’agriculture d’Alsace et EHRC. C’est de ce bel événement, réussi, qu’est née la collaboration entre Colmar Expo et certains des organisateurs pour aboutir sur ce grand projet. Face à cette nouvelle thématique bien précise et bien différente des sujets abordés habituellement, l’équipe de Colmar Expo se verra renforcée pour ce projet, avec l’arrivée de Thomas Prinz, en tant que consultant. Éleveur de métier et à l’initiative de ce nouveau projet, il avait participé en 2016 à l’organisation de la Confrontation européenne de la race holstein. Riche d’une expérience forte à travers la réussite de ses événements actuels, Colmar Expo SA apportera son expertise en matière d’organisation événementielle et Thomas Prinz, en matière de connaissance du secteur et des grands rendez-vous du monde agricole. L’organisation s’appuiera également sur le soutien des équipes de Swiss Expo, salon professionnel agrotechnique et concours international bovin de référence dans la profession sur le plan européen, à Expo Beaulieu Lausanne.

Highland cattle de Weiterswiller

Le troupeau reprend du poil de la bête

Publié le 26/10/2017

En temps normal, ce ne serait pas un scoop. Mais la naissance d’un veau highland cattle, vendredi 6 octobre à Weiterswiller, revêt une importance particulière. Il s’agit là de la cinquième tête du troupeau de Pierre Fieffel, un éleveur qui revient de loin. Reparti de zéro en 2014, il commence à voir le bout du tunnel.

Le mois d’octobre sourit à Pierre Fieffel. Vendredi 6, Noiraud, un highland cattle, est venu au monde sous la pluie. Dans quelques jours, un de ses taureaux part pour un élevage à Vallon-en-Sully, dans l’Allier. En retour, une génisse s’installera à Weiterswiller afin de renouveler le sang. Enfin, l’exploitant se remet à vendre de la viande, après six ans d’arrêt. Une longue sieste ? Pas aussi agréable. Pierre Fieffel revient de loin. En 2011, une altercation avec des chasseurs l’envoie à l’hôpital. Durant son hospitalisation, ses 35 vaches écossaises aux longues cornes se volatilisent, ainsi que ses lamas et tout le matériel. « Près de 80 000 € de pertes », estime l’agriculteur. Trois ans plus tard, poussé par son entourage, il décide de retourner à sa passion. Il achète un taureau, Hermann, à l’élevage Alphonse Christophe de Walscheid, et une vache, Surprise, à la maison Hertzog de Mackwiller. Une tonne de taureau Depuis, la famille ne cesse de s’agrandir. Chaque année, un veau ou une velle voit le jour. Et Hermann, la fierté de Pierre Fieffel, ne cesse de grossir. Jusqu’à atteindre plus d’une tonne aujourd’hui ! Son cheptel passe le plus clair de son temps en extérieur, grâce au système pastoral. Des propriétaires lui confient des terrains à défricher avec ses vaches. « C’est une race qui mange tout, même les ronces, s’exclame l’agriculteur. Et elle peut très bien vivre sur des terrains marécageux. » Il en tire aussi du fromage, du fumier, du répulsif grâce aux poils… Et désormais de la viande. Mais attention, lui, il n’abat pas ses animaux, il les envoie à l’élevage partenaire dans l’Allier. « J’ai trop de sympathie pour mes vaches, elles ont fait beaucoup pour moi », explique, presque ému, l’exploitant. S’il peut se permettre de tels états d’âme, c’est grâce à son statut de pluriactif. Quand il n’est pas auprès de ses bovins, il travaille sur des fermes dans tout le Bas-Rhin. « Parfois je fais plus d’une heure trente de voiture pour aller au travail », insiste-t-il. Pas de quoi effrayer cet ancien chauffeur de poids lourds qui est tombé amoureux de la race écossaise en sillonnant les routes du Royaume-Uni. D’ailleurs la route, il la prend souvent avec ses bêtes. Marchés de producteurs, fêtes de villages, événements d’entreprise et même happening dans un restaurant étoilé. Le plus écossais des éleveurs alsaciens ne manque pas une occasion de faire connaître ses bêtes. Dernière nouveauté en date, des bandes réfléchissantes collées aux longues cornes des vaches. « À l’entrée de Weiterswiller les gens roulent trop vite, constate l’exploitant. Alors je fais de la sécurité routière avec mes animaux ! » Pour éradiquer le problème, il réfléchit même à vêtir ses bêtes de pull-overs estampillés « gendarmerie ». « Il y avait la police montée, maintenant il y aura la gendarmerie bovine », s’esclaffe l’agriculteur.

Foire Simon et Jude à Habsheim

En route pour la 23e fête de l’élevage

Publié le 25/10/2017

Les éleveurs exposants s’activent aux derniers préparatifs. Plus de 150 sujets seront présents sous le chapiteau, en concours ou en présentation. Rendez-vous pour cette grande occasion à la Foire Simon et Jude les 29 et 30 octobre.

