Interprofession des fruits et légumes d’Alsace
Du producteur au distributeur
Interprofession des fruits et légumes d’Alsace
Publié le 08/04/2019
Une contractualisation portant sur un volume d’achat et un prix annuel a été signée mercredi 3 avril entre l’enseigne Système U Est et la SARL ID3A à Balgau. Elle s’inscrit dans un contexte national de rénovation des relations commerciales qui fait écho à la loi Egalim.
Cette signature n’est que l’officialisation de ce qui a été discuté dès 2017. « Nous nous étions engagés mutuellement sur des quantités et sur un prix des produits », rappelle Claude Keller, gérant de la société ID3A à Balgau. Il s’agit en effet de l’élargissement de ce premier accord qui avait pour objectifs de relancer la création de valeur sur le territoire et en assurer l’équitable répartition. Permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes. Mettre à la disposition du consommateur une alimentation saine, sûre, durable, accessible à tous, en veillant à maintenir une souveraineté alimentaire. Poursuivre la transformation des systèmes agricoles afin qu’ils soient hautement performants. Pile dans l’esprit de la loi Egalim Le contrat a été basé sur une construction des prix à partir de l’amont. Il prend en compte les coûts de production des produits agricoles dans un contexte mondial concurrentiel, ainsi que la volatilité des marchés agricoles. Depuis, les partenaires se sont revus et ont fait évoluer leur entente. Le prix de la salade a été réajusté pour tenir compte des contraintes de travail. Un accord a également été trouvé sur le prix du persil et un nouveau produit, le radis rosé. « Nous sortons d’une année 2018 atypique en termes de météorologie. Nous avons réalisé un volume intéressant, en progression de 10 %, et un chiffre d’affaires en augmentation de 12 %. Ces derniers mois, Système U a joué le jeu et nous a permis d’obtenir des prix adaptés au marché. Nous avons été mutuellement réactifs », se félicite Claude Keller. Pas d’intermédiaire Ces bonnes relations de toute la chaîne sont dans l’intérêt de tous les professionnels et des consommateurs. L’occasion de rappeler que le circuit court est aussi dans les grandes et moyennes surfaces. « Les GMS ne sont pas que des intermédiaires. Dans le cas présent, nous travaillons directement avec les producteurs. Nous discutons ensemble sur les prix de produits que nous achetons localement et que nous revendons localement. Il n’y a personne entre nous. Pour les consommateurs, c’est l’assurance de trouver une alimentation saine et locale. Les circuits courts ne se cantonnent pas seulement à des ventes à la ferme. Là, nous revendons des produits récoltés le jour même », rappelle Thierry Boltz, président de Système U Est. Présent lors de la signature de cette contractualisation, le président de l’Interprofession des fruits et légumes d’Alsace, Pierre Lammert, s’est félicité de cette bonne entente et de ces relations commerciales positives. « À l’interprofession, nous nous réjouissons de ces actions professionnelles communes. Avec l’enseigne U, cela devient une bonne habitude. C’est important pour les producteurs de connaître les prix de leurs produits, de savoir ce qu’ils peuvent faire. Ils ont ainsi une meilleure visibilité. Vous êtes en avance sur la loi. C’est une bonne chose. »












