Élevage

Publié le 04/12/2017

Les assemblées de section d’Élitest, qui se tenaient récemment, annonçaient les assemblées générales ordinaires et extraordinaires du 8 décembre dans les locaux de la Chambre d'agriculture à Sainte-Croix-en-Plaine.

Comme d’autres secteurs d’activité, l’élevage est en pleine mutation. Pour répondre aux demandes de ses adhérents, notamment en matière de transformation, la coopérative Élitest propose de nouvelles offres et de nouveaux services, tout en restant dans son cœur de métier : la reproduction. Élitest constate cependant une baisse de ses activités inséminations qui se pratiquent sur des taureaux de races très variées. « Nous observons une demande de plus en plus forte sur des petites races comme, par exemple, la brune, la normande ou encore la jersiaise pour les taureaux laitiers, la blanc bleu, la limousine ou encore des croisés pour les taureaux allaitants. Depuis notre première année d’activité en 2010-2011, nous nous sommes adaptés génétiquement à ces fortes transformations et ce développement des petites races en adhérant à « Brune Génétiques Services », en proposant des offres spéciales pour la jersiaise et la normande, ou encore en répondant aux attentes de la filière viande en accompagnant les démarches des éleveurs. Nous avons segmenté nos offres, nous les avons renouvelées en développant de nouveaux caractères, et nous nous sommes intéressés à la semence sexée et au croisement industriel. Enfin, nous avons misé sur de nouveaux services pour accompagner fortement cette reproduction. Je pense notamment au suivi reproduction, aux outils de monitoring, au programme sanitaire d’élevage (PSE) pour la maîtrise des cycles, au génotypage ou encore au sexage », explique Jean-Louis Lacroix, vice-président d’Élitest. Le suivi reproduction a concerné pour 2016-2017 pas moins de 19 654 femelles dans 203 élevages. Cette expertise au service des éleveurs s’appuie sur l’ensemble des services proposés (PSE, monitoring, nutral, échos, palpers), et renforce la technicité et le savoir-faire des inséminateurs formés. Un schéma pour la vosgienne Sur le schéma de la race vosgienne, 1 163 génotypages ont été effectués en 2016-2017, ce qui constitue un doublement de la population de référence. 133 mères à taureaux ont été retenues et 46 pères à taureaux différents. L’objectif est d’arriver à 60 veaux mâles génotypés en sachant que huit ont été rentrés à Brumath et quatre retenus et diffusés en semences sexées. Le génotypage de toutes les femelles vosgiennes est pris en charge par l’organisme de sélection (OS). « Il faut insister sur le fait que la génomique sert à trier. C’est un indicateur, pas un index. Un indicateur qui complète la gamme des index. On a évolué en passant d’un modèle de testage il y a dix ans à un génotypage des génisses que l’on repère pour les rentrer en station pour des embryons. Cette création génétique est aussi le fruit d’un partenariat étroit avec les éleveurs », indique Luc Voidey, directeur technique d’Élitest. Il a également insisté sur les nouveaux besoins à fournir pour la filière viande. Les consommateurs veulent des portions de viande régulières, de taille réduite, rouges, tendres, goûteuses et issues d’animaux élevés à l’herbe. « Nous devons répondre à toutes ces demandes. Celles des consommateurs, et celles de nos adhérents éleveurs. Car, ces deux dernières années, l’insémination a baissé de 5,8 %, notamment sur les mises en place. Nous avons donc décidé de les augmenter de 0,80 €/IAP alors qu’elles étaient stables depuis le 1er novembre 2011. Nous avons également décidé, pour cette campagne 2017-2018, de maintenir nos tarifs génétiques et de faire des remises pour la fidélité de nos adhérents. Ces derniers sont au nombre de 4 437 à être actifs et 3 770 ont une remise de 1 à 25 », ajoute Luc Voidey. La compétitivité de l’élevage dépend des efforts d’adaptation des professionnels et de la stratégie mise en place pour la reproduction. Une politique et des orientations qui seront débattues lors de la prochaine assemblée générale d’Élitest qui se déroulera le 8 décembre.

