Cultures

Publié le 31/07/2018

« Après une année record, on revient à un niveau standard, voire moyen moins », résume Christian Lux, responsable du service agronomie au Comptoir agricole. En fonction des types de sol et de leur hydromorphie, les excès d’eau du mois de janvier ont plus moins pénalisé la formation du pivot. Le coup de gel de la fin du mois d’avril a eu pour effet de limiter la ramification du colza, ce qui, avec un système racinaire plus faible, explique la diminution du nombre de siliques. ce que le cola a pu en partie compenser par un remplissage qui s’est effectué dans de bonnes conditions. Mais la principale caractéristique de la campagne a été une floraison extrêmement rapide puisqu’elle n’a duré que deux semaines et demie contre trois voire quatre semaines en temps normal. Du « jamais vu » pour Christian Lux, qui invoque un temps sec, une belle luminosité… Au final, les rendements au colza sont assez irréguliers, en lien avec les caractéristiques propres à chaque parcelle, aux itinéraires techniques pratiqués : « On enregistre des rendements à 45 q/ha, mais aussi beaucoup moins », rapporte Christian Lux.

Publié le 30/07/2018

Actuellement, les sojas ont bonne mine. Le mois de mai leur a été favorable. Avec de bonnes levées et de bonnes efficacités des traitements herbicides. « Globalement, les parcelles sont propres et les sojas sont bien développés, avec un peu d’avance », décrit Christian Lux. Mais - car il y a un « mais » - il faudrait de l’eau ! Certes il y en a eu le week-end dernier, mais avec les températures des jours suivants en ont bien vite effacé les bénéfices. Or, rappelle Christian Lux, le soja est une plante à la floraison indéterminée. C’est-à-dire que s’il continue à faire chaud et sec, la floraison va s’arrêter, ce qui va limiter le nombre de gousses. « Si c’est possible, il faut donc irriguer ! »

Chou à choucroute

La récolte vient de démarrer

Publié le 29/07/2018

Dans la plaine d’Alsace, les producteurs de chou à choucroute s’activent : la récolte 2018 a officiellement démarré. « Les variétés précoces ont une dizaine de jours d’avance dans certaines communes », indique Laurent Heitz, président du syndicat des producteurs de chou à choucroute. « Cela se présente plutôt bien au niveau des rendements », confirme-t-il. Il prévient : « Pour certains choucroutiers, il faudra commencer à couper plus tôt, pour éviter d’avoir des déchets de surmaturité. » Une certaine inquiétude plane pour les variétés plus tardives : « Tout le monde attend la pluie ! En cette période de pommaison, il faut absolument de l’eau. » L’état sanitaire des choux est plutôt bon, car les nuits restent relativement fraîches. « Tant que cet écart de température se maintiendra, tout ira bien. Mais s’il fait plus chaud la nuit, cela risque de se gâter… » En attendant, le marché ne se porte pas trop mal, même si la période estivale n’est pas très propice à la consommation de choucroute. « Nous espérons que l’IGP boostera les ventes. »

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