Cultures

Fleurs et plantes d’Alsace

Faire pousser les plantes… et les idées

Publié le 14/05/2018

Les horticulteurs et pépiniéristes d’Alsace s’adaptent à la demande des particuliers, en proposant des plantes qui demandent moins d’entretien et toutes sortes d’idées pour les mettre en scène.

Prenez un géranium, un plant de feuille de chêne ou de basilic, ajoutez un dracaena, un mini-pétunia, un fraisier quatre-saisons, et pourquoi pas un dorotheanthus ? Garnissez-en un bac de bonne dimension rempli de tourbe blonde, et vous obtiendrez un bac fleuri du plus bel effet. Les horticulteurs et pépiniéristes d’Alsace ne manquent pas d’idées pour fleurir balcons et jardins. Alors que la saison estivale approche à grands pas, ils ont donné le coup d’envoi de la campagne de fleurissement mercredi 25 avril, depuis les serres des établissements Sonnendrucker, dernières serres urbaines de Strasbourg situées dans le quartier de Koenigshoffen. Pour la quarantaine de professionnels réunis au sein de l’association Fleurs et plantes d’Alsace, il est essentiel de faire connaître le savoir-faire et la créativité des horticulteurs et pépiniéristes de la région pour qu’ils puissent se démarquer de la concurrence, a expliqué Christian Romain, leur président. La qualité et la fraîcheur des produits ne sont plus leurs seuls arguments : ils se présentent comme de véritables créateurs de décors, auxquels les clients peuvent demander conseils et idées pour faire les choix de fleurissement les plus adaptés à leurs envies et à leurs possibilités. C’est pour cette raison qu’ils ont imaginé, avec le concours de l’agence Musiconair, cinq univers permettant aux clients de se repérer : le jardin nourricier ; les associations fruits-légumes-fleurs ; les plantes « propres sur elles », autrement dit qui perdent peu leurs pétales et leurs feuilles ; les plantes mellifères qui attirent les abeilles et les papillons ; et enfin, les « plantes chameaux », peu gourmandes en eau. Ces différents univers, auxquels le personnel de vente a été sensibilisé, sont déclinés sur des affiches et supports placés en magasin. Le jardin est à réinventer Le déploiement de ces supports témoigne de la prise en compte des nouvelles habitudes de vie et de consommation de la clientèle. « Le jardin est à réinventer car les gens vivent de plus en plus souvent en ville ou en lotissement et ils ont peu de surfaces pour le fleurissement », constate Dominique Krafft, de l’agence Musiconair. Les horticulteurs et pépiniéristes souhaitent notamment attirer les jeunes générations, qui n’ont pas suffisamment le réflexe de pousser la porte de leurs établissements. Il ne s’agit pas de les orienter vers des tendances de fleurissement toutes faites, précise Christian Romain, mais plutôt de leur donner des clés pour qu’ils puissent fleurir selon leurs envies, sans risquer d’être déçu. Leur apprendre, par exemple, qu’un bon terreau n’est pas forcément de couleur noire, qu’un dracaena tient parfaitement en plein soleil, et que le géranium, valeur sûre du fleurissement en Alsace, peut fort bien être associé à d’autres plantes qui donneront un coup de jeune aux jardinières.

Publié le 27/04/2018

Malgré les craintes liées à un hiver plus long que les années précédentes, les semis de maïs se sont bien déroulés et sont quasiment terminés partout en Alsace. Sur les parcelles les plus précoces, on est même déjà au stade deux feuilles, voire trois feuilles.