Dans le cadre du Mois de la bio en Grand Est

La conversion doit être un projet professionnel réfléchi

Publié le 30/11/2017

Une journée technique sur l’élevage de bovins lait en agriculture biologique a été organisée jeudi 16 novembre à Ranspach-le-Haut à l’initiative de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace et de la Chambre d'agriculture d’Alsace. Les participants ont reçu le témoignage de la famille Schmitt. Leur exploitation, la ferme de La Petite Prairie, après une période de conversion, va livrer son lait bio à partir de janvier 2018.

Se convertir en bio. Certains le font. D’autres y pensent, mais ne savent pas toujours comment réaliser leur conversion. Cette journée technique avait pour objectif de répondre à leurs questions. Véronique Klein, vice-présidente de la Chambre d'agriculture d’Alsace (CAA), a ouvert cette journée. Elle est bien placée pour témoigner. Agricultrice en Alsace Bossue, elle fait partie d’un petit groupe qui, il y a 25 ans, a opté pour le bio. À l’époque, il s’agissait d’une véritable « révolution » dans la campagne alsacienne. « Aujourd’hui, dans mon secteur, une exploitation sur trois est en bio. Et de nombreux autres professionnels nous observent, regardent ce que nous faisons, comment nous évoluons », témoigne Véronique Klein. Elle est convaincue que le bio a sa place partout, à partir du moment où le projet de conversion est réfléchi et a un sens économique au côté d’un idéal de vie. « Comme en Alsace Bossue, l’agriculture biologique a bien évidemment sa place dans le Sundgau. D’autant plus que la demande de lait bio est là. Et qu’elle répond à des enjeux importants comme la qualité de l’eau. » En 2016, le chiffre d’affaires du bio était de 7 milliards d’euros avec une croissance qui dépassait les 20 %. Une croissance qui s’explique par une demande toujours plus importante des consommateurs en quête de sécurité alimentaire, de respect de l’environnement, ou encore de bien-être animal. En Alsace, on dénombre ainsi 656 fermes bios pour 22 660 hectares, soit 6,7 % de la surface agricole utile (SAU) en janvier 2017. « Nous pouvons encore progresser et atteindre rapidement les 10 %. Mais, cette augmentation doit se réaliser dans le respect de chacun. Nous ne sommes pas là pour opposer les agricultures. Nous avons tous été en conventionnel. Certains ont simplement passé un cap. D’autres ne l’ont pas fait. Et d’autres ne pourront peut-être pas le faire pour des raisons économiques, philosophiques ou géographiques. L’agriculture biologique ne dénigre personne. Nous allons construire ensemble, évoluer ensemble sur des techniques nouvelles qui sont déjà connues ou qui vont arriver », a précisé l’élue. Les nouvelles conversions concernent principalement les grandes cultures et l’élevage. « Cette dynamique s’est poursuivie en 2017 avec plus de 60 nouveaux engagements recensés entre janvier et août 2017. Dans ce contexte porteur pour l’agriculture biologique, il est essentiel de travailler ensemble. C’est aussi pour cela que nous organisons de nombreuses communications comme le Mois de la bio. C’est la première action commune, à l’échelle du Grand Est, du réseau des Chambres d’agriculture et des groupements de producteurs bios », explique Camille Fonteny, de l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba). Des collectes qui offrent des débouchés Après une matinée en salle, les participants ont visité l’exploitation de la famille Schmitt, la ferme de La Petite Prairie à Ranspach-le-Haut. Installé sur la ferme familiale depuis 1982, Pierre Schmitt a expliqué son parcours. « J’ai toujours travaillé en construisant un projet cohérent au niveau du territoire. Mais, c’est vrai que depuis dix ans, je réfléchissais à une autre façon de faire. Je ne me satisfaisais plus de mon système de travail. Peu à peu, je me suis renseigné. J’ai également beaucoup écouté, observé