Un concours de l’envergure de Habsheim suppose une organisation sans faille et des partenaires tous azimuts. Les éleveurs du Syndicat montbéliard du Haut-Rhin et du Club Holstein 68 sont les piliers du concours interdépartemental. Les éleveurs du Syndicat des salers d’Alsace les ont rejoints depuis 2015. Avec l’appui de la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA), d’Élitest et de nombreux partenaires organisationnels et financiers, les éleveurs s’investissent dans la mise en place de la manifestation. Ils assurent le montage et le démontage des structures sous chapiteau, l’acheminement de matériel, fignolent la préparation de leurs animaux, tout en assurant la conduite de leur exploitation. Une mise en valeur du travail de l’éleveur La mise en valeur du travail quotidien de l’éleveur constitue l’essence de ce concours. À l’aide des conseils prodigués par ses techniciens, l’éleveur réalise une importante tâche de sélection des animaux et de conduite du troupeau. Les performances zootechniques et la morphologie des sujets viennent récompenser cet investissement. C’est sur les critères morphologiques - aplombs, gabarit, mamelle -, que le juge est appelé à réaliser son classement. Les éleveurs présenteront également des vaches en 6e, 7e, 8e et même 9e lactation, pour mettre en avant la longévité des animaux dans leurs exploitations. Pour les éleveurs, ce concours est également l’occasion d’échanger, de comparer, d’en tirer des objectifs pour sa future conduite de troupeau. Trois juges pour trois concours et des races en présentation Chaque race est jugée par un juge unique qui classe les animaux par section selon leur conformation. La constitution des sections s’effectue selon le rang de lactation des animaux, puis leur âge. Les sections sont elles-mêmes subdivisées en sous-sections. Dans chaque sous-section, le juge désigne la première et la meilleure mamelle (pour les vaches laitières). Les premières et deuxièmes de section, et les meilleures mamelles, se retrouvent pour les championnats. Pour cette édition 2017, Jacques Rouiller jugera pour la race holstein, Jean-Baptiste Cassard la race montbéliarde et Pierre Laceppe la race salers. Les juges auront également pour mission de départager les meilleurs présentateurs, chacun pour la race le concernant. Le Syndicat des éleveurs alsaciens de la race bovine salers investira le ring dimanche à 10 h 30 pour le concours. Les éleveurs ont retenu et préparé dans leurs fermes leurs plus belles génisses et vaches allaitantes afin de montrer le travail de sélection qu’ils effectuent et de partager leur passion pour cette race. N’hésitez pas à venir poser vos questions à ces éleveurs qui vous répondront avec enthousiasme. Outre les prim’holstein, montbéliardes et salers, le public pourra découvrir d’autres races bovines élevées par des passionnés. Ainsi Margaux et Guillaume Hoffstetter de Largitzen présenteront HMP Laika et Nynylya Ly, deux jersiaises. Des vosgiennes, appartenant à l’EARL Iltis de Sierentz, compléteront la présentation qui aura lieu le dimanche 29 octobre à 12 h et le lundi 30 octobre à 10 h 30. Des vaches jugées et présentées par les jeunes Présenter un animal sur un ring est tout un art, auquel de jeunes passionnés se sont formés au cours de l’année, sous la conduite de Sylvie Wiest, Maxime Springinfsfeld, Alexandre Wintzenried et Élodie Pinheiro. Toutes les techniques apprises seront mises à profit lors du concours du meilleur présentateur. Elles sont nécessaires pour persévérer dans la professionnalisation du concours de Habsheim, indispensables pour prétendre à des concours de plus grande envergure, Paris ou Swiss Expo. Et c’est bien là une des vocations du concours de Habsheim : être un tremplin vers d’autres concours. Un bel animal augmente ses chances de se classer s’il est bien présenté. La finale de jugement de bétail est habituellement organisée par le lycée agricole de Rouffach, sous la conduite de Christine Lagel, responsable formations agricoles au Centre de formation des apprentis de Rouffach, en partenariat avec la CAA et Élitest. Elle rassemble des candidats issus des divers établissements d’enseignement agricole ou agronomique : lycée de Rouffach, CFA de Rouffach, IUT d’agronomie de Colmar. Les opérations de pointage auront lieu dimanche matin. Une présélection a retenu 20 candidats, 10 par race. Ils auront à pointer deux animaux de la race pour laquelle ils ont été retenus. Les vainqueurs représenteront l’élevage départemental lors de la finale nationale au prochain Salon international de l’agriculture à Paris. Les prix des trois premiers par race seront remis lors de l’inauguration, dimanche après-midi à 16 h 30. Le métier d’éleveur, ça commence tout petit : les enfants défileront avec leur veau dimanche et lundi et se prêteront au jeu des questions d’Armand Mathieu, notre Jacques Martin régional. Les plus grands concourront pour le prix du meilleur présentateur dans chaque race, sous l’œil avisé des juges respectifs. Se restaurer L’Association de production animale de l’Est (Apal) sera présente avec dix charolaises et limousines afin de promouvoir les races à viande, de proposer des dégustations et de présenter la marque de viande locale « Goûtez l’Alsace - S’esch güat ». Cette action sera soutenue par Interbev. Trois éleveurs feront le déplacement avec leurs animaux : l’EARL du Fronacker de Brinckheim (charolaises), le Gaec de la Source à Wickersheim (limousines), et le Gaec des limousines à Wolfersdorf. Le bar des éleveurs, placé sous le chapiteau juste à côté du ring, sera tenu comme de coutume par Valérie Nass, Jean-Pierre Meyer et leur équipe. Le public pourra aussi se restaurer au stand « Bienvenue à la ferme » et déguster des produits locaux sur les stands de promotion présents. Le club de foot de Habsheim assurera la restauration dans la salle de l’OMSAL. Des tickets seront disponibles au bar des éleveurs. N’hésitez pas à venir visiter ce haut lieu de rencontre de l’élevage qu’est le concours de Habsheim !

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