Les intempéries de ce début d’année 2018 et la fraîcheur constatée à la fin du mois de mars pouvaient laisser penser qu’il allait être difficile de réaliser ces semis dans de bonnes conditions. Au final, et c’est une heureuse surprise, cela a plutôt été le contraire. « Les gens ont généralement travaillé idéalement, rapidement et efficacement. Certes, le travail a débuté un peu plus tardivement que les années précédentes. Mais, ensuite, le temps ensoleillé et surtout les températures idéales ont favorisé ces travaux puis le premier développement de la plante. Du coup, les levées ont été très rapides un peu partout en Alsace », explique Jonathan Dahmani, conseiller à la Chambre d'agriculture d’Alsace. Le 21 avril par exemple. Alors qu’il avait gelé en 2017, du soleil et des records de température ont inondé la région ce jour-là. « Un épisode climatique suivi d’une journée de pluie le 23 avril qui a également été bénéfique pour le maïs. On peut donc estimer que tous les semis, même sur les secteurs les plus tardifs et les moins favorables, seront réalisés au plus tard début mai », ajoute Jonathan Dahmani. Des propos confirmés par Jean-Louis Galais, responsable de l’équipe Grandes cultures à la Chambre d'agriculture d’Alsace. « Tout se passe très bien. Dans le Sundgau, les semis ont démarré plus tard du fait de la fraîcheur dans cette zone. Dans les secteurs les plus favorables, les semis sont quasiment finis. Il reste encore à faire les parcelles les moins ressuyées. Dans le Sundgau, comme partout dans la plaine en Alsace, on voit déjà les rangs du maïs. La première feuille est sortie. Les levées sont très rapides. Dans certains secteurs les plus précoces, il y a même déjà la deuxième feuille », poursuit Jean-Louis Galais. Deux feuilles dans le Bas-Rhin C’est effectivement le cas dans le Bas-Rhin, où les levées semblent avoir été encore plus rapides. « Les semis se sont très bien déroulés, notamment dans les parcelles les plus ressuyées. En même pas dix jours, le maïs a levé. Cela s’explique par les températures et les structures de sol qui sont bonnes. Avant la pluie du lundi 23 avril, on peut estimer que 80 % des semis avaient été effectués. Depuis, la plante part à une vitesse impressionnante. Nous sommes déjà au stade deux feuilles sur de nombreuses parcelles voire presque trois feuilles », analyse Marielle Stimpfling, conseillère grandes cultures à l’Adar d’Obernai. Cette levée rapide permet d’éviter des problèmes d’insectes ravageurs du sol (taupin, oscinie…). Et la levée des maïs sur un laps de temps plutôt court permet que les corbeaux soient moins voraces (les maïs sont sensibles aux corbeaux jusqu’à environ six feuilles). « Ce dernier point est plutôt théorique, il y a des secteurs où les corbeaux sont très voraces ! » La levée rapide des maïs par temps sec est, par contre, moins favorable à l’application de désherbants à action racinaire. Cependant, les désherbants racinaires utilisés dans la région sont « assez souples » dans leur utilisation. Ils ne sont pas post-semis stricts, mais certains peuvent être utilisés jusqu’à deux voire quatre feuilles du maïs. Il y a donc une légère souplesse d’application de ces racinaires. « Et si les adventices sont déjà levées, un désherbant foliaire pourra être ajouté afin de renforcer l’efficacité du programme de désherbage. Pour l’instant il n’y a pas de report en faveur des désherbants de post-levée en foliaire strict », ajoute Marielle Stimpfling. Pour ce week-end, il est annoncé jusqu’à 15-20 mm de pluie. Selon les secteurs, cela peut faire courir un risque de coulées d’eau boueuse - notamment en versant de collines - ou de glaçage/battance des sols - surtout dans les parcelles pauvres en matières organiques ou à dominante limoneuse. À noter enfin que l’irrigation ne commence généralement qu’au stade sept à huit feuilles. Le premier « flash irrigation » a en tout cas été réalisé et envoyé tout récemment aux professionnels.

Publié le 27/04/2018

Le temps froid et humide du mois de mars a retardé les semis de betteraves à sucre. Mais les bonnes conditions météorologiques de la semaine dernière ont permis de compenser une partie de ce retard et les levées sont très homogènes.

Les semis de betterave à sucre commencent traditionnellement le 19 mars, fête de la Saint-Joseph. Mais pas cette année… Les premières graines ont été mises en terre durant les derniers jours de mars. « Il y a eu très peu de semis en mars, à peine 5 % des surfaces. Mais les levées sont magnifiques », souligne Michel Butscha, adjoint au responsable agrobetteravier de l’usine Cristal Union d’Erstein. Le gros des semis a eu lieu après Pâques, entre le 6 et le 15 avril. Huit jours intenses, indique le technicien. « Grâce à l’implication de tous, les semis ont été exécutés en un temps très court. » En Alsace, les semis se sont prolongés jusqu’à la semaine dernière : dans les terres lourdes, il était préférable d’attendre un peu. « La structure était bonne, mais les sols ont eu du mal à sécher. À partir du 12 avril, c’était impeccable. » En Lorraine aussi, les semis sont en train de s’achever. « Les betteraviers ont pris en compte l’état des sols et se sont montrés patients. » Patience récompensée : « La nature est en train de rattraper le retard ». Michel Butscha se veut optimiste : « Les pluies annoncées devraient éviter les soucis de levée. » Les levées ont été extrêmement rapides. « Si les conditions météorologiques de cette semaine restent bonnes, le retard devrait vite être comblé. » Cette rapidité ne facilite pas le désherbage : la première intervention à peine terminée, il faut déjà penser à la suivante. Heureusement, les mauvaises herbes montent au même rythme que les betteraves : elles poussent de manière très homogène, ce qui simplifie le désherbage. Enfin, on n’a pas constaté de dégâts de limaces ni de tipules, car le cycle de l’insecte est décalé par rapport au semis cette année. « Les attaques de tipules n’ont pas eu lieu parce que les graines n’étaient pas encore semées au moment de leur sortie. » On est à la fin du cycle de ce ravageur.

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