mes collègues, pris des renseignements ici et là. Avant de passer en bio, il faut en effet se poser les bonnes questions. L’installation de ma fille, Émilie, en 2012, conjointe à la construction de l’atelier de transformation, a été importante dans ce parcours. Et, début 2016, il y a eu la première collecte de lait par Biolait. C’est cette possibilité de valoriser notre lait en bio qui nous a poussés définitivement à convertir notre exploitation entièrement en bio », précise Pierre Schmitt. Une exploitation qui compte 40 vaches laitières montbéliardes pour 420 000 litres de lait, soit une moyenne laitière de 7 500 l. « En bio, je compte me maintenir entre 6 et 7 000 tonnes », ajoute aussitôt l’éleveur. La SAU de 58 ha se compose d’une grande partie de prairies permanentes et temporaires. Le reste des cultures se répartit entre du méteil (12 %), du blé ou soja en culture de vente (10 %), du maïs ensilage (7 %) ou encore de l’avoine (3 %). « Nous avons choisi d’être autonomes en alimentation pour le troupeau en axant sur l’herbe et la pâture. Avec d’autres agriculteurs du village, nous avons également réaménagé le territoire grâce à des échanges parcellaires. Et, l’opportunité d’une subvention de l’Agence de l’eau, nous a décidé d’optimiser et de sécuriser la conduite du système fourrager avec le séchage en grange », poursuit Pierre. 90 % du lait est livré en laiterie. Les 10 % restants sont transformés à la ferme en yaourt et en fromage blanc, vendus en direct sur les marchés ou à la ferme. Une activité lancée lors de l’installation d’Émilie qui a investi récemment dans une nouvelle yaourtière pour travailler plus sereinement tout en préservant sa qualité de vie. Ce parcours professionnel de 35 années satisfait Pierre. « Il y a désormais moins de travail au champ, moins de frais de gasoil et moins de stress au quotidien. Je ne pratique plus aucun traitement phytosanitaire et j’ai des variétés de cultures que je trouve plus résistantes aux maladies. Et en bio, les charges en achat de produits sont moins importantes. Je n’ai pas encore suffisamment de recul pour dresser un bilan définitif. D’autant que dans le secteur, et dans ma filière, personne ne travaille de cette façon. Mais je suis désormais davantage à l’aise dans mon métier d’agriculteur », conclut l’exploitant. Préparer, construire, laisser mûrir L’exploitation de la famille Schmitt termine cette période de conversion en janvier prochain. Un exemple parmi d’autres qui est suivi avec attention par la CAA et l’Opaba. Au nom de cette dernière, Julie Gall a profité de cette journée pour rappeler qu’en Alsace, la sensibilisation à la bio a été organisée dès 2010 par le pôle conversion des deux entités. « Et depuis cette année, des sessions de formation sont organisées pour aider les producteurs à mieux s’informer. Les porteurs de projet y voient les bases de l’agriculture biologique avec l’intervention d’un organisme certificateur, puis les dispositifs d’accompagnement, les démarches administratives et l’état des filières bios en local. La prochaine session de formation est prévue le 11 décembre. L’accompagnement se poursuit ensuite de façon individualisée. Il peut aller jusqu’à la réalisation d’une étude technico-économique simulant l’impact du passage en bio sur le système et ses résultats économiques », plaide Julie Gall, qui coordonne ce pôle conversion. Elle insiste sur le temps de réflexion de chaque professionnel souhaitant se convertir. « Il peut aller de un à dix ans. Il faut sentir la chose, puis construire un projet mûr et le porter ensuite. Il y a certes des aides à la conversion, mais le projet professionnel doit être bien préparé », ajoute-t-elle. Alain Marcillet et Pascale Knepfler, de la CAA, ont ensuite évoqué les impacts possibles sur les systèmes d’exploitation après une conversion en bio en répondant aux questions des éleveurs présents.

L’essentiel pour démarrer un atelier poules pondeuses en bio

« Si vous construisez mal votre projet, vous allez au casse-pipe »

Publié le 29/11/2017

Comment démarrer son atelier de poules pondeuses bio ? Quelles sont les difficultés auxquelles s’attendre, et quelles sont les contraintes réglementaires à respecter ? Le 6 novembre dernier, le pôle conversion bio de la Chambre d'agriculture d’Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace ont apporté des éléments de réponse lors d’un atelier organisé dans le cadre du Mois de la bio en Grand Est.

Parmi toutes les productions bios qui se développent aujourd’hui en France, celle de l’œuf est certainement la plus dynamique. Selon des études récentes, 49 % des consommateurs n’achètent que des œufs bios, soit plus que le lait. Et un tiers d’entre eux envisagent d’augmenter leur consommation à plus ou moins brève échéance. Des perspectives qui, chaque année, séduisent un nombre grandissant d’agriculteurs ou non, d’agriculteurs désireux de créer leur élevage biologique de volailles. En Alsace, seules 4,8 % des poules sont élevées selon ce mode de production. Un chiffre qu’Emmanuel Rieffel, chef de projet structuration aval des filières à l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba), tient à relativiser : « L’Alsace reste une petite région de production de volailles sur le territoire national. Nous sommes loin de la Bretagne ou des Pays de la Loire qui sont les plus gros producteurs. » Mais quelle que soit la région, les contraintes - drastiques - à respecter sont nombreuses pour quiconque souhaiterait franchir le pas de l’élevage de volaille bio. Comme le rappelle très justement Emmanuel Rieffel, « si vous construisez mal votre projet, vous allez au casse-pipe ». C’est pour éviter d’éventuelles mésaventures que la Chambre d’agriculture d’Alsace (CAA) et l’Opaba ont organisé récemment un atelier pour connaître « l’essentiel pour démarrer un atelier poules pondeuses en bio ». Étudier soigneusement son projet avant de se lancer En introduction, Emmanuel Rieffel souligne un élément important : être capable de prendre en compte l’ensemble de l’écosystème qui gravite autour de l’élevage. « Il faut par exemple réfléchir au mode de commercialisation souhaité. Pour les œufs bios, il faut savoir qu’aujourd’hui 57 % des achats se font dans les grandes surfaces, 12 % à la ferme, 10 % au marché, et 8 % en magasin bio. Ensuite, il faut s’interroger sur les possibilités de contractualisation, les différents metteurs en marché, etc. Il y a autant de niveaux d’interrogation qu’il y a de filières d’œufs bios en France. » Avant de se lancer, il conseille à chaque porteur de projet de bien connaître les finalités sur sa propre ferme : quid des possibilités techniques, économiques, écologiques et territoriales ? Quel est le partenariat proposé par le conditionneur ? « Il faut que vous sachiez ce que vous voulez faire. De la vente directe ? Un gros chiffre d’affaires ? Étudiez toutes les pistes. Est-ce que dans cinq ans par exemple, vous voudrez toujours travailler dans un petit bâtiment ? Il est vraiment essentiel de se renseigner auprès de conseillers indépendants, de faire une étude de marché, surtout pour un projet de vente directe. Il faut aussi se demander si, tôt ou tard, je pourrais alimenter mes volailles uniquement avec ce que je produis sur la ferme ? Il faut calculer son prix de revient avant de se lancer, et non pas s’arrêter à l’attrait économique de l’agriculture biologique. » L’autre point essentiel avant de se lancer dans une telle aventure est bien évidemment l’aspect réglementaire forcément important, agriculture biologique oblige. Avant de rentrer dans les détails, Sophie Delattre, chargée de mission agriculture biologique à la CAA, rappelle les grands principes de l’AB : l’interdiction de l’élevage hors sol, une autonomie alimentaire minimale et une obligation de parcours. « Il faut convertir une surface équivalente à 20 % de la ration annuelle des poules en plus du parcours », précise-t-elle. Pour 4 000 poules qui consomment chacune 41 kg d’alimentation par an, c’est une notion à « bien calculer ». Une alimentation qui doit être en théorie à 100 % bio, et issue principalement de l’exploitation. En cas d’indisponibilité en bio, il est possible de recourir à 5 % d’alimentation non bio et garantie sans OGM. « C’est une dérogation valable jusqu’à la fin de l’année. Pour le moment, on ne sait pas si elle va être reconduite », prévient Sophie Delattre. En plus de bien manger, les volailles doivent avoir accès à un parcours « facile d’accès » et abrité, et bénéficier d’une surface de 4 m2 chacune. Le bâtiment ne doit pas héberger plus de 3 000 poules et doit être éclairé au maximum pendant 16 heures afin de laisser un repos nocturne de 8 heures aux animaux. Une production « technique » et exigeante Chez José Pflieger, à Spechbach-le-Bas, les 2 000 poules bios sont hébergées dans un bâtiment divisé en deux espaces de 1 000 poules. Installé depuis 1989 et converti à la bio en 2011, José Pflieger décide d’augmenter sa production d’œufs bios en 2013 lors de l’installation de son fils Jérémy. « On voulait avoir la possibilité de proposer des œufs à nos clients tout au long de l’année. » 80 % sont écoulés en vente directe à la ferme ou sur des marchés à raison de 30 centimes par œuf, le reste est commercialisé en grandes surfaces à 26 centimes par œuf. L’alimentation des volailles est automatisée, contrairement au ramassage et au conditionnement qui se fait entièrement à la main, à raison de deux à trois heures par jour. Pour nourrir les poules, ils ont fait le choix d’acheter des rations prêtes à l’emploi plutôt que de les élaborer eux-mêmes. « C’est très compliqué à faire. On n’a pas assez de protéines. Du coup, on préfère passer acheter ce qu’il nous faut directement à la minoterie Dornier, située dans le Doubs. » Concernant l’achat des poulettes, José Pflieger conseille d’y penser au moins un an à l’avance. « C’est le temps qu’il faut à des poules pour être prêtes à pondre. » Il faut bien anticiper le moment où l’on va recevoir son nouveau lot. En effet, comme le souligne Christian Schleiffer, qui élève 9 000 volailles bios à Uhrwiller, il faut avoir des œufs quand la demande est là. « Si on prévoit son nouveau lot avant les grandes vacances, c’est mort. La vente d’œufs est basse pendant cette période. En revanche, il ne faut pas manquer des périodes comme Pâques et Noël où la consommation d’œufs est très forte. » L’éleveur bas-rhinois pratique l’agriculture biologique depuis 2014. Enfin, en partie seulement, puisque l’autre part de son activité est consacrée à l’engraissement de bovins en conventionnel. Son bâtiment est divisé en salles qui hébergent chacune 2 750 volailles environ. Ceci génère une très grosse production livrée à 95 % à un collecteur. « Nous avons un contrat de plusieurs années pendant lesquelles nous nous engageons à livrer un certain volume. » De ce fait, Christian Schleiffer a comme projet d’ajouter 6 000 volailles supplémentaires en 2018 pour répondre à la demande croissante en œufs bios. Malgré les contraintes réglementaires et les investissements consentis, il ne regrette en rien le fait de s’être lancé dans l’élevage de poules pondeuses bio. « C’est une production très technique et du coup très intéressante », témoigne-t-il. En revanche, il tient à attirer l’attention sur un élément essentiel : le vide sanitaire et le nettoyage. « Il ne faut pas les prendre à la légère. Ils nécessitent du temps et doivent être faits au bon moment. Dans notre cas, il faut dix à quatorze jours à trois pour effectuer ces opérations, entre le nettoyage intégral de tous les éléments du bâtiment et la désinfection réalisée par une entreprise spécialisée. »

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